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Tome premier. A - C.
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contenant que peu de corps marins; 3° le calcairecoquillier, ainsi nommé parce qu’il contient beau-coup de coquilles.

— ÉTYM . Calcarius. déco!*, chaux (voy. chaux).

f CALCANÉEN , ENNE (kal-ka-né-in, né-è-n’),adj. Qui se rapporte au calcanéum.

f CALCANÉO .... Préfixe dont se servent les ana-tomistes pour indiquer des rapports du calcanéum :calcanéo-scaphoïdien.

CALCANÉUM (kal-ka-né-om’), s. m. Terme d’a-natomie. Os court, situé à la partie postérieure etinférieure du pied, et faisant partie du tarse.

— hist. xvi* s. Le calcanéum est le plus gros d’en-tre les autres [os du pied], et sur lequel nous mar-chons, PARÉ, IV, 38. •

— ÉTYM . Calcanéum, d ecalcare, fouler au pied.

■j CALCAKÉO.... Préfixe dont se servent les géo-

logistes pour indiquer que le calcaire entre danscertains composés : calcaréo-ferrugineux.

fCALCAREUX, EUSE (kal-ka-reû, reû-z’), adj.Terme de minéralogie. Qui contient de la chaux oudes pierres calcaires.

— ÉTYM . Voy. calcaire. Calcareux est un gros-sier barbarisme; calcaire ne pouvant en aucun casmener à calcareux.

| CALCAUIFÉRE (kal-ka-ri-fê-ri), adj. Termed’histoire naturelle. Qui est muni d’un éperon.

— ÉTYM . Calcar, éperon, et ferre, porter.

t CALCAIllPORME (kal-ka-ri-for-m’), adj .Termedidactique. Oui a la forme d’un éperon.

— ÉTYM . Calcar, éperon, et forme.

CALCÉDOINE (kal-sé-doi-n’), s. f. Pierre pré-cieuse de couleur bleue ou jaunâtre, qu’on met aurang des agates, et sur laquelle on grave aisément.

— hist. xii* s. Jagonces, saphirs, calcédoines,Romancero, 69. || xiv* s. Calcidoine est une pierrepâlie et de couleur obscure, qui est ainsy commemoyenne entre la couleur du beril et de jacinte. Cestepierre est engendrée de la rousée, si comme dientaulcuns, de laborde, Émaux, p. 200. Un signetd’or à un cassidoine, où est taillie la teste d’unefemme, id. ib. ||xvi* s. Quantestdu calcidoine, pa-LISSY, 61.

—ÉTYM . Calcedonius lapis, pierre calcédonienne,de XakxpSùv ou KaXxïiSùiv, ville de Bithynie , prèsde laquelle se trouvait cette pierre.

CALCËDONIEUX, EUSE (kal-sé-do-ni-eû, eû-z’),adj. Marqué de blanc, en parlant des pierres pré-cieuses.

— ÉTYM . Calcédoine.

f CALCÉIFORME (kal-sé-i-for-m’), adj. Termed’histoire naturelle. Qui a la forme d’une pantoufle.

— ÉTYM . Calceus, soulier (voy. chausser), etforme.

f CALCÉOLAIRE (kal-sé-o-lê-r’) s. f. Plante culti-vée depuis quelque temps pour sa fleur ( calceolaria ).

— ÉTYM . Fleur ainsi dite à cause de sa forme,de calceolus, pantoufle, chausson.

t CALCÉOLE (kal-sé-o-1’), s. f. Terme de zoolo-gie. Sorte de coquillage (calceola).

— ÉTYM . Ainsi dit, à cause de sa forme, de cal-ceolus, chausson, pantoufle.

f CALCÉOLÉ (kal-sé-o-lé), s. m. Terme de zoo-logie. Nom de la famille des calcéoles.

t CALCÉOLIFORME (kal-sé-o-li-for-m’), adj.Terme d’histoire naturelle. Oui est en forme de pan-toufle.

— ÉTYM . Calceolus, pantoufle, et forme.

t CALCET (kal-sè), s. m. Terme de marine.Pièce de bois placée au haut d’un mât de galère,et dans la tète de laquelle sont placées les poulies.

— ÉTYM . Vieux franç. causse, cosset, cousset ;espagn. calcez, garcez ; ital. calcese ; de carchesium ,hune (voy. carquois).

t CALCICO.... Préfixe dont se servent les miné-ralogistes pour indiquer qu’un composé contient dela chaux : calcico-barytique.

| CALCIDE (kal-si-d’), s. m. Terme de chimie.Nom des métaux analogues au calcium.

— ÉTYM . Calcium.

t CALCIFÈRE (kal-si-fê-ri), adj. Terme de mi-néralogie. Qui contient de la chaux.

— ëtym. Calx , chaux (voy. chaux), et ferre,porter.

t CALCIFICATION (kal-si-fi-ka-sion), s. f. Termede pathologie. Passage d’un tissu mou à la consis-tance et quelquefois à la couleur de la chaux, pardépôt moléculaire des sels de chaux et autres.

— ÉTYM . Calcifié.

t CALCIFIÉ, ÉE (kal-si-fi-é, ée), adj. Terme deminéralogie. Qui est converti en carbonate de chaux.

— ÉTYM . Calx, chaux, et ficare, fréquentatif,usité en composition, de jfacere, faire.

nier, du i.a langue français ».

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f CATXILITIIE (kal-si-li-t’), s. f. Terme de mi-néralogie. Pierre de chaux compacte.

— ÉTYM. Calx , chaux, etXtôo;, pierre.

t CALCIN (kal-sin), s. m. Verre qui provient desrognures de glace. || Verre réduit en parcelles par lacalcination suivie de l’immersion dans l’eau froide.|| On dit aussi casson.

— ÉTYM . Voy. calciner.

f CALCINABLE (kal-si-na-bl’), adj. Qui peut êtrecalciné. Une pointe de roche escarpée lui [à An-nibal] fermait le passage, il la rendit calcinable,volt. Sing. 9. Pierres calcinables ou marbres, buff.Théorie de la terre, art. ix.

— ÉTYM . Calciner.

CALCINATION (kal-si-na-sion), s. f. || 1“ Autrefoisréduction des pierres calcaires en chaux par l’actiond’un feu violent. 100 livres de plomb produisent,après la calcination, jusqu’à 110 livres de minium.volt. Feu, 1 , 2 .|| 2° Aujourd’hui opération dans la-quelle on soumet à une chaleur très-élevée unesubstance infusible, mais sensiblement altérable.

— ÉTYM . Calciner.

t CALCINE (kal-si-n’), s. f. Oxyde métallique enpoudre servant à faire les émaux.

CALCINÉ,ÉF1 (kal-si-né,née), part, passé. || 1° Ré-duit en chaux ou oxyde métallique. || 2“ Très-échauffé. Tous ces rocs calcinés sous un soleil ron-geur, Brûlent et font hâter les pas du voyageur, a.Chénier, 34. || 3» Brûlé. Un rôti calciné. || Fig. Monsang est calciné, la fièvre me consume, j. j. rouss.Leur. Feyrou, e avril 1765. || 11 a le corps calciné,se dit d’un homme qui fait abus des liqueurs alcoo-liques.

CALCINER (kal-si-né), v. a. || 1* Terme de chi-mie. Réduire par l’action du feu en ce qu’on nom-mait chaux autrefois, ce nom de chaux étant alorsdonné à tous les oxydes métalliques, et surtout àceux qui avaient des propriétés alcalines. || 2° Sou-mettre à une forte chaleur. Calciner le salpêtre, levitriol, les métaux, etc. || 3° Se calciner, v. rèfl. Cettepierre s’est calcinée dans le feu.

— hist. xvi* s. Calciner, se dit de toutes chosesqui se rendent en chaux ou en poussière par l’ac-tion du feu, PALISSY, 378.

— êtym. Calx , chaux (voy. ce mot).

t CALCIQUE (kal-si-k’j, adj. Terme de chimie.Qui a rapport à la chaux.

— ÉTYM . Calx, chaux.

t CALCITRAPE (kal-si-tra-p’), s. f. Terme de bo-tanique. Voy. chaussetrape, plante.

f CALCITRAPÉE (kal-si-tra-pée), s. f. Terme debotanique. Nom de la famille de plantes dont lachaussetrape est le type.

t CALCIUM (kal-si-om’), s. m. Terme de chimie.Métal qui, par sa combinaison avec l’oxygène, con-stitue la chaux.

— ÉTYM. Calx , chaux.

CALCUL (kal-kul), ». m. || 1° Terme de médecine.Concrétion pierreuse qui se forme dans certains or-ganes. Calculs biliaires, urinaires, etc. || La mala-die même. Avoir le calcul. Peu usité en cet emploi.[| 2* Opération par laquelle on trouve le résultat dela combinaison de nombres ou de quantités. Calculexact. Calcul faux. Sauf erreur de calcul. || De cal-cul fait, tout bien compté. Scapin, elle obéit à samère, je suis perdu; il y a de l’erreur de calcul,regnard, la Sérénade, 7. || Absolument, le calcul,l’arithmétique. Dans cette école on apprend le fran-çais , l’histoire et le calcul. || En algèbre, le calcul,l’opération arithmétique. L’équation est posée ; c’estau calcul à la résoudre, c’est-à-dire il n’y a plus àfaire que les opérations arithmétiques qui donnentles valeurs de tous les termes inconnus. || Calcul dif-férentiel, partie de l’analyse transcendante dans la-quelle on considère des quantités infiniment petitess’évanouissant dans le résultat et permettant de met-tre en équation une foule de conditions géométriques,mécaniques et physiques. || Calcul intégral, partie del’analyse qui est au calcul différentiel ce qu’est l’ex-traction des racines à la formation des puissances.Dans le siècle dernier l’invention des nouveaux cal-culs avait produit une révolution dans les sciencesmathématiques, Condorcet, Bourdelin.\\ Calcul auxdifférences partielles ou finies, calcul qui a pourbut de trouver les différences des quantités donnéeset de remonter de ces différences aux fonctions dontelles dérivent. Il dit que D’Alembert a le pre-mier résolu, d’une manière générale, le problèmedes cordes vibrantes et qu’il a inventé le calcul desdifférences partielles, volt. Lettre d’Argenlal, 17août (774. || 3° Fig. Mesures combinées, desseinprémédité, plan. Il avait fait d’avance son calcul.La fortune fit échouer les calculs le» plus sages.

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|| Proverbe. L’erreur de calcul ne se couvre point,c’est-à-dire on peut toujours revenir sur une erreurde calcul.

— hist. xv* s. Et disoit-on que le roy devoit avoirsceu, par calculation des étoiles là haut..., que....chastf.lain, Chr. des ducs de Bourg. 3* partie, ch.H. || xvi*s. Ceste poudre a grande efficace pour dis-siper la matière du calcul, paré, xv, 38. Si la preuvedu partiteur et du quotiens multipliez l’un par l’aul-tre et ajoustez à la reste du partir, se reste y a,est égalé à celle du nombre parti, le calcule estbon, est. de la roche, Arismelique, f" 11 , verso.

— ÉTYM . Calcul us, caillou : parce que l’on comp-tait avec de petits cailloux, calculus a signifié compte,calcul. Calculus est un diminutif de calx, chaux(voy. ce mot). Par cette étymologie on comprendcomment calcul peut signifier à la fois supputationet petite pierre, et comment le sens primitif estcaillou.

CALCULABLE (kal-ku-la-bl’), adj. Qui peut êtrecalculé.

— ÉTYM . Calculer.

t CALCULANT, ANTE (kal-ku-lan, lan-t’), adj.Qui calcule. Il vous aime et vous conjure d’ètre tou-jours habile, comptante, calculante et supputante,SÉV. 16 déc. 1675.

CALCULATEUR (kal-ku-la-teur), s. m. || 1° Celuiqui sait calculer. Un bon calculateur. || 2° Fig. Tristescalculateurs des misères humaines, Ne me consolezpoint, vous aigrissez mes peines, volt. Dés. de Lis-bonne . || 3° Adjectivement. Esprit calculateur, espritqui est habile à combiner ses mesures, ses projets.

— ÉTYM . Calculator, de calculare, calculer.

f CALCULATOIRE ( kal-cu-la-toi-r’), adj. Quisert à calculer. Machine calculatoire.

— ÉTYM . Calculer.

CALCULÉ,ÉE(kal-ku-Ié,lée),pari. passé. || ^Trou-vé par le calcul. Les éclipses calculées longtemps àl’avance. || 2" Fig. Prémédité. Une méchanceté calcu-lée. || Prévu, combiné. Tout bien calculé. || Disposé.L’appareil était calculé pour frapper les imaginations.Son régime était soigneusement calculé sur leschangements que, selon M. Malouin, l’âge produitdans l’économie animale, condorcet, Malouin. Ledivers langage des hôtes du désert nous parait cal-culé sur la grandeur ou le chat nie du lieu où ils vi-vent, CHATEAUBR. Gén. I, 66.

CALCULER (kal-ku-lé), «J. a. || i* Faire une opé-ration de calcul. Calculer les distances des astres. Ilcalcula combien son argent lui rapporterait. Calcu-ler une éclipse, en déterminer pai le calcul l’époqueprécise et les circonstances. || Absolument. Il passaitles nuits et les jours  compter, calculer, supputersans relâche; Calculant, supputant, comptant commeà la tâche ; Car il trouvait toujours du mécompteà son fait, la font. Fabl . xii, 3. || 2° Fig. Médi-ter, combiner. Calculer les avantages de la guerreet de la paix. Calculer les événements. Calculezsi cela vous sera de quelque utilité. On verraitdes gens qui passeraient leur vie à calculer desévénements, montesq. Esp. xix, 27. Trahisseztout, l’amour, le devoir, l’amitié, Mais calculezdu moins vos dangers, votre perte, guibërt, Bour-bon, iv, 3. || Fig. C’est un homme habile et quisait calculer. Calculer odieusement sur la mort d’unfrère. || 3” Se calculer, v. réfl. Être calculé. Cela peutse calculer de tête. || Fig. Être reconnu, déterminé.Les opinions des hommes se calculent souvent d’a-près leur position et le milieu où ils vivent. || Êtrecombiné. Des mesures qui se calculent longtemps àl’avance.

— SYN. calculer, compter, supputer. Calculer,c’est faire une opération d’arithmétique ou d’algè-bre. Compter, c’est nombrer : compter un, deui,trois; c’est aussi faire l’évaluation, en parlant d’af-faires d’intérêt, d’administration, de finance, etc.supputer, c’est se servir de nombres ou autres do-cuments pour arriver à un résultat : en comptant lesbriques, supputer la hauteur d’un mur. Le calculest une opération abstraite qui a pour but de faireconnaître le rapport qui existe entre des quantités.Le compte est une opération concrète qui nous ap-prend quelle est la somme. La supputation est unecombinaison par laquelle, des données que nousavons, nous tirons une certaine conclusion.

— hist. xv* s. Pour venir au grant miliaire

et sçavoir par ce nombre, en querculant, la révo-lution des temps, eust. desch. Art de faire chans.p. 263. Et pour conclure et mectre fin en ceste ma-tière que j’ay calculée et esclaircie au mieux qu’ilm’a esté possible, o. de la marche, Gage débat. f°29,dans lacurne. Je quiers que, par mon récit, les jeu-ne» et ceux qui ont expérimenté telles infortunes,

1. — 5R