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Tome premier. A - C.
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qui défaillent, dont on fait faire la recherche àla chaude,, o. de serres, 882 . Rien ne lui est tropchaud ni trop froid, h. est. Précel . p. 77. Chaudà l’œuvre, id. Conf. du lang. fr. avec le grec, p. 103.Comme la chaleur de leur aage les pousse qui nedoute de rien et qui ne trouve rien de trop chaudni trop froid, smon au toucher, montbourcher, Dugay débat, f“ 3, dans lacurne.

— étym. Picard, keud, caud; provenç. cald,caut; anc. catal. calt; espagn. et portug. calido;ital. caldo; du latin calidus, chaud (voy. chaleur).La forme iholt rencontrée dans un texte du x" siè-cle n’est point inexplicable : il faut que l’onprenne ih pour une manière insolite de représenterle son ch.

f CHAUDE (chô-d’), s. f. ||1° Feu vif et qu’onentretient pour se réchauffer. Donnez-nous unechaude. || 2° Terme de maréchalerie. Se dit de l’ac-tion de faire chauffer le fer et de le forger. Il fautplusieurs chaudes pour faire un fer à cheval. On ditque la chaude est grasse, quand le fer est presqueen fusion à sa sortie du feu. || 3“ Degré de cuissonque l’on donne à la matière du verre. || 4° Chaudesuante, certain degré de chaleur que l’on commu-nique au fer. Donner une chaude, mettre le métalau feu. || Chauffe que l’on donne à une pièce defer pour la remanier. || 5” Battre la chaude, se disaitautrefois dans les monnaies pour battre sur l’en-clume les lingots sortant du moule.

— ÉTYM . Chaud.

CIIAUDEAO (chô-do), s. m. ||1" Sorte de brouetou de bouillon chaud que l’on portait autrefois auxmariés. Préparer des chaudeaux. || 2“ Toute boissonchaude. Là-dessus Son épouse.... Lui présente unchaudeau propre pour Lucifer, la font. Fabl . iii,7. || 3° Lait de poule.

— HIST. xni* s. Qui a fait à ma fille brasser si faitchaudel? Berte, lxxxv. || xiv* s. Se cel aigle [je]tenoie qui brassa ce chaudel, En tel cage seroitmis.... Guescl. 20654. || xv* s. Le chaudeau que nousvous apportons, sera tantost tout froid, louis xi,Nouv. xxix. || xvi* s. On donnera à l’accouchée unpressis de chapon, ou un chaudeau où il y aura dusaffran, paré, xviii, 34. Chaudeaux faits de pou-lailles cuites avec racines de persil, ozeille, petithoux, semences froides, etc. id. xx, 26 . Il descou-vroit les discours qu’ils avoient eus ensemblementle premier soir de leurs nopces, nommoit ceuxqui leur avoient apporté le chaudeau le lendemainmatin, pasquier, Recherches, liv. vi, p. 572, dans

LACURNE.

— ÉTYM . Picard, caudiau, bouillie faite avec dela farine et des œufs; génev. chaudelet; bas-lat.caldellum, diminutif de caldus , pour calidus,chaud.

f CHAUDE-CH A SSE (chô-de-cha-s’), s. f. Termed’ancienne législation. Poursuite active d’un pri-sonnier.

— étym. Chaud, et chasse.

f CHAUDELAIT (chô-de-lè), s. m. Espèce degâteau composé de lait, de farine et d’anis.

CHAUDEMENT (chô-de-man), adv. || 1“ Avec cha-leur; de manière à conserver sa chaleur. Quand onest enrhumé, il faut se tenir chaudement. || 2° Fig.Avec ardeur et vivacité. Ils poursuivaient chaude-ment leur ennemi, vaugel. Q. C. liv. vi, ch. i, dansrichelet. Le prince qui prend si chaudement les in-térêts d’Alexandre, hamilt. Gramm. 7. |j 3° Tout desuite, à l’instant même. Voilà ses mêmes parolesque je vous écris tout chaudement, sév. 208 .

— HIST. xn* s. Le cors et le ventrail durementfreit aveit, E de sun mal del flanc achaisuneuxesteit, E pur ço tut adès chaudement se vesteit,Th. lemart. 166 . ||xiii*s. Es-tu or laiens chaude-ment? Ren. 8126 . Cors tenir tôt chaudement, ruteb.ii, 78. || xiv* s. Et puis ont à conseil que Henrichaudement A Sebile s’en voist faire aux bourjoisprésent, Guescl. 16836. || xv' s. Respondirent chaul-dement qu’ilz estoient bien seurs de ce que ils di-soient, comm. v, 16 . || xvi* s. Il se présenta unebelle occasion qui fut bien preveueparM. l’admirai,et assez chaudement executée, lanoue, 660 . L’edictfut révoqué, et recommencèrent à poursuivre cesteguerre plus chaudement que devant, amyot, Solon,

11. Ma mort ne soit des miens non regrettée, Ainschaudement plorée et lamentée, id. Publ. et Solon ,1. Larmoyant fort chaudement, id. P. Æm. 66. Lefruit sur lequel l’eau et le sucre meslés sont jettéschaudement, ne reçoit neantmoins que le sucre,0. DE SERRES, 863.

— Étym. Provenç. caudamen; anc. catal. calda-mcnt; ital. caldamente; de chaude, et du suffixement.

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t CHAUDE-PISSE (chô-de-pi-s’), s. f. Nom vul-gaire et grossier de la blennorrhagie.

— HIST. xvi* s. Et par ce que un malheur ne vientjamais seul, lui prïnt une pisse chaulde qui.... rab.Pant. ii, 33. La chaude pisse ou ardeur d’urine,paré, xvi, 16 . A d’aucuns, par un reliqua d’unechaude-pisse, se procrée des carnosités, id. xvi, i.

— ÉTYM . Chaud, et pisse; à cause que l’urine, enpassant, excite de la douleur.

f CHAUDER (chô-dé), v. a. Répandre de la chauxsur un champ pour le fertiliser. On dit plutôt chau-ler.

— ÉTYM . Chaux.

f CHAUDERET (chô-de-rè) et CHAUDRET (chô-drè), s. m. Le plus petit des moules à étendre l’oret l’argent.

f CHAUDERIE ( chô-de-rie ) ou CHAUDRERIE(chô-dre-rie), s. f. Nom du caravansérail dans l’Inde .

f CHAUD-FROID (chô-froi), s. m. Sorte de pré-paration culinaire en usage pour la volaille. || Auplur. Des chauds-froids. En Lorraine , un rhume.

f CHAUDIER (chô-di-é), v. n. Terme de vénerie.Entrer en chaleur, en parlant des levrettes.

— HIST. xv* s. Â cause de cest amour en quoyl’ung chaudioit, G. chastelain, Chron. des ducs deBourgogne , iii, 7.

— ÉTYM . Chaud.

CHAUDIÈRE (chô-diê-ri), s. f. || 1* Grand vais-seau en métal où l’on fait chauffer, bouillir ou cuire.Chaudière de teinturier, de raffineur. La chaudièred’une machine à vapeur. Et qu’il est aux enfers deschaudières bouillantes Où l’on plonge à jamais lesfemmes mal vivantes, mol. Éc. des f. m, 2 . || 2° Con-tenu d’une chaudière. Une chaudière de lessive.|| 3° Terme de marine. Chaudière d’étuve, vase qui,dans les ports, sert à faire chauffer le goudron.|| Grand vaisseau en cuivre où cuisent les aliments.|| Faire chaudière, faire bonne chère. || Dans lesports de mer, faire chaudière, tenir une maison oùles marins des bâtiments de commerce en relâcheapportent leur ration et où on la leur fait cuire.Ici on fait chaudière. || 4° Partie du four à chaux quise trouve au-dessus du cendrier. || Vase de fontepeu profond rempli de feu chez les argenteurs. || Entermes de manufacture de laine, le pied de la chau-dière, les drogues préparatoires et les drogues colo-rantes. Charger la chaudière, y mettre les ingré-dients nécessaires. || 6° Terme de blason. Meuble qui,surtout en Espagne et en Portugal , est une preuvede grande noblesse.

— HIST. xii* s. Miex vos venist les hastes à tor-ner, Et le broet des chaudières humer, Bat. d’Ales-chans, v. 4031. Moab est caldere de la meie espé-rance, liber psalm. p. 167. || xm* s. Nus ne puet*àParis métré en oevre laine ne file taint en noir dechaudière, se il n’i a autre coleur desus.... Liv. desmét. 119. Qui dont veïst cel asne ocire et destren-chier, Et métré en la caudiere et sor le grant bra-sier, Ch. d’Ant. vu, 899. [Il voit] Ces cuisines fu-mer, ces caudieres bolir, Ces somiers vers la meret aler et venir, id. v, 444. Jà ne iert [sera] sihaushom, si je l’ai en baillie [en mon pouvoir],Qu’il ne soit ars au feu ou chaudeire bouillie, Pa-nse la duchesse, dans du cange, caldaria. [|xv* s.Messire Jean d’Aubrecicourt regarda les armesquelles le chevalier les portoit.... et me dit depuisque le champ estoit d’argent à une endenture degueules à deux chaudières de sable, froiss. ii, m,39. || xvi* s. Et desjeunions luy et moy tous les ma-tins de potage de soupe chaudière, paré, ix, 14.

— ÉTYM . Picard caudière; provenç. caudiera; es-pagn. caldera; portug . caldeira; ital. caldaja; dulatin caldaria, de caldus, pour calidus, chaud.

f CHAUDRÉE (chô-drée), s. f. Quantité de soieà teindre en noir à la fois.

f CHAUDRERIE (chô-dre-rie), s. f. Voy. chau-

DERIE.

| CHAUDRET (chô-drè), s. m. Voy. chauderet.

{ CHAUDRETTE (chô-drè-t’), s. f. Terme de pê-che. Voy. CAUDRETTE.

CHAUDRON (chô-dron),s. m. || 1“ Petite chaudièrepour les usages de la cuisine. Faites bouillir celadans un chaudron. C’est en frappant des chaudronsqu’on rappelle les essaims fugitifs des abeilles,buff. De l’ouïe. Les trois sorcières [dans Macbeth ]arrivent au milieu des éclairs et du tonnerre, avecun grand chaudron dans lequel elles font bouillirdes herbes, voltaire, Lettr. Duclos, 25 déc. 1761.|| 2° Terme de marine. Calotte de plomb qui garan-tit la pompe des ordures delà cale. || Calotte de cui-vre clouée sur les habitacles au-dessus des lampes.|| 3° Terme de mépris. Mauvais instrument à cordesqui sonne comme un chaudron frappé. Ce piano

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n’est qu’un chaudron. C’est un chaudron que votreguitare. || 4 “ Partie où l’on met les parfums, dansune cassolette. || 5" Espèce de baquet ou tonneaucoupé pour mettre tremper les boyaux. || Proverbe.Le chaudron machure la poêle, c’est-à-dire un voi-sin diffame son voisin.

— SYN. chaudron, bassine (ustensiles de cui-sine). La bassine est moins haute de bord ; elle adeux poignées, tandis que le chaudron a une ans*mobile qui permet de le suspendre.

— HIST. xih* s. Mort l’abat en un chauderon; Orn’ifaut il, se poivre non, barb. Fabliaux, t. iv, p. 93.|| xiv* s. Chaudières, chauderons et maint bon litparé, Guescl. 19517. ||xvi* s. Si d’adventure il ren-controit gens aussi fols que luy, et, comme dit leproverbe, couvercle digne du chaudron, rab. Garg.i,Prologue. Deux chauderons d’argent blanc, à met-tre potaige, laborde, Émaux, 209.

— ÉTYM . Dérivé de chaudière ou chaudère /l'an-cienne orthographe étant chauderon. Picard, cau-dron, keudron; espagn. calderon; ital. calderonc.

CUAUDRONNÉE (chô-dro-née), s. f. Ce que con-tient un chaudron.

— ÉTYM. Chaudron; picard, couedronnée; wal-lon , gadronëie.

CHAUDRONNERIE (chô-dro-ne-rie), s. f. L’art,le commerce, la marchandise du chaudronnier.

— ÉTYM . Chaudronnier.

CHAUDRONNIER, 1ÈRE (chô-dro-nié, niè-r’), s.m. et f. Celui, celle qui fait ou qui vend les diversustensiles de cuisine en cuivre, particulièrementles vases, chaudrons, bassines, casseroles, etc.|| Adj. Maître , garçon, apprenti chaudronnier.Ü Chaudronnier planeur, celui qui ne fait que pla-ner, polir et brunir des planches de cuivre pour lagravure.

— HIST. xiv* s. A Jehan de Richebourt, chaude-ronnier, pour un long coffre de boys ferré par de-dans, tout au long et par dehors, de laborde,Émaux, p. 202 .

— ÉTYM . Chaudron; picard, keudrier, keudron-gner.

CHAUFFAGE (chô-fa-j’), s. m. Action de chauffer ;manière de tirer le meilleur parti possible d’un com-bustible pour l’élévation de la température des en-ceintes closes. Méthode de chauffage. Bois de chauf-fage. J’ai payé vingt francs pour le chauffage.Le stère estl’unitéjpour le bois de chauffage. || Droitde chauffage, droit de prendre du bois dans une fo-rêt pour son usage. || Terme de marine et de che-min de fer. Action de chauffer un navire à vapeur,une locomotive.

— étym. Chauffer.

CHAUFFE (chô-f), s. f. || 1* Terme de métallurgie.Action de chauffer. Donner une chauffe. || Terme dofondeur. Le fourneau où brûle le combustible em-ployé à la fonte des pièces. 11 2° Surface de chauffe, lapartie d’un appareil que l’on doit chauffer. || 3° Opé-ration entière de la distillation. || 4 ° Temps employéau chauffage d’un appareil.

— ÉTYM . Voy. CHAUFFER.

1 . CHAUFFE, ÉE (chô-fé, fée), part, passé.Rendu chaud. Une pièce chauffée par un poêle. Dufer chauffé à blanc.

f 2. CHAUFFÉ (chô-fé), s. m. Espace où le fon-deur allume le feu, sous le fourneau qui contient lométal à fondre.

f CHAUFFE-ASSIETTES ( chô-fa-siè-t’), s. m.Ce qui sert à chauffer et à tenir chaudes les assiettes.|| Au plur. Des chauffe-assiettes.

f CHAUFFE-CHEMISE (chô-fe-che-mi-z’), s. m.Espèce de panier d’osier, sous lequel on met un re-chaud qui échauffe le linge étendu sur ce panier.|| Au plur. Des chauffe - chemise ou chauffe-che-mises.

CHAUFFE-CIRE (chô-fe-si-r’), s. m. Officier dechancellerie qui avait la charge de chauffer la cirepour sceller. Son chauffe-cire [du garde des sceaux]et sa boutique étaient dans une chambre à part,st-sim. 513, 38. || Au plur. Des chauffe-cire.

t CHAUFFE-DOUBLE (chô-fe-dou-bl’), s. f. Cuis-son de l’eau-de-vie seconde avec de nouveau vin.11 Au plur. Des chauffes-doubles.

f CHAUFFE-LINGE (chô-fe-lin-j’), s. m. Syno-nyme de chauffe-chemise. || Au plur. Des chauffe-linge.

t CHAUFFE-LIT (chô-fe-li) , s. m. Ustensile quisert à chauffer le lit. On dit plutôt bassinoire. || Auplur. Des chauffe-lit ou chauffe-lits.

t CHAUFFE-PIEDS ( chô-fe-pié ), s. m. Chauffe-rette. || Au plur. Des chauffe-pieds.

CHAUFFER (chô-fé), v. a. || 1° Rendre chaud.Chauffer de l’eau. Chauffer le four. Chauffer au