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Tome premier. A - C.
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CALOMNIEUX, BB5K (ka-lo-mni-eû, eû-z ’),adj.Oui contient des calomnies. Un langage calomnieux.

— hist. xvi* s. Calomnieuses mensonges, tahu-reau, Dialogues, p. 129, dans lacurne.

— ÉTYM . Calumniosus , de calumnia, calomnie.

f CALOMNIOGRAPI1E, s. m. Celui qui écrit descalomnies. Lescalomniographes, volt., t. 81, p.420.

CALONIÈRE (ka-lo-niê-r’), J. /. || 1° Voy. canon-nière, dont calonière est une altération populaire.|| 2° Terme de graveur. Espèce de tuyau dans lequelsont enchâssés plusieurs petits outils que le touretfait marcher.

t CALOPIIYLLE (ka-Io-fi-1’), adj. Terme de bo-tanique. Oui a de belles feuilles. || S. m. Nomd’une plante (calophyllus tacamahaca).

— ÉTYM . KcOèç, beau, et çuXkov, feuille.

t CALOPTÈRE (ka-lo-ptô-r’), adj. Terme de zoo-logie. Oui a de belles ailes.

— ÉTYM . KaXèç, beau, et impèv, aile.

t CALORICITÉ (ka-lo-ri-si-té), s. f. Terme dephysiologie. Faculté qu’ont les corps vivants de dé-velopper une certaine quantité de calorique.

— ÉTYM . Calorique.

■f CALORIE (ka-lo-rie), s. f. Terme de physique.Quantité de chaleur nécessaire pour élever d’undegré centigrade la température d’un kilogrammed’eau. C’est l’unité conventionnelle dont on se serten calorimétrie.

— ÉTYM . Voy. CALORIQUE.

CALORIFÈRE (ka-lo-ri-fê-r’), adj. Qui porte lachaleur. Tuyau calorifère. || S. m. Appareil pour pro-duire et distribuer la chaleur. Toute la maison estchauffée par un seul calorifère.

— ÉTYM . Calor, chaleur (voy. ce mot) et ferre ,porter.

f CALORIFICATION (ka-Io-ri-fi-ka-sion ), s. f.Terme de physiologie. Dégagement de calorique quis’opère dans les corps organisés pendant leur vie.

— ÉTYM . Calorifique.

t CALORIFIQUE (ka-lo-ri-fi-k’), adj. Terme di-dactique. Qui produit la chaleur. Rayons calori-fiques.

—HlST.xvPs. La faculté calorifique, paré, xv, 52.

— ÉTYM . Calorificus, de calor, chaleur, et ficus,qui fait.

t CALORIMÈTRE (ka-lo-ri-mè-tr’), s. m. Instru-ment propre à mesurer la quantité de calorique spé-cifique que contient un corps.

— ÉTYM. Calor . chaleur, et mètre, mesure.

t CALORIMÉTRIE (ka-16-ri-mé-trie), s. f. Partiede la physique qui a pour objet la mesure du calo-rique libre.

t CALORIMÉTRIQUE (ka-lo-ri-mé-tri-k’), adj.Qui a rapport à la calorimétrie.

t CALORIMOTEUR ( ka-lo-ri-mo-teur ), s. m.Terme de physique. Appareil électrique qui déve-loppe une très-grande chaleur.

— ÉTYM. Calor , chaleur, et moteur.

CALORIQUE (ka-lo-ri-k’), t. m. Terme de phy-sique. Principe de la chaleur, c’est-à-dire propriétéde la matière qui, consistant en une modificationmoléculaire particulière et indéterminée, est com-municable par contiguïté, et se fait sentir à dis-tance comme la gravitation, dont elle suit alors leslois fondamentales. || Calorique libre, celui qui estsensible à la main ou au thermomètre. || Caloriquespécifique, quantité relative de chaleur absorbéeparles corps qui changent de température. Tous lescorps, pour s’élever par exemple d’un degré; detempérature, n’exigent pas la même quantité dechaleur ou calorique libre. || Calorique latent, paropposition à calorique libre, celui qui est absorbépar un corps dans son passage de l’état solide àl'état liquide, ou de l’état liquide à l’état gazeux.Il disparaît entièrement alors et c’est pourquoi onle nomme latent, c’est-à-dire caché. Il redevientlibre et par conséquent sensible au thermomètredans le passage de l’état gazeux à l’état liquide ou del’état liquide à l’état solide.

— ÉTYM . Calor, chaleur (voy. ce mot).

f CALOSOME ( ka-lo-so-m’ ), s. m. Terme dezoologie. Nom de scarabées vivant de proie.

— ÉTYM . KaXôç, beau, et crtïiua, corps.

f I. CALOT (ka-lo) .s. m. Le haut d’un shako.

— ÉTYM . Voy. CALOTTE.

t 2 . CALOT (ka-lo), s. m. Morceau de bois servantà caler.

— étym. Caler.

t CALOTIN (ka-lo-tin), s. m. || 1“ Terme populaireet de dénigrement. Celui qui porte la calotte, ecclé-siastique. || 2“ Terme de métier. Pièce de cuivre d’uncorps de pompe, dite aussi calotte d’aspiration.

— étym. Calotte.

f CALOTROPE (ka-lo-tro-p’), s. m. Terme de bo-tanique. Nom d’un genre de convolvulacées ( calo-tropium giganteum).

— ÉTYM . KaXèç, beau, etxpoiri], tour.

CALOTTE (ka-lo-t’), s. f. || 1° Sorte de petit bonnetqui ne couvre que le sommet de la tête. Les som-mets de la plupart de ces collines étaient arrondisen forme de calottes, bern. de s.-p. Étud. v. || Ca-lotte à oreilles, calotte qui peut se rabattre sur lesoreilles. || Fig. et populairement, tape sur la tête.Donner, recevoir une calotte, des calottes. || 2° Sortede petite calotte noire que portent les prêtres. || Ab-solument et familièrement. Porter la calotte, êtredans les ordres. || Plus spécialement. Le pape luia donné la calotte, l’a fait cardinal. Le courrier dupape arriva avec la calotte pour l’évêque d’Orléans ,st-sim. 50, 83. On dit aujourd’hui, en ce sens, bar-rette ou chapeau. || Par dénigrement, la calotte, lesprêtres, le clergé. A bas la calotte 1 || 8“ Terme demédecine. Emplâtre agglutinatif dont on recouvraitautrefois toute la tête d’un teigneux après l’avoirrasée, et qu’on enlevait ensuite avec force afin d’ar-racher les bulbes des cheveux. || 4°Calotte du crâne,partie supérieure de la boîte crânienne. || 6° Termede géométrie. Calotte sphérique, une des deui par-ties en lesquelles un plan coupe la sphère, et particu-lièrement la plus petite des deux. Quand le plan passepar le centre, les deux calottes sont des hémisphères.|| Terme d’architecture. Portion de voûte, sphériqueou sphéroïde, qu’on élève au milieu des plafonds et desvoûtes mêmes. Si le dôme est petit, ce n’est plusqu’une ignoble calotte, chateaub. ltin. 97. || 6° Fa-milièrement. Calotte des cieux, le ciel. On ne trou-verait pas son pareil sous la calotte des cieux. || 7° Enhorlogerie, espèce de boîte qui renferme le mouve-ment d’une montre. || 8" Partie de la garde d’uneépée où l’on place le bouton. || Pièce de métalqui forme la couverture d’un bouton. || Pièce d’uncorps de pompe. || 9“ Régiment de la calotte,société de beaux esprits satiriques du xvn' et duxvhi* siècle. || Pamphlet . Que dites-vous d’une in-fâme calotte qu’on a faite contre M. de la Popli-nière? volt. Lettr. vers, 87.

— hist. xvi* s. Le malade pourra porter, pour ca-cher son imperfection, un bonnet appellê calotte,PARÉ, VIII, 29.

— ÉTYM . Diminutif de cale 3. Du moins on ne voitpas comment calantica ou calautica, sorte de coif-fure, aurait donné calotte. Calota se trouve dansdes textes latins du xui* siècle.

f CALOTTER (ka-lo-té), v. a. Donner des ca-lottes, frapper, donner des coups sur la tête avecle plat de la main. || Terme populaire.

— ÉTYM . Calotte.

f CALOTTIER (ka-lo-tié), s. m. Un des noms pro-vinciaux du noyer.

f CALOTTINE (ka-lo-ti-n’) , ï. f. Sorte de piècede vers badine et satirique.

— ÉTYM . Calotte.

f CALOU (ka-lou), s. m. Suc du cocotier.

f CALOUASSE (ka-lou-a-s’), s. f. Nom vulgairede la pie-grièche.

CALOYER, YÈItE (ka-lo-ié, iè-r’), s. m. et f. Moinegrec, religieuse grecque, de l’ordre de Saint-Basile.

— ÉTYM . KaXèî, beau, honorable, et yEpwv,vieillard (voy. géronte) , le y dans le grec modernese prononçant à peu près comme y.

f CALP (kalp’), s. m. Terme de minéralogie.Sorte de marne noire.

f CALPK (kal-p’), s. f. Terme de botanique.Urne des mousses.

— ÉTYM . KâXitri, urne.

CALQUE (kal-k’), s. m. Dessin calqué. Prendreun calque. || Fig. Imitation servile d’une oeuvre. Cepoème n’est qu’un calque.

— ÉTYM . Ital. calco (voy. calquer).

CALQUÉ, ÉE (kal-ké, kée), part, passé.Un dessin

calqué. Des modes calquéessur les modes parisiennes.

CALQUER (kal-ké), v. a. || 1* Prendre le traitd’un dessin qu’on a appliqué sur un papier et donton suit les contours avec une pointe. Calquer uneestampe. Calquer à la vitre. Calquer une lettre pouren faire le fac-similé. || 2° Fig. Imiter servilement.Ils calquent les modes françaises sur l’habit romain,j. j. rouss. Ml. il, 17. Bentivoglio, en Italie , cal-qua Tite-Live , chateaub. Génie, m, ni, 3. || 3» Secalquer, v. réfl. Se modeler. Il se calque sur unmauvais modèle.

— ÉTYM. Ital. calcare , calquer, proprement fou-ler, du latin calcare , fouler aux pieds, dont l'an-cien français fit caucher (voy. chausses).

f CALQUOIR (kal-koir), s. m. Crayon de métalservant à calquer.

— étym. Calquer.

f CALSCH1STE (kal-chi-st’), s. m. Terme de géo-logie. Schiste argileux contenant des veines cal-caires.

— étym. Calx, chaux, et schiste.

CALUMET (ka-lu-mè ; le t ne se lie pas dans le

parler ordinaire; au pluriel 1’* se lie : leska-lu-mè-z américains; calumets rime avec traits, jamais,succès, paix, etc.), s. m. || 1* Terme de botanique.Nom populaire donné en Amérique à plusieurs plantesdont les tiges servent à faire des tuyaux de pipe,|| 2* La pipe même en usage chez les sauvages, etqu’ils présentent comme un symbole de paix. Jeviens leur apporter le calumet de la paix, volt.Jenni, 7. Un Caraïbe faisait fumer, en signe de paix,des matelots dans son calumet, bern. de s.-p. Ét. ii.Bienf. Je fumerai mon calumet de paix sur le ber-ceau de mon fils, chateaub. Atala, 22 s.

— ÉTYM . Calumet ou chalumet, autre forme dechalumeau (voy. ce mot).

CALUS (ka-lus’), s. m. || 1“ Durillon produit parle frottement. Le seul produit de la térre cultivée pardes mains laborieuses, endurcies de calus et mouil-lées de larmes, doit des tributs à la puissance lé-gislatrice et exécutrice, volt. l’Homme aux 40 écus,aventure avec un carme. || Fig. Endurcissement decœur. Le méchant se fait un calus contre le remords.|| 2“ Cal, espèce de soudure qui réunit les fragmentsd’un os. || 3° Terme de botanique. Excroissance ar-rondie formée après la rupture d’une branche, l’in-cision de l’écorce, etc.

— HIST. xvi* s. On voit aux Restes brutes, quiauront quelque jambe ou autre partie rompue, lecallus estre refait sans aide de nul medioament,paré, Introd. 27. Ce qui unist les os ensemble, estappellé callus, id. ib. vii, 4.

— étym. Le même que cal (voy. ce mot).

CALVAIRE (kal-vê-r’), s. m. || 1“ Lieu élevé où

Jésus-Christ fut crucifié. || Fig. Qu’un autre, auxrois déchus donnant un nom sévère, Fasse un vilpilori de leur fatal calvaire, v. hugvi, Voix, 2 .Combien de généreux sang a été répandu avant quene se levât le jour de la victoire I De combien destations a été marqué ce douloureux calvaire de laliberté! Joum. des Débats, 30 nov. 1830. || 2° Élé-vation où l’on a planté une croix pour figurer le cal-vaire. || Dans les églises, suite de stations qu’onnomme plus ordinairement chemin de la croix.

— hist. xii* s. E si cum en calvaire unt Deu cru-cifié, Th. le mart. 160 . ||xiu* s. Cil le bâtirent tantde poins et de corgie [courroie] ; Puis le crucefierentel mont de Calvairie, Ch. d’Ant. iv, 8(4.

— ÉTYM . Calvaria, lieu où Jésus-Christ fut cruci-fié , ainsi dit parce que, les condamnés y étant exécu-tés et leurs corps y restant, il était garni de crâ-nes, en latin calvaria, lequel vient de calvus,chauve (voy. ce mot), à cause de la dénudation dela boîte osseuse.

CALVILLE (kal-vi-1’), s. m. Espèce de pomme.Voilà du beau calville.

— ÉTYM . Norm. cadville ; génev. calcine; lan-gued. calvire, d’après Ménage; ital. caravella. Ori-gine inconnue ; pourtant Ménage note qu’il y a,dans le voisinage de Lyon , un lieu appelé Calville,d’où la pomme aurait pu être dénommée; maisalors, le mot italien , d’où viendrait-il? Des lexico-graphes font calville du féminin.

f CALVINIEN, 1ENNE (kal-vi-niin, niè-n’), adj.Qui appartient au calvinisme. Les églises calvinien-nes, boss. Var . (5.

CALVINISME (kal-vi-ni-sm’), s. m. La doctrine,l’Église de Calvin , qui se distingue surtout par lanégation de la présence réelle et par le dogme dela prédestination. C’est, selon eux, prêcher un cal-vinisme horrible, bcil. Sut. xii. Louis XIV , quiavait proscrit le calvinisme avec tant de hauteur,fit la paix, sous le nom d’amnistie, avec un garçonboulanger [chef des protestants insurgés dans lesCévennes], volt. Louis A [7, 36. Celui de ses aïeuxqui, ayant embrassé le calvinisme, fut obligé d’a-bandonner sa patrie, était établi dans la ville deTroyes.... Condorcet, Tronchin .

— étym. Calvin ou Chauvin, de la ville de Noyon ,fondateur du calvinisme.

CALVINISTE (kal-vi-ni-st’), s. m. et/. Celui, cellequi suit la doctrine de Calvin .

CALVITIE (kal-vi-sie),s. / État d’une tête chauve.Une calvitie précoce.

— étym. Calvities, de caivus, chauve (voy. cemot). Nos anciens disaient chauveté.

f CALYBION (ka-li-bi-on), s. m. Terme de bota-nique. Fruit en capsule, gland.

— étym. KaXuëiov, proprement petite cabane.