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pensent plus d’une fois et calculent ce que leur peutadvenir, id. ib. f° 28 .
— ÉTYM . Caleulare (voy. calcul).
CALCULEUX, EÜSE (kal-ku-leû, leû-z’), adj.
Terme de médecine. || 1°Relatif aux calculs, causépar les calculs. Affection calculeuse. || 2° Affecté decalculs. Ce vieillard est calculeux. || Substantive-ment. C’est un pauvre calculeux.
— HIST. xvi* s. Nous avons trouvé à un calculeuxjusques à sept veines emulgentes, et autant d’arte-res, PARÉ, I, 25.
— ÉTYM . Calculosus, de calculus, calcul.
| CALCÜLIFRAGE (kal-ku-li-fra-j’), adj. Termede chirurgie. Qui brise les calculs de la vessie.
— ETYM . Calcul, et frangere, briser.
4. CALE (ka-l’),».f. || 1" Fond d’un navire ou partiela plus basse qui entre dans l’eau, et qui s’étend dela poupe à la proue. Le mousse courait se cacjner àfond de cale en poussant des cris, chateaub. Gé-nie, i, v, 4. || Fig. Être à fond de cale, n’avoirplus le sou. || 2°La partie inclinée d’un port pourle chargement d’un bateau. René, escorté d’un dé-tachement de soldats de marine, débarque à la caledu port, chateaub. Natch. n, 202 . Il 3” Plan inclinévers la mer servant & construire ou à réparer les bâ-timents. Cale de construction, cale couverte, cale oùle navire en construction est à l’abri. || 4° Cale, châti-ment de mer, qui consiste à laisser tomber plusieursfois le coupable dans l’eau,:par le moyen d’un cor-dage auquel il est attaché avec un bâton entre lesjambes. La cale sèche est lorsqu’on ne le fait tom-ber que jusqu’à la surface de l’eau sans qu’il en soitmouillé. Donner la cale. || B" Anciennement, crique,abri entre deux pointes de terre ou de rocher.|| 6” Plomb qui fait enfoncer l’hameçon pour la pê-che de la morue.
— ÉTYM . Provenç. espagn. et ital. cala. On a ditque cale était pour escale, échelle, relâche; et eneffet tous les sens de cale peuvent s’entendre d’unedescente ; mais comme ce sens appartient aussi auverbe caler, il est plus naturel de tirer cale de ca-ler 4. Ajoutez que l’italien calata, qui vient certaine-ment de calare, exprime cette descente même.
2 . CALE (ka-1’), s. f. Morceau de bois, de pierre etc.qu’on place sous un objet pour le mettre de niveauou lui donner de l’assiette. || Terme de maçonnerie.Petit morceau de bois mince dont on se sert pourdéterminer la largeur de lit d’une pierre.
— ÉTYM. 11 y a dans l’espagnol cala, sonde ; Diezest disposé à y voir le sens de ce qu’on enfonceet à y rattacher le français cale, petit morceau debois qu’on enfonce sous quelque chose et qui alorsviendrait du verbe caler, dans le sens d’abaisser(voy. caler 4). Mais ce sens est détourné, et, lais-sant le mot espagnol pour ce qu’il est, on peut son-ger pour cale, morceau de bois, au latin cala, bois,bûche ; Scheler songe à l’ail, keil, coin.
f 3. CALE (ka-1’), 1 . f. || il* Anciennement, espècede coiffure de femme, en forme de bonnet plat paren haut, couvrant les oreilles et échancré par de-vant avec une petite bordure de velours. On nousi dit entre autres merveilles que beaucoup de Li-mousines de la première bourgeoisie portent desihaperons de drap rose sèche sur des cales de ve-,'6urs noir, la font. Lettres, v. Un matin, ma ser-vante à calé Fit entrer dans ma chambre sale Votrelaquais vert, jaune ou gris, scarron, Rondeau re-doublé, à Mme Radigue. || Par extension, jeunefille, grisette. Même sitôt qu’un valet, Une cale,un bavolet Montrait au doigt ce grand homme, Soncœur s’épanouissait, Lucain travesti, p. 73. Il en-treprit de prouver que Gombaud, qui se piquait den’aimer qu’en bon lieu, cajolait une petite calecrasseuse, tallemant des réaux , Historiettes,chap. 4 47 , 3* édit. t. m, p. 249. || 2° Ancienne-ment, bonnet d’homme fait en rond et plat, cou-vrant seulement le haut de la tête. Les clercs por-taient la cale. Des correcteurs de modes quiempêcheraient, par exemple, que les formes dechapeaux ne devinssent hautes comme des pots àbeurre ou plates comme des cales, Roman bour-geois, édit, de Nancy , 4743, p. 409.
— HIST. xiv* s. Le dit Gilet osta à icellui Maronsa calette ou barette, qu’il avait sur la teste, ducange, calestra. || xvi" s. Un gros bonnet blancque l’on appelle une calle, brant. Dames ill. p. 388et 389, dans lacurne.
— êtym . Origine inconnue, à moins qu’on n’y voiele verbe caler, abaisser, enfoncer : un bonnet ayantpu être nommé cale parce qu’on y enfonce la tête.
4. CALÉ, ÉE (ka-lé, lée), part, passé de caler 4.Abaissé. Une voile calée.
2. CALÉ, ÉE (ka-lé, lée), part, passé de caler 2 .
|| 1* Assujetti avec une cale. || 2” Populairement,qui a quelque aisance, qui est en bonne position.
CALEBASSE (ka-le-ba-s’) ,s. f. || 1° Nom du fruit deplusieurs espèces de cucurbitacées, mais en parti-culier du baobab (malvacées). Les calebasses vidéeset séchées servent à contenir des liquides. Les vasesdans lesquels on nous servit le vin étaient tout àfait semblables aux calebasses de Saint-Jacques ,retz, v, 44 7. Il leur présenta aussitôt un gâteau,des fruits et une grande calebasse, bern. des.-p.Paul et Yirg. Il n’y avait dans ce lieu qu’une cale-basse pour puiser de l’eau, chateaub. Àtala, 284.Chactas présenta à René la calebasse de l’hospita-lité, m. Natch. 1 , 83. On boit dans de grandes ca-lebasses le suc de l’érable, id. Amé r. 44. || 2“ Lescalebasses vidées et séchées ont servi à se soutenirsur l’eau. Nager à l’aide de calebasses. || Fig.Noailles, riche en calebasses de toutes les sortes,nageait partout, tâtant tout, reçu honnêtement par-tout, st-sim. 238, 4 68. || 3° Terme de marine. Ar-tifice qui fait partie des artifices d’un brûlot.
— ÊTYM . Catal. carabassa; espagn. calabaxa;portug . cabaxa; sicil. caravazza. Diez propose l’a-rabe kerbah, pluriel kerdbat, outre pour l’eau.
CALEBASSIER (ka-le-ba-sié; l’r ne se lie jamais;au pluriel l’s se lie), s. m. Nom vulgaire du cucur-bita lagenaria , arbre d’Amérique , qui produit descalebasses.
f CALEBOTTIN (ka-le-bo-tin), s. m. Panier,fond de chapeau où les cordonniers mettent leur fil.|| On trouve aussi caillebottin.
CALÈCHE (ka-lè-ch’), s. f. || 1° Voiture à res-sort et à quatre roues, fort légère et ordinaire-ment découverte sur le devant. Marquis, allons auCours faire voir ma calèche, Elle est bien entendue,et plus d’un duc et pair En fait à mon faiseur faireune de même air, mol. Fâch. i, 4. || 2" Coiffure defemme qui se repliait sur elle-même.
— ÉTYM . Ital. calesse, calesso; angl. calash; duslave ; bohém. kolesa; polon. kolaska.
CALEÇON (ka-le-son; caneçon est une pronon-ciation vicieuse), s. m. Vêtement de dessous enforme de pantalon qui va de la ceinture aux genouxou aux mollets. || Caleçon de bain, caleçon qui neva guère qu’à mi-cuisse et que mettent les na-geurs.
— HIST. xvi* s. Attacher ou monter des cales-sons à quelqu’un, mont, i , 4 7. La richesse des ca-Iessons de la signora Livia, id. i, 4 64.
— ÊTYM . Ital. calzoni, haut-de-chausses; du bas-latin calcio, chausson (voy. chausse) ; picard, ca-neçon.
t CALÉFACTEUR (ka-lé-fa-kteur), ». m. Appa-reil propre à la cuisson des aliments.
— Êtym. Voy. caléfaction. Caléfacteur a étéforgé par le grammairien Lemare, qui inventa etvendit cette sorte de marmites.
CALÉFACTION (ka-lé-fa-ksion), ». f. Terme di-dactique. Action de faire chauffer; chaleur causéepar le feu.
— ÉTYM . Provenç. calefactio ; du latin calefactio-nem, de calere, être chaud (voy. chaud), etfactio,action de faire (voy. faction).
f CALE-HAUBAN ou CALHAUBAN (ka-lô-ban),s. m. Terme de marine. Cordage qui sert à mainte-nir le mât de hune.
f CALÉIDOPHONE (ka-lé-i-do-fo-n’), s. m. Termede physique. Instrument qui rend sensibles les vi-brations de la production des sons.
— ÉTYM . KaXèç, beau, stôoç, espèce,et «puvri, voix.
f CALÉIDOSCOPE (ka-lé-i-do-sko-p’), s. m. Ins-trument de physique qui, garni de petits fragmentsde diverses couleurs, montre, à chaque mouve-ment, des combinaisons toujours variées et tou-jours agréables. || Au figuré, voir les choses avecle caléidoscope de l’espérance.
— ÉTYM . KaXè;, beau, tîôoç, forme, et dxojreîv,voir.
CALEMBOUR (ka-lan-bour; au pluriel : des ka-lan-bour insipides; d’autres lient l’s : des ka-lan-bour-z insipides),». m. Jeu de mots fondé sur desmots se ressemblant par le son, différantpar le sens,comme quand M. de Bièvre disait que le temps étaitbon à mettre en cage, c’est-à-dire serein (serin). Iln’est sorte de calembours et de mauvaises plaisan-teries qu’on n’ait faits là-dessus, p. l. cour. Leur.I, 442.
— êtym. D’après Chasles (Études sur l’Allemagne ,4 864), l’origine de ce mot est le nom de l’abbé de Ca-lemberg, personnage plaisant de contes allemands;comparez espiègle pour une dérivation semblable.
Au xvi* siècle, les calembours se nommaient équivo-ques (voy. des accords, Rigarr. équivoques français ).
CALEMBREDAINE (ka-lan-bre-dê-n’ ), ». f.Bourde, vains propos, faux-fuyants. Répondre pardes calembredaines. Mot très-familier.
— ÉTYM . Génev. calembourdaine; picard, calem-berdaine, cotillon avec corset qui enlace la berdaine[ventre]. Mot d’origine inconnue, à moins qu’onn’y voie quelque dérivation de calembour, qui, dansle picard, serait devenue la dénomination plaisanted’un vêtement.
CALENCAR (ka-lan-kar), ». m. Toile peinte desIndes .
f CALENDAIRE (ka-Ian-dê-r’), s. m. Registred’église. •
— ÉTYM . Calendarium, de calenda (voy. ca-lendes).
f CALENDE (ka-lan-d’), s. f. Machine à tirer lespierres des carrières.
CALENDER (ka-lan-dèr), ». m. Nom d’un ordrede derviches.
— ÉTYM. Persan , kalandar. On dit que c’est unsurnom pris par l’Arabe lousouf, fondateur de cetordre de derviches.
CALENDES (ka-lan-d’), s. f. plur. || i“Lepremierdu mois chez les Romains. Le jour des calendes.Le premier avant les calendes d’avril, le 34 mars.Les Romains comptaient les jours d’un mois à partirdes calendes du mois suivant, en rétrogradant jus-qu’aux ides, qui étaient, suivant les mois, le 45 oule 4 3. Vous faites un bel éloge du jour de l’an,mais je vous aime toute l’année, et tous les jourssont pour moi les calendes de janvier, volt. Leur.Cideville, 4 févr. 4766. || Renvoyer aux calendesgrecques, renvoyer à un temps qui ne viendra ja-mais, attraper. Il s’éloigne des chiens, les renvoieaux calendes Et leur fait arpenter les landes, lafont. Fabl. , vi, 40. || 2“ Assemblée de curés decampagne, convoquée par l’évêque. La Fontaine sécrit calende: C’était jour de calende, et nombrede confrères Devaient dîner chez lui, Cas de consc.
— REM. Renvoyer aux calendes grecques, c’estrenvoyer à ce qui n’existe pas, puisque les Grecs n’a-vaient point les calendes; mais renvoyer au calen-drier grec, ce que disent fautivement quelques-uns,ne signifierait rien, les Grecs ayant un calendrier.
— HIST. xiii* s. Le premier jor de cascun moisapele tousjours kalendes, Comput, f° 2 . || xv‘s.Es calendes grecques, respondit Panurge , lorsquetout le monde sera content, Rabelais , dans la-curne.
— ÉTYM . Génev. chalende, le jour de Noël. On letire de calare, appeler, en grec xaXeîv, parce que,avant la publication des fastes, un pontife, à Rome ,convoquait le peuple, le premier jour de chaquemois, pour annoncer les jours fériés. PourtantM. Alfred Maury croit que c’est un mot étrusque,de même radical du reste que calare et xaXsîv.
CALENDRIER (ka-Ian-dri-é; l’r ne se lie jamais;au pluriel l’s se lie : des ka-lan-dri-é-z utiles), ».m. || 1° Indication des jours, des mois et des saisonsde l’année. Moins dedévotion de calendrier, et moinsde licence les soirs, aurait formé une vie plus unieet plus décente, st-sim. 633, 48. La saison ne per-mettait pas De faire voile vers la France .... Pendantces trois mois de tempête, Que faire sans calen-drier? Comment placer les jours de fête? Commentles différencier? gresset , Carême impromptu.|| Vieux calendrier, ou calendrier julien, celui quiest conforme à la réforme qui fut faite par les ordresde Jules César, et que l’astronome grec Sosigène calcula d’après la longueur, connue alors de l’an-née. || Nouveau calendrier, ou calendrier g' égorien,celui qui est conforme à la réforme faite par lepape Grégoire XIII et qui ajouta à l’année de cetteréforme onze jours, erreur entre le temps vrai etle temps du calendrier Julien produite par des quan-tités que n’avait pas connues l’astronome Sosigène .|| Calendrier républicain, calendrier institué par laRépublique française , lequel commençait à l’équi-noxe d’automne et avait les mois de 30 jours chacun,avec 6 ou 6 jours complémentaires. || Calendrier per-pétuel, série de calendriers comprenant tous lesjours où tombe la fête de Pâques . || Au figuré. Il nefigure pas sur votre calendrier, ce n’est pas un dessaints de votre calendrier, c’est-à-dire vous ne l’ai-mez pas. || 2° Calendrier de Flore, tableau des épo-ques de l’épanouissement des fleurs. || Quelquefoisparterre où sont disposées en ordre des plantes qui,fleurissant aux différents mois de l’année, indiquentà quelle époque on est.
— SYN. calendrier, almanach. L’indication desmois, des jours, des fêtes, voilà l’objet du calen-