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Tome premier. A - C.
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argus, bé^ang. Trembl. || 3" En histoire naturelle,nom de plusieurs espèces d’animaux offrant des ta-ches que l’on a comparées à des yeux.

— HIST. xiv* s. [Bon fromage doit être] Non ar-gus, mais du tout avugle, Uènagier, n, 5. ||xvi's.Mercure donc s’assit auprès d’Argus, Tint et passaen propos et argus [disputes] Le jour coulant, par-lant de plusieurs poinctz, marot, iv, 49.

— ÉTYM . Argus, fils d’Arestor.

ARGUTIE (ar-gu-sie),s. f. Raisonnement sur desvétilles, subtilité.

— HIST. xvi' s. Voyans qu’ils ne pouvoient éga-ler la majesté de Argile, se sont tournez à l’enflure,et à je ne scay quelle poincte et argutie mons-trueuse, RONS. 584.

— ÉTYM . Ârgutia, d ’arguere (voy. arguer). Ondisait aussi, dans le xvi* s. arguce, qui était laforme véritablement française : argutia avec l’ac-cent sur gu donnant arguce, qui doit être plus an-cien que le xvi* s. bien que l’on n’en ait pointd’exemple.

| ARGYRANTIIËME (ar-ji-ran-tê-m’), adj. Termede botanique. Qui a des fleurs d’un blanc éclatant.

— ÉTYM. "Apyupo;, argent, et à-.Or.ua , fleur.

ARGYRASPIDES (ar-ji-ra-spi-d’), s. m. plur.

Nom d’un corps d’élite de l’armée d’Alexandre, dont.es soldats portaient un bouclier argenté.

— ÉTYM . ’ApvupacniLÔnc, de àpyupo;, argent (voy.argent), et de àciri;, bouclier rond (voy. aspic,sorte de serpent).

f ARGYROCËPUALE (ar-ji-ro-sé-fa-1’), adj.Terme didactique. Qui a la tête d’un blanc argentin.

— ÉTYM . ’Apyupo;, argent, et xsçaMj, tête.

| ARGYROCOME (ar-ji-ro-ko-m 1 ) , adj. Termed’astronomie. Qui a une chevelure argentine , enparlant d’une comète.

— ÉTYM . ’Apyupo;, argent, et xogn, chevelure.

t ARGYROPÉE (ar-ji-ro-pée), s. f. Terme d’alchi-mie. Art prétendu de faire de l’argent.

— ÉTYM . "Apyupo;, argent, et xoieïv, faire.

t ARGYROPIIYLLE (ar-ji-ro-fi-T), adj. Terme debotanique. Qui a les feuilles d’un blanc d’argent.

— ÉTYM . ’Apyupo;, argent, et tpûXXov, feuille.

f ARGYROSE (ar-ji-rô-z’) ,s. f. Minéral argentifèred’une couleur gris d’acier (sulfure d’argent).

— étym. ’Apyupo;, argent.

t ARIA (a-ri-aj, s. m. Terme populaire signifiantembarras. Quel aria! que d’arias!

— étym. Ital. aria, un grand air.

f ARIANISKR (a-ria-ni-zé), u. n. Avoir le ca-ractère de l’arianisme. Il ne prétend pas avoir faitarianiser ces saints docteurs, boss. Avert. e.

— ÉTYM . Arien.

ARIANlS»lE(a-ria-ni-sm’),ï. m. Hérésiedes ariens.

— ÉTYM . Arien.

ARIDE (a-ri-d’), adj. || 1“ Dépourvu d’humidité,stérile. Terre aride. D’un aride rocher fit sortir desruisseaux, rac. Athal. i, 4. Pour languir aux dé-serts de l’aride Arabie, volt. Zaïre, m, i. Ordon-nez encore une fois à ces ossements arides de se ra-nimer, mass. Car. Lazare. Son corps aride [de saintBenoît] et exténué de mortifications et de souf-frances, ne parait plusse soutenir que par la gran-deur de sa foi. in. St Benoît. || Fig. Esprit aride. Sujetaride. Âme aride. Style aride. Mais quoi! toute beautéSe flétrit sous les doigtsde l’aride vieillesse, a. chën.Élég. 33. Il n’y a rien de plus aride que ses bonnesgrâces, mol. Avare,n,s. Il vientdes tempsde séche-resse et de langueur, où l’on fait d’arides réflexions,st-évremont, in-4", p. 633. || 2° Terme d’histoirenaturelle. Se dit d’une surface qui présente unecertaine sécheresse et âpreté au doigt.

— HIST. xin' s. Ce est ou desert qui est ares et ses[sec], Psautier, P 94. ||xv' s. X boire, à boire vis-tement! Je vueil tenir ma gorge humide, De paourde mourir pauvrement, Comme nos choux, sec etaride, basselin, xvii. || xvi' s. Le pays de Cham-paigne est si ayre et infertile qu’à peine les troisparts des terres peuvent porter de l’herbe, Ane.p roc. verb. des coutumes de Troyes , dans Nouv.Coût. gén. t. m, p. 293. Leurs viandes sont ares etaigres, et de peu de substance, nu fouilloux, Vin.Pis, verso. Le vent de galerne est arre, froid, des-séchant grandement, id. ib. f° 44, verso. La lan-gue sera aride et seche, paré, xvni, 66.

— ÉTYM . Aridus, de areo, être sec. L’ancienfrançais disait are, qui est la forme véritable de dri-dus, qui a l’accent sur a. Aride a été refait sur le la-tin au xv” et au xvi* siècle.

ARIDITÉ (a-ri-di-té), s. f. || 1” Caractère de cequi est aride. L’aridité de la terre. {| 2“ Stérilité. L’a-ridité de ces champs. || Fig. L’aridité de l’esprit,de l’âme, dun sujet. || En langage mystique, état

IlICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

ARI

dune âme insensible aux consolations que donnentles pratiques religieuses. S’il reçoit les consolationssensibles, sa joie redouble sa ferveur; s’il est dansles aridités, dans les sécheresses, sa crainte redau-ble son exactitude, fléch. ii, p. 1 87. L’âme fidèle, aumilieu de ses dégoûts et de ses aridités, porte dumoins une conscience qui ne lui reproche point decrime, mass. Car. Tiédeur. Les aridités de la vertutrouvent mille ressources dans la vertu même, in.ib. La première source et la plus commune desdégoûts et des aridités de nos prières, c’est la tié-deur et l’infidélité de notre vie, id. Car. Prière!. Sansvous avoir fait éprouver les aridités et les fatiguesdu désert, id. Prière i.

— ÉTYM. Provenç. ariditat ; ital. aridità; d’ari-ditatem, de aridus (voy. aride).

f ARIDÜRE (a-ri-du-r’), s. f. Ancien terme demédecine. Synonyme d’atrophie.

— étym. Aride.

ARIEN, IENNE (a-ri-in, è-n’), s. m. et f. Héréti-que niant la consubstantialité du Fils avec le Pèredans la Trinité. || Adjectivement. Les Vandales étaientariens.

—ÉTYM. Arius , célèbre hérésiarque, en grec ’Apeto;.Ce nom signifie martial et vient de "Apn;, Mars.

ARIETTE (a-ri-è-t’), s. f. Terme de musique. Airléger et court qui se chante avec paroles et accom-pagnement. Les vaudevilles se sont nommés long-temps et se nomment encore comédies à ariettes.

— ÉTYM . Ital. diminutif de aria, air (voy.

AIR 2).

f ARILLE (a-ri-lT, U mouillées), s. m . Terme debotanique. Expansixi du trophosperme, de forme etd’étendue fort diverses, qui recouvre tout ou partiede la graine dans certains fruits. t

— ÉTYM . Bas-latin, arillus, grain de raisin.

f AR1MER (a-ri-mé), v. a. Terme d’épinglier. Ajus-ter le poinçon sur l’enclume.

f ARIOSO (a-ri-o-so), adv. Terme de musique. In-dique un chant soutenu et approprié aux airs.

— ÉTYM . Ital. arioso, de aria, air.

ARISTARQUE (a-ri-star-k’), s. m. Critique éclairé

et sévère.

— étym. ’ApÛTTapxoç, Aristarque de Samothrace ,grammairien grec résidant à Alexandrie , et célè-bre surtout par ses travaux sur Homère ; son nomvient de âpicrco.-:, très-fort, et de apyto, comman-der : celui qui commande aux très-forts.

f ARISTÉ, ÉE (a-ri-sté, tée), adj. Terme de bo-tanique. Qui est muni d’un appendice en forme d’a.-rète.

— ÉTYM . Arista (voy. arête).

ARISTOCRATE (a-ri-sto-kra-t’), s. m. et f.

|| 1“ Membre d’une aristocratie. Un aristocrate ; unearistocrate. 11 2“ Partisan de l’aristocratie. || 3° Adj.Qui a le caractère d’un aristocrate. Cet homme esttrès-aristocrate.

— ÉTYM . Voy. ARISTOCRATIE.

ARISTOCRATIE (a-ri-sto-kra-sie), s. f . || 1 • Forme

de gouvernement où le pouvoir appartient à uneclasse composée des personnes les plus considéra-bles et fermée à toutes les autres. || 2°Par extension,la classe noble. L’aristocratie est toute-puissantedans ce pays. || 3“ L’aristocratie des talents, leshommes éminents, dans une société, par leurs ta-lents.

— HIST. xiv' s. Aristocratie est une espece de po-licie selon laquele un petit nombre de personnes ontprincey et domination sus la communité, oresme,Thèse de meunier.

— ÉTYM . ’ApnTTOxpâttia, deâpuruo;, excellent, etde xpaTsw, être fort : domination des meilleurs,des plus considérables.

ARISTOCRATIQUE (a-ri-sto-kra-ti-k’), adj. Quiappartient à l’aristocratie. Un gouvernement aristo-cratique.

— HIST. xiv* s. Et ceulx qui se gouvernent se-lonc police aristocratique dient que c’est vertu,ORESME , Eth. 146.

— ÉTYM . ’Apurroxpavixô; (voy. ARISTOCRATIE).

ARISTOCRATIQUEMENT (a-ri-sto-kra-ti-ke-man),

adv. D’une manière aristocratique.

— étym. Aristocratique, et le suffixe ment.

f ARISTOCRATISliR (a-ri-sto-kra-ti-zé), V. a.Rendre aristocratique.

— HIST. xiv' s. Aristocratizer est ouvrer et faireselon aristocratie, oresme, Thèse de meunier.

— ÉTYM . Aristocrate.

ARISTOLOCHE fa-ri-sto-lo-ch’), s. f. Terme debotanique. Genre de plantes qui sont employéescomme toniques et emménagogues. L’aristolocheronde, l’aristoloche longue, l’aristoloche clématite,l’aristoloche menue, l’aristoloche serpentaire,

AUI 1!)3

— HIST. xvi' s. Il ordonna de la sarraslne ou del’aristoloche longue, paré, xxiii, 44. Aristolochie dedeux sortes, longue et ronde, desire bonne terre

O. DE SERRES, 624.

— ÉTYM . Aristolochia, deàpurroXoyfa, deÆpurro;,excellent (voy. aristarque ) , et de Xo/tia, lochies(voy. ce mot). Les gens qui, au xvi*siècle, disaientaristolochie, abandonnaient la forme ancienne, quivient de aristolochia, avec l’accent sur ho.

t ARISTOPHANESQUE (a-ri-sto-fa-nè-sk’), adj.Qui a le caractère des comédies d’Aristophane , danslesquelles règne la fantaisie la plus hardie.

— Étym. Aristophane , célèbre poète athéniendu v' siècle avant l’ère chrétienne.

t ARISTOPHANIEN (a-ri-sto-fa-niin), adj. m.Terme de métrique ancienne. Sorte de vers ainsiappelé du nom du poète Aristophane .

ARISTOTÉLICIEN, IENNE (a-ri-sto-té-li-siin,siè-n’). || 1° Ad). Conforme à la doctrine d’Aristote .|| 2° S. m. Aristotélicien, partisan de la doctrined’Aristote . Les aristotéliciens.

— étym. Voy. aristotélisme.

É ARISTOTÉLIQUE (a-ri-sto-té-li-k’), adj. Termede philosophie. Qui se rapporte à Aristete ou à saphilosophie.

t ARISTOTÉLISER (a-ri-sto-té-li-zé), v. n. Êtrepartisan de la doctrine d'Aristote .

ARISTOTÉLISME (a-ri-sto-té-li-sm’), s.m. Philo-sophie d’Aristote .

— ÉTYM . ’ApicmrréXri;, nom qui vient deipiuvo;,excellent, et de téXoç, fin, accomplissement.

ARITHMÉTICIEN(a-ri-tmé-ti-siin), s. m. Celui quisait, qui cultive l’arithmétique. Il est à croire queles arithméticiens s’y opposèrent, volt. Phil. iii,2*9. || Arithméticien politique, celui qui s’occuped’arithmétique politique.

— HIST. xv" s. Ettouteffoiz à astrologie nul ne peutparvenir, s’ainçoiz n’est philosophe, geometre etarismetien, christ, de pisan, Chasrles V , m, ch. 4.

— ÉTYM . Arithmétique.

1. ARITHMÉTIQUE (a-ri-tmé-ti-k’), s. f . Science desnombres; art de calculer. Il s’étoit rencontré avecM. Leibnitz , car les preuves de la rencontre ont étébien failes, sur l’idée singulière d’une arithmétiquequi n’auroit que deux chiffres, au lieu que la nôtreen a dix, fonten. Lagny. M. Wallis, célèbre ma-thématicien anglais , a composé sur ces suites [denombres] son arithmétique des infinis, et, après lui,MM. Leibnitz et Bernoulli poussèrent encore cettethéorie beaucoup plus loin, id. Bernoulli. || Arithmé-tique politique , mot créé en Angleterre, où il setrouve comme titre d’ouvrages dès la fin du xvii* siè-cle, et qui signifie : l* ensemble de considérât ionssur l’économie sociale ou sur l’une de ses branches,agriculture, population, consommations; 2 ° sortede statistique raisonnée expliquant les causes et lesrésultats des faits de statistique; 3° calculs et procé-dés de calcul à l’aide desquels on tire, de faits con-statés directement, d’autres faits admis par voied’analogie, de proportionnalité, de probabilité. Del’arithmétique politique ; titre d’un chapitre del’Essai sur le commerce, par melon, i-ï36.

— HIST. xiii' s. Car ainsinc le dis! Athalus, Quides eschez controval’us, Quant il traitoit d’arisme-tique, la Bose, 6713.

— ÉTYM . Provenç. arismetica; ital. aritmetica;du latin, arithmetica, du grec àoi6p.RTixù, de àpift-p.è;, nombre. ’Apdyo; a pour radical la syllabe ar,qui forme directement le verbe âpo>, préparer, dis-poser, arranger, et qui se trouve dans plusieursautres mots soit grecs soit latins. ’Apiôpiô; signifiedonc ce qui est disposé, arrangé.

2 . ARITHMÉTIQUE (a-ri-tmé-ti-k’), adj. Qui estfondé sur l’arithmétique. Rapport arithmétique dedeux quotités, différence entre deux quantités.Proportion arithmétique, égalité de deux rapportsarithmétiques, c’est-à-dire de deux différences, parexemple: 7 est à 6 comme 10 est à 8. || Progressionarithmétique, celle où la différence entre deux ter-mes consécutifs est constamment la même, parexemple : 2, 4, 6, 8, 10, etc.

— HIST. xiv' s. Proportion arismetique est quantle grant seurmonte ou excede le moien autant commele moien seurmonte le petit, oresme, Thèse de meu-nier.

_ÉTYM . Voy. arithmétique; provenç. arume-

tic; espagn. arismetica ; ital. aritmelico.

ARITHMÉTIQUEMENT (a-ri-tmé-ti-ke-man), adv.D’une manière arithmétique.

— ÉTYM . Arithmétique , et le suffixe ment.

f ARITHMOGRAPUE (a-ri-tmo-gra-r), s. m.Tcclmologie. Sorte de règle à calcul, qui est cour-bée en cercle.

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