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autant qui firent voler la poudre et sauter le cail-lotaje à l’entour de vos pieds, sully, Mém. t. îv,p. <66, dans LACURNE.
f CAILLOUTÉ, ÉE (ka-llou-lé, tée, U mouillées,et non ka-you-té), part, passé. Garni de cailloux.
f CAILLOUTÉE (ka-llou-tée, Zi mouillées), s. f.|| 1° Faïence fine. || 2“ Sorte d’enjolivement pittores-que fait de cailloux de diverses couleurs dans lesjardins.
f CAILLOUTER (ka-llou-té, Il mouillées), v. a.Terme de ponts et chaussées. Garnir de cailloux.
■j CAILLOUTEUR (ka-llou-teur, Il mouillées), s. m.Celui qui cailloute. || Ouvriertaillantlespierresàfusil.
CAILLOUTEUX, EUSE (ka-llou-teû, teû-z’, Zimouillées, et non ka-you-teû), adj. Plein de cail-loux. Un sol caillouteux.
f CA1LLOUTIS (ka-llou-ti, Il mouillées), s. m.Terme de ponts et chaussées. Caillous qui couvrentun chemin.
CAÏMAC (ka-i-mak), s. m. Voy. kaïmac.
CAÏMACAN (ka-i-ma-kan), s. m. Lieutenant dugrand vizir.
— ÉTYM . Mot arabe composé de kdim, tenant, etmakam, lieu : lieutenant.
CAÏMAN (ka-i-man), s. m. Espèce de crocodile.Cette rivière [dans les Florides] était remplie decaïmans, chateaub. Voy. Am. 430.
— ÉTYM . Aeayoüman, nom du crocodile en lan-gue caraïbe, Dict. fr. caraïbe du p. Raymond bre-ton, Auxerre , 1661. Indi aquelzoallin, alii cayma-nem vocant, nieremberg, Hist. nat. xii, 6. De loslagartos o caymanes qua Uaman (des lézards ou,commeon dit, caïmans), acosta, Hist. nat. de In-dias, m, <7.
CAIMANDER (ké-man-dé) , v. n. voy. qué-mander.
CAIMANDEUR, EUSE (ké-man-deur, deû-z’),t. m. et f. Voy. quémandeur.
fCAÏNITE (ka-i-ni-f), s. m. Nom de gnostiquesqui honoraient Caïn et Judas, et qui avaient unévangile sous le nom de ce dernier personnage.
CAÏQUE (ka-i-k’), s. m. Sorte d’esquifd’une formegracieuse et légère, en usage dans l’Archipel et àConstantinople . Je retournai au vaisseau sur uncalque, chateaub. Itin. 20. || Autrefois, sorte dechaloupe qui servait ordinairement avec les galèresdans la Méditerranée. On envoya le caïque recon-naître les ennemis. || Danslexvn• siècle, le genre nil’orthographe n’étaient déterminés. La cahique deVinceguerre ayant rencontré un bateau pêcheur, lemena à la capitaine, Relation du marquis de Bréxé,1042, dansjAL. [Les pirates de la Russie méridionale]vont quelquefois jusques à trois ou quatre lieues deConstantinople avec leurs caïcs tant seulement, quisont de petits vaisseaux de rame, en chascun des-quels il n’y a la plupart du temps que trente ou qua-rante soldats, Le père dan, Hist. de Barbarie, 1049,liv. i, p. 10 , dans jal.
f CAIRE (kê-F), s. m. Écorce du fruit du cacao-tier servant à faire des cordes et des étoffes.
f CAIRN (kèrn), s. m. Monticule de terre et depierres élevé par les Celtes en Bretagne, en Écosse ,en Irlande .
— ÉTYM . Gaél. carn ou cairn, tas de pierres.
t CAIRON (ké-ron), s. m. Sorte de pierre servantà former les bords de la chaudière des savonniers.
CAISSE (kè-s’), s. f. || 1° Coffre de bois pour letransport des marchandises. Remplir les caisses.Charger les caisses sur un camion. || 2° Assemblagede planches ayant un fond et dans lequel on plantedes fleurs et des arbustes. Il y a un bois entier d’o-rangers dans de grandes caisses, sév. 202 . Tout étaitplein de fleurs dans des caisses, id. 387. || Termede chirurgie. Caisse à amputation, caisse à trépan,caisse contenant les instruments nécessaires pouramputer, trépaner. Caisse à médicaments, boîtegarnie d’instruments, de médicaments. || 3“ Coffredans lequel on dépose l’argent. Tirer de l’argent desa caisse. La caisse fut forcée par des voleurs. Lescaisses de l’État. || Le bureau où est la caisse, où sefont les payements. Allez à la caisse, vous serezpayé. La caisse est fermée. || Les fonds mêmes quisont en caisse, ou qui sont à la disposition du cais-sier. Sa caisse est de cent mille écus. || Livre de caisse,'* registre où sont inscrits les mouvements de fonds.
|| Tenir la caisse, diriger les opérations d’une caisse,avoir le maniement de l’argent. || Caisse militaire, lacaisse du régiment, les fonds destinés à payer lestroupes. || Caisse des pensions, les fonds affectés aupayement des pensions de retraite. || Établissementoù l’on dépose des fonds. Caisse d’amortissement.L’établissement de la caisse d’amortissement, volt.Lett. Tabareau, octobre <768, || Caisse d’épargne,établissement où l’on reçoit de très-petites sommesdont l’intérêt est payé et capitalisé, et qui a pourbut de faciliter les économies des ouvriers, des do-mestiques, et, en général, de toutes les personnesdont le revenu est très-petit. || 4* Le cylindre d’untambour, et, par extension, le tambour même.Caisse de tambour. La caisse est crevée. Les voya-geurs battent de la caisse pour les empêcher d’ap-procher [les éléphants], buffon , Éléphant. Amourvoulant lever un régiment Battait la caisse autourde ses domaines, j. b. rouss. Vers allégoriques auduc de Bourg. || Caisse roulante, tambour allongé,employé surtout dans la musique militaire. || Grossecaisse, espèce de très-grand tambour employé dansla musique militaire. || L’artiste qui en joue. Faitessigne à la grosse caisse. || Terme d’anatomie. Caissedu tambour, cavité demi-sphérique qui se trouve aufond du trou auditif externe. ||5° Le corps d’une voi-ture. || 6° Terme de physique. Caisse catoptrique,instrument d’optique qui grossit de petits corpstrès-rapprochés. || 7" Terme de cuisine. Papier pliéen carré avec rebords où l’on fait cuire les biscuits,etc. Champignons en caisse. || 8* Terme de marine.Caisse à eau, grand vaisseau en fer dans lequel onmet l’eau nécessaire au navire. || Morceau de bois,ayant en général la forme d’un ellipsoïde aplati,qui renferme le rouet de la poulie. || Caisse d’unmât, nom donné à la partie quadrangulaire servantde pied à un mât de hune, de perroquet ou de ca-catois. || 9° Terme d’architecture. Renfoncementcarré entre les modifions de la colonne corinthienne.|| 10° Ce qui renferme le mouvement d’une pièced’horlogerie. || li°Terme d’artificier. Caisse aérienne,ballon rempli de fusées et d’artifices divers.
— HIST. xvi* s. Quelques soudards, cuidans quece fust or ou argent qu’il portast en ceste quesse,le tuerent, amyot, Marcell. 29. Qu’a fait ce tam-bour pour le battre, il n’a point failli; mais s’ilavoit battu la quaisse, il seroit battu, d’aub. Hist.n, 348. Ils sortirent meche esteinte, la caisse des-bandée, id. tb. h, 370. Les quesses sont faites defer blanc ou de bois ; leur usage est de tenir les osen bonne figure, paré, xii, 8. Ils n’eussent osébattre casse ny tambour en leur quartier, carloix,vii, 3. Que les escus seraient nombrez, et mis endes casses de boys, puis seraient emballées les dit-tes casses et scellées des seaux des dits députez,M. du bellay, p. 169. Tels réceptacles [fosses pourenfouir les pierres tirées d’un champ] sont appeléscaisses, comme enfermans les pierres qu’on y metreposer, o. dé serres, 66 . Aucuns gardent leursbleds enfermés dans des grandes quaisses, id. 134.
— ÉTYM. Bourguig. caisse, poêle â frire ; wallon ,case; provenç. cayssa, caissa; catal. capsa; espagn.caxa; portug . caixa; ital. cassa; du latin capsa,coffre.
■] CAISSET1N (kè-se-tin), s. m. Petite caisse ouarmoire où l’ouvrier range les dorures et les soiesqu’il emploie. || Petite caisse de sapin dans laquelleon envoie' de Provence les raisins séchés au soleil.
CAISSIER (kè-sié; IV ne se prononce jamais : unkè-sié habile ; au pluriel : des kèsié-z habiles), s. m.Celui qui tient la caisse d’un banquier, d’une admi-nistration, et qui en dirige les opérations. || S. f.Caissière, femme qui, dans certains magasins, tientla caisse de l’établissement.
CAISSON (kè-son), s. m. || 1° Grande caisse pla-cée sur un train à quatre roues. Les caissons ser-vent à porter des vivres et des munitions. St-Fré-mont fut détaché le J 8 avec presque tous lescaissons de l’armée, sous prétexte d’aller quérir ungrand convoi au fort Louis, st-simon, 47, 49.|| 2° Terme d’architecture. Compartiments, ornésde moulures, dont on décore les plafonds et les voû-tes. || 3° Petit coffre dans un carrosse. || 4" Coffre encharpente, pour maçonner au fond de l’eau.|| 5° Terme de marine. Banquette renfermant desprovisions de table. || 6° Terme de menuiserie. Boutde tringle ajusté haut et bas à un volet.
— HIST. xvi* s. Eschelles à assaillir places,cassonsà porter pain en camp, et autres tels équipages,M. DU BELLAY, 493.
f CAJEPUT (ka-je-put’), s. m. Terme de phar-macie. Huile volatile fournie par la distillation desfeuilles et des rameaui d’un arbuste des îles Molu-ques (melaleuca cajeputi ).
f CAJOLABLE (ka-jo-la-bl’), adj. Qui peut êtrecajolé. Mme de Warens se mit à cajoler Grossi, quipourtant n’était pas trop cajolable, j. i . rouss. Con-fess. v.
CAJOLÉ, ÉE (ka-jo-lé, lée), part, passé. Un en-fant cajolé par sa bonne. Cette jeune fille cajolée parles garçons du village.
CAJOLER (ka-jo-lé), o. a. || 1° Employer des pa-roles, des manières caressantes pour gagner quel-qu’un. Il se porte au-devant, lui parle, le cajole,Régnier, Sat. vm. Ce sont des contes plus étrangesQu’un renard qui cajole un corbeau sur sa voix, la
font. Fab. n, I.Dit d’abord un ami qui veut me
cajoler, boil. Ép. vi. L’on en sort [des boutiques deParis ] quelquefois à bon marché : une jeune mar-chande cajole un homme une heure entière, pourlui faire acheter un paquet de cure-dents, montesq.Lett.pers. 68. Le compliment est d’un amant adroit,et vous avez entendu dire qu’il fallait cajoler lesmères pour obtenir les filles, mol. Am. magn. i, 2 .|| 2° Tâcher de plaire à une femme par pa-roles et manières. Les coqs ne chantent point, jen’entends aucun bruit, Sinon quelques zéphyrs, quile long delà plaine Vont cajolant tout bas les nym-phes de la Seine [c’est-à-dire, caressant, frôlant leseaux de la Seine ], racan, Berg. Alcidor, i, i. Il ca-jolait la jeune bachelette, la font. Cloch. Il ne ca-jole point sa femme, la bruy. 13. Va, bienheureuxamant, cajoler ta maltresse, corn. Midée, v, 7.|| Absolument. Tudieul comme avec lui votre lan-gue cajoleI mol. Éc. des femmes, v, 4. Et je m’as-sure aussi tellement en sa foi, Que, bien que toutle jour il cajole avec toi, Mon esprit te conserveune amitié si pure, Que, sans être jaloux, je le voiset l’endure, corn, la Suivante, n, 8. || 3° Terme demarine. Faire marcher un vaisseau contre le vent,en profitant d’un courant. || V. n. Faire de petitesbordées. Les brûlots ennemis ne pouvaient, en ca-jolant et en se laissant dériver aux courants, pré-senter que la proue ou la poupe aux vaisseaux fian-çais, Relation du combat de la Hougue, dans .4L.|| 4° F. n. S’est dit du cri du geai. C’est en ce sensque Régnier l’a pris activement : Sa barbe pinçoter,cajoler la science [parler le jargon de la science].
— HIST. xvi* s. Vautmieux, suivant le vieil usage.Un vau de vire cajoler [chanter] Que mal parler,j. le houx, u. Quelque soupçon qu’eust cette pau-vre femme, il la cajola de maniéré que_ d’aub.
Ilist. i, 33. Ils piolent comme poullets, ils cageol-lent comme les gays, ils cacabent comme perdrix,paré, Animaux , 26 . Je ressembleray au hibou, etcroy qu’il y aura quelque gay ou meschant corbeau,ennemy de la vérité et de la republique, qui mecajolleront et becquetteront, id. Mumie . et Lie. Dé-die. Il cajolle comme une pie borgne, oudin.
— ÉTYM . Wallon, crajolé, cajolé, bigarré; na-murois, cajoler, enjoliver. On le tire de cageole(espagn. gayola, portug. gaiola), diminutif de cage:traiter comme un oiseau qui est en cage, ou plutôt,chanter comme un oiseau en cage et de là flatter ;car cageoler a signifié aussi chanter : cajoler un vaudevire. Mais cogeoZe n’existe pas ou du moins n’existeque sous la forme geôle (voy. ce mot) ; cela fait dif-ficulté. Aussi Grandgagnage pense que le mot n’apas cette origine, à laquelle le sens du wallon nepeut s’accorder ; et qu’il faut y voir le radical jolqui est dans joli, avec un préfixe cro ou ca.
CAJOLERIE (ka-jo-le-rie), s. f. || l°Paroles et ma-nières par lesquelles on cajole. La nécessité apprendla complaisance et la cajolerie aux âmes les plus li-bres et les plus altières, balz. le Barbon. Je n’aipoint tant d’esprit pour tant de menterie : Je ne puism’adonner à la cajolerie, Régnier, Sat. m. Untemps, sans lui parler, ma langue vacilla; Enfinje me remets sur les cajoleries, Lui dis comme leroi était aux Tuileries , id. Sat. vm. Le roi de Prusseayant offert.... je lui ai répondu avec la cajoleriequ’il faut mettre dans les lettres qu’on écrit à desrais victorieux, volt. Lett. Richelieu , 19 août 1766.Voltaire m’écrase, il me persécute, peut-être mrfera-t-il périr à la fin; grande merveille, avec centmille livres de rente, tant d’amis puissants à la cour,et tant de si basses cajoleries contre un pauvrehomme dans mon état ! J. J. rouss. Leur. Le Nieps,8 févr. <766. || 2° Propos et manières dont on se sertpour gagner les bonnes grâces d’une femme. Souf-frir, aimer la cajolerie. lise servit de tout son espritet de toute sa cajolerie pour exagérer l’agréable