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t CARACOI.LE (ka-ra-ko-1’), s. f. Terme de bo-tanique. Espèce de haricot dont la fleur est contour-née en spirale.
— Etym . Caracole; ital. caraco.
t CARACORE (ka-ra-ko-r’), s. f. Sorte de navireen usage aux lies Philippines .
f CAllACOULER (ka-ra-kou-lé), t). n. Terme d’oi-seleur. Roucouler.
CARACTÈRE (ka-ra-klê-F), s. m. || 1° Signe tracéou écrit. Les lettres de l’alphabet, les signes deponctuation, les chiffres sont des caractères. Carac-tères d’écriture. Les caractères de l’alphabet. Gravéen gros caractères. Ecrit en petits caractères. 11 neforme pas ses caractères. Caractères symboliques,hiéroglyphiques. Les caractères de cette inscriptionsont en partie effacés. Si vous avez peine à lire cettelettre, pour n’être pas en assez beau caractère, pasc.Prov. 17. Madame, dois-je croire un billet de Mau-rice ? Voyez si c’est sa main, ou s’il est contrefait;Vous en devez connaître encor le caractère, corn.Iléracl. n, a. Voyez ce qu’en mourant me laissevotre mère; J’en baise en soupirant le sacré carac-tère, id. ib. v, 8.Voici ces sacrés caractères, Les
garants trop certains de ces cruels mystères, volt.Sémir. iv, 2 . Les sommets brisés des Apalaches sedessinaient comme des caractères d’azur, chateaub.Mené, 168. || Se dit des types d’imprimerie. Graveur,fondeur en caractères. Ces caractères sont usés. Cecaraotère est bon à refondre. L’œil de ce caractèreest trop petit. || En algèbre, en astronomie, en chi-mie, en botanique, en pharmacie, caractère, signeabréviatif dont on se sert pour exprimer quelquechose. || Signe, marque portée par superstitioncomme talisman. Oui, c’est un enchanteur qui porteun caractère Pour ressembler aux maîtres des mai-sons, mol. Amph. iii, 6. On dit qu’il a un caractèrepour se faire aimer de toutes les femmes, id. Pourc.m, 8. Vieux en ce sens. || 2" Fig. Quoique cette idéegénérale de la beauté soit gravée dans le fond de nosftmes en caractères ineffaçables, pasc. dans cousin.C’est sans les oublier qu’on quitte ses parents : L’hy-men n’efface point ces profonds caractères, cor-neille, //or. iii, 4. || 3* Titre natu'.jl ou légal quidonne qualité de.... Il dépouille le caractère d’amiquand il prend celui déjugé. Le caractère royal. Lesdéputés viennent ici avec un caractère public. Quiest sans caractère officiel. Qui a caractère pour or-donner et pour défendre. Certains sacrements impri-ment un caractère indélébile. Déployer, cacher soncaractère, faire connaître, cacher le titre officielque l’on a. Les généraux romains commencèrent às’attacher leurs soldats, qui ne regardaient en euxjusqu’alors que le caractère de l’autorité publique,boss. Ilist. iii, 7. Un père est toujours père; Rienn’en peut effacer le sacré caractère, corn. Poly.v, 3. Et que dois-je être? — Roi . Reprenez haute-ment ce noble caractère, id. Nicom. îv, 3. Unagentsans caractèred’un roi suédois réfugiéchez les Turcs,volt. Charl. XII, 6. || 4° Ce qui est le propre d’unechose. Le caractère distinctif de la vérité. C’est undes caractères du génie. Je rechercherai les carac-tères de la folie. L’imprévoyance est le caractère dela jeunesse. Donner aux origines des villes un carac-tère plus auguste. Ces trois philosophes avaient uneéloquence d’un caractère différent. Conserver le ca-ractère des différents genres de littérature. Nousnaissons avec un caractère d’amour dans nos cœursqui se développe à mesure que l’esprit se perfec-tionne, pasc. dans cousin. La bonté est le caractèrele plus naturel des rois, boss. Polit. Elle porte lecaractère de la main de Dieu , n.Hist.n, 1 3. Le stylemême porte imprimé le caractère des âges, id. ib. n,1. Pour garder le caractère du temps, in. ib. U, 3. Faut-il que sur le front d’un profane adultère Brille de lavertu le sacré caractère? rac. Phèd. iv, 2 . Un ca-ractère de faiblesse et de timidité né avec nous,mass. Conf. Zèle contre les vices. Vous êtes marquédu caractère des réprouvés, id. Car. Fausse confes-sion. Il les marqua sur le front d’un caractère deréprobation, id. Car. Médis. Elles sont marquées ducaractère des justes, id. Avent. Afflict. L’Église, sousJulien, fut exposée à une persécution du caractèrele plus dangereux, chateaub. Génie, i, i. || Dansles sciences, ensemble de modifications apparentespropres à faire distinguer les objets. Les naturalistesentendent par caractère, les traits les plus saillants,les plus propres à faire reconnaître une classe, ungenre ou une espèce. Caractère générique, carac-tère qui appartient à un genre. Caractère spécifi-que, caractère qui appartient à une espèce. M. deLinné chercha les caractères fondamentaux de sonsystème dans les parties des plantes qui servent àeur reproduction, condorcet, Linné . || En méde-
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cine, caractère s’emploie pour exprimer l’état plusou moins grave d’une maladie. Pneumonie de mau-vais caractère, d’un caractère, fâcheux. Fièvre d’uncaractère bénin. || 5°Ce qui distingue, au moral, unepersonne d’une autre ; nature, naturel. mœurs, sen-timents. La différence des caractères. D’un caractèreirascible. Dompter ces caractères intraitables. Unmauvais caractère. Un noble caractère. Force de ca-ractère. Suivre son caractère. Peinture des caractères.Je suis sorti de mon caractère, boss. Var. Préf. Ilfaudrait des foudres pour des âmes de ce caractère,mass. Carême, Confess. Des chevaliers français tel estle caractère, volt. Zaïre , il, 3. Quelle véhémencedans les sentiments [chezCorneille] I Quelle dignité,et en même temps quelle prodigieuse variété dansles caractères ! rac. Disc, de récept de Th. Cor-neille . || Comédie de caractère, celle où l’on présenteun caractère dominant qui fait proprement le sujetde la pièce. Le Menteur, l’Avare, le Glorieux sontdes comédies de caractère. || Familièrement. C’estun bon caractère d’homme. || La personne mêmequi a le caractère. Les mauvais caractères sont tou-jours malheureux. || Les Caractères de tel auteur,l’ouvrage dans lequel un auteur a peint les carac-tères, les mœurs. Les Caractères de Théophraste,de La Bruyère || 6" Absolument, ensemble des fa-cultés qui se rapportent à l’action, distinct du cœuret de l’esprit. C’est le caractère qui domine en lui.|| Les facultés morales opposées aux facultés intel-lectuelles. Grand de génie et grand de caractère,BÊRANO. Cinq mai. || Fermeté. Il veut montrer ducaractère. Comme il convenait à des hommes de ca-ractère. Dans cet entretien il fit preuve de caractère.Manquer entièrement de caractère. Homme sans ca-ractère. C’est un homme à caractère. Elle aimaitmieux qu’on manquât de sagesse que de caractère,et qu’on eût le cœur faible que l’esprit impertinentet corrompu, Marivaux , Vie de Marianne, 4* par-tie, p. 2 ) 8 . || Celui, celle qui a dans son moralquelque chose qui se distingue en s’accusant. C’estun caractère. || 7* Absolument, en un autre sens,expression, air expressif. 11 aune physionomie sanscaractère. Voilà un beau caractère de tête. La na-ture a tracé dans ses regards mourants Un si grandcaractère et des traits si touchants, volt. Mahom.iv, 4. || Danse de caractère, danse qui représenteune petite action. On pria Blanca d’exécuter une deces danses de caractère où elle surpassait les plushabiles guitanas, chateaub. D. des Abene. i««.|| Dans les œuvres de littérature et d’art, qualitéqui les élève au-dessus du commun et du vulgaire ;certaine originalité d’intention et de style. Cette co-médie, cette musique n’a point de caractère. || Enmusique, demi-caractère »e dit de la musique oude la danse qui tient le milieu entre le genre graveet le genre comique.
— SYN. caractère, mœurs. En termes de théâ-tre, on entend par mœurs ou mœurs générales leshabitudes qui appartiennent à une nation, à uneépoque, à tel ou tel âge, à telle ou telle condition.Le caractère, qu’on appelle aussi quelquefois lesmœurs particulières, est plus spécial à chaque per-sonnage. Dans Iphigénie Achille est ardent, Ulysseest rusé, ce sont deux caractères différents; maistous les deux doivent représenter les mœurs grec-ques ou ce que nous consentons à regarder commeces mœurs.
— HIST. xii* s. L’aveit issi [ainsi] aparilliez, D’arzenchanté e primseignez, E sur lui tant caractes fait,Que jà d’armes n’en fust sanc trait, benoit, Chron.i, 709.|| xiii* s. Après doivent faire jureràchas-cun des champions que il ne porte bref, ne charei,ne sorcerie, Ass. de Jérus . ch. 102 , dans du cange,caraula. || xiv* s. Le dit Camus usoit et ouvroit demauvais art, comme de sorceries et caraux, ducange, caraula. Fait faire par une juifve pluseurspoudres et charays, id. ib. Raymon mist certainssorceries, charoiz et faitures soubz le sueilde l’uysde l’ostel, id. ib. || xv* s. Faisant invocation de ca-ractères, sorcelleries, charmes, superstitions et ma-léfices, monstrel. i, s». || xvi* s. Mes caractères setrouvèrent plus veneriens que solaires, mont, i, os.Le créateur a laissé en ces haults ouvrages le charac-terede sa divinité, id. ii, 148. Le charactere de lacomardise est indelebile, id. iii, 347. Le premierchapitre traicte des termes et caractes de ceste ré-glé, etienne de la roche, Arismetique, f° 42.
— ÊTYM . Character, marque, de x«paxrr;p, dexstpàmreiv, graver. L’historique de ce mot se diviseen deux parties : d’abord, formé d’après l’accentua-tion latine, comme c’est la règle pour l’anciennelangue, il est caracte, camus, charaie, charoy, etsignifie une sorte de sortilège; plus tard, calqué sur
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le latin écrit, il change de forme et étend ses accep-tions.
f CARACTÉRISANT, ANTE (ka-ra-kté-ri-zan,zan-t’), adj. Qui caractérise. C’est un fait célèbre etbien caractérisant [la farce du duc du Maine à lamort de Louis XIV ] qui trouvera son détail en sonlieu, ST-SIM. 326, 18.
CARACTÉRISÉ, EE (ka-ra-kté-ri-zé, zée), part,passé. Il 1° Marqué d’un caractère. Les passions sibien caractérisées par Molière . Le moyen âge carac-térisé par la séparation du pouvoir spirituel et dupouvoir temporel. || 2° Dont le caractère est marquéLe personnage de cette comédie est imparfaitementcaractérisé. || Absolument. Il n’a pas une physiono-mie caractérisée. C’est une monomanie bien carac-térisée. Ce sont deux physionomies d’amants forttendres, mais qui n’ont rien de caractérisé ni d’o-riginal, dider. Lett. à Mme lliccob. || 3“ Plaques ca-ractérisées, plaques marquées de caractères magi-ques, thiers, Superstitions, v, 2 . Vieux en cesens.
CARACTÉRISER (ka-ra-kté-ri-zé), v. a. || 1° Indi-quer, mettre en relief le caractère, la qualité pro-pre. Ce peintre n’a pas suffisamment caractérisé sesfigures. Ce fait caractérise parfaitement notre homme.Les signes qui caractérisent les passions. Ce qui ca-ractérise une maladie. Faire honneur à M. de Maure-pas de cet espritde modération, d’indulgence même,qui a constamment caractérisé son ministère, condor-cet, Maurepas. || 2° Se caractériser, r. ré/Z. La ma-ladie ne s’estpas encore bien caractérisée. Autant defois qu’une femme sort de soi-mème pour se carac-tériser dans le cœur des autres, pasc. dans cousin.
— ÉTYM . Bas-lat. characteriiare, de character.
CARACTÉRISME (ka-ra-kté-ri-sm’), s. m. Dansl’ancienne thérapeutique, conformité prétendue desplantes avec quelques parties du corps humain.
— ÉTYM . Characterismus (voy. caractère).
CARACTÉRISTIQUE (ka-ra-kté-ri-sti-k’), adj.|| 1° Qui caractérise. Signe, trait, différence carac-téristique. || En géologie, fossiles caractéristiques,fossiles qui signalent une espèce de terrains. || Engrammaire, lettre caractéristique, lettre qui dénotele temps d’un verbe, la formation d’un mot. || Substan-tivement. L’î est chez nous la caractéristique dupluriel dans les noms. [Dans le grec] Il faut consi-dérer la caractéristique, la terminaison, l’augment,chateaub. Génie, n, vi, 3. || 2* S. f. La caractéris-tique, ce qui caractérise. Une des caractéristiquesdes siècles de corruption est que la vertu et les ta-lents isolés ne conduisent à rien, dider. Essai surClaude. || Terme de mathématiques. La lettre d estla caractéristique des différentielles. Le nombre en-tier qui précède la virgule dans un logarithme et quiexprime des unités entières, est la caractéristiquedu logarithme.
CARAFE (ka-ra-f), s. f. || 1“ Sorte de bouteille deverre qui se distingue des autres bouteilles par laforme et par l’espèce du verre, et dans laquelle on sertl’eau et quelquefois le vin et les liqueurs. || 2" Le con-tenu d’une carafe. J’ai bu une carafe d’eau. || 3“ Fig.et familièrement. C’est une vraie carafe d’orgeat,pour dire un homme que rien n’excite, froid jus-qu’àl’apathie.
— ÉTYM . Espagn. et portug. yarrafa; ital. caraffa;napolit. carrafa, sorte de mesure des liquides; si-cil. carrabba; on le tire de l’arabe gérât, mesurepour les substances sèches, garafa, puiser.
CARAFON (ka-ra-fon), t. m. || 1“ Petite carare.|| 2” Spécialement, une très-petite carafe en usagedans les restaurants. Un carafon de vin. || Le con-tenu , lequel est environ d’un quart de bouteille,c’est-à-dire deux décilitres. || 3* Seau de bois ou deliège où l’on met à rafraîchir les boissons.
f CARAGAN (ka-ra-gan), s. m. Terme de botani-que. Nom du robinia caragana.
CARAGNE (ka-ra-gn’), s. f. Substance gommo-résineuse que l’on attribue à uri arbre de la familledes térébinthacées, originaire de la Colombia.|| Adj. Gomme caragne.
f CARAGUE (ka-ra-gh’), s. m. Nom d’un animalà bourse du Brésil .
t CARAÏBE (ka-ra-i-b’), s.m. et f. Nom des po-pulations sauvages qui habitaient les Antilles au mo-ment de l’arrivée des Européens. || Langue caraïbe,ou, substantivement, le caraïbe , la langue parlée parces peuples.
f CARAÏPÉ (ka-ra-i-pé), s. m. Terme de botani-que. Nom du xylocarpus carapa.
f CARAÏSME (ka-ra-i-sm’), s.m. Doctrine descaraïtes.
CARAÏTE (ka-ra-i-t’) , s. m. Secte de Ju's qui,