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monts arrivés à échéance. Ce fermier s’arriéred’année en année. || 4“ Être en retard, en parlantd’un travail. Cet employé se néglige: il s’arrièretous les jours. Malgré mes efforts, ma besogne s’ar-rière.
— MST. xiv s. Mais pour une aventure qui fu des-ordenée, Fu icelle entreprise défaite et arriérée,Guescl. 6n69.
t ARRIERE-RANG (a-riê-re-ran), s. m. Dernierrang d’une troupe en bataille. || Au plur. Des arrière-rangs.
ARRIERE-SAISON (a-riê-re-sè-zon), s. f. || 1” Lafin de l’automue ou le commencement de l’hi-ver. Dans un soir pur de l’arrière - saison, la-mabt. Socrate , 809. || 2° Fig. Le dernier âge de lavie. Je regarde et n’envisage Pour mon arrière-saison, Que le malheur d’être sage, chaul. Lagoutte. Aujourd’hui que nous nous trouvons dansle commencement de l’arrière-saison de la chaleurdu globe.... euffon . Animaux, chap. 9. || 3“ Enpariant du blé et du vin, les derniers mois quiprécèdent la récolte ou les vendanges. Le blé se vendplus cher dans l’arrière-saison, c’est à-dire dans lesmois de juin et de juillet. Ce vin ne se boit que dansl’arrière-saison, c’est-à-dire dans les mois de juilletet d’août. || Au plur. Des arrière-saisons.
— HIST. xvi' s. Il estoit jà l’arriere saison de l’au-tomne, et finissoit l’esté, amyot, Cam. B. Les four-rages defaillans en l’arriere-saison de l’année, quandimprovidemment l’on ne s’est bien mesuré en cestendroit, o. de serres, 283.
f ARRIÈRE-SENS (a-riê-re-san 1 ), s. m. Termedidactique. Sens caché, intention secrète. \\Au plur.Des arrière-sens.
f ARRIÈRE-TRAIN (a-riê-re-trin), s. m. || i'Dansun véhicule à quatre roues, la partie qui est avecles roues de derrière. L’arrière-train d’un carrosse.
|| 2° Le train postérieur d’un animal. Les bisons tien-nent de l’hippopotame ou du rhinocéros par la queueet la peau de l’arrière-train, chateaub. Amér. t B.|| Au plur. Des arrière-trains.
ARRIÈRE-VASSAL (a-riê-re-va-sal), s. m. Celui quirelevait du vassal d’un autre seigneur. Les arrière-vassaux étaient dans les mêmes termes avec lesgrands vassaux, montesq. Esp. xxviii, 29.
f ARRIÈRE-VASSALITÉ ( a-riê-re-va-sa-li-té),s. f. ou ARRIÈRE-VASSELAGE( a-riê-re-va-se-la-j’),s. m. L’état de l’arrière-vassal.
f ARRIÈRE - VIEILLESSE (ar-riê-re-vié-Ilè-s’ ),s. f. Vieillesse très-avancée; dernière limite de lavieillesse. || Au plur. Des arrière-vieillesses.
ARRIÈRE-VOUSSURE (a-riê-re-vou-su-r’), s. f.Terme d’architecture. Espèce de voûte que Ton faitderrière une porte ou une fenêtre pour couronnerl’embrasure ou flaire que la porte s’ouvre plus faci-lement. || Au plur. Des arrière-voussures.
ARRIMAGE (a-ri-ma-j’), s. m. Terme de marine.Arrangement de la cargaison d’un vaisseau. Il a be-soin de bois pour l’arrimage, il en achètera, mon-tesq. Esp. xx, a.
— étym. Arrimer; espagn. arrumage.
ARRIMÉ, ÉE (a-ri-mé, mée), part, passé. Car-gaison bien arrimée.
ARRIMER (a-ri-mé), r. a. Terme de marine. Ar-ranger la charge d’un vaisseau.
— étym. Espagn. et portug. arrumar. Il y a aussien espagnol arrimar qui veut dire mettre près, etduquel Diez rapproche le français arrimer; mais ilserait singulier que arrimar n’eût pas le sens d’ar-rimer en espagnol et l’eût pris en français . Il estbeaucoup plus vraisemblable que arrimer est unealtération d'arrumar, d’autant plus qu’on a dit aussi,en français , arrumer (voy. abrimeiih). Maintenantsi Ton cherche l’étymologie d’arrumar, on rencontrel’ancien français rum ou rumb, qui signifie fond decale, ventre de navire, et qui est le danois rummet,l’allemand Raum, avec le même sens (rum, raum,room, signifiant en général espace, dans les lan-gues germaniques).
ARRIMEUR (a-ri-meur’), s. m. Celui qui arrime.
— étym. Arrimer. Au xvn' siècle on appelait ar-rumeur un officier des ports de mer, dont l’emploiconsistait à ranger la cargaison d’un vaisseau, auxfrais du capitaine ou des marchands ; et on disaitarrumer à côté d’arrimer.
f ARRIOLER (S’) (a-ri-o-lé), v. réfl. Terme demarine. En parlant du vaisseau, voguer d’après levent; en parlant de la mer, n’avoir qu’une lame quisuit le cours du vent.
ARRISÉ, ÉE (a-ri-zé, zée), part, passé.
ARRISER (a-ri-zé), v. a. Terme de marine. Pren-dre des ris.
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I — ÉTYM. A, et ris, terme de marine (voy. aïs) ; es-pagn. arrnar.
ARRIVAGE (a-ri-va-j’), s. m. || l'Abord des na-vires et des bateaux dans un port. || 2“ L’arrivée desmarchandises par eau.
— hist. xni' s. La trouse [doit] six deniers deconduit, et obole d’arivage, et se en la porte à col,si ne doit point de conduit, Liv. des mét. 33 1 .|| xvi' s. Item sera tenu le preneur de faire à sesdespens tous les arrivaiges et chariages que il con-viendra faire, nu cange, arrivagium.
— ÉTYM . Espagn. arribaje; du bas-latin arripa-ticum, arribaticum (voy. arriver).
ARRIVÉ, ÉE (a-ri-vé, vée),- part, passé. || 1“ Quia pris terre. Arrivé au port. || 2° Venu dans un lieupar eau, par voiture, à cheval, etc. Arrivé en di-ligence. || 3° Venu, en général. Arrivé en Afrique .Vous êtes bien aise de le voir arrivé. X peine arrivé.On croyait le printemps arrivé. Nous nous vîmestrois mille en arrivant au port.... J’en cache lesdeux tiers aussitôt qu’arrivés Dans le fond des vais-seaux qui lors furent trouvés, corn. Cid , iv, 3.|| Son heure est arrivée, il va mourir. || 4" Fig. Quia eu lieu. La mort de votre père arrivée pendantvotre absence. L’histoire de Tobie arrivée en cemême temps, boss. Hist. il, 4.
ARRIVÉE (a-ri-vée), s. (. || 1“ L’action d’arriver àdestination. L’arrivée du convoi à l’heure dite. Xmon arrivée en Angleterre. || 2° Fig. L’arrivée duprintemps, des froids. || 3“ D’arrivée, loc. adverb .Tout d’abord. Après tous ces propos qu’on se ditd’arrivée, Régnier, Sot. vin. M. de Vendôme faitdonner ses troupes d’arrivée, de cul et de tête,sans ordre et sans règle, st-sim. 20 i, 234. || 4° Entermes de marine, mouvement d’un bâtiment quiarrive.
— HIST. xvi' s. Autrement on les chasserait d’ar-rivée, mont, i, 09. Comme il fust d’avis que d’arri-vée on allast droit devant Syracuse , amyot, Ai-das, 2B.
— ÉTYM . Arrivé; provenç. et espagn. arribada.
ARRIVER (a-ri-vé), V. n. || 1° Aborder. Arriverau port. Arriver à terre. || Arriver à bon port, attein-dre heureusement sa destination. || 2“ Être trans-porté par eau, en parlant des choses. Les convoisqui devaient arriver par le Rhin . Le blé arrivera parla Seine . || 3° Venir au lieu où Ton voulait aller.Dès qu’il fut arrivé dans la province. Ceux qui veu-lent arriver jusqu’aux maîtres. Vous arrivez à propos.Les hirondelles arrivent au printemps. On y arrivepar une chaussée étroite. Il arriva au milieu de cettejoie. Il arrivait de sa province. Vous n’étiez pas en-core arrivé vers l’autel, volt. Scythes, m, 1.1| 4° Enparlant des choses etau figuré. Voici des présents quit’arrivent. Il m’est arrivé une lettre de mon ami.Avant que la nouvelle de cette défaite arrivât. Si lamort arrive auparavant. L’hiver arrivait. Le tempsdes élections arrivait. Les idées lui arrivaient avecabondance. Ce que Ton conçoit bien s’énonce claire-ment, Et les mots pour le dire arrivent aisément,boil. Art p. 1 .1| 5° Fig. Parvenir à, atteindre à. Peud’hommes arrivent à la vieillesse. Arriver aux plusgrands honneurs. Arriver au point le plus difficile.
II arriva àses fins. Voulant arriver à la vérité. Commeon n’arrivait à rien. Le bruit en arriva aux oreillesde la police. || 6° Avoir lieu, se faire, survenir. 11lui arriva malheur. Presque tout arriva autrementqu’on ne l’avait annoncé. De grands événements ar-rivent. S’il avait su ce qui devait lui arriver dans savieillesse. Je ne sais ce qui arrivera de votre ami.Voici tout ce qui vient d’arriver devant moi, rac.Baj. m, 2 . Vous par qui seule ici tout ce désordrearrive, corn. Nicom. v, 7. Le mariage ne doit ja-mais arriver qu’après les autres aventures, mol.Préc. B. || 7° Réussir. Avecdelapersévérance il est rarequ’on n’arrive pas. 118' Il arrive, impers. Commeil arrive ordinairement. Il arriva que je le ren-contrai. S’il t’arrive jamais de passer près du palais.Quoi qu’il arrive. D’où il arrive que. S’il arrivequ’Auguste avec lui la punisse, corn. Cinna, m, I.Mais s’il arrive enfin que Laodice m’aime, id. Ni-com. iv, B. || Être fait par quelqu’un, en parlant dequelque chose de mal. Il ne m’arrivera plus de par-ler inconsidérément. Je vous promets que cela nelui arrivera plus. Il lui est arrivé de se fourvoyer.
|| On dit par menace : que cela n’arrive plus ; et iro-niquement : que cela vous arrive encore. || 9° Entermes de marine, faire exécuter au bâtiment unmouvement horizontal qui tend à ouvrir l’angled’incidence du vent sur la voilure, sans qu’on changeTorientement des voiles. Les Hollandais, qui ne s’im-putent pas à déshonneur d’être obligés d’arriver de-vant une force supérieure pour se mieux ménager,
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Relation du combat de Lipari , 1676, dans jal. Cequi ne l’empêchait pas d’arriver,s’il eût voulu, vil-lette, Mm. 167B, dans jal. Vander Putten, quimenait l’avant-garde des Hollandais, arriva surnous de fort bonne grâce, id. ib. 1690. || Laisser ar-river, commander d’arriver. || Arriver sur un rais-seau, aller à ce vaisseau en obéissant au vent.|| Arriver vent arrière ou arriver tout plat, c’est ar-river assez vite et à ce point que Ton reçoive lèventtout à fait de l’arrière. || Arriver en dépendantou enarrondissant, c’est arriver graduellement et par unmouvement modéré. || Arrive , commandement faitau timonnier, quand on veut qu’il pousse la barredu gouvernail de telle sorte que la navire fasse unearrivée. || Proverbes. Un malheur n’arrive jamais seul.|| Arrive qui plante, c’est-à-dire à tout hasard. Cettelocution paraît signifier : que celui qui plante arrive;on n’a pas les intermédiaires qui expliqueraient com-ment cela a pu vouloir dire à tout hasard. |] Arriverse conjugue avec l’auxiliaire être.
— REM. C’est commettre une faute que de dire :en arrive ce qui pourra ; il faut : en arrive ce qu’ilpourra. Car l’ellipse étant remplie, on a : en arrivece qu’il pourraarriver.
— SYN. arriver, parvenir. Arriver est composéavec la préposition à; et parvenir Test avec la pré-position par. Cela fait la différence de ces verbes.L’un exprime seulement la venue à un point quel-conque ; l’autre ajoute à cette idée de venue l’i-dée d’effort et de percée à travers quelque obstacle.Nous arrivâmes à Paris n’exprime que notre venue ;nous parvînmes à Paris exprime que cette venueétait empêchée par quelque chose. Arriver peut sedire pour parvenir : mais parvenir ne peut se direpour arriver : arrivés ou parvenus au sommet de lamontagne ; mais arrivés à l’auberge.
— hist. xii' s. Quand arriva Richart de Verman-dois, Ronc. p. 184. Or le [mon cœur] doinst Diex àdroit port arriver, Car il s’est mis en mer sans avi-ron, Couci, x. Sainz Thomas Lendemain en sa nefen entra; Deus li donna bon vent, à Sanwiz arriva :Car l’ariver de Dovre pur l’agait eschiwa, Th. lemort. 12B. || xm* s. Cil a sa nef apareilée; Entrentdedenz; il les mena, Tant qu’ai rocher les arriva,Grégoire le Grand , p. 104. Et quant ge me sentiacointe De Bel-acueil et si privés, Ge cuidai bienestre arivés, la Rose, 2894. Et en très noble lieuvenue et arrivée, Berte, lxxxii. Et i puet l’en sanef ariver, et ses cordes lier as arbres, Liv. dtïjust.64. Le premier fait là où il mist son cors en avan-ture de mort, ce fu à l’ariverque nous feismes de-vant Damiette , joinv. 192. Grant grâce nous fistDieu le tout puissant, quant il noue deffendi de mortet de péril à l’arriver là où nous arrivâmes à pié,m. 216 . Cil qui nous conduisoient en galie, nousarrivèrent devant une heherge que le soudanc avoitfet tendre sur le flum, m. 244. || xiv's. Uns vens etuns orages en la mer me leva, Qui en cheste partiemon vaissel arriva, Raud. de Seb. xi, 240. || xv' s.Angleterre est un pays moult dangereux à arriver,frotss. il, iii, 47. U xvi' s. Nous serons donc bien ar-rivés [avancés], d’avoir le titre de chrestiens, etque Theritage celeste nous soit osté, calv. Inst. 34 5.Xmon arriver en ce lieu, j’ai trouvé Carbon et sacompaignie, marg. Lett. HB. Tous les jours vont àla mort : le dernier y arrive, mont, i, 89. S’il n’ya que moi qui t’empesche d’arriver à l’empire, id. i ,
4 30. La despense pour l’entretien de chacun n’arrive-roit à trois mille escus,LANOUE, 128. Luy mesme vou-lant sçavoir combien montoit tout son avoir, trouvaqu’il arrivoit à la somme de sept mille cent talents,AMYOT,Crassus,12 . Lesautresqui ne se voulurent pointdesdire, poignardez etjettez dans l’Escaut, avec def-fence publiée de n’en laisser arriver [aborder] au-cun, d’aub. Hist. n, 69. Et puisque, s’ils arrivoient[s’il leur arrivait] d’estre défaits, on les traiteraitcomme huguenots, id. ib. m, 386.
— ÉTYM . Ad, à, et rive (voy. ce mot) : mot àmot, venir à la rive, et, anciennement, mener à larive. Bourguig. errivé; Berry, anriver ; provenç.aribar , arivar ; ital. arrivare.
ARROBE (a-ro-b’), s. f. Mesure de poids usitéedans les possessions d’Espagne et de Portugal . L’ar-rohe est de 11 kilog. boo.
— ÉTYM . Espagn. et portug. arroba, de l’arabeal reba’a, le quart, de l’article al, le, et de reba’a,quatrième, de arba’a, quatre, parce que l’arrobeest le quart du quintal espagnol .
ARROCIIE (a-ro-ch’), s. f. Genre de plantes dontune espèce, l’arroche des jardins ( atriplex horten-sis, /..),dite aussi belle-dame, bonne-dame , se mangeavec l’oseille.
_IIIST. xyi* s. Prenez, de la décoction de raifort