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— HIST. tvi* s. Quelque personnage qui a mer-veilleusement profondy ceste cabalesque science,m’a prédit que.... carl. iv, 3.
_ êtym. Càbaliste.
f CABALISTIQUEMENT (ka-ba-li-sti-ke-man),adv. D’une manière cabalistique.
— ÊTYM . Cabalistique, et le suffixe ment.
fCABALLlN (ka-bal-lin), adj. Terme de pharma-cie. Aloès caballin, nom d’une variété très-impured’aloès qu’on croit, mais à tort, employée en mé-decine vétérinaire.
— êtym. Cabaïïinus, adjectif formé de caballus,cheval (voy. cheval).
f CABAN (ka-ban), s. m. || 1° Anciennement, es-pèce de casaque pour la pluie. Il avait un jupon,non celui de constable, Mais un qui pour un tempssuivit l’arrière-ban, Quand en première noce il ser-vit de caban Au chroniqueur Turpin, lorsque parla campagne II portait l’arbalète au bon roi Charle-magne , Régnier, Sat. x. || 2° Aujourd’hui, sorte devêtement à manches et à capuchon, servant contrela pluie ou contre le soleil. || Terme de marine. Ca-pote de grosse étoffe surmontée d’un capuchon.
— HIST. xvi" s. Et se morfondoit fort, combienque il fust affublé d’un caban fourré tout pelé, Sat.llén. p. 9.
— ÊTYM. Espagn. gaban; itaL gabhano ; portug .gabâa; de l’arabe abâ (s’écrivant avec un ain quidevient facilement un g ou un c), capote avec desmanches et un capuchon.
f CABANAGE (ka-ba-na-j’), s. m. Action de ca-baner; endroit où l’on dresse des cabanes
CABANE (ka-ba-n’; d’après Chifflet, au tvn" siè-cle, Gramm. p. 183, on prononçait cabâne, dcomme dans Ane), s. f. || 1° Petite et chétive maison,ordinairement couverte de chaume. Les cabanes dece pauvre village. Le pauvre en sa cabane où lechaume le couvre, malh. vi, <8. Elle la prend aumot, se glisse en la cabane : Point de coup de ba-lai qui l’oblige à changer, la font. Fab. ni, 8. Ilsvirent à l’écart une étroite cabane, Demeure hospi-talière, humble et chaste maison, id. l’hilémon..... Du prix de sa journée II [le pauvre] meubla sacabane et vêtit ses enfants, st-lambert, Saisons,Hiver . || 2° Nom de divers réduits ordinairement for-més de planches. Cabane de berger. Une cabane àlapins. || 3“ Terme de marine. Petite chambre attri-buée, dans un navire de guerre, à un sous-officier,et, dans un navire de commerce, à un passager.|| Tente qui, dans un bateau, sert à abriter les mar-chandises ou l’équipage. || 4° Case dans laquelle onplace le ver à soie pour qu’il file son cocon. || Cagepour faire couver de petits oiseaux. || B" Autrefoisnom d’un bateau qui, à son milieu, portait unesorte de logement ou de cabane. Nous prîmes unecabane et baissâmes [descendîmes] jusqu’à Orléans ,scarron, Itom. com. p. 392, édit, de 1661, dansjai. Un tas de faquins [portefaix] qui attendent surle port ceux qui viennent par eau, pour porter leurshardes, se jetèrent en foule dans la cabane, in. ib.p. 394.
— SYN. CABANE, HUTTE, CHAUMIÈRE. CeS trois
termes, qui désignent une petite maison, se dis-tinguent en ce que : 1° la cabane exprime quelquechose de chétif et de misérable; la cabane est lamaison du pauvre; 2 ° la hutte est la maison du sau-vage ou de celui que les circonstances obligent à seloger comme les sauvages; on se construit deshuttes dans les forêts; 3° la chaumière est la de-meure du paysan, de l’homme des champs; elle estsans doute humble et pauvre, mais elle n’emporteaucune idée de misère, et les satisfactions champê-tres y peuvent trouver place.
— IIIST. xv* s. Une estable de chevaux appelléepar le langage païs cabanne, du cange, cabanacum.Icellui Jaquet alla vers une loge ou chabene, quiestoit dans la dite vigne. id. chabena. || xvi" s. Nos-tre pilot tiroit les vers du nez à ses matelots ; quandfrere Jean , retournant delà cabane, aperceut quePantagruel estoit resveillé.... rab. Pant. 283.
— ÊTYM Prôvenç. eabana; catal. cabanya; es-pagn. cabaiia; portug . eabana; ital. capanna; bas-lat. capanna, dans Isidore de Séville; du celtique :kymri et gaél. caban, de cab, hutte.
t CABANE, ÊE (ka-ba-né, née), part, passé.Logé sous une cabane. Le chasseur attend, cabanésous une feuillée épaisse, buff. dans le Diclionnde poitevin. Castorscabanés, id. Quadr. t.m, p. 71.
t CABANEAU (ka-ba-nô), s. m. Petite loge aubord de la mer destinée à loger les équipages desbâtiments qui font la pèche de la morue.
— Êtym. Cabane.
t CABANER (ka-ba-né), v. n. || 1° Se mettre sous
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des cabanes, en parlant des sauvages. || 2* Termede marine. Chavirer, être renversé. || 3° Terme demagnanerie. Mettre. sur le bord des claies à versà soie, des branches quand le ver cherche à filerson cocon.
— HIST. xvi" s. Quinze cents soldats, mille des-quels il avoit fait descendre et cabaner à une petiteisle, palma cayet, dans le Dict. de dochez.
CABANON (ka-ba-non), s. m. || 1° Petite cabane.|] 2° Cachot obscur dans quelques prisons. Il fut misaux cabanons. || Loge, dans les maisons d’aliénés,pour certains fous furieui.
f CABAREB (ka-ba-ré), ». a. Terme de brasserie.Jeter l’eau d’un vaisseau dans un autre.
1. CABARET (ka-ba-rè; le ( ne se lie pas dans laconversation; au pluriel l’s se lie : des ka-ba-rè-zachalandés; cabarets rime avec traits, jamais, suc-cès), s. m. || 1° Sorte d’auberge d’un rang inférieuroù l’on vend du vin en détail et où l’on donne aussià manger. Hanter le cabaret. C’est un pilier de ca-baret, c’est un homme qui ne bouge du cabaret. Ily a des cabarets où les ouvriers font leurs repas. Ca-baret borgne, mauvais cabaret. Le marquis de Mi-repoix s’amouracha de la fille d’un cabaret en Alle-magne, st-sim. 69, 1 27. Versailles , petit châteaude cartes alors, bâti par Louis XIII , ennuyé d’yavoir couché dans un méchant cabaret à rouliers,îd 4)0, <36. Dis-nous un peu quel est le cabarethonnête Où tu t’es coiffé le cerveau? mol. Amph.m, 2. Socrate , cet homme discret Que toute laterre révère, Allait dîner au cabaret Quand safemme était en colère, panard, Chanson. Oui,dansez sous mon vieux chêne; C’est l’arbre ducabaret, Au bon temps toujours la haine Sousses rameaux expirait, bérang. Vieux ménétr. Quoi!parer d’une noble image Mes petits vers de ca-baret! bérang. Portrait. Galment je reprends mamusette, Et m’en retourne au cabaret, id. Hab. decour. || Familièrement. Aller dîner au cabaret, dînerchez le traiteur. Dîner de cabaret, dîner que l’onfait chez le traiteur. || 2” Petite table ou plateaupour tasses à café, à thé, etc. Un beau cabaret.Cabaret de la Chine . On était auprès de plusieurscabarets de thé et de café ; en prenait qui voulait,st-sim. 186. || L’assortiment même des tasses ouverres qui garnissent le plateau. || 3" Se dit, au jeude la trinquette, de trois cartes qui suivent im-médiatement, depuis le valet jusqu’à l’as. || 4° Es-pèce de gros-bec, oiseau.
— SYN. cabaret, taverne. Maisons où l’on vendaux a.iants et venants à boire et à manger. Le ca-baret est un terme indifférent qui n’implique riende défavorable, sinon que c’est un lieu destiné à lafréquentation de petites gens. Mais taverne, quin’est plus de l’usage ordinaire, ne se dit guère qued’un cabaret où l’on va pour boire à l’excès et selivrer à la crapule, excepté quand il s’agit des res-taurants anglais ou faits à l’imitation des anglais .
— HIST. xiv" s. Icellui sergent entra de fait enun petit cabaret, que on dit la lanterne, par oùl’en va ou celier du dit hoslel, du cange, cabia. Ilvint en une loge; le pot au feu trouva, Et le miéset le vin; bon cabaret i a, Boud. de Seb. viii, (25.|| xv" s. En l’ost avoit tavernes et cabarets aussibien et aussi plantureusement comme à Bruges ou àBruxelles, froiss. n, n, (6). Carpe au cabaret pourdisner, e. desch. Poésies mss. f“ 206 , dans lacurne.|| xvi" s. Esteufs, avecques les cabarets à les frap-per, du cange, cabaretus.
— ÉTYM . Norm. cabaret, avant-toit. Cabaret si-gnifie, comme on voit, unliju oùl’on vend du vin,un réduit, un avant-toit, une raquette. Ménage letire du grec x«n)> d’ou xtxmQ.o;, tavernier,en latincaupo; mais, outre qu’on ne voit pas par quellevoie ni par quelle filière grammaticale ce mot grecserait venu dans le français , on n’obtient pas par làune explication des trois ou quatre sens que le motprésente. Jusqu’à présent l’origine en est inconnue;et ici on n’a pu que rassembler les éléments d’unediscussion.
2. CABARET (ka-ba-rè), s. m. Plante. Nom vul-gaire de l'asaret. || Cabaret de murailles, cynoglosseomphalode.
— HIST xvi" s. Cabaret ne desire ni la cultureni l’arrousement : fleurit es deux saisons de l’an-née, printemps et automne, o. df. serres, 6 (8.
— ÊTYM. Saumaise indique le latin combretum oucobretum (nom d’une autre plante que le cabaret),d’où, par altération, cabaret. Etymologie qui de-meure douteuse, faute d’intermédiaires.
CABAREÏIER, 1ÈRE (ka-ba-re-tié, tiê-r’; Mé-
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nage signale comme fautive la prononciation calia-rètier, qu’on entend quelquefois et qui est en effetmauvaise), s. m. et f. Celui, celle qui tient cabaret.T’ai-je encore décrit la dame brelandière Qui dejoueurs chez soi se fait cabaretière? boil. Sat. x.Le Jupiter d’Homère avec ses deux tonneaux mefait lever les épaules; je n’aime point Jupiter caha-retier donnant, comme tous les autres cabaretiers,plus de mauvais que de bon, volt. Hemmius, ix.
— HIST. xiv" s. Et li cabarettierz tantost li de-manda S’il voloit boire vin.... Baud. de Seb. vin,
1 28 . Fut donné congié à Jehan Lefebvre cabartier,du cange, billonus.
t CABAltRE (ka-ba-r’), s. f. Le même que ga-barre.
CABAS (ka-bâ; l’s se lie ; un ka-bâ-z élégant),s. m. || 1° Panier de jonc qui sert ordinairement àmettre des figues. I oo paquets de raisins secs et200 cabas de figues, volt. Phil. iv, 3)9. || 2° Panieraplati, en paille tressée, à l’usage des femmes.|| Grand panier servant à porter différents objets.Ils allaient dans les marchés avec des cabas pours’offrir à porter les provisions que les bourgeois yachetaient, lesage, Gusman cPAlf. n, 2 . Vive lecabas ! il en est de lui comme des beignets, il fauty revenir quand on en a tâté une fois, id. ib. n, 4.Je repris mon premier métier, j’endossai le cabas etrecommençai à servir le bourgeois, id. ib. Ouvreton cabas, ajouta-t-il. Je l’ouvris, et aussitôt il yjeta trois sacs d’argent qu’il tenait enveloppés dansun coin de son manteau, id. ib. |) 3°Familièrement.Cabas, vieille voiture à l’ancienne mode. Nous som-mes venus dans un méchant cabas. || 4° Fig. Je sau-tai dehors de ce cabas [lit commun] hospitalier, mau-dissant cordialement les bons usages de nos aïeux,chateaub. Voy. Am. 348. || 6° Sorte de chapeau defemme dont la passe n’est point relevée. || Par plai-santerie, vieux chapeau de paille.
— HIST. xiv" s. Pour avoir rappareillié le cabasd’argent du roi nostre sire, c’est à savoir reffait deneuf les charnières des deux costés de l’anse d’ice-lui cabas, laborde, Études sur les lettres, i, preu-ves, n. 2 ) 6 . || xv“ s. Atoumez-vous,mes dames,autre-ment, Sanz emu enter tant de haribouras, Ne dequérir cheveux estrangement; Vostre affubler estcomme un grant cabas, e. desch. Poésies mss.f" 325, dans lacurne. Cabatz rabattu [injure adres-sée à une femme], du ganse, cabasius. Prens tesesbas  faire cesser nos debas ; Aussi bien sont cetes cabas [tripotages] Que de tousjours trouver ran-cune, ch. d’orl. Rond. |l xvi" s. Ils enferment ena-cun chapon dans un panier ou cabas suspendu enl’aer par des cordes, o. de serres, 362. Le bledqui est dans la quaisse, puisé avec un cabas et missur la mesure tout doucement, id. )3s.
— ÉTYM . Rouchi, cabau ; espagn. capaxo, ca-pacho; bas-lat. cabacus, cdbacius, cabassio. Ori-gine incertaine. On serait porté à y voir le radicalceltique cab (voy. cabane) avec la désinence latineacius, aceus; ou peut-être un dérivé de l’adjectiflatin capax.
■j CABASSER (ka-ba-sé), v. n. || 1“ Bavarder.|| 2“ Tromper, voler. Il est populaire et ne s’écritpas ou plutôt ne s’écrit plus.
— HIST. xv" s. Madame dit en riant à ses fem-mes ; il en a la moitié cabassé [de son argent], Je-han de Saintré, ch. )). Pour quelque peine que jemette X cabasser n’à ramasser, Nous ne pouvonsrien amasser, Patel.
f CABASSEUR, EUSE (ka-ba-seur, seù-z’), s. m.et f. Trompeur, trompeuse; voleur, voleuse. 11 estpopulaire et ne s’écrit pas.
CABASSET (ka-ba-sé), s. m. Espèce de petitcasque. Vieux.
— HIST. xvi" s. X faulte de vaisseaux pour porterl’eau, ils estaient contraints d’en emplir leurs cabas-sets, amyot, Ant. 60.
— ÊTYM . Diminutif de cabas, par assimilationd’un casque à un petit panier. Saint-Simon, écrivantcabacet, Ta pris dans le sens de tripoteur, dérivantalors de cabas, tripotage : L’écriture fut longue etdétaillée; le cabacet [le tripoteur, le brouillon] s’é-chauffa la tête, se remplit du nom de M. de Chaul-nes, tellement et si bien qu’il cacheta sa lettre, mille dessus à M. de Chaulnes au lieu de M. de Pont-chartrain, 42, 239.
| CABELIAU (ka-bé-li-ô), s. m. Voy. cabillaud.
CABESTAN (ka-bè-stan), s. m. Treuil vertical quise manœuvre au moyen de barres fixes et horizon-tales. Virer le cabestan.