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Tome premier. A - C.
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CAP

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476 CAP

Mœurs, 12 t. || Fig. N’avoir que la cape et l’épée,être sans fortune. Et n’ayant pour tout bien que lacape et l’épée, Toute mon espérance aurait été trom-pée, regnàbd, Mênech. il, i. || Fig. N’avoir que lacape et l’épée, n’avoir que des dehors, que l’apparencedu mérite. Pour le petit marquis, je trouve qu’il n’y arien de si mince que sa personne, et ce sont de cesmérites qui n’ont que la cape et l’épée, mol. Mis. v,4. || Sous cape, en cachette, à la dérobée, en des-sous. L’esprit malin riait sous cape, la font. Belph.Ne peut-il pas.... Rire sous cape de ces tours ? id. Otes.Et vous menez sous cape un train que je hais fort,mol. Tart. i, t. lo [Mme de Montespan] a été à lamesse, on l’a regardée sous cape, sév. 333. Il s’estjustifié de ce qu’avait dit sous cape M. de Lau-zun, id. 61 2 . Je riais souvent sous cape de l’em-barras de mon père et de ma mère, qui fort sou-vent ne savaient où se mettre, st-sim. 50, 99. Riresous cape de toutes les sottises du public, volt.lett.d’Argental, déc. 1760. |j 2° Actuellement, dansquelques provinces, vêtement dont les femmes secouvrent la tête et les épaules contre le mauvaistemps. Sortir en cape. || 3° En termes de marine, lacape est la grande voile du grand mât. || Être à lacape, se mettre, se tenir à la cape, se dit d’un na-vire qui, la barre sous le vent, et presque à sec devoiles, présente le côté afin de ne plus faire route.

— HIST. xvi* s. Vestu simplement d’une meschante

cappe, amyot, Nicias , 34. Après quelques sacrificesfaits, il vest la chappe de pourpre de la deesse Pro-serpine , in. Dion, 70. Quelques uns des soudards,en se mocquant, demandèrent au herault, si, pourla venue d’une cappette et d’un baston de Lacedre-mone, les Syracusains se sentoient si fortifiez qu’ilsen deussent avoir les Athéniens en mespris, id. Ni-cias , 34.Celuy qui de plein jour Aux cardinaux

en cappe a veu faire l’amour, du Bellay, vi, 34,verso. Les autres qui parloient aussi de passer lesmonts, rioient sous chape, d’aub. Hist. m, 148. Orje sens que mon lecteur me tire par la cape pour ceque je n’ai pas assez marqué la rupture des Estats,id. Hist. m, 173.

— ÉTYM. Prononciation picarde de chape (voy.ce mot) ; bourguig. caippe.

f CAPÉER (ka-pé-é), «. n. Terme de marine. Te-nir la cape pendant un coup de vent.

— ÉTYM . Cape.

| CAPELADE (ka-pe-la-d’), s. f. Dans quelquesprovinces, hangar au milieu d’une ferme.

f CAPELAGE (ka-pe-la-j’), s. m. Terme de ma-rine. Action de capeler. || Ensemble des manœuvresmortes attachées à une vergue.

1. CAPELAN (ka-pe-lan), s. m. Prêtre pauvre oucagot duquel on parle avec mépris.

— HIST. xvi* s. Allez sur mule avecques une housse,Ainsi tousés [tondu] qu’un moine ou capelan, makot,II, 305.

— ÉTYM . Ital. cappellano, chapelain (voy. ce mot).

2 . CAPELAN (ka-pe-lan), s. m. Petit poisson demer d’une chair délicate, et dont les pêcheurs demorue se servent pour appât ( gadus minutus etaussi gadus blennoides). On écrit aussi caplan.

f CAPELAN1ER (ka-pe-la-nié), s. m. Pêcheur deoapelans. || Marin chargé de semer le capelan pourattirer la morue.

— ÉTYM . Capelan 2.

t CAPELER (ka-pe-lé), t>. a. Terme de marine.Passer une boucle, un œillet, une bague dans toutobjet propre à les recevoir, comme le bout d’unmât, d’une vergue, d’un boute-hors.

CAPELET (ka-pe-lè), s. m. Terme de vétérinaire.Tumeur mobile, dite aussi passe-campane, qui croitsur la pointe du jarret du cheval.

— ÉTYM. Prononciation picarde de chapelet; latumeur a été ainsi nommée à cause de la bosselure.

CAPELINE (ka-pe-li-n’), s. f. || 1° Chapeau ornéde plumes et d’aigrettes que les femmes portaienten habit de chasse. Elles firent partie d’aller à lachasse en habit de campagne avec des capelines,scabron, Précaution inutile , dans richelet. Là lesdames en capelines Et tenant en main des hous-sines, Perrault, Ép. d, la chasse, dans richelet.|| 2* Aujourd’hui, sorte tre capote faite en étoffe lé-gère que les femmes portent l'été ; et autre capotelégère, mais chaude, et le plus souvent ouatée, queles femmes jettent sur leur tête, quand elles sortentdu bal ou du spectacle, pour se défendre du froid.11. 3" En chirurgie, bandage récurrent qui, par sadisposition, forme une sorte de coiffe ou de bonnet.|| 4” Anciennement, armure de tête. On disait autre-fois : c’est un homme de capeline, comme on ditaujourd’hui c’est un homme d’épée.

— IlIST. xiv s. Armés de jaques, de cotes et de

capelines de fer et de plusieurs autres armeures, ducange, capellina. || iv's. Et avoit le duc de Berricapeline d’acier en la teste et un termaillet au frontdevant moult riche, monstrelet, liv. i, chap. 100 .|| xvi* s. Puis [l’ange messager] sa perruque divineCoifa d’une capeline, Prenant sa verge en son poing,RONS. 632.

— ÉTYM . Bas-Iat. capellina, de capa, cape.

f CAPELLINE (ka-pèl-li-n’), s. f. Terme de bla-son. Genre de morion, de pot ou de casque ouvert.

— ÉTYM . Le même que le précédent.

CA PENDU (ka-pan-du), s. m. Espèce de pommerouge.

— HIST. xvi’ s. Vous mangerez de bonnes poires,bergamottes, une pomme de court pendu, rabel.m, 13. Pommes de capendu ou carpendu dans Ni-cot. La Quintinye les appelle de courtpendu.

— ÉTYM . Peut-être le préfile péjoratif ca.... etpendu : mal pendu, courtpendu.

CAPERON (ka-pe-ron), s. m. Voy. capron.

CAPÉTIEN, ENNE (ka-pé-siin, siè-n’), adj. Quiappartient à la troisième race des rois de France .|| Substantivement. Les Capétiens, les rois de latroisième race.

— ÉTYM. Capet , surnom de Hugues qui détrônales Carlovingiens.

f CAPHAR (ka-far), *. m. Impôt qu’on lève enrécompense de la protection qu’on accorde auxvoyageurs ou aux habitants d'un lieu.

— ÉTYM . Arabe, khafdra, de khafara, protéger.

f CAPIIARNAtjM (ka-far-na-om’), s. m. Lieu qui

renferme beaucoup d’objets entassés confusément.|| Lieu de désordre et de débauches.

— ÉTYM. Capharnaüm, ville de Judée mentionnéedans l’Evangile . C’était une grande ville de com-merce, et pour cela ce nom a pris le sens vulgairede lieu où mille choses sont entassées.

f CAPIÉ, ÉE (ka-pi-é, ée), adj. Terme de miné-ralogie. Oui a l’apparence du bois piqué.

f CAPILLACÉ, ÉE (ka-pil-la-sé, sée), adj. Termedidactique. Oui a la finesse des cheveux.

— ÉTYM . Capillaceus, de capillus, cheveu (voy.cheveu).

CAPILLAIRE (ka-pil-lê-r’), adj. || 1° Délié commedes cheveux. Tube ou tuyau capillaire, tube dontle conduit intérieur a été comparé à un cheveu.Une goutte de rosée qui filtre dans les tuyaux ca-pillaires d’une plante leur présente des milliers dejets d’eau, bernard, de st-p. 1” étude. || Terme dephysique. Phénomènes capillaires, phénomènes quel’on observe quand on plonge, dans un vase conte-nant un liquide, l’extrémité d’un tube capillaire,c’est-à-dire dont le diamètre intérieur ne dépassepas un millimètre. L’attraction et la répulsion despetits corps qui nagent à la surface des liquidessont des phénomènes capillaires que l’on peut sou-mettre à l’analyse, laplace, Exp.iv, 17.||Termed’anatomie. Vaisseau capillaire ou, substantive-ment, les capillaires, dernières ramifications vas-culaires que le sang traverse pour passer des ar-tères dans les veines, et qui établissent la continuitéentre ces deux ordres de vaisseaux. || 2” S. m. Nom,dans les pharmacies, du feuillage de plusieursespèces de fougères : capillaire commun ou noir(asplénium adiantum nigrum, L.); capillaire duCanada (adiantum pedatum, L.); capillaire deMontpellier (adiantum capillus Veneris, L.). Siropde capillaire. Les convolvulus, les capillaires d’eaususpendent devant son nid des draperies de ver-dure, chateaub. Génie, i, v, 7.

— HIST. xiv* s. Tant que [les veines] soientcapillaires, H. de mondev. f* 22. || xvi’ s. Veinesme-saraïqueset capillaires du foye, paré, xxiv, 22,L’ai-gremoine, les capillaires, l’herbe robert, id. xvi,35. L’eau d’endive , de borrache, de capillaires,id. xx. 26 .

— ÉTYM . Capiüaris, de capillus , cheveu (voy.ce mot).

f CAPILLAMENT (ka-pil-la-man), s. m. Termedidactique. Petite fibre très-ténue, filamenteuse.

— ÉTYM. Capillamentum , chevelure, de capillus,cheveu (voy. cheveu).

f CAPILLARITÉ (ka-pil-la-ri-té), s. f. Terme dephysique. || 1° État de ce qui a la ténuité d’uncheveu. || 2° L’ensemble des phénomènes qui sepassent dans le contact des liquides avec les solidesprésentant des espaces très-étroits ou capillaires.|| Force particulière qui produit ces phénomènes,et qui ne paraît être qu’une variété de l’adhésion.

— ÉTYM . Capiüaris (voy. capillaire).

t CAPILLIFOLIÉ, ÉE (ka-pi 1-li-fo lî-é, ée), adj.Terme de botanique. Oui a des feuilles capillaires.

— ÉTYM . Capillus, cheveu, et folium, feuille.

t CAPILLINE (ka-pil-li-n’), s. f. Terme de botani-que. Champignon capilliforme (capillina).

— ÉTYM . Capillus, cheveu.

f CAPILLITIE (ka-pil-li-sie), s. m. Terme de bo-tanique. Tissu de filaments qui enlace les germesdes lycoperdacèes.

— ÉTYM . Capillitium, chevelure, de capilluscheveu.

CAPILOTADE ( ka-pi-lo-ta-d’), s. f. Sorte deragoût fait de morceaux de viandes déjà cuites.|| Fig. et familièrement, mettre en capilotade, acca-bler de coups ou déchirer, ruiner de réputation.Le menaçant de mettre ses enfants en capilotade,hamilt. Gramm. 10 . Si j’entre en furie, je vousmettrai tous deui en capilotade ; çà que l’on fassetrêve à cette heure, Francion, u, 79.

— HIST. xvi* s. Cabirotades, longes de veau,rabel. Pant. iv, 69. Vous trouverez qu’il n’y a riensi fade, entre tous les mets de vostre table, que ce belentretien de son ame, et que son discours et inten-tions ne valent pas vostre capirotade, mont, iv,306.

— ÉTYM . Bourguig. caipirotade; espagn. capiro-tada; ital. capperottato. Quoique Ménage rejettebien loin l’étymologie de capirote, chaperon enespagnol , la forme des mots l’appuie fortement;il n’est pas difficile d’imaginer, quand on se rap-pelle les dénominations des sauces et des plats, quecelui-ci ait été nommé le plat au chaperon.

f CAPION (ka-pi-on), s. m. Terme de marineusité seulement dans le Levant. Capion de proue,étrave ; capion de poupe, étambot.

f CAPIOU (ka-pi-ou), s. m. Voy. cabiou.

CAPISCOL (ka-pi-skol), s.m. Doyen de chapitre,dans quelques provinces.

— ÉTYM . Espagn. capiscol; bas-lat. capischolus;de caput, tête , chef (voy. cap) , et de schola,école.

CAPISTRATE (ka-pi-stra-t’), adj. Terme de zoo-logie. Qui est muni d’un encadrement de la facecomparé à une mentonnière.

— ÉTYM . Capistratus, de capistrum, chevêtre.

f CAPISTRATION (ka-pi-stra-sion), s. f. Termede chirurgie. Synonyme inusité de phimosis.

— ÉTYM . Capistrare, museler, de capistrum,chevêtre.

f CAPISTRE (ka-pi-str’), s. m. Il 1° Terme de chi-rurgie. Synonyme inusité du bandage dit chevêtre.|| 2° Terme de zoologie. La partie de la tête, chezles oiseaux, qui entoure le bec.

— ÉTYM . Capistrum, muselière (voy. chevêtre).

CAPITAINE (ka-pi-tê-n’), s. m. || 1° Chef mili-taire. C’était un vaillant capitaine, un vieux capi-taine. Il était plus soldat que capitaine. Et si Fla-minius en est le capitaine, corn. Nicom. il, 3.Joignez à vos vertus celles d’un capitaine, id. Cid,i, 7. Ruiter qui est le plus grand capitaine de lamer, sév. 138. X la nuit qu’il fallut passer en pré-sence des ennemis, comme un vigilant capitaine,il reposa le dernier, boss. Louis de Bourbon. Souslui se sont formés tant de renommés capitaines queses exemples ont élevés aux premiers honneurs mi-litaires, id. ib. U tenait pour maxime qu’un habilecapitaine peut bien être vaincu, mais qu’il ne luiest pas permis d’être surpris, id. ib. Leur subtil con-ducteur [Cromwell] qui, en combattant, en dogma-tisant , en mêlant mille personnages divers, en faisantle docteur et le prophète aussi bien que le soldat etle capitaine, id. Reine d’Anglet . || 2“ Dans un sensplus spécial, chef d’une compagnie dans un ré-giment. Capitaine d’infanterie , de cavalerie. || Onnommait capitaine-lieutenant celui qui commandaitune compagnie dont le roi, la reine ou un princeétait censé capitaine ; ainsi que le lieutenant de lacompagnie colonelle d’un régiment. || Capitaine desgardes, celui qui commandait une des quatre com-pagnies des gardes du roi, et capitaine aui gardes,l’officier qui commandait une compagnie du régi-ment des gardes françaises. || 3° Celui qui com-mande un bâtiment de mer. Capitaine de vaisseau,de frégate. Capitaine d’un navire de commerce.|| Capitaine de pavillon, capitaine du vaisseau-pa-villon ou vaisseau qui porte le pavillon d’un offi-cier général. || Capitaine de port, officier préposé aucommandement d’un port. || Capitaine de prise, offi-cier qu’un bâtiment capteur détache sur un navirecapturé pour le commander. || Capitaine au longcours, titre du marin qui peut commander pour leslongs voyages les navires marchands de toutes lesgrandeurs. || Capitaine d’armes, autrefois officier,aujourd’hui sous-officier chargé de la police dubord. || 4° Familièrement. Capitaine renard allait decompagnie Avec sonami bouc desplus hauts encornés,