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au clappyer, jean d'auton, Annales de Louis AIL,ms. f“ 90, dans lacurne. Le monastère des Corde-liers de Paris , qui est le plus fertile clapier de moinesqui soit d’ici à Rome , lanoue, Ht. Ce clapier-ciest par d’aucuns appellé garene, toutesfois impro-prement, o. de serres, 412. Lors faut fermer in-continent les trous des terriers qu’improprementaucuns appellent clapiers, id. 4t7.
— êtym. Provenç. clapier, trou à lapins, clapie-ra tas de pierres, clap, tas, monceau. Dans lebas-latin, on ne trouve claperius, claperium, cla-peria, avec le sens de clapier, que dans le commen-cement du xiv*siècle, mais, antérieurement, aveccelui de tas de pierres. Or clapus, qui est évidemmentle primitif de claperium, signifie également tas depierres et clapier; on comprend la liaison des idées :un tas, puis, comme les lapins vivent en grandnombre dans les terriers, un tas de lapins, et fina-lement le terrier où ce tas se loge. Cette étymologiefait tomber celle de Diez qui assigne à clapierdé lapins le verbe latin clepere, dérober, pour origine,et celle de Du Cange qui assigne clapa, sorte de piègeà prendre les lapins. Clapier au sens de tas est rat-taché à deux origines différentes : par Diez, aukymri clap, clamp, masse; par d’autres étymolo-gistes, à l’islandais , klaupp, roc; allem. Klippe.L’origine celtique paraît préférable.
CLAPlIt (kla-pir), v. n. Se dit du cri des lapins.Les lapins clapissent. || Se clapir, u. ré/l. Se cacherdans un trou, en parlant des lapins.
— ÊTYM . Clap, ancien mot signifiant tas, de sorteque clapir c’est se mettre en tas (voy. clapier).
f CLARIS (kla-pi), s. m. Grand éclat fait mala-droitement en taillant le marbre.
— êtym. Allem. kla/fen, être ouvert.
CLAPOTAGE (kla-po-ta-j’), s. m. Mouvement vif
ctrapide des vagues, et surtout bruit quirèsultede cemouvement que le vent communique à la mer et quisoulève i sa surface des ondes courtes et pressées.
f CLAPOTANT, ANTE (kla-po-tan, tan-t’), adj.Qui clapote. Une mer clapotante.
CLAPOTER (kla-po-té), v. n. En parlant de lamer ou d’un lac, se couvrir d’ondes courtes et pres-sées qui font du bruit.
— ÊTYM . Allem. klappen, faire du bruit (voy.clapet).
CLAPOTEUX, EUSE (kla-po-teù, teû-z’), adj.Mer clapoteuse, mer qui clapote. Flots clapoteux.
CLAPOTIS (kla-po-tl), s. m. Voy. clapotage.
f CLAPPEMENT (kla-pe-man), s. m. Terme degrammaire. Bruit aigu que produit la langue sedétachant brusquement du palais. || Articulation par-ticulière à la langue des Hottentots.
f CLAPPER (kla-pé), v. n. Faire entendre unclappement.
— êtym. Allem. klappen, faire un clappement.
t CLAQUADE (kla-ka-d’), s. f. Terme familier.
Coups répétés.
— hist. xvi c s. La fouetter de claquades, brant.Dames gai. t. i, p. 372, dans lacurne.
— êtym. Claquer.
t CLAQUART (kla-kar), s. m. Variété de pigeon.
1. CLAQUE (kla-k’), s. f. || 1° Coup donné du platde la main. Donner une claque sur les fesses à unenfant. || 2° Troupe de claqueurs dans un théâtre.La claque s’efforça en vain de soutenir la nouvellepièce. || 3° Nom d’une espèce de sandales que lesfemmes mettent par-dessus leurs souliers, pour segarantir de la crotte. Aux dominos que la damerencontre Elle s’en va disant : «Que je vous montreMonsieur Grognard, un franc original, Mon cor-donnier qui prend des airs de bal. » Lors d’un peuloin dirigeant ses attaques : « Tenez demain, pourtrois heures un quart, Mes souliers prêts; enten-dez-vous, GrognardI — Oui, mais pour vous, pointde souliers, des claques, n pons (de Verdun) , Conteset poésies, p. 68.
— HIST. xiv" s.Xe dit Jacque avoit mis main à An-drieu Postel.... sus qu’il en temps passé avoit donnéune claque à une certaine personne, du cange, claca.
2. CLAQUE (kla-k’), s. m. || 1” Chapeau qui s’apla-tit et qu’on peut mettre sous le bras. Un claque estcommode au bal. Rome verra sa broderie [de M. Mil-lin], son claque et sa dentelle, p. l. cour. Lett. il,68. || 2° Jouet d’enfant, papier plié de façon à pa-raître plat comme un claque, mais qu’un mouve-ment rapide de la main fait ouvrir avec le bruit d’uncoup de fouet.
— êtym. Claque 1, à cause du bruit qu’il fait ense repliant
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CLAQUE, LE (kla-ké, kée),pcrrt. passé. || 1° Frappéd’une claque. Ce polisson claqué comme il le méri-tait. || 2° Applaudi. De tous les yeux vous êtes re-marquée; De mille mains on vous verrait claquée,volt. Ép. lxxx. || 3° Souliers claqués, bottines cla-quées, souliers de femme ou bottines légères, gar-nis, auprès de la semelle, de cuir ou d’une autresubstance moins perméable à l’eau que l’étoffe dontla chaussure est faite.
f CLAQUEHOIS (kla-ke-boî), s. m. Terme de mu-sique. Sorte d’harmonica en bois, composé de dix-sept bâtons qui vont en diminuant de longueur etqu’on fait résonner en frappant dessus-avec des ba-guettes.
— êtym. Claquer, et bois.
CLAQUEDENT (kla-ke-dan), s. m. || 1° Terme d’in-jure. Un gueux, un misérable qui tremble de froid.|| 2“ Familièrement, homme qui parle de lui-mêmeavec jactance. D’où vient peut-être qu’on nommeceux qui parlent beaucoup des claquedents, d’ablan-COURT, Lucien, dans le roux, Dict. comique.
— hist. xv' s. Claquedent [un des satellites dePilate], Mystère de la Passion, dans lacurne.
CLAQUEMENT (kla-ke-man), s. m. || i° Bruit dechoses qui s’entre-choquent. Le claquement de dentsdans le froid de la fièvre. Le claquement des mains.Le moine maronite appelle par le claquement dedeux planches l’étranger que la nuit a surpris, cha-teaub. Génie, iv, m, B. || 2° Bruit du fouet lors-qu’on en frappe l’air.
— HIST. xvi' s. Quand il vit le bruit recommen-cer, avec un claquement general des mains, Sat.tlén. p. 95.
— êtym. Claquer.
CLAQUEMURÉ, ÉE (kla-ke-mu-ré, rée), part,passé. Renfermé étroitement. Que voudriez-vous quele courtisan fit d’une dame Honesta claquemuréedans son ménage? p. L. cour, i, 316.
CLAQUEMURER (kla-ke-mu-ré), V. a. || 1“ Mettreen une prison étroite. Il nous faudrait toutes Dansdes couvents claquemurer, la font. Aveux, ô MarcRené [d’Argenson, lieutenant de police], de qui lafaveur grande Fait ici-bas tant de gens murmurer,Vos beaux avis m’ont fait claquemurer ; Que quel-que jour le bon Dieu vous le rende, volt. Bastille.|| 2° Familièrement. Se claquemurer, v. ré/l. Se te-nir renfermé. Il s’est claquemuré et ne veut voirpersonne. || Fig. Que vous jouez au monde un petitpersonnage, De vous claquemurer aux choses duménage! mol. F. sav. i , 4.
— ÊTYM . Claquer, et mur; proprement, claquer,c’est-à-dire, jeter dans des murs. Oudin, Dict., aclaquemur, sorte de jeu qu’il traduit par abattimuro.
f CLAQUE-OREILLE (kla-ko-rè-lT, Il mouillées),s. m. Terme populaire. Chapeau à bords pendants.|| Au plur. Des claque-oreilles.
CLAQUER (kla-ké), v. n. || 1° Faire entendre unbruit sec et éclatant. Claquer des dents pendant unaccès de fièvre. Claquer des mains pour applaudir.L’un claque, l’autre siffle; et l’antre du parterre,Et les cafés voisins sont le champ de la guerre,volt. Cabales. Faisant claquer un maudit fouet qu’ilavait à la main, hamilt. Gramm. 3. Les monstres[crocodiles] poussent un cri, et faisant claquer leursmâchoires, fondent sur les étrangers, chateaubr.Génie, i, v, 10 . || Fig. Faire claquer son fouet, sefaire beaucoup valoir, faire l’important. Tout Pi-card que j’étais, j’étais un bon apôtre, Et je faisaisclaquer mon fouet tout comme un autre, rac. Plaid,i, 1.1| Faire claquer la rose, produire un petit bruiten pliant des feuilles de rose d’une certaine manièreet les frappant contre le front, sorte de badinageduquel on tirait un bon ou mauvais augure du suc-,cès de ses amours. || Il se conjugue avec l’auxiliaireavoir. || 2° Y. a. Claquer quelqu’un, lui appliquerun ou plusieurs soufflets. ]| 3“ Claquer un acteur,l’applaudir. Je vous avertis que je joue le grandprêtre dans Sémiramis et que je suis fort claqué,volt. Lett. d’Argentai, nov. 1762.
— ÊTYM . Sans doute onomatopée, qui se trouveaussi dans l’allemand : moyen haut-allem. klac,bruit; holland. klakken, faire un claquement.
CLAQUET (kla-ké; le t ne se lie pas dans le par-ler ordinaire; au pluriell’sse lie : les kla-kè-z et... ;claquets rime avec traits, succès, paix), s. m. Petitelatte placée sur la trémie d’un moulin, qui bat con-tinuellement avec bruit. || La langue lui va commeun claquetde moulin, se dit de quelqu’un qui parlesans cesse.
— HIST. xvi's.Que ton importun caquet [d’une
cloche] Soit fait compagnon du claquet [petit enginpour faire du bruit ], Du baril et de la besace D’un
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ladre verd.... n. belleau, t. n, p. 69, dans lacurne.Elle claquette toute seule, C’est un moulin, c’estune meule D’un moulin qui tourne tousjours, id. ib.p. 138. Quand les porcs courent au claquet du chau-dron et tiennent leurs groings dedans l’auge, merlincocaïe, t, i, p. 245, dans LACURNE.
— êtym. Claquer.
f CLAQUETER (kla-ke-té. Le ( se double quandla syllabe qui suit est muette : je claquette, je cla-quetterai, je claquetterais), v. n. On prétend l’avoirentendue [la cigogne] claqueter en passant devantles portes, buff. cigogne. || Il se dit particulièrementde la cigogne et aussi du cri des poules lorsqu’ellesveulent pondre. || Il se conjugue avec l’auxiliaireavoir,
— HIST. xvi’ s. Il grince et claquette des dents,paré, Lntrod. 18 . Un bruit d’un grand feu qui cla-quette, paré, xxix, 28 . Clacquetant des dents, id.Anim. 18 . Ils claquetent comme cigales, ils bour-donnent comme les mousches, id. ib. 25.Et de
coups redoublez l’un sur l’autre abondons, Font cra-quer leur maschoire et claqueter leurs dents, rons.852.
f CLAQUETTE (kla-kè-f), s. f. || 1' Sorte decrécelle qu’agitent les employés de la poste pourannoncer l’heure de la levée des lettres. || 2" Populai-rement, celui, celle qui aime à débiter des nou-velles. Cet homme est une claquette. || 3° Terme demusique militaire. Instrument garni de grelots etimitant le bruit d’un fouet. || 4° Espèce de livre for-mé de deux planchettes pour donner un signal enles faisant claquer. || 5° Espèce de carnet où lesdames mettent leurs cartes de visite.
— êtym. Claquer.
CLAQUEUR (kla-keur), s. m. En langage de théâ-tre, applaudisseur gagé. Une troupe de claqueurs.|| Approbateur. Cet écrivain a ses claqueurs.
f CLAREQUET (kla-re-kè), s. m. Conserve trans-parente de fruits.
f CLARET (kla-rè), s. m. Nom que les Anglais donnent à toute sorte de vins rouges, surtout auxvins de Bordeaux.
— HIST. xv’ s. De boire vous vueillez garderYpocras, claré et garnache [grenachel, e. descii.Poésies mss. f°485, dans lacurne.
f CLARETTE (kla-rè-t), s. m. Sorte de petit vinblanc. Voy. clairette.
f CLARICORDE (kla-ri-kor-d’), s. m. Terme demusique. Ancien instrument à cordes, dit aussimani corde.
| CLARIËRE (kla-riê-r’), s. f. || 1° Voy. clairière.|| 2° Terme de marine. Passage entre les banquiseset les gros amas de glaces.
— êtym. Clair.
CLARIFICATION (kla-ri-fï-ka-sion), s. f. Opéra-tion qui consiste à séparer d’un liquide les particulessolides qui s’y trouvent suspendues, et qui en trou-blent la transparence. La clarification se fait d’or-dinaire par l’ébullition, la despumation et la filtra-tion. La clarification arrive à de certaines liqueurspar le seul repos, charras, Pharmac. liv. i, ch. 31.
— hist. xv' s. Pour clarification [éclaircissement]et alegement de la pratique devant dicte, est. dela roche, Arismetique, i" 34. Et qui plus est, si latenebre obscure Ne peult [exister] avec clarification,Dieu qui estoit la clarté nette et pure.... J. marot,v, 295 et 296.
— êtym. Clarificatio, de clarificarc, clarifier;provenç. clarificacio ; espagn. clarificacion ; ital.chiarificazione.
CLARIFIÉ, ÉE (kla-ri-fi-é, ée), part, passé. Renduclair. Eau clarifiée par un filtre.
CLARIFIER (kla-ri-fi-é), v. a. || l’Rendre clair unliquide qui est trouble. ||2°Par extension, purifier.Clarifier un sirop. || 3° En langage mystique, rendregloire à quelqu’un. Comme j’ai clarifié mon Pèresur la terre, vous allez me clarifier, confesser monnom et le porter dans tout l’univers jusqu’à la con-sommation des siècles, mass. Conf. de la vocationà l’état ecclésiastique. || Aujourd'hui la chaire neparait plus se servir de ce mot. || 4° Se clarifier, v.ré fl. Devenir clair ou limpide. Cette liqueur se clarifie.
— hist. xii' s. Ceste apparicions nostre Signorclarifiet ui cest jor [aujourd’hui], et li devocions etli honoremenz des rois lo fait dévot et honraule,s. bern. 551. || xv's. Pour gloire et exaltation decestuy très crestien royaulme, clariffié par battureset souffrance, G. chastel, Chron. du duc Philippe.Proesme. || xvi's. Pour le trouble clariffier Et nostre