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Tome premier. A - C.
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faut point de ferrements, le houx de lincy, t. n,p. (20. Assez trouverez amis de bouche, mais bienpeu sont amis de bource, id. t'6. p. 242. Petit gainemplit la bourse.—Qui n’a argent en bourse ait dumoins du miel en bouche.—Selon ta bourse gou-verne ta bouche, cotgrave. La principale cause dequoi provient de ce qu’il n’y a pas de lieu qu’on ap-pelle change, estrade ou bourse, où les marchands,facteurs ou trafiqueurs puissent convenir, pour res-pondre et rendre raison les uns aux autres de leurstrafics et faire leurs entreprises.... Édit de juillet1 649 .

— ÊTYM . Bourguig. et Berry, borse; provenç.borsa; espagn. boisa; ital. borsa; du latin byrsa,du grec pùpaa, bourse.

f BOURSEAU (bours-sô), s. m. || 1* Moulureronde, au sommet des toits d’ardoise. || 2° Instrumentde plombier pour arrondir les tables de plomb.

f BOURSER (bour-sé), t). a. Voy. bourcer.

f BOURSET (bour-sè), s. m. Terme de pêche.Corps flottant qui sert à tirer un des bouts du filet.

f BOÜRSETTE (bour-sè-t’), s. f. || f Partie dusommier de l’orgue, qui laisse passer un fil de fersans laisser passer le vent. || 2° Terme de botanique.Un det noms de la bourse-à-pasteur.

— HIST. xv* s. Quand ce vint sur le point quel’enfes dut partir, le roi le trait à part en sa cham-bre secrètement, et lui donna une moult belle bour-sette pleine de poudre, froiss. ii, iii, i3. || xvi* s.Puis y soit adjousté autant d’eau contenue dedansles boursettes de l’orme, paré, xxv, 44. Tu t’eniras, Jamin, d’une autre part, Chercher songneuxla boursette toffue, rons. 95t.

— êtym. Diminutif de bourse.

BOURSICAUT (bour-si-ko),i.m. || 1* Petite bourse.

|| 2* Petites économies ; petites sommes mises en ré-serve.

— hist. xv* s. [Un florin] Que je trouvai en un an-glet D’un bourselot.... froiss. Le dit dou florin.

|| xvi* s. Mais, nonobstant son riche habillement,Pas ne sembloit avoir au cueur grant joye; Et croypour vray qu’il avoit de monnoye Plus que d’escuzdedans son boursicault, Chasse d’amours, p. 33,col. 2, dans lacurne ste-palaye.

— ÊTYM . Diminutif de bourse.

t BOURSICOTER (bour-si-ko-té), «. n. Faire unboursicaut, mettre un peu d’argent en réserve.|| Faire un tas de petites opérations de bourse. J’aides cap ; taux considérables, engagés à la bourse ; jeboursicote, je coulisse, je reporte, cogniard frèresetBOURDOis, le Monde camelote, i, 5.

— REM. L’Académie écrivant boursicaut, on de-vrait écrire boursicauter et boursicautier, motsqu’elle n’a pas; mais l’usage les écrit par o, et laprononciation est conforme à cet usage.

— HIST. xii* s. Qui avoient par ensemble boursi-coté jusques à six ou sept vingts escus, Contes d’Eu-trapel, dans le Dût. de dochez.

— ÊTYM . Boursicaut.

f BOURSICOTIER (bour-si-ko-tié), s. m. Celuiqui fait de petites affaires à la bourse. Mot toujourspris en mauvaise part.

— êtym. Boursicoter.

t. BOURSIER (bour-sié; l’r ne se lie jamais; auplur. l’x se lie : les bour-sié-z au collège), s. m. Celuiqui jouit d’une bourse dans une école publique. || Ad-jectivement. Les élèves boursiers. || Au fém. Je necrois pas être en droit de nommer une boursière,boss. Lett. Abb. 33.

— HIST. xvi* s. Boursiers furent en la ville deTholose appelez collegiaux, comme enfans des col-leges, et en l’université de Paris boursiers, commeestant nourris et alimentez de la bourse communede leurs fondateurs, pasquier, Recherches, liv. ix,p. 79i, dans lacurne ste-palaye.

— ÊTYM . Bourse.

2.BOURSIER, 1ÈRE, s. m. et f. Ouvrier, ouvrièrequi fait et qui vend des bourses. Peu usité main-tenant.

— HIST. xiii* s. De rechief veulent li commun desboursiers de Paris que nus ne puisse conporter parla ville de Paris , se n’est lui ou sa famé, Liv. desmétiers. 205.

— êtym. Bourse.

BOUItSILLER (bour-si-llé, Il mouillées, et nonbour-si-yé), t). n. || 1° Contribuer chacun d’unepetite somme pour quelque dépense commune. Onles fit tous boursiller. || 2° Vidor sa bourse. Il fautsoutenir [au parlement] son droit par beaucoupd’argent;je m’en souviens et j’ai boursillé moi-même, volt. Mœurs, 175. || 11 est familier, et seconjugue avec l’auxiliaire avoir.

— HIST. xvi* s. Les reitres se sont deux fois mu-

tinés et nous ont contraints de boursiller partoutpour leur fournir argent, henri iv , dans le Dict.de DOCHEZ.

—ÊTYM . Bourse.

f BOURBILLON (bour-si-llon, Il mouillées), s. m.Petite bourse. Populaire.

— ÊTYM . Bourse.

BOURBON (bour-son), s. m. Petite poche au de-dans de la ceinture d’une culotte. Vieux; on dit au-jourd’hui gousset. Enfin, rageant tout vif, il fit lasomme en toutes sortes d’espèces, qu’il tira de diffé-rents hoursons, scarr. Rom. Corn. 2 * part. ch. 17.

— ÊTYM Bourse.

BOURSOÜFLAGE (bour-sou-fla-j’), s. m. Enflure,en parlant du style. Discours plein de boursouflage.

— ÊTYM . Boursoufler.

BOURSOUFLÉ, ÉE (bour-sou-flé, fiée), part,passé. || 1* Enflé. Visage boursouflé. || 2* Fig. Styleboursouflé, style où domine une emphase vide. Quelsseront les heureux poètes, Les chantres boursouflésdes rois? volt. Ép. 56. Un mélange du style poétiqueet boursouflé avec le langage de la philosophie, volt.Lett. Thieriot, 7 février 1769. || Substantivement. Jene peux plus souffrir le boursouflé et une grandeurhors de nature, volt. Lett. Voisenon, 23 févr. (763.

f BOURSOUFLEMENT (bour-sou-fle-man), s. m.|| 1* État de ce qui est boursouflé. |{ 2* Terme de chi-mie. Augmentation de volume d’une substance parquelque action chimique.

— HIST. xvi* s. Oui est une tumeur et comme in-flation et boursouflement de toutes les membranesqui sont à l’oeil, paré, xv, 6.

— ÊTYM . Boursoufler.

BOURSOUFLER (bour-sou-flé), V. a. || 1" Rendreenflé. Cette maladie lui a boursouflé les yeux. || 2° Seboursoufler, v. réfl. Augmenter de volume par quel-que action mécanique ou chimique. Le sulfate desoude se boursoufle par la chaleur.

— REM. L’Académie écrit boursoufler avec uneseule f, tandis qu’elle écrit souffler avec deux ff.

— HIST. xii* s. Vieus et ordset borsoflés, Toutesces taches [vous] avez, hues de la ferté , Roman-cero, p. 1 88. J’oi [j’eus] parmi le cors mainte plaiePor les espines de la haie ; Quant ma robe fu desci-rée, J’oi la char toute boussouflée, Hist. littéraire,t. xxiii, p. 730. || xv* s. Mais je dis le droit ancienSur ces perruques boursouflées, Legieres, qui parbon moyen, Deviennent grosses et enflées, coquil-lart, l.es droits nouv. || xvi* s. O belle matierequide-voitboursoufler, RAB.Garg. i,4.Quelquesfois par unegrande contusion la chair contuse devient mucqueuseet boursouflée, comme si on l’avoit enflée de vent,pabé, x, 6. Naseaux ouverts, soudant et boursou-flant, merlin cocaie, t. i, p. 9, dans lacurne.

— ÊTYM . Grandgagnage le tire de boule-souffler,souffler en boule, s’appuyant sur le wallon bourlote,petite boule. Mais il est probable que la premièrepartie du mot est l’équivalent, non de boule, maisde bourse : souffler en bourse, gonfler; comme danscette phrase : Le ventre lui commença à bourser[enfler], louis xi , Nouv. xiv. Diez explique autre-ment cette première partie du mot : il y voit l’équi-valent du provençal moderne boud-enfla, boursou-fler étant pour boud-soufler, et boud étant le radicalbod ou boud qui se trouve dans plusieurs mots et si-gnifie quelque chose de gonflé.

BOURSOUFLURE (bour-sou-flu-r’), s. f. || 1* Gon-flement, soulèvement. Les boursouflures que pro-duisit dans le terrain l’éruption du volcan. || 2* Termede médecine. Engorgement formé par la présencede l’air ou de la sérosité dans le tissu cellulaire.|| 3* Fig. La boursouflure du style.

— HIST. xvi* s. Faut promptement faire la réduc-tion, puis on remédiera à ceste boursoufleure, paré,xiv, 20 . Boursouffleure est ce que les Grecs appel-lent cachexie, id. xvm, 73.

— ÊTYM . Boursoufler.

f BOUSAGE (bou-za-j’), s. m. Opération par la-quelle le teinturier dégorge une étoffe, avant d’yappliquer le mordant.

— êtym. Bouse.

t BOUSARI) (bou-zar), s. m. Terme de vénerie.Fiente du cerf, en certains mois, quand elle a peude consistance, comme la bouse de vache.

— ÊTYM . Bouse.

BOUSCULÉ, ÉE (bou-sku-lé, lée), part, passé.Horriblement bousculés par la foule.

BOUSCULER (bou-sku-lé), y. a. || 1° Mettre endésordre, renverser. Quand il entre dans cettechambre, il bouscule tout. || Fig. J’ai gagné la mienne[ma croix] à ces guerres Où nous bousculions tousles rois, bérang. Vieux cap. || 2° Pousser en toussens. La foule nous bouscula horriblement. || 3° Se

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bousculer, v. ré/l. Us se pressent, ils se bouscu-lent, mais ils u’en avancent pas davantage.

— ÊTYM . Génev. bosculer, busculer. On trouvedans l’ancien français bouteculer ; [le paysan] aufeu bouteculant, Ren. 4517. Sans doute bousculerest une altération de bouteculer, qui vient de bou-ter et cul, étymologie confirmée par la forme bous-ier, au lieu de bouter, laquelle a été usitée dans lexv* siècle (voy. du cange, boutaré).

BOUSE (bou-z’), s. f. Fiente de bœuf ou devache.

— HIST. xiii* s. Mais nequedent dirai je bouse Deces eskevins trestous douze, Poésies fr. ms. t. iv,p. 1375, dans lacurne. Bouse vous di, bran devous, Bomarrd’Audigier, ms. de St-Germain, danslacurne. || xiv* s. Quatre hommes qui furent chas-cun huit jours à faire une fonce pour meytre le bou-son dudit Couilart, du canoë, basa. Se la beste estferue [d'une flèche] en la bouze, c’est en la pance,Modus, f* lv || xvi* s. La bouse de bœuf chaude-ment appliquée, paré xviii, 86. Prenez de la bouêde vache, lie de vin.... id. Mumie , 9. Une bouze devache, palissy, (66.

— Êtym Provenç. boxa, busa; bas-lat. b osadans un texte italien, et busa, peau de bœuf. Bienqu’il y ait dans le pays de Coire bovatscha , de Corne,boascia, de Parme, bouxxa, on ne peut y rattacherbouse; car une formation pareille aurait donné aufrançais bouasse. Diez indique l’allemand Butxe,monceau. D’autres en rapprochent le bas-bretonbeûxel, bouxel, bouxil; mais le bas-breton n’est-ilpas emprunté du français ? Paré, disant boue aulieu de bouse, suggère une autre opinion, c’est quebouse pourrait être le même que boue. Cependanton est toujours tenté de rattacher bousebbœuf, bienqu’on ne puisse le faire qu’en supposant une forma-tion très-irrégulière, de bov ou bou.

f BOUSER (bou-zé), v. a. Terme technique. For-mer l’aire d’une grange avec un mélange de terreet de bouse de vache.

— ÊTYM . Bouse.

t BOUSIER (bou-zié), s. m. Terme de zoologie.Genre de coléoptères qui vivent dans les excrémentsdes mammifères.

— ÊTYM . Bouse.

BOUSILLAGE (bou-zi-lla-j’, Il mouillées, et nonbou-zi-ya-j’), s. m. || 1* Mélange de chaume et deterre détrempée avec laquelle on fait des murs declôture. || 2“ Fig. Tout ouvrage mal fait, peu solide.|| Ouvrage fait précipitamment avec un burin.

— HIST. xvi* Ma maison n’est point faite de bou-sillage, ny couverte de roseaux, merlin cocaïe,t. I, dans LACURNE ST-PALAYE.

— ÊTYM . Bousiller.

BOUSILLÉ, ÉE (bou-zi-llé, liée, Il mouillées),part, passé. Ouvrage bousillé.

BOUSILLER (bou-zi-llé, Il mouillées, et nonbou-zi-yé). || 1* V. n. Maçonner en bousillage. || 2" V. afig. Faire un travail sans soin.

— ÊTYM . Ce mot paraît venir de boute ; provenç.boxinar.

BOUSILLEUR, EUSE (bou-zi-lleur, lleû-z’, Ilmouillées, et non bou-zi-yeur), s. m. et f. || 1“ Celui,celle qui travaille en bousillage. || 2” Fig. et familiè-rement, celui, celle qui travaille mal.

— ÊTYM . Bousiller.

I. BOUSIN (bou-zin), s. m. || 1" Surface tendredes pierres de taille. || 2“ Tourbe de mauvaisequalité.

— ÊTYM . Bouse.

12. BOUSIN (bou-zin), s. m. || 1" Tapage. || 2“ Mau-vais lieu. Terme grossier et du plus bas langage.

— ÊTYM. Angl . botosing, cabaret, mauvais lieu,dans l’argot des marins, d’après Ch. Nisard .

f BOUSINGOT (bou-zin-go), s. m. Chapeau de ma-rin. || Fig. Nom donné, après la révolution de Juil-let, à des jeunes gens qui affectaient un costumenégligé et qui manifestaient des opinions démocra-tiques.

— ÊTYM. Angl . botosing, cabaret fréquenté parlesmatelots (voy. bousin 2 ), d’après Ch. Nisard .

f BOUSQUER (bou-ské), v. a. Terme de marine.Faire travailler malgré lui un matelot paresseux.

— ÊTYM . Sans doute pour bouquer.

f BOUSSARD (bou-sar), s. m. Terme de pêche.Hareng qui vient de frayer.

f BOUSSERADE (bou-se-ra-d’) ou BOUSSEItOLE(bou-se-ro-I’), s. f. Un des noms vulgaires du raisind’ours ou busserole {arbulus uva ursi, L.).

BOUSSOLE (bou-so-1’), s. f. || 1“ Cadran au centreduquel est fixée une aiguille aimantée et mobile,dont la pointe se dirige vers le nord. || 2" l’ar exten-sion, ce qui dirige. Il fallait une boussole [aux pas-