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Tome premier. A - C.
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corbeau. Cette confusion a été faite par La Fontaine ,Fail. n, 4 : Une grenouille soupirait. Qu’avez-vous?se mit à lui dire Quelqu’un du peuple croassant; etpar Voltaire, Ép. à d'Àlembert : Vainement de Dijon l’impudent écolier Croasse contre lui du fond de sonbourbier; et Stances au roi de Prusse: Il eut desennemis, il les dissipa tous; Et la troupe des miensdans la fange croasse.

— BIST, xvi* s. Leur harmonie estoit de coaxercomme grenouilles, lorsqu’elles sont en amour, paré,t. III, 693.

— ÉTYM . Coaxare , de xôaÇ, onomatopée.

COASSOCIÉ (ko-a-so-sié), s. m. Celui qui est as-socié avec un ou plusieurs autres, particulièrementdans le commerce.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et associé.

COATI (ko-a-ti), s. m. Terme d’histoire naturelle.Mammifère d’Amérique , qui est de la grosseur d'unchat (viverra nasua et narica).

| CO-AUTEUR (ko-ô-teur), s. m. || f° Au-teur, avec un autre, d’une pièce, d’un opéra etc,|] 2° Terme de droit criminel. Co-auteur d’un crime,celui qui, étant auteur d’un crime, Ta commis con-jointement; par opposition avec les complices quin’y entrent que d’une manière subordonnée.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et auteur.

COBÆA (ko-bé-a), s. m. ou COBÉE (ko-bée), s. f.Terme de botanique. Genre de plantes grimpantes.Les cobées sont des arbrisseaux grimpants particu-liers à l’Amérique tropicale.

— ÉTYM. Cobo, nom d’un naturaliste espagnol .C’est à tort que ce mot est souvent prononcégobœa.

COBALT (ko-balt’), s. m. Métal d’un blanc irisé,rougeâtre, peu brillant et très-difficile à fondre. Ondisait aussi autrefois cobolt. Les préparations ducuivre, duraercuro, du cobolt, J. i. rouss. Ong. nat.

— ÉTYM. Allem. Kobalt , cobalt.

f COBALTIDE (ko-bal-ti-d’j, s. m. Terme de chi-mie. Nom d’une famille de minéraux comprenant lecobalt et ses combinaisons.

f COBALTIFÈRE (ko-bal-ti-fê-r’), adj. Qui con-tient du cobalt.

— ÉTYM. Cobalt , et ferre, porter.

f COBALTIQUE (ko - bal - ti - k’ ), adj. Terme dechimie. Qui a rapport au cobalt. Oxyde, sel, sulfurecobaltique.

— ÉTYM. Cobalt .

f COBALTISER (ko-bal-ti-zé), t>. a. Couvrir decobalt des instruments de musique de cuivre, etc.

— ÉTYM. Cobalt .

f COBAYE (ko-ba-ie), s. m. Petit mammifère, ditaussi cochon d’Inde (caria cobaya).

f COBE (ko-b’), s. m. Terme de marine. Boutde corde joint à la ralingue de la voile, dont la lon-gueur ne dépasse pas 50 centimètres.

COBÉE (ko-bée), s. f. Voy. cobæa.

f COBOLT (ko-bolff), s. m. Terme de commerce.Arsenic métallique réduit en poudre, qui a éprouvéun commencement d’oxydation par son exposition àl’air. Cobolt ou poudre à mouches.

— ÉTYM. Allem. Kobolt .

t CO-BOURGEOIS (ko-bour-jol), s. m. Celui quia un intérêt commun avec d’autres sur un navirede commerce.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et bourgeois.

t COBRE (ko-br’), s. f. Terme de papeterie. Pâtecffiloquée.

t COCA Voy. le supplément.

J. COCAGNE (ko-ka-gn 1 ), s. f. Temps de réjouis-sance où Ton boit et mange largement. Je vois descocagnes pour un peuple immense, des feux d’arti-fice..., volt. Lett. à Cath. 147. || Fig. Le gouverne-ment représentatif de la sorte est une cocagne, moncousin, p. l. cour, n, 304. || Pays de cocagne ,pays imaginaire où tout abonde, où Ton trouve toutà souhait. J’ai vu de beaux châteaux, une bellecampagne. — Vous êtes, mes amis, au pays de Co-cagne. — Au pays de Cocagne! allons vite manger,legrand, le Roi de Cocagne, i, I. Veut-on manger,les mets sont épars dans les plaines ; Les vins lesplus exquis coulent de nos fontaines; Les fruitsnaissent confits dans toutes les saisons; Les che-vaux tout sellés entrent dans les maisons ; Le pi-geonneau farci, l’alouette rôtie Vous tombent ici-bas du ciel comme la pluie, id. ib. sc. 2 . Paris estpour le riche un pays de cocagne, boil. Sat. vi.Ivre de champagne, Je bats la campagne Et vois decocagne Le pays charmant, bérang. Cocagne. || Mâtde cocagne, sorte de mât lisse et élevé, dressé dansles réjouissanees publiques et portant à son sommetdes objets de quelque prix qui appartiennent à celuiqui peut y arriver en grimpant.

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— BIST, xni* s. Li pais a à non coquaigne, Quiplus i dort, plus i gaaigne, Fabliaux, barbaz. édit.méon, t. îv, p. i 76.

— ÉTYM . Espagn. cucana; ital. cuccagna. D’aprèsGénin, Recréât, t. n, p. 89, le mot est italien etplus particulièrement napolitain , vu que, dans lesréjouissances publiques, à Naples , on élevait unemontagne qui lançait toute sorte de choses bonnesà manger; il ajoute que c’est après l’expédition duduc de Guise en 1688 que ce mot fut introduit enFrance, et que, dans la traduction de Boccace , faiteau xvi* siècle, 8* journée, 3* nouvelle, il est parléd’un pays qui ressemble au pays de cocagne, mais quin’est pas appelé cocagne, preuve que le mot n’exis-tait pas encore. La preuve est mauvaise; car le motde cocagne et la description du pays de cocagnesont dans le fabliau cité à l’historique. Le mot estdonc français , et non emprunté; il avait même pé-nétré dans l’anglo-saxon, comme le montrent desvers cités par Johnson au mot cokney. D’après Diezil vient de coquere, cuire, à l’aide des mots suivants:catalan coca; pays de Coire , cocca; languedocien,coco; picard, couque, qui tous signifient cuisine;c’est là la vraie étymologie. On trouve, dans l’ancienfrançais , cocaingne en un autre sens : Le traversiezjura seur saintes évangiles, que il n’arrestera nefera arrester malicieusement le dit navel ou naviauxde l’Esglise dou Gart, pour cause de cocaingne , nepour fere ennui ne domage à esciant, du cange,cocagium, en 1344. Ce cocaingne-\b vient de coq;c’est le combat de deux coqs.

f 2 . COCAGNE (ko-ka-gn’), s. f. Terme de com-merce. Pain conique de pastel (isatis tinctoria, L.).

— ÉTYM . Languedocien , cocagne, signifiant lekermès animal, du latin coccus; grec, xôxxo;. Ona même dit que là était l’étymologie de cocagne 4,les habitants tirant un grand profit de cette cocagneet ayant ainsi nommé les bons cantons de leur pro-vince.

f COCAÏNE (ko-ka-i-n’) , s. f. Terme de chimie.Nouvel alcaloïde naturel trouvé dans les feuilles deVerythroxylon coca.

f COCARD (ko-kar), s. m. Voy. coquart.

COCARDE (ko-kar-d’), s. f. || 1° Insigne différentde couleur et de position, se portant au chapeau,et distinguant entre elles les nations européennesou issues de l’Europe . || Spécialement, insigne destroupes des différentes nations. Combattre sous unecocarde étrangère. || Prendre la cocarde, se fairesoldat. X son voisin il s’informe S'il n’est pas venude Rome Quelque bref portant réforme Sur les or-dres du dîner. — Non, répond son camarade, Necrains pas qu’on s’y hasarde; Car je prendrais lacocarde Et me ferais prussien, Chansons joyeuses.|| 2“ Nœud qui orne la coiffure des femmes. Nousallons glanant sur vos pas et ramassant par-ci par-làquelques petites feuilles que vous avez négligéeset que nous nous attachons fièrement sur l’oreilleen guise de cocarde, dider. Lett. à Volt.

— HIST. xvi* s. Vestu d’une robe de couleur deroy, le bonnet à la coquarde, rab. Pont, v, 46.

— ÉTYM . Cocard, coq; angl. cokade; ainsi ditde la crête du coq.

f COCARDEAU (ko-kar-dô) , s. m. || 1“ Jeunehomme qui fait le beau. Vieux. L’an s’est passé;mon joli cocardeau Est devenu le mari de ma belle,Mari croyant sa maîtresse fidèle, chaulieu, Madri-gal sur L. || 2" Un des noms vulgaires de la matthiolefenestrale, dite aussi fenestrelle, giroflée des fenê-tres (cheiranthe fenestralis, L.).

— ÉTYM . Cocard.

f COCARDERIE (ko-kar-de-rie), s. f. Folie, sot-tise.

— BIST, xv* s. Et pour ce est grant cocarderie Àceuls qui teles Dopces font, E. deschamps, Miroirdu mariage.

— ÉTYM . Cocard.

COCASSE (ko-ka-s’), adj. || 1° Mot du parler vul-gaire signifiant plaisant, avec une nuance de quel-que chose soit d’étrange, soit de ridicule. Cela est co-casse. Pierrots et paillasses, Beaux esprits cocasses,Charment sur les places Le peuple ébahi, bérang.Cocagne. || 2° S. f. Sorte de laitue.

— hist. xvi* s.De rouges limaces Et d’autres

dans les creux de leurs tendres cocasses [coquilles],r. belleau, Berger. 1 . 1 , p. 70, dans lacurne.

— ÉTYM . Génev. coquasse, femme ou fille ridi-cule, femme ou fille ivrogne. Cocasse ne se trouveni dans Furetière ni dans Richelet ni dans leDictionnaire de l’Académie avant l’édition de 4 835 :il a signifié, comme on voit à l’historique, co-quille, et est, en ce sens, un dérivé de coque; maiscomment passer du sens de coquille à celui que co-

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casse a aujourd’hui ? les intermédiaires manquent.Et ne faut-il pas plutôt y voir une dérivation de coq,cocart ou coquart, autre dérivation qui a en effetle sens de fou, de vaurien.

t COCÂTRE (ko-kâ-tri), s. m. Terme d’économierurale . Coq auquel on a retranché un testicule.

— ÉTYM . Coq.

t COCATRIX (ko-ka-triks’), s. m. Objet de super-stitions populaires et que Furetière dit une espècede basilic qui s’engendre dans les cavernes et lespuits.

— HIST. xiii* s. Li cocatriz est beste fiere, Bes-tiaire , dans du cange, cocatrix.

— ÉTYM . Espagn cocotris, crocodile. C’est unealtération de croeodilus, crocodile, dont le nom apassé à un animal fantastique.

f COCAUTION (ko-kô-sion), s. f. Celui qui estcaution avec un autre.

— HIST. xvi* s. L’une des cautions qui est obligéein solidum [au tout] avec un autre, estant con-damnée , peut avoir son recours sur ses cocautionschascun pour son contingent, Nouveau coust. gêner.1.1, p. 620.

— ÉTYM . Co ....préfixe, et caution.

j- COCCIFËRE (ko-ksi-fê-r’), adj. Terme d’histoirenaturelle. Qui porte de petits globules rouges.

— ÉTYM . Coccus, grain rouge, et ferre, porter.

f COCCIGRUE (ko-ksi-grue), s. f. Nom vulgairede plusieurs champignons , et, en particulier, duchampignon dit, en botanique, pesise lenticulaire.

— ÉTYM . Voy. COQUECIGRUE.

t COCCINE (ko-ksi-n’), s. f. Matière animale de lacochenille et des insectes de la même famille.

— ÉTYM . Coccus, grain rouge.

t COCCINELLE (ko-ksi-n è-Y), s. f. Genre d’in-sectes coléoptères, dits vulgairement bêtes à Dieu ,bête; à bon Dieu, bêtes du bon Dieu , bêtes à laVierge, vaches à Dieu .

— ÉTYM . Diminutif du latin coccus, grain rouge, àcause de la couleur rouge des élytres de plusieurscoccinelles.

t COCCYGIEN, ENNE (ko-ksi-jiin, jiè-n’), adj.Terme d’anatomie. Qui appartient au coccyx.

— ÉTYM . Coccyx.

COCCYX (ko-ksis’), s. m. Terme d’anatomie. Pe-tit os situé à la partie inférieure et postérieure dubassin et articulé avec le sacrum.

— HIST. xvi* s. Le croupion, nommé os coccyx,est composé de quatre petits osselets, paré, xiii, 4 6.

— ÉTYM . K6xx\j(, le coccyx, proprement le cou-cou.

4. COCHE (ko-ch’), s. m. Coche d’eau, grand ba-teau usité pour le transport des voyageurs. Six francset ma layette en poche, Belle nourrice de vingt ansD’Auxerre avec moi prit le coche, bérang. Nourrice.|| Fig. Débarqué par le coche, arrivé sans ressour-ces. M. de Clermont, débarqué par le coche, car iln’avait rien, se targuait de son nom et de sa figure,ST-SIM. 464 , 264.

— HIST. xiii* s. Se il avoit sa navée ou son co-chet [bateau], Liv. des mét. 244. || xiv* s. En la nefou coque nommée St-Esprit, raynouard, toqua.|| xv* s. Quand on apperceut la maniéré des ditsAnglois, les François vaillamment allèrent à eulxles uns à bateaux et les autres à petits coques, ju-vén. des ursins. Charles VI , 1405. || xvi* s. Tantqu’à l’entour du monde Sa coche vagabonde Nep-tune conduira, du bell. vin, 44, recto.

— ÉTYM . Provenç. coqua; espagn. coca; ital.cocca; du latin concha, écaille et vase, dit, par as-similation, d’un bateau, d’un vaisseau. Ce mot a pé-nétré dans les langues germaniques et celtiques :ancien haut-allemand, coccho; holland. kog; kymri,cwch; bas-breton koked.

2 . COCHE (ko-ch’), s. m. || 1* Grande voiture detransport en commun, que les diligences ont rem-placée. Six forts chevaui tiraient un coche, la font.Fab. vu, 9. Après bien du travail le coche arriveen haut; Respirons maintenant, dit la mouche aus-sitôt, id. ib. Elle y voit par le coche et d’Évreux etdu Mans Accourir... boil. Lutr. 1 .1| Fig. Faire, êtrela mouche du coche, faire l’empressé, se donner dumouvement, s’attribuer un succès dans lequel, dofait, on n’a été pour rien; locution tirée de la fableoù la mouche s’attribue le mérite d’avoir fait mar-cher le coche. || Manquer le coche, perdre l’occasiond’arriver à ses fins. || Donner des arrhes au coche,s’engager d’une façon qui ne permettra plus de seretirer. || 2“ Les personnes qui sont dans le coche. Lecoche dîna à tel endroit. || 8“ Anciennement, voi-ture. Il n’y avait sous François I * r que deux cochesdans Paris , volt. Mœurs, 4 24. Fallut partir; je fusbientôt conduit. Encoche clos, vers le royal réduit

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