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Tome premier. A - C.
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gués aryennes, dites aussi langues japétiques, lan-gues indo-européennes . || Substantivement. LesAryens.

— ÉTYM. Sanscrit , dryya, de bonne famille.

j- ARYTÉNOÏDE (a-ri-té-no-ï-d’), adj. et s. m.Terme d’anatomie. Cartilages aryténoïdes ou lesaryténoïdes, petits cartilages situés en haut et enarrière du larynx, au-dessus du cartilage cricoïde.

— HIST. xvi* s. Le dernier cartilage du larynx estcouché sur les bords latéraux et supérieurs, sur les-quels il fait et constitue une figure semblable à unbiberon de pot à huile ou aiguiere : à cause de quoiil a esté appelé des Grecs aryténoïde, et se peut sé-parer en deux, paré, iv, 15 .

— ÉTYM . ’Apéxaiva, aiguière.

f ARZEL (ar-zèl’) , s. m. Cheval qui a les piedsde derrière blancs, avec le chanfrein blanc.

AS (âs’ ; quelques-uns cependant disent : l’â decœur, l’â de pique, contre l’usage le plus général),s. m. || 1° Carte marquée d’un seul point. S’écrier surun as mal à propos jeté, boil. Sat. x. Houel et Jean-fin avaient un démon familier qui leur donnait tou-jours des as quand ils jouaient aux cartes, volt.l’hil. m, 148. || Familièrement et fig. As de pique,mauvaise langue, ô la fine pratique, Un mari con-fident! — Taisez-vous, as de pique, mol. Dêp. am.v, 9. C’est un beau marmouset, c’est un bel as de pique,scarron, Jodelet duelliste, n, 4. Prenez bien garde àce soldat, ou plutôt ce grand as de pique, id. laFoire de Saintr-Germain, v, 121. Quelques-unsvoient dans cette locution une altération d’aspic.Il 2“ Le côté du dé marqué d’un seul point. || 3° Aujeu de dominos, la moitié qui n’a qu’un point.|| 4° Chez les Romains, l’as était une monnaie decuivre, et désignait aussi un point seul marqué surun des côtés du dé. || 5° As qui court, jeu de cartesoù il faut se débarrasser de l’as avant que le toursoit fini. || As percé, à la bouillotte, as qui est leseul de sa couleur. As percé est sans doute l’italien asso per se, as qui est tout seul; il serait bon del’écrire per-sé.

— MST. xii* s Li dé serunt mult tost sur ambesasturné, Qui unt esté sovent sur sines ruelé, Th.

le mart. 1 57 .L’apostolies [le pape] ert [était] de

la guerre tut las, N’eut de tut Engleterre qui valsistun seul as, ib. 11 3 . || xm* s. Pierres! veus tuoïr novele? Or est tornéeta rouele, Or t’est-il chetlambes as? rutkb. ii, 93 . [On encortine une ruejPour miex plaire, quand rois vient à Arras , Etmieulz doit on amer le sis que Tas, Bibl. des Char-tes, 4 » série, t. v, p. 328 . || xiv' s. [Je] Conquerraiforteresses et chasteaux hauts et bas Sur la terre duprince que je n’aime deux as, Guescl. 17107-17111.|| xvi* s. Il fu condemné par contumace en l’amendede mille asses de monnoy romaine, amyot, Cam. 22.

— ÉTYM. Provenç. et espag. as; portug . ag; ital.asso; du latin as, assis, qui, ayant fini par signi-fier l’unité en différentes mesures, finit aussi parexprimer le point seul marqué sur un dé ou unecarte. On donne deux étymologies de ce mot : 1° lelatin as ou æs, cuivre, parce que l’os était une mon-naie de cuivre; 2° le grec eîç, un, en dorien, cüçou aç.

ASARET (a-za-rè), s. m. Terme de botanique.Asaret d’Europe, cabaret, oreille d’homme, planteherbacée, vivace, dont la racine passe pour éméti-que, et dont les feuilles et les racines, desséchées etréduites en poudre, sont sternutatoires ( asarumeu -ropæum, L.).

— ÉTYM . Diminutif à’asarum, grec, âaapov.

f ASAUINE (a-za-ri-n’), s. f. Nom vulgaire etspécifique de l’antirrhinon asarine.

ASBESTE (a-sbè-sf), s. m. Substance minérale,filamenteuse et inaltérable au feu.

— ÉTYM . 'AoSecxo;, de à privatif, et de cëtatb;,consumé. Substance ainsi nommée, parce qu’elle ser-vait, chez les anciens, à faire des mèches de lampequi ne se consumaient pas, et passait, une fois en-flammée, pour ne plus pouvoir être éteinte.

f ASBOLINE (a-sbo-li-n’), s. f. Terme de chimie.Huile azotée qu’on a extraite de la suie.

— ÉTYM . ’AdëôXr), suie.

ASCARIDE (a-ska-ri-d’), s. m. Terme d’histoirenaturelle. Genre d’entozoaires caractérisés par leurcorps long, cylindrique, sillonné d’une rainure dechaque côté et aminci aux deux bouts, et par leurbouche garnie de trois papilles charnues. || On donneaussi le nom d’ascaride à l’oxyure qui se loge dansle rectum et cause d’insupportables démangeai-sons.

— MST. xvi* s. Les tiers [vers intestins] sont ap-pelés ascarides, pource que tels communément sontsautelans, paré, xxii, 4.

DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

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—ÉTYM.’Acxaplç, d’iuy.apiÇü), le même que axcu-p», s’agiter; ces vers ayant été ainsi nommés àcause de leurs mouvements.

f ASCÈLE (a-ssè-T), adj. et s. m. Terme didacti-que. Qui n’a point de jambes.

— ÉTYM . ’A privatif, et cxéXoç, jambe.

f ASCENDANCE (a-ssan-dan-s’), s. f. || 1" Se dit dela ligne ascendante d’une famille. Ascendance pa-ternelle. Ascendance maternelle. 112° Se dit aussi enparlantd’une planète, d’un astre qui s’élève ouparatts’élever sur l’horizon. L’ascendance de Vénus .

— REM. J. J. Rousseau a employé ascendance dansle sens de ascendant, empire : Le charme de l’ami-tié qui tempérait et calmait ma colère par l’ascen-dance d’un sentiment plus doux, J. j. rouss. dans

LAVEAUX.

— ÉTYM . Ascendant.

1. ASCENDANT, ANTE (a-ssan-dan, dan-fi), adj.|| 1* Qui va en montant. Mouvement ascendant.Force ascendante. || 2° Terme d’astronomie. Quimonte, qui s’élève, par rapport à l’horizon. Degrésascendants. Latitude ascendante. || Nœud ascendant,point où une planète traverse l’écliptique en allant dumidi au nord. || Signes ascendants, ceux pendant les-quels le soleil parait monter sur l’horizon, savoir leCapricorne, le Verseau, les Poissons, le Bélier, leTaureau, les Gémeaux. |l 3* Terme de généalogie.Qui a précédé; dont on est né. La ligne ascendante.|| 4° Terme d’astrologie. Astre ascendant, celui quimonte sur l’horizon au moment de la naissance.|| 5“ En médecine, douches ascendantes, douchesque Ton dirige de bas en haut. ||6° En botanique,tous les organes, tiges ou autres parties, qui sontcoudés à la base , puis redressés, sont dits ascen-dants. || 7° En termes de musique, harmonie ascen-dante, celle qui naît d’une suite de quintes en mon-tant. || 8“ En termes de mathématiques, progressionascendante, celle dont les termes vont en crois-sant.

— hist. xvi* s. Les ascendans succèdent aussi auxmeubles et acquests de leurs enfans, loysel, 334.Durant le berceau de ce prince, l’Europe , commeayant lors pour ascendant un astre martial, fut es-meuë et réchauffée de toutes parts par diversesguerres, d’aub. Hist. 1 , 13. Les muscles obliquesascendans de l’epigastre, paré, i, 8.

— ÉTYM . Provenç. asccndent; espagn .ascendiente;ital. ascendente; de ascendens, d eascendo, monter,de a pour ad, et de scandere, monter (voy. scan-der).

2. ASCENDANT (a-ssan-dan), s. m. || 1° Termed’astronomie. Le point de l’écliptique qui se lève. Telsigne était à l’ascendant lorsque l’orage éclata.|| 2° En termes d’astrologie, l’ascendant est le signedu zodiaque qui monte sur l’horizon au premierinstant de la naissance d’un homme ou d’une femme.Quel astre d’ire et d’envie, Quand vous naissiez,marquait votre ascendant, malh. v, 27. || 3° Par ex-tension, penchant, inclination. Or si parfois j’é-cris suivant mon ascendant, Régnier, Sat. xv..... Oui, monsieur, maintenant Que nous ne jouonsplus, notre unique ascendant C’est la philosophie,et voilà notre livre, regnard, le Joueur, m, 11 .Que si tous mes efforts ne peuvent réprimer Cet as-cendant malin qui vous force à rimer, boil. Sat. ix.Que fais-je? où m’égaré-je? ô funeste ascendant!J’offre encor le bonheur à mon perfide amant,gilb. Didon à Énée . ||4° Autorité, influence. Et ré-gnez dans les cœurs, par un sort dépendant Plus devotre vertu que de votre ascendant, rotr. Vencesl-.1 , 1 . [Ils] Veulent sur tous les rois un si haut ascen-dant.... corn. Nicom. v, 1 . Son cœur indépendantSur mes sens étonnés prend un fier ascendant, volt.M. de César, 1 , 1 . L’ascendant qu’il avait pris surmoi, fën. Tél. xm. Pour prendre ascendant sureux, boss. Jug. 1 . 11 prenait sur les esprits un as-cendant que la raison lui donnait, id. le Tell. L’as-cendant qu’on veut prendre sur son esprit, labruy.4. Dans les semences de vie que nous tenons d’eux[nos pères], nous trouvons des ascendants secretsqui nous font vivre comme eux, mass. Villars. Sila vertu sur vous a le moindre ascendant, gilb. laMarquise de Gange. D’un besoin curieux l’invincibleascendant Rend sa vie aux dangers et sa flotte auxorages, millev. lurent. La carrière des sciences luiparut d’abord peu propre à satisfaire i’ambitionqu’il avait de s’illustrer; mais l’ascendant de songénie et les exhortations de Mœstlin le rappelèrentà l’astronomie, et il y porta toute l’activité d’uneâme passionnée pgur la gloire, la place, Exp.v, 4. Il 5* En termes de généalogie, ceux qui nous ontprécédés, et qui nous ont transmis la vie. L’aïeulest l’ascendant du deuxième degré. || 6" Manière irn-

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périeuse de dire ses sentiments. L’ascendant n’estpas un si grand défaut dans un homme de qualitéque dans une personne sans naissance. Avoir un as-cendant incommode et plein de fierté, Nicole, Es-sais'de morale, cité dans richelet. Inusité en cesens.

— SYN. ascendant, empire. On a de l’empire sursoi et sur les autres ; on n’a de l’ascendant que sur lesautres. De là découle la différence ultérieure : empireimplique une action bien plus directe et bien plusvoisine de la force ; ascendant une action plus éloi-gnée et dépendant davantage d’une supériorité d’es-prit ou de caractère.

— ÉTYM . Voy. ASCENDANT 1.

ASCENSION (a-ssan-sion; en poésie, de quatresyllabes), s. f. || 1° Action de monter, de s’élever.L’ascension d’un aérostat. L’ascension la plus utileaux sciences a été celle de Gay-Lussac, qui s’estélevé à sept mille seize mètres au-dessus du niveaudes mers, hauteur la plus grande à laquelle on soitencore parvenu, laplace, Exp. i, 10 . L’ascensionde l’eau dans une pompe. L’ascension du mercuredans le baromètre. L’ascension sur le Mont-Blanc .|| 2“ Terme d’astronomie. Ascension droite, obliqued’un astre, le point de l’équateur qui se lève aveccet astre dans la sphère droite, oblique. || 3° L’élé-vation miraculeuse de Jésus-Christ . C’est ce qui aété accompli en l’ascension, en laquelle il est monté,pasc. Prov. 4. || Le jour où l’Eglise célèbre le mys-tère de l’Ascension. L’Ascension est quarante joursaprès Pâques . || Tableau, estampe représentantJésus montant au ciel. Une belle ascension de oepeintre.

— BIST, xii* s. E à Tascensium metum de l’apeljur; Mais tut vus requerum, prenez conseil meillur,Th. le mart. 86.

— ÉTYM . Provenç. ascensio; espagn. ascension;ital. ascensione; de ascensionem, de ascendere (voy.ascendant 1).

ASCENSIONNEL, ELLE (a-ssan-sio-nèl, nè-T),adj. Terme didactique. Force ascensionnelle, forcepar laquelle un corps tend à s’élever. |j Différenceascensionnelle, différence entre l’ascension droiteet l’ascension oblique d’un astre.

— ÉTYM . Ascension.

ASCÈTE (a-ssè-t’), s. m. et f. Celui ou celle quise consacre par piété aux mortifications.

— ÉTYM . ’AcxriTfi;, homme qui s’exerce, deàcxéro,exercer.

ASCÉTIQUE (a-ssé-ti-k’), adj. || 1“ Qui a rapportaux exercices de la vie spirituelle. Vie ascétique.Auteur, ouvrage ascétique. || 2° S. m. Celui qui aembrassé la vie ascétique. Les extases des ascéti-ques. || 3° S. m. pl. Ouvrages , traités ascétiques.Les ascétiques des Pères de l’Église . || 4° S. f. L’as-cétique, la doctrine de la vie ascétique.

— ÉTYM . ’Atrx-nvixôi;, d’àcrxT)Tfiç (voy. ASCÈTE).

-[ASCÉTISME (a-ssè-ti-sm’), s. m. Pratiques des

ascètes.

— ÉTYM . Ascète.

f ASCI1ÉE (a-chée), s. f. Un des noms vulgairesde vers (arénicoles), que les pêcheurs emploientpour appât.

— ÉTYM . Le même que achée.

f ASCIDIE (a-ssi-die), s. f. Terme de zoologie.Mollusque nu, type d’une famille, vulgairement ou-tre de mer.

— ÉTYM . ’AcxfSiov, utricule, de àuxo;, outre.

ASCIENS(a-ssiin), s. m. plur. Habitants de lazone

torride, ainsi nommés parce que, quand le soleilest à leur zénith, leur ombre est sous leurs pieds,et qu’ils semblent ainsi n’en point avoir.

— ÉTYM . "Acxio;, de à privatif,et de cxtà,ombre,de même radical que l’allemand Schatten, et l’anglais shadow, ombre.

1. ASCITE (a-ssi-t’). || 1° S. f. Terme de méde-cine. Accumulation d’eau dans le péritoine. || 2° Adj.Elle mourut d’une hydropisie ascite.

— HIST. xvi* s. L’hydropisie humide du ventreest nommée ascites.... paré, vi, 11.

— ÉTYM . ’Affxlrqt, de xtxo; , outre.

2. f ASCITE (a-ssi-t’ ), s. m. Terme d’histoire.Nom de sectaires du u* siècle, qui dansaient autourd’une outre, en figure des évangélisés qui étaientdes outres remplies d’un vin nouveau.

— ÉTYM . ’Asxo;, outre.

t ASCITIQUE (a-ssi-ti-k’), adj. Terme de mé-decine. Qui est affecté d’ascite; qui a rapport àl’ascite.

1. ASCLÉPIADE (a-sklé-pi-a-d’), adj. m. || 1° 11se dit d’un vers grec ou latin formé d’un spondée, dedeux choriambes et d’un ïambe. || Substantivement.Un asclépiade. || 2° S. m. Chez les Grecs, un des-

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