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et tirant arriéré, nous attirons la ruyne qui nousmenace, id. i, 305. Elle le veid en l’arriere enfer,id. iv, 373. Il le feit trébucher en arriéré au longdu rocher, amyot, Cam. 47. Les adherens de Ca-millus repoulsoient le sergent arriéré de la chaire,id. ib. 72. Entrant bien avant en la terre arriéré dela mer.... id. Péric. 40. Au reste fort aisé, et nul-lement en arriéré; car il n’y avoit aucune debte,cabl. iii, 5. On eust pensé qu’il eust esté ung fortriche homme, mais il est grandement à l’arriere deses affaires, palsgr. p. 423. Ce que bien connois-sant, Vluzals scie de l’arriere [rame de manière àfaire marcher la galère par l’arrière], d’aub. Hist.H, 83. La Roiale, en voulant scier de l’erriere, futaussi assablée, id. ib. il, 302.
— ÉTYM . Berry, rière, en airière; gênev. et pi-card ,'errière; bourguig. areire; wallon , èri; pro-venç. areire, arreire, areyre, areires; catal. arreira;de ar pour ad, et rétro, arrière.
ARRIÉRÉ, ÉE (a-rié-ré, rée), part, passé. || r>Misen retard. Payement, traitement arriéré. Fermierarriéré d’un terme. || 2° Province arriérée, pro-vince où l’instruction est peu répandue. Enfantarriéré, enfant qui ne sait pas autant que lesautres enfants du même âge. || 3° Il est bienarriéré, sa tâche est loin d’être finie. || 4° S. m.Ce qui reste dû. Payer l’arriéré. || 5° Travail en re-tard. J’ai beaucoup d’arriéré dans ma correspon-dance. || Familièrement. Au retour de l’expédition,vous recevrez tout l’arriéré des coups de bâton quivous sont dus depuis 1789, p.l. Courier, ii, 274.
t ARRIÈRE-ALLIANCE (a-riê-ra-Ii-an-s’), s. f.Alliance éloignée. Dignités tombées dans la boue pardes alliances et des arrière-alliances déjàcontractées,st-sim. 297, 63. || Au plur. Des arrière-alliances.
ARRIÈRE-BAN (a-riê-re-ban), s. m. Ancienne-ment, ban et arrière-ban, ou, simplement, arrière-ban, convocation que faisait le roi de sa no-blesse, tant vassaux qu’arrière-vassaux, pour allerà la guerre ; le corps de la noblesse ainsi convoqué.On a mandé le ban et l’arrière-ban. Louis XIV futconseillé de faire marcher le ban et l’arrière-ban,volt. Louis XIV , ) 2 . A la tête de son arrière-ban,dans la Basse-Bretagne , sév. 637. Mais un qui pourun temps suivit l’arrière-ban, Régnier, Sat. x. Monpère eut plusieurs fois le commandement en chef detous les arrière-bans du royaume, st-sim. 6, 84.Saint Louis vers nos rives Eût de ses chevaliersguidé l’arrière-ban, v. hugo, Orient. 3. Monsei-gneur le duc de Bretagne A pour les combats meur-triers Convoqué de Nante à Mortagne L’arrière-ban de ses guerriers, id. Bail. 6. || Au plur. Desarrière-bans.
— ltEM. Après la disparition des vassaux directsde la couronne, les deux mots ban et arrière-banfinirent par n’avoir plus dé signification pratiquedistincte. On exprimait, par ces mots ou par arrière-ban seul, le service militaire exigé des possesseursde fiefs. « Notre ban et arrière-ban, dit Chante-reauLeFèvre, est une convocation de tous les vas-saux pour servir le roi dans son armée. »
— BIST, xii* s. Faites chascun baron en sa terreenvoier, Par toutl’arriere ban qu’il pourra justicier,Sax. vi. || xiii* s. Par foi, dist li barons et ses con-saus tous, vous ne trouverés nului qui ne vous loe àmander vo arriere-ban dont vous avés assés, Ch. deBains, p. 76. Brun regarde devers les rues Et voitl’arriere ban venir, Ben. 9376. Le roy ot conseil queil ne partiroit de Damiette jusques à tant que sonfrere le conte de Poitiers serait venu, qui amenoitTariere ban de France , joinv. 2 ) 8 . || xiv* s. Banc etariere banc, tout le povoir de France , Girart deBoss. 474).
— ÉTYM . Bas-latin, aribannum, arribannum,herebannum. Ménage, adoptant l’opinion de Case-neuve, admet que ce mot a été formé de arrière etde ban : Varrière-ban étant proprement la convoca-tion des vassaux qui tiennent les arrière-fiefs, et leban étant celle des vassaux qui tiennent les fiefsmouvants du roi sans moyen. Cela est sans doutevrai ; mais il est à croire aussi que le bas-latin ari-bannum a été cause d’une confusion par laquelle lapremière partie ari a été assimilée au mot arrière;aribannum ou herebannum a une tout autre origine,dérivant de l’allemand Heer, armée, et de ban, con-vocation (voy. ban).
ARRIÈRE-BEC (a-riê-re-bek), s. m. Terme d’ar-chitecture. L’éperon d’une pile de pont en aval. || Auplur. Des arrière-becs.
ARRIÈRE-BOUCHE (a-riê-re-bou-che), s. f. Termed’anatomie. Partie postérieure de la bouche. || Auplur. Des arrière-bouches.
ARRIÈRE-BOUTIQUE (a-riê-re-bou-ti-k’), s. f.
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Pièce en arrière de la boutique. || Au plur. Des ar-rière-boutiques.
f ARRIÈRE-CABINET (a-riê-re-ka-bi-nè), s. m.Cabinet placé en arrière. Qu’on se souvienne deslarmes et des sanglots cachés dans le recoin de cetarrière-cabinet, où je surpris M. le duc d’Orléans lanuit de la mort de Monseigneur, st-sim. 326, 18 .Le duc d’Orléans m’emmena dans son arrière-cabi-net obscur, sur la galerie, m. 262 , ))0. Le rideaudu lit fut un peu tiré, et Mme de Maintenon passadans les arrière-cabinets, id. 406, 44. || Auplur. Desarrière-cabinets.
f ARRIÈRE-CADET (a-riê-re-ka-dé), s. m. Hommedescendu d’un cadet. Le marquis de Neelle trouvapour sa soeur un arrière-cadet de Nassau , qui n’a-vait pas de chausses et qui servait en Flandre ,st-sim. 289, )87. || Au plur. Des arrière-cadets.
f ARRIÈRE-CAUTION ( a-riê-re-kô-sion ), s. f.Une caution de caution. || Auplur. Des arrière-cau-tions.
t ARRIÈRE CHANGE (a-riê-re-chan-g’), s. m.L’intérêt des intérêts. Vieilli. || Au plur. Des ar-rière-changes.
f ARRIÈRE-CIIARTE (a-riê-re-cha-rt’) , s. f.Charte de renonciation réciproque à des possessions,à des demandes, à des prétentions. || Au plur. Desarrière-chartes.
f ARRIÈRE-CHOEUR (a-riê-re-keur), s. m. Termed’architecture. Chœur placé derrière le maître autel.|| Au plur. Des arrière-choeurs.
ARRIÈRE-CORPS (a-riê-re-kor), s. m. || 1° Termed’architecture. Partie verticale d’un bâtiment enretraite d’un autre. || 2° Terme de menuiserie. Lam-bris assemblé en renfoncement avec un autre.|| Toute partie de menuiserie faisant retraite sur uneautre. || 3° Terme de marbrier. Évidement que Tonfait sur l’angle d’un socle ou autre partie du mar-bre. || Au plur. Des arrière-corps.
ARRIÈRE-COUR (a-riê-re-kour), s. f. Petite coursur l’arrière d’un bâtiment. || Auplur. Des arrière-cours.
f ARRIÈRE-DEMI-FILE (a-riê-re-de-mi-fi-T), s. m.Nom qu’on donnait autrefois aux quatre dernierssoldats d’une file de huit hommes d’infanterie. || Auplur. Des arrière-demi-files-
ARRIÈRE-FAIX (a-riê-re-fê), s. m. Terme d’ana-tomie. Ce qui reste dans la matrice après l’expulsiondu fœtus, savoir : le placenta et les membranes. Lasuperficie extérieure de la peau qu’on nomme l’ar-rière-faix, desc. Fœtus, 5. || Au plur. Des arrière-faix.
— HIST. xvi* s. L’arriere-faix a esté, ainsi appellédu vulgaire, parce qu’il vient après l’enfant, etqu’il est un autre faix à la femme ; le lict, parce quel’enfant y est couché et enveloppé, et y demeure;la délivrance, parce qu’estant hors, la femme estentièrement délivrée, paré,xviii, )8.
t ARRIÈRE-FENTE (a-riê-re-fan-t’), s. f. Termede ganterie. Fente que Ton fait sur un gant du côtéde la paume de la main. || Au plur. Des arrière-fentes.
ARRIÈRE-FIEF (a-riê-re-fiéf’), s. m. Fief mou-vant d’un autre. Les fiefs étant devenus héréditai-res, et les arrière-fiefs s’étant étendus, montesq.Espr. xxviii, 9. || Au plur. Des arrière-fiefs.
— HIST. xiii* s. Toute laie juriditions du royaumeest tenue du Roy en fief ou en arrière fief, beaum.xii, ) 2 . S’aucuns est semons por aidier lor signorcontre ses ennemis, il n’est pas tenus, s’il ne veut,à issir hors du fief ou des arrière fiés son signeur,id. 60. 11 convient que li sires suefre, par eous-tume, que ce qui est tenu de li en fief, viegne enpartie en son arrière fief, m. xlvii.
j-ARRIÈRE-FLEUR (a-riê-re-fleur), s. f. || l°Termede jardinage. Seconde floraison. || 2“ Terme de mé-gisserie. Reste de fleur qu’on a omis d’ôter et d’en-lever de dessus les peaux en les effleurant. || Auplur. Des arrière-fleurs.
f ARRIÈRE-FOIN (a-riê-re-foin) , s. m. Termed’agriculture. Regain. || Au plur. Des arrière-foins.
f ARRIÈRE-FROIDURE (a-riê-re-froi-du-r’), s. f.Froids qui viennent dans l’arrière-saison. || Auplur.Des arrière-froidures.
— HIST. xvi* s. Par crainte des arrière-froidures,O. DE SERRES, 789.
ARRIÈRE-GARANT (a-riê-re-ga-ran), s. m. Termede jurisprudence. Garant du garant. || Au plur. Desarrière-garants.
ARRIÈRE-GARDE (a-riê-re-gar-d’), s. f. ||l*Lapartie d’une armée de terre qui ferme la marche.
11 Dans une armée de mer, division qui fait la queuede l’armée ou qui est sous le vent. || 2° Fig. Dès qu’ileut le dos tourné, Dieu sait comme on donna sur son
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arrière-garde, hamilt. Gramm. 9. || Au plur. Des ar-rière-gardes.
— HIST. xi" s. S’arere-guarde [il] lairrat derieresei, Ch. de Roi. xlu. S’en [si en] rere-guarde [il]trueve le cors Rolant.... ib. xlvi. || xii* s. Se Rolant[il] trueve reregarde faisant.... ib. p. 28 . Quant enl’arriere-garde se feri Baliganz.... Sax. v. ||xm e s.Et Tarriere-garde faisoit Henris, li frères le conteBaudoin de Flandres et la soie gent, villeh. xcix.Les Templiers, qui estoient venus au cri, firent Ta-rière garde bien et hardiement, joinv. 22 ). Il vintau roy, et li dit : Sire, mons. de Chasteillon vousprie que vous li donnez l’arriéré garde, id. 228 .
ARRIÈRE-GOÛT (a-riê-re-goû), s. m. Goût quirevient après certains aliments ou certaines bois-sons. Ce vin laisse un arrière-goût désagréable.H Au plur. Des arrière-goûts.
f ARRIÈRE-GRAISSE (a-riê-re-grè-ss’), s. f.Terme d’agriculture. Engrais de reste dans uneterre qui, ayant été fumée, a donné sa récolte. || Auplur. Des arrière-graisses.
ARRIÈRE-MAIN (a-riê-re-min), s. f. || 1° Le re-vers de la main. S’il a reçu un soufflet de l’avant-main ou de l’arrière-main, pasc. Prov. )4. || En ter-mes de jeu de paume, avoir l’arrière-main belle,bien donner le coup du revers de la main. || 2°S.m.Au jeu depaume, coup de reversde la main. Gagnerla partie par un bel arrière-main. (Le mot devient icimasculin, parce que arrière-main est pour coup del’arrière-main). || 3° Terme de manège. Le train dederrière du cheval. (Le mot est ici masculin parce quearrière-main est pour train derrière la main du ca-valier). ||Au plur. Des arrière-mains.
— HIST. xiii* s. Au passer que le Sarrazin fist,Mons . Jehan li dona ariere main d’une espée parmiles bras, joinv. 277. || xvi"s. M. de Guyse n’a vouluaccepter aulcun commandement en l’armée, pourjouer son jeu à part, et user d’un terrible reversd’arriere-main surson ennemy, carl. viii, 38.
f ARRIÈRE-NARINES ( a-riê-re-na-ri-n’), s. f.plur. Ouvertures postérieures des cavités nasales, quiétablissent une communication entre ces cavités etle pharynx.
ARRIÈRE-NEVEU (a-riê-re-ne-veu), s. m.|| 1° Le fils du neveu ou de la nièce par rapport àl’oncle ou la tante. 11 me reste à pourvoir un arrière-neveu, la font. Faâ. viii, i. || 2“ Au plur. Arrière-neveux, la postérité reculée. Mes arrière-neveux medevront cet ombrage. Eh bien ! défendez-, ous au sageDe se donner des soins pour le plaisir d’autrui ? lafont. Fab. xi, 8.
— HIST. xvi" s. Nos arrierenepveux, mont, i, 86.
f ARRIÈRE-NIÈCE (a-riê-re-niè-c’), s. f. La filledu neveu ou de la nièce, par rapport à l’oncle ou ila tante. Il Au plur. Des arrière-nièces.
f ARRIÈRE-PANAGE (a-riê-re-pa-na-g’), s. m.Terme d’eaux et forêts. Le temps où les bestiauxpeuvent demeurer dans les bois après le panage(voy. fanage). || Au plur. Des arrière-panages.
ARRIÈRE-PENSÉE (a-riê-re-pan-sée) , s. f. Pen-sée qu’on tient en arrière, qu’on dissimule. C’est unhomme franc et sans arrière-pensée. || Au plur. Desarrière-pensées.
ARRIÈRE-PETIT-FILS (a-riê-re-pe-ti-fi), s. m.ARRIÈRE-PETITE-FILLE (a-riê-re-pe-ti-te-fi-lT) ,s.f. Le fils, la fille du petit-fils ou de la petite-fille.|| Au plur. Des arrière-petits-fils, des arrière-peti-tes-filles.
f ARRIÈRE-PETITS-ENFANTS (a-rtê-re-pe-ti-zen-fan), s. m. plur. Les enfants du petit-fils ou de lapetite-fille.
f ARRIÈRE-PLAN (a-riê-re-plan), s. m. Plan si-tué en arrière d’un autre. Ces ouvertures [inter-valles de montagnes] ne laissent voir qu’un arrière-plan de rochers aussi arides que les premiers plans,chateaub. ltin. n , 186. || Au plur. Des arrière-plans.
ARRIÈRE-POINT (a-riê-re-poin), s. m. Point d’ai-guille qui empiète sur celui qu’on vient de faire.|| Point-arrière est plus usité aujourd’hui. || Au plur.Des arrière-points.
f ARRIÈRE-POINTEUSE (a-riê-re - poin-teu-z’),s. f. Ouvrière qui fait l'arrière-point. || Auplur. Desarrière-pointeuses.
ARRIÉRER (a-riê-ré. La syllabe rie prend l’accentgrave devant une syllabe muette, j’arriére, maisnon au futur et au conditionnel : j’arriérerai, j’ai—riérerais), v. a. || 1” Retarder. Arriérer un paye-ment. Il faut encore interrompre ici cette matièrequi arriérerait trop les autres, st-sim. 78, o.|| 2° S’arriérer, v. réfl. Rester, demeurer en arrière.Dans une marche longue et rapide beaucoup desoldats s’arriérèrent. || 3° Être en retard des gaye-