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caprice de sa maîtresse, scarr. Rom. com. ch. 9. Sé-duire les personnes innocentes et simples par descajoleries affectées, fléch. Serm. n, 57. Ces assem-blées étaient un rendez-vous tumultueux de vanité,do curiosité, de cajolerie, n>. ib. a, 67.
— hist. xvi" s. Il est admirable en telle cajole-rie, quand il veut regagner un serviteur dont ilcroit pouvoir avoir besoin, sully, dans le Dict. de
DOCHEZ.
— étym. Cajoler.
CAJOLEUR, EUSE (ka-jo-leur, leû-z’), s. m. etf. Celui, celle qui cajole. Elle n’eut pas la force dechasser tous ces cajoleurs, scarron, Rom. com.
chap. 8.Et ce beau cajoleur, Avec qui je t’ai
vue en douce confidence, iiauteroche, Nobles deprovince ,iv, 4.
— HIST. xvi’ s. Son mari alléguant pour vice,qu’elle n’estoifpas assez complaisante et cageoleuse ;je suis, dit-elle, matrone et femme de bien, d’aub.JHsl. Préf. 3. Ces cajoleurs de cour qui semblentn’y estre que pour faire des exclamations et des ad-mirations de tout ce qu’ils voyent et oyent, sully,Mém. part. 2 , ch. 4 1 , dans lacurne.
— étym. Cajoler.
f CAJOT (ka-jo), s. m. Terme de pêche. Espècede cuve pour faire l’huile de foie de morue.
t CAJOTTE (ka-jo-t’J, s. f. Voy. cachotte.
•j- CAJUTE (ka-ju-t’), s. f. Terme de marine. Pe-tite chambre dans un navire. || Chambre du capi-taine. || Lit en forme d’armoire.
CAL (kal), s. m. || 1° Durillon. Il vient des calsaux mains à force de travailler. || On dit plus sou-vent calus. || 2° Terme de chirurgie. Cicatrice desos à la suite d’une fracture. || 3° Masse endurcie surun végétal.
— HIST. xvi* s. Le cal des cors est dur et espaiscomme la corne de lanterne, paré, v, 3 i.
CALADE (ka-la-d ’), s. f. Terme de manège. Lapente d’un terrain par lequel on fait descendre uncheval au petit galop, pour donner de la souplesseà ses hanches.
— ÉTYM . Ital. calata, de calare, caler (voy. cemot), laisser tomber.
t CALAGE (ka-la-j’), s. m. Terme de marine. Ac-tion de caler.
— étym. Caler.
f CALAIS (ka-Iè), s. m. Sorte de panier, parti-culièrement à l’usage des marchands des halles.|| A la halle de Paris , mesure adoptée pour certainslégumes tels que la chicorée sauvage; il contient42 têtes.
CALAISON (ka-lè-zon), s. f. Terme de marine.Quantité dont un bâtiment plonge dans l’eau, enraison du chargement.
CALAMBAC (ka-lan-bak), CALAMBART (ka-lan-riar), CALAMBOUC (ka-lan-bouk), CALAMBOU (ka-’lan-hou) ou CALAMBOUR (ka-lan -bour), s. m. Boisodorant des Indes. Le cèdre, le calambou et le palod’aquila ne sont rien au prix, voit. Lettr. 4 33.
f CAI.AME (ka-la-m’), s.m. Roseau dont les an-ciens se servaient pour écrire.
— ÉTYM . Calamus, roseau (voy. chaume).
CALAMENT (ka-la-man), s. m. Terme de botani-que. Plante labiée odorante (mclissa calamin-tha, L.).
— HIST. xiii" s. Castoreum e calament Li donezà boire ensement, Ms. St-Jean. || xvi* s. Décoctionde calamenlhe, armoise, lavande, paré, xviii, 67.Armoise, calament, camomille, o. de serres, 902.Les jus de câpres, d’absynthe, de calaminthe, de cha-mædris, id. 901.
— ÉTYM . Calaminîha, de xaXaptvôn, de xaXô;,beau, et de [nv9r|, menthe (voy. ce mot).
f CALAMIDE (ka-la-mi-d’), s. m. Terme de zoo-logie. Nom des polypes en forme de chaume ou deplume.
f CALAMIFÈRE (ka-la-mi-fô-r’), adj. Terme di-dactique. Qui porte des chaumes.
— ÉTYM . Calamus, chaume, et ferre, porter.
| CALAMIFORME (ka-la-mi-for-m’), adj. Termedidactique. Qui est en forme de chaume.
CA LAMINAIRE (ka-la-mi-nê-r’), adj. Voy. cala-mine.
CALAMINE (ka-la-mi-n’), s. f. || 1° Terme d’an-cienne chimie. Calamine ou pierre calaminaire,oxyde de zinc carbonaté natif. || 2° Terre bitumi-neuse qui sert à affiner le cuivre.
— hist. xiv’ s. Le cent de chalemine doit quatre
CAL
deniers, ducange, calammaris. Calamine pour maldesieux, in. ib. j|xvi’ s. Prenez pierre calaminairelavée, coquilles d’œufs bruslés, corail rouge, paré,xvi, 28. _
CALAMISTRÉ, ÉE (ka-la-mi-stré, strée), part,passé. Bouclé, en parlant des cheveux.
CALAMISTRER (ka-la-mi-stré), V. a. Mettre enboucles, en parlant des cheveux. Dans vos réduits oùtout est peigné, ajusté, arrangé, calamistré, dide-rot, Lett. à Mme Riccoboni. || Hors d’usage.
— ÉTYM . Calamistrare, de calamislrum, fer àfriser, de y.aXap.iç, même sens, de xàXap.oç, roseau(voy. chaume) , ainsi dit à cause de la ressemblancede cet ustensile rond avec un roseau.
1. CALAMITE (ka-la-mi-t’), s. f. Gomme-résine,sorte inférieure de storax qu’on recueille dans destiges de roseau.
— hist. xvi’s. Sandaulx, poudre de calamite,paré, xi, 4 5. Terebentine , styrax, calamite, oliban,benjoin, id. xxiv, 24.
— étym. Calamus, roseau (voy. chaume).
2. CALAMITE (ka-la-mi-t’), s. f. || 1’ Anciennom de la pierre d’aimant, et, par suite, de la bous-sole. || 2’ Calamite blanche, sorte de marne ou d’ar-gile blanche.
— HIST. xvi’s. Voyez à la calamite de vostre bous-sole, RABEL. IV, 4 8.
— ÉTYM . Provenç. et catal. caramida; espagn.ealamida ; ital. calamita; de calamus, roseau (voy.chaume), parce qu’on mettait la calamite dans unroseau ou sur une paille pour la faire flotter.
CALAMITÉ (ka-la-mi-té), s. f. [| 1* Tout grandmalheur public. La famine, la guerre, la peste sontdes calamités. Est-il arrivé quelque calamité à Sa-lente ? fén. Tél. xxii. Un astre qui n’annonce quedes calamités à la terre, mass. Petit car. Gloire.Après ces jours de sang et de calamités, volt. Zaïre ,il, 4. Job déplore les diverses calamités qui affligentla vie humaine, boss. dansLAFAYE. || 2“ Infortune. Etqu’une femme enfin dans la calamité, corn. Poly.iv, 6. Ici, près des remparts de l’auguste cité, Il amarqué la fin de ma calamité, id. QEd. i, 4.
— HIST. xiv’ s. Fortune, en autrui calamité, leuravoit donné enseignement de eschiver semblable in-jure, bercheure, f" 67, recto. Qui ses biens presensgarde sans superfluité, De legier ne puet pas avoircalamité, Girart de Ross. 3047. Et après en sa vieil-lesse il cheït en très grant miseras et en très grantcalamités, oresme, Éth. 22 . || xvi’ s. En la calamitéde l’exil où il se trouvoit, amyot, Thém. 46. Lacalamité des mulots, le deschet des greniers et lamangeaille des charançons et mourrins, rab. Pant.m, 2.
— ÉTYM . Provenç. calomitat; espagn. calami-dad; ital. calamité; de calamitatem, lequel, signi-fiant proprement perte des récoltes, aurait été tiréde calamus, chaume; mais le suffixe itas n’a pas cesens, ne signifiant que la possession d’qn attribut :bonitas, bonté, qualitas, qualité; et calamité nepourrait signifier que la qualité d’être chaume; àmoins que, forçant le sens de ce suffixe, les Latinsn’y aient vu la qualité d’être bon ou mauvais, etfinalement, par une exclusion qui n’est pas raredans les langues, la qualité d’être mauvais chaume,mauvaise récolte, calamité. Toutefois, d’autres éty-mologistes regardent l’origine du mot comme inex-pliquée et croient à un radical cal signifiant malet qui se trouverait dans cal-umnia et dans in-colrumis.
f CALAMITEUSEMENT ( ka-la-mi-teû-ze-man ),adv. D’une façon calamiteuse.
— HIST. xvi* s. Calamiteusement, cotgrave.
— ÉTYM . Calamiteuse, et le suffixe ment.
CALAMITEUX, EUSE (ka-la-mi-teû, teû-z ’),adj.
Fécond en calamités. Le mari de Mme de Navailles,le plus fidèle confident du cardinal Mazarin jusquedans les temps les plus calamiteux de sa vie, st-sim. 4 38, 4 2 . Mme de Maintenon vanta la longueurde la pénitence de Villeroy, sa désolation de ne pou-voir être auprès du roi dans des moments si calami-teux, ID. 325, 6.
— HIST. xvi’ s. La plus calamiteuse et fraile detoutes les créatures, c’est l’homme, et quand et quandla plus orgueilleuse, mont, ii, 466. Quant à moy,j’ay toutes vouluntez convenables au calamiteux es-tât où je me treuve maintenant, amyot, Thém. 50.Ils estaient desja espris du malheureux et calami-teux désir de la Sicile , id. Péricl. 42. [L’homme]bref la plus calamiteuse et misérable chose du monde,charron, Sagecse, i, 36. Aux exemples des tyrans,les princes peuvent observer leurs fins avoir esté ca-lamiteuses, du haillan, Hist. Épitre.
CAL
— ÉTYM. Calamitosus, de calamitas (voy. cala-mité).
f CALANDRAGE (ka-lan-dra-j’), s.m. Opéra-tion que les étoffes subissent avant d’être livrées aucommerce.
4. CALANDRE (ka-lan-dr*), s. f. Sorte d’alouettedite aussi grosse alouette et sentinelle.
—HIST. xiii' s. Kalendre est uns oiziaus tousblans:li siens poumons garist del obscurté des iex, do quila Bible deffentque nus ne mangust, Bibl. des Char-tes, 4’ série, t. v, p. 334. Lors s’evertue, et lorss’envoise Li papegaus et la kalandre, la Rose, 78.|| xiv* s. Quant il se treuve as champz dessus l’am-ple pais, Et il ot la calandre et le chant des mauvis,Baud. de Seb. vi, 369. || xvi’ s. Incontinent que Vis-contin mourut, Son ame entra au corps d’une ca-lendre.... Ores qu’il est calendre devenu, Il contrefait tous les oyseaux du monde, marot, m, 33.
— ÉTYM . Provenç. et ital. calandra; espagn. ca-landria ; portug . calhandra ; probablement, à causede la huppe que porte cet oiseau, de caliendrum,bonnet, de xàXXovrpov, ornement.
2. CALANDRE (ka-lan-dr’), s. f. Nom vulgairede la calandre granaire (coléoptère), dite cussondans le midi de la France , et appelée généralementcharançon du blé ou simplement charançon, le-goarant. || La calandre des palmiers, nommée vul-gairement ver palmiste.
— ÉTYM. Bas-latin calandrus; anglais , calender.Origine inconnue, à moins de quelque assimilationavec la calandre, oiseau.
3. CALANDRE (ka-lan-dr’), s. f. Machine de boisavec laquelle on tabise les taffetas et d’autres étoffesde soie. J’étais à l’étendage dans la chambre de lacalandre, J. J. rouss. Prom. 4.
— ÉTYM . Bas-lat. calendra, de cylindrus (voy.cylindre). C a pu garder le son dur à cause qu’il setrouvait devant y, comme dans coing de cydo-nium.
CALANDRÊ, ÉE (ka-lan-dré, drée), part, passé.Passé à la calandre.
f CALANDRELLE (ka-lan-drè-f), s. f. Espèce d’a-louette (alouette brachydactyle), dite aussi alouettedes sables.
— ÉTYM . Diminutif de calandre 4.
CALANDRER (ka-lan-dré), v. a. Faire passer parla calandre, opération qui a pour but de presser etlustrer une étoffe.
f CALANDRETTE (ka-lan-drè-t’), s. f. Grive devigne.
— ÉTYM . Diminutif de calandre 4.
f CALANDREUR (ka-lan-dreur), s. m. Ouvrierqui calandre.
f CALANGUE (ka-lan-gh’), s. f. Synonyme decrique ou petite baie dans la Méditerranée.
f CALANQUE (ka-lan-k’), s. f. Terme de marine.Petit coin pour assujettir un objet.
f CALAO (ka-la-o), s. m. Nom d’un oiseau (bu-ceros).
f CALAPITE (ka-la-pi-t’), s. f. Nom de concré-tions qui se forment dans les noix de coco.
f CALATUIDE (ka-la-ti-d’), s. f. Terme de bota-nique. Assemblage de petites fleurs portées sur unréceptacle commun.
•f CALATHIFORME (ka-la-ti-for-m’), adj. Termede botanique. Qui est en forme de corbeille.
— ÉTYM . Calathus, corbeille, et forme.
CALATRAVA (ka-la-tra-va), s. m. Ordre militaire
très-célèbre qui fut fondé en 4168 à Calatrava, sousSanche III de Castille , pour défendre cette villecontre les Maures. Les chevaliers de cet ordre se ma-riaient une fois et faisaient vœu de pauvreté, Ü’o-béissance, de chasteté conjugale, vœu auquel, plustard en 4662, ils ajoutèrent celui de soutenir l’imma-culée Conception de la Vierge. Cet ordre était soumisà l’ordre de Ctteaux. Les chevaliers portaient en céré-monie un grand manteau blanc, sur lequel il y avaitdu côté gauche une croix rouge fleurdelisée.
CALCAIRE (kal-kê-rQ, adj. || 1° Qui est de la na-ture de la chaux, où il y a de la chaux. Terrain cal-caire. Matière calcaire. Pour l’incrédule, les monta-gnes sont des protubérances de pierres calcaires ouvitrescibles, chateaubr. Gén. m,45. || 2°S. m. Termede géologie. Roche essentiellement composée de car-bonate de chaux. On distingue : 4 » le calcaire pri-mitif, qui est le marbre, d’un grain égal, ne portantaucune empreinte de corps organisés; 2 ’ le calcaireancien ou de transition, d’un tissu compacte, et n»