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Cendant d’EsCulape , livré à l’étude et à la pratiquede la médecine. Hippocrate passait pour un as-clépiade.
— ÉTYM . ’AoTcVriTnaîrc, nompropre, dérivé d”A-oxXnmi;, et signifiant descendant d’Esculape.
2. ASCLÉPIADE (a-sklé-pi-a-d’), s. f. ou ASCLÉ--PIAS (a-skié-pi-as’), s:m. Terme de botanique. Genrede plantes à graines soyeuses, auquel appartient ledompte-venin ( asclepias vincetoxicum, l L.) quicroit dans'nos climats.
— Etym . 'Asclepias, grec, Ao-xk-rpttàç, piaitte ainsinommée d”A<Tx)v)mè;, 'Esculape , à eause des vertusqu’on lui attribuait.
f ASCLÉPIION (a-sklé-pi-ion), s. m. Temple d’Es-culape. Les asclépiions étaient les lieux où les ma-!lades venaient chercher des secours.
— Etym . ’AaxXvmisïov, de ’AffxX^moî, Esculape.
f ASCOPHORE (a-sko-fo-r 1 ), s.m. Terme didac-tique. Oui porte un utricule, un godet.
— ÊTYM . lAoxè;, outre, et çopo;, qui porte. |
f ASCOT (a-sko), s. m. Sorte de serge.
| ASÉITE (a-sé-i-té), s. f. Terme de scolastique,qui signifie l’existence par soi-même, et qui ne peutêtre dit par conséquent que de Dieu seul, ou,suivant,les systèmes matérialistes, de la matière. ,
•)■ ASIALIE (a-si-a-tte), s. f. Terme de médecine.Absence de salive.
— Etym . ’a privatif, etmaXov, salive.
ASIARGUAT (a-zi-ar-ka), s. m. Magistrature quidonnait le droit de présider aux jeux sacrés^, célé-brés par les villes grecques de l’Asie .
ASIARQUE (a-zi-ar-k’), s. m. Celui qui était re-vêtu de l’asiarchat.
—ÉTYM. ’ATiapync, de ’Acria, Asie , et de àpyto,commander (vey. 1 archonte).
ASIATIQUE (a-zi-a-ti-k’), adj. Qui appartient àil’Asie .
— ETYM. Asiaticus, de Asia, grec, ’Aoict, Asie .
ASILE ou ASYLE (a-zi-T), s. m. j( 1“ Lieu invio-lable où l’on se réfugiait. Les temples pai'ejis et au-trefois les églises étaient des asiles. Jadis les am-bassadeurs avaient le droit d’asile. || 2° Par extension,,tout lieu où l’on est en sûreté contre une poursuite,;contre un danger. Dans le temple voisin chacun!cherche un asile, rac. Phcd.v,e. Assez d’autres Etatslui prêteront asile, corn. Sert. n,'4. L’asilequ’il [Ro-mulus] avait ouvert à tous venans, boss. Ilist. ni,.7. X vos persécuteurs opposons cet-asile, Qu’ilsviennent vous chercher sous les tentes d'Achille, :f rac. Ipkig. v, 2. Un cerf, s’étant sauvé dans uneétable à bœufs, Fut d’abord averti par eux Qu’ilcherchât un meilleur asile, la fqnt. Fabl . iv, 21 .Et l’asile qu’elle avait choisi pour défendre sa libertédevint un piège innocent pour la captiver, boss.Anne de Gonz. || 3° Fig. Protection, secours, re-traite. C’est un asile ouvert que mon pouvoir su-prême, corn. Sert, m, 2 . X l’ombre de ton nom ilstrouvent leur asile, boil. Disc, au roi. Les cloîtresne sont pas des asiles contre vos calomnies, pasc.Prou. 16 . Le méchant qui se cherchait un asile con-tre la haine, boss. Ilist. i, i. C’est un grand asilecontre l’ennui, sév. 612 . Vous avez fait une ac-tion généreuse dfe leur donner un asile dans votreétablissement, fén. Tél. xm. L’assemblée des fidè-les était l’asile de la vertu, mass. Samar. Quelsasiles n’érigea-t-il point à la piété? id. Louis XIV .Et la cour de Louis est l’asile des rois, volt. Zaïre ,il, 3. Ma vie est presque usée, et ce reste inutileChez mon frère avec vous trouvait un sûr asile,corn. Rnd. n, 3. || 4“ Salle d’asile ou, simplement,asile, institution charitable où l’on reçoit les enfantsde deux à six ans dont les parents ne peuvent s’oc-cuper.
— SYN. asile, refuge. Le refuge est un asile oùl’on se réfugie, que l’on gagne par la fuite; par unecourse précipitée. Il y a donc dans refuge l’idée'd’un péril imminent , qu’asile ne contient pas. Asilene contient pas non plus l’idée de besoin de défensequ’indique refuge; l’asile est ouvert à la vieillesse,à l’enfance, A la piété, etc. le refuge l’est aux exilés,aux proscrits, etc.
-hist. xiv' s. Asile fu un lieu ou un boys en lacité de Rome privilegé; car quiconques s’en fuioiten ce lieu, il estoit saus de quelque crisme ■ que fleustfet, BERCHEURE, f' 10.
—* ÉTYM . Asi//us,du grec (ztuXoi;, de à privatif, et<rô>n, dévastation, pillage; lieu qu’on ne pille pas.
AS1NE (a-zi-n’), adj. Bête asine; un âne ou uneânesse. Les Taces asines, les diverses variétés qu’ontproduites dans l’âne domestique le régime, le cli-mat, les croisements.
ASP
— HIST. xiii* s. Autretaùt m’est que de lui face,Com il m’est d’un Chardon asnin,I?en. 9807. ||-xvi*s. :La muletaille s’engendre de bestes chevalines etasinines, accouplées ensemble, 0 . de serres, sio.
— ÉTYM . Asinvs (voy. âne) ; provenç. axenin,axinin.
f ASION (a-zt-on), s. m. Ornithologie. Synonymedu genre duc.
— Etym . Latin, asio, sorte de chpuette.
•f- ASITIE (a-si-tie), s. f. Terme de médecine. Abs-tinence' forcée et aussi perte de ; l’appétit.
— ÉTYM ’Anmn, de œ privatif, et cïrov, àliment.
f ASMODÉE (a-smo-dée), s. m. Nom d’un démon
qui figure dans le livre de Tobie, m, 8, et qu’unautre écrivain juif nomme le roi des dévastateurs,c’est-â-dire Te prince des démons.
— ÉTYM . Origine douteuse, peut-être de l’hébrettschamad , détruire.
f ASPARAGINE (a-spa-ra-ji-it*), s. f. Terme dechimie. Principe médiat cristallisable trouvé dansle suc deTasperge.
f ASPE (a-sp’) ou ASVLE (a-sp?), :s. m. Techno-logie. Dévidoir sur lequel on place les écheveauxpourtes dévider.
— Etym . Aflem. Jlaspel, dévidoir.
ASPECT (a-spè. La prononciation de ce'mot estdouteuse ; plusieurs disent a-spèk ; d’autres disent!a-spèkt’. La liaison la plus ordinaire est de faire sen-tir le c : un a-spè-k odieux. Au pluriel, les a-spè ; l’sse lie: des a-spè-z odieux), s. m. )jl" L’état d’être sousl’œil, devant les yeux. X l’aspect du bourreau. Trem-bler â l’aspect d’une chose terrible. Au premier as^pect. Beaucoup se laissent séduire au premier as-pect. Et l’aspect de ces lieux Où vous la retenez,rac. Brit. iii, 8. Sera-t-il moins terrible, et le vain-;cront-ils mieux, Dans le sein de sa ville, à l’aspectde ses dieux? id. Mithr. m, 8.'Et le farouche aspecfde ses fiers ravisseurs, m.Brit. 11 , 2 . Je le vis, sonaspect n’avait rien de farouche, id. Iph. n,- 1 . Sur cettefroide pierre en vain le regard tombe; O vertu, torjaspect est plus fort que la tombe , lamart. Harm ,ni, 7. || 2“ Vue. J’ai acheté, moitié sur le terri-!toire de France, moitié sur celui de Genève , un do-jmaine assez agréable, dan^ le plus bel aspect de lànature, volt. Letfr. d Pilavoine ,- 25 septembre <768,|| 3" Orientation. En- sorte que la maisonfût tournée àun aspect sain, fén. Tél. xii. Le prêtre avait à peineobtenu le silence, Et devers l’Orient assuré son as-jpect, corn. Poly. 111 , 2 . || 4° Représentation d’unecôte et d’une terre dans les cartes marines. Les aspect^et les vues sont bien dépeints danscette carte. || 5° Ap-jparence, dehors, extérieur. Son aspect et son lan-igage inspiraient la vénération. L’inondation donneà la plaine l’aspect d’un lac immense. || 6’ Faces di-verses par lesquelles une chose se présente. Envi-sager tous les aspects d’un sujet. L’avenir se pré-sentait sous un heureux aspect. Des différencesd’opinions qui sont inséparables de la faiblessedel’esprit humain, de la multitude des aspects queprésentent des objets si compliqués, et dont la di-versité même est utile à la chose publique, Mira-beau,' Collection, t. 1 , p. 275. Ce qui semble un for-fait dans un homme ordinaire, En un chef de partiprend un aspect contraire, volt. Catil. 1 , <.|| 7° En termes d’astrologie,aspect des astres: Les as-trologues comptaient cinq aspects, qu’ils nommaientconjonction, sextil r quartil, trin et opposition.L’homme, porté par les illusions des sens à se re-garder comme le centre de l’univers, se persuadafacilement que les astres influent sur sa destinée, etqu’il est possible de la prévoir par l’observation deleurs aspects au moment'de la naissance, laplace,Bxp. v, <•
— SYN. aspect, vue. Aspect est purement objec-tif,- et vue purement subjectif ; c’est-à-dire que dansla vue, ce qui domine c’est l’idée du sujet qui voit;et dans l’aspect, ce qui domine c’est l’idée de l’objetqui est vu. Aussi vue ne comporte-t-il pas les épi-thètes qui vont avec aspect. On dira l’aspect -ef-frayant des ennemis,- mais non la vue effrayante.Mais quand on dit : à la vue des ennemis, à l’aspectdes ennemis, il s’effraya, le sens est le même, at-tendu qu’il importe peu dans cet emploi de signalers’il a vu les ennemis, ou si leur aspect s’est présentéà lui. Dans le paysage, vue est plus étendu qu’as-pect : on ne dira pas les aspects de la Suisse , on dirales vues de la Stiisse ; on dira encore : dans chacunede ces vues on trouvera des aspects variés.
— hist. xvi‘s. Je refererois cestuy heur de ju-gement en l’aspect beùevole des cieulx et Saveurs desintelligences motrices, rab: Pant. m, 42.
ASP
regarder (voy. spectre);- espagn. aspeeta ; ital. as-petto.
ASPERGE (a-spêr-j’), s. f. || 1° Plante potagèredont on mange les jeunes pousses. || 2° Technolo-gie. Brin de baleine.
— hist. xvi* s. En peu de temps vous en voyeznaistre les meilleurs asperges du monde; je n’endaigneroys excepter ceulx de Ravenne, rab .Pant.iv, 7. Remede 11 'y a que descamper d’icy, je diz,plustoust que ne sont cuyts asperges, id. Pant. v,7 . Est remarquable la naturelle amitié de cesteplante avec les cornes de la moutonnai lie, pour s’ac-croistre gaiement près d’elles : qui a fait croire àaucuns, les asperges procéder immédiatement decornes, 0 . de serres, 637.
— ÉTYM . Asparagus, du grec àirrrépayo;.
ASPERGÉ, 1ÎE (a-spèr-jé, jée), part. passé:MouiU6par 1a- projection d’un liquide. Les curieux aspergés■par les jets d’eau.
f ASPERGEMENT (a-spèr-je-man), s. m. Etat dece qui est aspergé.
—-SYN. aspergement, aspersion. Quand ces deuxformes d’un même radical existent, l’une désigne■plus-particulièrement l’état; l'autre, 'l’action. L’as-pergement de l’assistance se dit quand on considèrequ’elle est aspergée; mais l’aspersion de l’eau bénite,quand on considère’l'aetion de-projeter cette eau.
— hist. xvi* s. De jeunes garçons portoient debeaux vases d’or et d’argent, pour faire les asperge-mens et effusions qui seTont es sacrifices, amyot,P. Æm. 66.
ASPERGER (a-spèr-jé), nous aspergeons, j’asper-geais, j’aspergeai, aspergeant, v. a. 'Projeter unliquide en forme de pluie sur.... Asperger d’eau bé-nite une assemblée, un cercueil.
—HIST. xvi* s. Après avoir aspergé et purifié son■corps d’eau nette, amyot, drisl. ■ 60. Laquelle pou-dre soit aspergée sur la couslure, paré , vin, 4 1 .
— ÉTYM . Provenç. aspergir ; ital. aspergere;Aeaspergo, de o pour ad, et de spargere, disperser(voy. épars).
ASPERGÉS (a-spèr-jês’), 5.01:1)1° Goupillon quisert à asperger. La Bussière arracha de la main ducuré l’aspergès, comme il me voulait présenter l’eaubénite, retz, v, 4<9. || 2° Moment de l’office où sefait la cérémonie de jeter de l’eau bénite.
— ÉTYM . Ce nom vient du premier mot de l’an-tienne qui précède la messe : Asperges me, Domine,hyssopo et mundabor; deuxième personne du fu-tur de l’indicatif (tu aspergeras), de aspergere(voy. asperger).
t'ASPERGIÈRE (a-spèr-jiê-r’), s. f. Plant' d’as-perges.
— HIST xvi* s. Si chacun an, estans fortifiées,l’on chastre l’aspergiere, ostant des tiges ce qu’y esttreuvé de superflu, à l’usage des artichaux , etpour en manger et pour en planter de nouveaux,0. DE SERRES, 637.
f ASPERGILLIFORME ( a-spèr-jil-li-for-m’), adj.Terme de botanique. Qui ressemble à un gou-pillon.
— ÉTYM . Âspergillum, goupillon (voy. asperger),et forme.
j-ASPÉRICORNE (a-spé-ri-kor-n’), adj. Terme dezoologie. Qui a les cornes ou les antennes hérisséesd’aspérités.
— étym. Asper (voy. âpre), et corne.
f ASPÉRIFOLIÉ, ÉE (a-spé-rr-fo-li-é, ée), adj.Terme de botanique. Qui a des feuilles rudes autoucher.
—étym. Asper (voy. âpre) ,et /blt'ttro(voy. feuille).
ASPÉRITÉ (a-spé-ri-té),. s. f. |jl°'État de ce quiest âpre, raboteux. L’aspérité d’une pierre, d'uneécaille d’huître, d’un chemin. || 2° Fig. L’aspéritédu caractère. Les aspérités du style, tout ce que lestyle a de rude dans la forme.
— hist. xvi* s. Ayant estudié'de le rendre plusclair qu’il m’a esté possible, en si profonde obscu-rité bien souvent, et si scabreuse et si raboteuse as-périté presque partout, amyot, Moral , épitr, p. <6.Les sutures représentent les fissures, à cause qu’ellesont aspérités comme les sutures, paré, -viii, 3. Lepatient a une toux seiche, aspérité à la gorge, fris-son, fievre, id. vi, <o. Aucunes esquilles ont desaspérités et pointes qui peuvent blesser les membra-nes, id. viii, 6. Acidité, aspérité, austérité, dou-ceur, ID. xxvi, 6.
— ÉTYM . Provenç. asperitat; de asperitatem, deasper, âpre (voy. ce mot).
f ASPKRME (a-spèr-m’), adj.- Terme de botani-que. Qui ne produit pas de graines.