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Tome premier. A - C.
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à chetiveté, la Rose, 2263. || xv* s. Gens qui

dissent vérité Pour son honour et pour leur con-science, Sanz mal engin et sanz chetiveté, e. desch.Ce qui est necessaire aux roys. Et après qu’il eut robétoute la cité de Nicosie , et réduit le peuple en che-tiveté, MONSl'REL. Il, 39.

— ÉTYM . Provenç. captivitat; espagn. cautivi-dad; ital. caitività;àu latin captivitatem, de capti-vas (voy. captif et chétif). Chetiveté, dans l’ancienIrançais, signifie captivité et état chétif.

f CHÉTODON (ké-to-don), s. m. Terme de zoo-logie. Nom d’un genre de poissons qui ont les dentsfines comme du crin. Les chétodons.

— ÉTYM . Xaîw), crinière, et ô5oùç, dent.

t CIIÉTOPODE (ké-to-po-d’), s. m. Terme d’en-tomologie. Qui a des soies pour pattes. ||S. m. Leschétopodes.

— ETYM . XalxT), crinière, et iroü?, no8è;, pied.

+ CIIÉTOPTÈRE (ké-to-ptê-r’), s. m. Terme de

zoologie. Sorte d’annélide chétopode rapportée desAntilles . Leschétoptères sont desannélides nageuses.

— ÉTYM . XaÎTvi, crinière, etirtspèv, aile.

f CHÉTRON (ché-tron), s. m. Terme de métier.Tiroir sur le côté d’un coffre.

f CHEVAGE (che-va-j’), s. m. Terme de droitféodal. Droit dû par tout chef de famille bâtard ouaubain (Étymologie : chef).

f CIIEVAGE, s. m Action de donner au verrera-molli parlachaleurlaformed’unmoule(Étym.chei!er).

f CHEVAINE(che-vè-n’) ,s. f. Syn. de chevanne.

CHEVAL (che-val), s. m. || 1” Animal domestiquede la famille des solipèdes, qu’on emploie à tirerou à porter. Cheval de charrette, de carrosse, demain, de bataille. La bouche d’un cheval. Panser,étriller, ferrer, seller, brider un cheval. Un che-val fin, ardent, plein de feu, souple, léger à lamain, obéissant. Cheval qui porte bien sa tête. Uncheval vicieux, ombrageux, pesant à la main. Derage et de douleur le monstre bondissant Vient auxpieds des chevaux tomber en mugissant, rac.Phèd. v, 6. J’ai vu, seigneur, j’ai vu votre mal-heureux fils Traîné par les chevaux que sa main anourris, in. ib. Sous les pieds des chevaux cettereine foulée, id. Athal. i, 4. On commença lacourse des chariots, que l’on distribua au sort; lemien se trouva le moindre pour la légèreté des roueset pour la vigueur des chevaux, fên. Tel. v. Lâchantles rênes à ses chevaux fumantsde sueur, id. ib. Meschevaux s’animèrent et se mirent peu à peu en ha-leine, id. ib. Hippomaque poussant trop ses che-vaux,le plus vigoureux s’abattit, id. ib. Mes chevaux,mieux ménagés que les siens, étaient en état de ledevancer, id. ib. Malheureux, laisse en paix ton che-val vieillissant, De peur que, tout à coup efflanqué,sans haleine, Il ne laisse en tombant son maître surl’arène, boil. Ép. x. |) Cheval de relais, cheval toutpréparé dans les postes pour prendre la place decelui qui vient de faire une traite. On avait préparédes chevaux de relais, sur lesquels ils furent sur-le-champ conduits à Leipsic, où on les enferma étroite-ment, volt. Charles III, 2 . Il en est ainsi de posteen poste dans le royaume; vous changez de juris-prudence en changeant de chevaux, id. Dial. 2 .|| Cheval de service, dans le langage de la féodalité,cheval dû par le vassal au seigneur. || Tirer un cri-minel à quatre chevaux, écarteler un criminel, enattachant un cheval à chacun de ses membres. || Fig.N’avoir ni cheval ni mule, être fort gueux. || Cher-cher quelqu’un à pied et à cheval, faire toutes lesdiligences pour le trouver. || C’est un cheval échappé,c’est un jeune homme qui n’écoute ni autorité niconseil. Athamare est un jeune cheval échappé,amoureux comme un fou, volt. Lett. d’Argen-tai, 27 avril 1767. || C’est un vrai cheval à la beso-gne, c’est un homme dur à la peine, grand travail-leur. Mon esclave travaille comme un cheval, je lenourris mal, je l’habille de même, volt. Dial, xxiv,3. || Fig. et familièrement. Cheval de carrosse, che-val de bât, gros cheval, ou, simplement, cheval,homme rude, grossier, intraitable. C’est un vrai che-val. C’était [le chevalier de Nogent] une manière decheval de carrosse qui était de tout temps ami deSaint-Pouange, st-sim. 4SI, 68. Comment, grandcheval de carrosse I mol. Bourg, n, 3. || Fig. C’estle cheval de bât, se dit d’un homme chargé, dans unemaison, dans une communauté, de la grosse be-sogne. || Dans le pas d’un cheval, c’est-à-dire faci-lement, sans peine, sous les pieds. Croit-il que milleCinq cents livres se trouvent dans le pas d’un cheval?Mol. Fourb. il, 4 4. Cinquante mille francs, c’est unjoli denier; et, comme on dit, ça ne se trouve pastous les jours dans le pas d’un cheval, ch. de ber-nard , le Gendre, § 6. || Aux enseignes des hôtelle-

DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

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ries, un tel loge à pied et à cheval, c’est-à-direun tel donne le logement aux hommes et aux che-vaux. || Fig. C’est son cheval, son grand chevalde bataille, c’est l’argument dont il s’appuie, l’idéeà laquelle il est attaché. La cérémonie est le che-val de bataille de la noblesse campagnarde, .iiamilt.Gramm. 10 . || Monter sur ses grands chevaux,prendre les choses avec résolution, avec hauteur,se gendarmer; locution venue de ce que les cheva-liers allant en guerre et chevauchant sur de petitschevaux montaient, pour combattre, sur de grandschevaux. Je vous vois montée sur vos grands che-vaux, sév. 637. Dessus ses grands chevaux est montémon courage, mol. Sgan. 21. Voyant qu’elle montaitsur ses grands chevaux, iiamilt. Gramm. 8. Ellemonta sur ses grands chevaux au lieu de se justifier,id. tb. 4 4. || Brider son cheval par la queue, s’y prendreà contre-sens dans une affaire. || Fièvre de cheval,fièvre violente. || Médecine de cheval, médicamenttrès-fort. || Familièrement. Écrire à quelqu’un unelettre à cheval, écrire une lettre où on le gourmandevertement. || 2° Homme de cheval, un cavalier. Unetroupe de gens de cheval. Soit de gens de cheval ousoit de gens de pied, régn, Sat. xi. Il n’y avaitpoint de meilleurs hommes de cheval que les Égyp-tiens, boss. Uist. iii, 3. Du Plessis, écuyer de lagrande écurie et le premier homme de cheval de sonsiècle, st-sim. 37, 474. Les Romains tireront deleurs alliés 7oo ooo hommes de pied, et 70 ooo decheval, montesq. Rom. 4. || Monter à cheval signi-fie quelquefois apprendre à monter à cheval. 11 amonté à cheval sous un tel. || Mettre quelqu’un àcheval, lui enseigner l’équitation. C’est un tel écuyerqui a mis ce jeune homme à cheval. || Eu termes demanège, cheval de deux cœurs, celui qui ne semanie que par contrainte. Cheval dans la main,celui dont l’encolure, la tête et le corps sont dansun parfait équilibre. Cheval entier à une main, ce-lui qui refuse de tourner d’un côté. Cheval de pas,celui qui va un grand pas fort à l’aise. || 8° A che-val, loc. adv. Sur un cheval. Se promener à cheval.Montrez-lui comme il faut.... Passer les jours entierset les nuits à cheval, corn. Cid, l , 7. Pour les fairemonter à cheval, boss. Hist. ni, 6. M. le Chantre sera toujours prêt à monter à cheval, id. Lett. abb.72. Sortis, il me demande : êtes-vous à cheval? Ré-gnier, Sat.vm. || Elliptiquement, àcheval, messieurs!c’est-à-dire montez à cheval. || Par analogie, à cali-fourchon, jambe deçà, jambe delà. Il était à chevalsur le haut du mur. || Terme de guerre. Être à che-val sur un fleuve, sur uae rivière, sur une route,avoir des troupes placées sur l’une et l’autre rive,sur l’un et l’autre côté de la route. || Fig. Être à chevalsur quelque chose, n’en pas démordre, s’en préva-loir, y revenir sans cesse. Etre à cheval signifieaussi être solidement établi. || Fig. Être mal à cheval,être mal dans ses affaires. || 11 se tient mieux à tablequ’à cheval, se dit d’un écornifleur. || 4° S. m. plur.Terme de guerre. Cavaliers. Il avait dix mille hommesde pied, avec deux mille chevaux. C’était vous, in-trépide Nemours , qui meniez ces fameux chevauxaux combats, chateaub. Natch. i, 92. || Les grandschevaux, nom qui était donné aux quatre principa-les familles de la noblesse de Lorraine . Les petitschevaux, la noblesse inférieure de Lorraine . || 5° Che-val fondu, jeu d’enfants dans lequel l’un saute par-dessus l’autre qui a le corps plus ou moins fléchi.|| 6° Cheval de bois, figure de bois sur laquelle onapprend à voltiger. [Il] fait crever les courtauds enchassant aux forêts, Court le faquin, la bague, es-crime des fleurets, Monte un cheval de bois.... Ré-gnier, Sat. r . j| Anciennement. Cheval de bois,pièce de bois qui, taillée en arête et mise sur destréteaux, servait à une punition de soldat. Ce sol-dat, ayant fait un faute, fut mis pendant deux heu-res sur le cheval de bois. || Cheval de Troie, chevalde bois renfermant des guerriers dans ses flancs,au moyen duquel les Grecs prirent la ville de Troie .|| Les courtisans du cheval de bronze, s’est dit jadisà Paris des filous et personnes de mauvaise vie quise tenaient sur le pont Neuf auprès de la statued’Henri IV, pour y attraper quelqu’un. || 7° Cheval defrise, en termes de guerre, grosse poutre carrée, tra-versée par trois rangs de pieux de bois, dont lesbouts sont armés de pointes de fer, ainsi dite parceque cet engin a d’abord été employé dans la Frise.|| Cheval de frise ou patte de coq, espèce d« supportdans une fabrique de poteries. || 8° Terme d’astrono-mie. Un des noms vulgaires de la constellation dePégase . || Petit Cheval, constellation de l’hémisphèreseptentrional. || 9° Cheval-vapeur ou simplement che-val, unité conventionnelle dont on se sert pourévaluer la force motrice des machines à vapeur,

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et qui équivaut à une force capable d’élever un poidsde 76 kilogrammes à la hauteur d’un mètre lansl’unité de temps ou seconde. || 10° Dans les carrièresde marbre, on appelle cheval de terre, un espaoeoù le marbre manque et qui se trouve rempli d’unemasse de terre. || Trou rempli de terre qu’on trouvequelquefois dans un bloc. || 11° Terme de zoologie.Cheval cerf, nom d’un mammifère observé en Chine et qui paraît être l’antilope gnus (ruminants) ditevulgairement gnou. || Cheval du Cap, nom donnépar quelques voyageurs au cheval quaccha, quiest le couagga de Buffon. |{ Cheval marin, che-val de rivière, hippopotame, et plusieurs poissons.|| Cheval du bon Dieu , grillon. || Cheval marin, ani-mal fabuleux, qu’on représente avec le devant d’uncheval et le derrière d’un poisson. || 12° Terme demétier. Siège sur lequel l’ouvrier s’assoit pour fa-çonner l’ardoise. || Proverbes. Cheval de foin, che-val de rien; cheval d’avoine, cheval de peine.|| Fermer l’écurie quand les chevaux sont dehors,c’est-à-dire prendre des précautions quand le malest arrivé. || Il fait toujours bon tenir son che-val par la bride, c’est-à-dire il fait bon êtremaître de ses affaires, de son bien. || Il est bienaisé d'aller à pied quand on tient son cheval par labride, c’est-à-dire on souffre volontiers de petitesincommodités quand on peut s’en délivrer aussitôtqu’on veut. || Des femmes et des chevaux, il n’en estpoint sans défauts. || Un coup de pied de jument nefait point de mal au cheval, c’est-à-dire un hommedoit prendre galamment les malices que lui font lesfemmes. || X un cheval hargneux, il lui faut uneétable à part, c’est-à-dire il faut se tenir loin deshommes querelleurs, difficultueux, méchants.|| Leschevaux courent les bénéfices, et les ânes les attra-pent, c’est-à-dire les récompenses ne vont pas àceux qui les méritent. || Je lui ferai voir que soncheval n’est qu’une bête, c’est-à-dire je lui ferai voirqu’il se trompe lourdement. Je voudrais bien qu’elleeût soufflé devant moi et qu’elle s’avisât de traverserce que j’aurais résolu; je lui ferais bien voir que soncheval ne serait qu’une bête, hauteroche, Crispinmédecin, i, 2 . || Qui aura de beaux chevaux si cen’est le roi? c’est-à-dire il n’est pas étonnant qu’uahomme riche et puissant ait ce qu’il y a de mieux.|| Il n’est si bon cheval qui ne devienne rosse, c’est-à-dire l’âge affaiblit les corps, les esprits les plus vi-goureux. Et, en sens inverse, jamais bon cheval nedevint rosse. || X jeune cheval vieui cavalier, c’est-à-dire pour conduire un jeune cheval, et figuré-ment, pour diriger des gens inexpérimentés, il fautun homme expérimenté. || Il est bon cheval detrompette, c’est-à-dire le bruit, les menaces nel’effrayent pas. || Changer son cheval borgne contreun aveugle, changer une chose mauvaise contre unoautre plus mauvaise encore. || À cheval donné on neregarde point àla bouche, à la bride, c’est-à-dire undon est toujours bienvenu. || Il n’est si bon chevalqui ne bronche, c’est-à-dire le plus sage, le plus ha-bile peut commettre des fautes. || Jamais cheval niméchant homme n’amenda pour aller à Rome , c’est-à-dire on ne se corrige pas en voyageant. || L’œil dumaître engraisse le cheval, c’est-à-dire il faut sur-veiller ses affaires. || Après bon vin, bon cheval,c’est-à-dire quand on a un peu bu, on est plus hardi.|| L’âge n’est que pour les chevaux, c’est-à-dire ilne faut pas s’enquérir de l’âge des personnes. Lais-sons l’âge à part; aussi bien, comme on dit, il n’estque pour les chevaux, hauter. Crispin médecin,i, 4. || X méchant cheval bon éperon, c’est-à-direil faut de la fermeté dans les affaires difficiles.

— SYN. hommes de cheval, gens de cheval. Lesgens de cheval, c’est la cavalerie. Cette locution atoujours un sens collectif qui n’appartient pas àhommes de cheval; c’est pour cela qu’on dit millehommes de cheval, et qu’on ne peut dire mille gensde cheval.

— HIST. xi* s. Cil ki aveir [bétail] escut [retire]u chivalz u buefs, Lois de Guill. 6. Puisque il sontas chevals et as armes, Ch. de Roi. lxxxv. Sur Veil-lantif, son bon cheval courant, ib. lxxxix. Sire, àpied estes, et je sui à cheval, ib. clvii. || xir s.Chevaus de pris, Ronc. p. 7. Ses chevaus [son cheval]fu en vingt lieus assenez, ib. p. 96. Je le defen à che-val et à pié, ib. p. 4 87. Sur les chevax [ils] montèrentqu’on leur tint au perron, Sax. xxii. Les chevals SaintThomas tuz ensemble [ils] enmenerent, Th. le mars .p. 4 64. || xm* s. Et chascuns chevaus donra quatiemars, et chascuns homs dui [deux], villeh. xiv.Lors furent li cheval trais des huissiers [vaisseaux],id. lxui. Chevaus, or et argent leur fist on présen-ter, Berte, m. U doit deus deniers de tonlieu pourchascun cheval, se li chevaus est vis [vif], Livre

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