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Que près Saint-Paul ont vu bâtir nos pères ParCharles cinq.... volt, la Bastille.
—HIST. xvi* s.Le privilège d’aller en coche par laville, mont, il, 63 . Le vicomte d’Auchi, lui aiant dé-claré leur prison, les mena en coche à la bastille,d’aub. Hist. n, 1 22. Il n’approche d’eulx, non plusque ferait un homme de pied d’un coche de Lydie,amtot, Nieias, i . Pays très mal aisé pour les co-ches, d’autant qu’il est montueux, carl. vin, 20.Une coche chargée de cinq gentilshommes, paré,
ilumie, to.Et que la lune à la coche atelée De
noirs chevaux sera renouvelée, rons. 696. Aucunsphilosophes, empeschés à bien joindre et unir l’ameavec le corps, la font demeurer et résider en iceluycomme un maistre en sa maison, le pilote en son na-vire,le cocher en son coche, charron, Sagesse, 1, 8.
— ÊTYM. Espagn. coche; ital. cocchio . On le tireordinairement du bohémien kntschi, hongrois kolciy,albanais cotxi, valaque eocte, allem. Kutsche , angl.coach ; et cette opinion s’appuie surledired’Avila, quiécrivait en 1653 : « Un chariot couvert qui se nommeen Hongrie coche, le nom et l’invention sont de cepays. s> Diez remarque que cette opinion n’est pasfavorisée par l’italien cocchio qui indique ou con-chula, petite coquille, ou coclea, coquille de lima-çon; mais il est difficile de contredire l’assertiond’Avila. Il est probable que le mot coche, voiture, estvenu de l’Italie en France au xvi* siècle; il y trouvale mot coche, bateau, qui était généralement fémi-nin, et tous deux se confondirent; si bien que legenre en resta d’abord indécis, et on disait pour unevoiture aussi bien une coche qu’un coche.
3. COCHE (ko-ch’), s. f. Femelle du cochon.Grosse, vieille coche.
— HIST. xni* s. Or est en cest fossé cheil, Tôtmort aussi courue une coche, Ben. 3008!. || xv* s.Tousjours troussé comme une coche, villon , Archerde Bagnolet.
— ÊTYM. Wallon, cosé; namurois , cousé, petitcochon; dialecte d’Aix-la-Chapelle , kùsch, cochon;espagn. cochino , cochaslro, cochambre. Diez sup-pose que coche a signifié primitivement l’animal châ-tré, et alors il le tire de coche, entaille, commel’espagnol camero, mouton, vient de crena, entaille,par mêtathèse ; mais rien ne montre que coche ait euce sens de châtré ; on ne le trouve qu’avec le sensde truie, et cochon avec celui de jeune porc. Diezrejette bien loin la dérivation celtique: kymri , hwch;bas-breton, houch’; Cornouailles, hoch, d’où l’an-glais hog ; mais le changement de Th aspirée en c durn’est pas impossible ici.
a. COCHE (ko-ch’), s. f. || 1” Entaille. Faire unecoche à un bâton. La coche d’une flèche. || 2° Mar-que faite sur une taille de bois, en usage chez lesboulangers et certains marchands qui vendent à cré-dit. Prendre du pain, du vin à la coche. || 8” Termede marine. En coche se dit de la position d’un hu-nier et d’un perroquet lorsqu’il n[est pas possiblede hisser la vergue plus haut.
— HIST. xiii* s. Si mist un quariel en coche ettraist au roi, Chron. deRains, p. 79. Mes moult orentices [ces] cinq floichés Les penons bien fais et lescoiches, la Rose, 928. || xiv* s. L’arbalestre [il] tendi,dont fu bien doctrinez, Mist en coche un quarrel,qui bien fu empenez, Guescl. 6700. Et doil on tenirla coche de la sayette entre le doit qui est emprèsle paulz [pouce] et l’autre doit d’emprès, Modus,f° lui. || xv* s. Lequel a mis maintz motz en coche,Et mainte parole glosée, Et fait souldre mainte re-proche Entre la simple et la rusée, coquill. Enquêtede la simple et de la rusée. || xvi* s. Ayant fait pro-visions d’engins, dont la portée estoit proportion-née à toutes distances, les traicts courts, les cochesnon gueres longues, amyot, Marcel. 26. Et si n’a-voit point en la machouaire de dessus les dents dis-tinguées l’une de l’autre, ains estoit un os continuelmarqué un peu par dessus de petites coches auxendroicts où les dents dévoient estre divisées, id.J’yrrhus, 16. La coche ou cavité du bout de l’os de lacuisse est cave comme une gouttière, paré, xiv, 62.
— ÊTYM . Provenç. coca; ital. cocca; angl. cock.Origine obscure, mais peut-être celtique; car oncite le gaélique sgoch, coche, kymri cost, bas-bre-ton coch.
t 6. COCHE (ko-ch’), s. f. Terme de chapellerie.Morceau de bois pour faire agir la corde de l’arçon.
— HIST. xiii* s. Un petit vers terre s’approche,En sa main tint une grant coche; Tel me dona delezl’oreille, La teste en oi [j’en eus] toute vermeille,Ren. 14088. || xvi* s. Quelle gehenne ne souffrentelles [les femmes], guindées et sanglées, à tout degrosses coches sur les costez? mont, i, 308.
coc
choque, qui paraît être le même que souche (voy.choquer et souche).
f COCHÉ, ÉE (ko-ché, chée), adj. Terme de pein-ture. Qui est fait en coche, c’est-à-dire avec uneespèce d’enfoncement. Ombres trop cochées, ombrestrop profondes, pour la superficie du corps qu’ellescouvrent. Des draperies fort cochées.
— HIST. xvi* s. Front bien coché, cotgrave.
CÔCHÉ , ÉE (kô-ché, chée), part, passé. Unepoulée côchée par le coq.
f COCHÉE (ko-chée), adj. f. Terme de pharma-cie. Pilules cochées, certaines pilules officinales quipurgent fortement.
— HIST. xvi* s. Il faut purger le cerveau une foisle mois avec pilules cochées, paré, xxi, 16.
— ÊTYM . Il paraît tenir à es-cocher, battre la pâtedu biscuit avec la paume de la main.
f COCHELET (ko-che-lè), s. m. Petit coq.
— HIST. xv* s. Le cochelet [coq d’un clocher]tournant.... E. desch. Poésies mss. P 314 , dans
LACURNE.
f COCHELIVIER (ko-che-li-vié), s. m. Espèced’alouette des bois.
— ÉTYM . Ce semble être une forme particulièrede cochevis.
f COCHÈNE (ko-chè-n’), s. m. Un des noms vul-gaires du sorbier des oiseaux.
COCHENILLAGE (ko-che-ni-Ua-j’, Il mouillées,et non ko-che-ni-ya-j’), s. m. Terme de teinture.Bain de cochenille, pour teindre en écarlate ou encramoisi.
COCHENILLE (ko-che-ni-11’, Il mouillées, et nonko-che-ni-ye), s. f. || 1“ Insecte hémiptère, familledes gallinsectes, vivant sur le nopal et fournissantle principe colorant avec lequel on fabrique les plusbelles teintures écarlates. || 2° Le principe colorantde la cochenille. || Adj. La couleur cochenille.
— HIST. xvi* s. Couchille, graine d’escarlate, ouvermillon, couleur cramoisie, 0 . de serres. Voy.
KERMÈS.
— ÊTYM . Espagn. cochinilla, cloporte, cochenille,proprement petite truie, diminutif de cochina, truie,cochino, cochon (voy. cochon), ainsi dite à causede l’assimilation de certains insectes au cochon;ital. cocciniglia. Le français vient de l’espagnol oude l’italien ; l’espagnol vient certainement de cochina,truie ; l’italien vient, s’il n’est pas dérivé de l’espa-gnol , de coccinus, écarlate.
COCHENILLÉ, ÉE (ko che-ni-llé,llée, H mouillées),part, passé.
COCHENILLER (ko-che-ni-llé, Il mouillées, et nonko-che-ni-yé), v. a. ||1* Terme de teinture. Plongerun tissu dans un bain fait avec de la cochenille.|| 2° Récolter la cochenille.
f COCHENILLIER (ko-che-ni-lli-é, Il mouillées),s. m. Le nopal, sur lequel vit la cochenille.
i. COCHER (ko-ché; l’r ne se lie pas; au pluriell’ï se lie : les cochers et les cuisiniers, dites : les ko-ché-z-et....), s. m. || 1° Le conducteur d’un coche,d’un carrosse, d’un cabriolet. Un habile cocher.Ces peuples si braves et si belliqueux, et que vousdites qui sont nés pour commander à tous les autres,fuient devant une armée qu’ils disaient être com-posée de nos cochers et de nos laquais, voit. Lett.74. Leur soeur [des Cominges], vieille fille de beau-coup d'esprit, de vertu et assez du monde, voulutfaire une fin comme les cochers : elle épousa laTraisne, st-sim. 329, 78. En montant sur mon char,j’ai pris soin d’écarter Beaucoup de Phaéthons quivoulaient y monter; Dans ce hardi dessein leur am-bition tremble; Chacun d’eux reconnaît qu’il enfaut trébucher, Et qu’on verse toujours si l’on n’esttout ensemble Le maître et le cocher, benserade,Sur le roi représentant le soleil levant. || Cocher ducorps, se disait à la cour, du cocher qui conduisaitordinairement le roi, la reine, le dauphin. || Touchecocher, et, aujourd’hui, fouette cocher, se dit pouravertir le cocher de partir ; et figurément pour : par-tons, allons de l’avant. || 2“Terme d’astronomie. Con-stellation de l’hémisphère septentrional.
— HIST. xvi* s. Laquais, valets de cochiers, gar-sons de cuysine, carl. iv, 12. Aux cochiers du roy,la somme de quarante mille livres, froumenteau,Finances, liv. 1, p. 27.
t 2 . COCHER (ko-ché), V. a. Faire une entaille,une coche.
COC
COCHER (kô-ché), v. a. Couvrir la femelle enparlant du coq, et, en général, des autres oiseaux.
— hist. xiii* s. Et que li malles [mâle] Tait cau-kie [la poule], alebrant, f* 64. Qar je l’amoie [lecoq] durement, Par ce que menu et sovent Les[poules] me chauchoit Tune après l’autre, Ren.6361. || xvi* s. Les chapons préjudicient grandementaux poules, leur empeschant de faire des œufs enabondance, tant en les chauchans, qu’affamans parleur continuelle fréquentation, 0 . de serres, 347.Le coq qui cauquoit.... il faut dire chauchoit en bonfrançois, beroald. de verv. Moyen de parvenir,dans jaubert, Glossaire .
— ÉTYM . Picard, coker; Berry, jaucher, jauger,chaucher, caucher; norm. coucher; wallon , chauki,côcher et pousser; namur . chauker, pousser; rouchi,cauquer; dans le Dauphiné, chauchier, fouler auxpieds; saintongeois, chaucher. Ontirecemot de coq;mais c’est une erreur; l’ancien français , les patois etl’orthographe (aucun mot dérivé de coq n’ayant l'ac-cent circonflexe) indiquent la véritable orthographequi est chauquer ou caucher, du latin calcare , fouler,presser (comparez cauchemar). On entend souventprononcer cocher, mais c’est par une confusion deparonymes avec cocher, s. m. Il en faut d’autantplus insister sur la prononciation côcher, qui est lavraie.
COCHÈRE (ko-chê-ri), adj. f. Porte cochère, portede maison bourgeoise, assez grande pour que lecocher y fasse passer sa voiture. Richelieu avait étéréduit à taxer les portes cochères de Paris , volt.Louis XIV , 2 . On leva douze mille hommes par ar-rêt du parlement; chaque porte cochère [de Paris ]fournit un homme et un cheval; cette cavalerie futappelée cavalerie des portes cochères, id. ib. 4.|| Fig. Un fonds naturel de douceur et de complai-sance, un art infini.... lui ouvrirent [à. Bellisle] uneinfinité de portes; il ne négligea ni les cochères, niles carrées, ni les rondes, st-sim. 623, 21 9 .
— HIST. xvi* s. Les portes cocheres et autres es-taient bouchées de corps achevez ou languissans,d’aub. Hist. 11 , 20 .
COCHET (ko-chè; le t ne se lie pas dans le parlerordinaire; au pluriel l’s se lie: des-ko-chè-z ar-dents; cochets rime avec traits, paix, succès, etc.),s. m. Jeune coq. Or, c’était un cochet dont notresouriceau Fit à sa mère le tableau, la font. Fabl .
VI, 6.
— hist. xiii* s. N’a pas grant sapience encloseEn moi, quant si petite chose, Con est un cochet,m’a boulé [trompé], Ren. 6657. || xv" s. Plus tost esttournée [la Fortune] qu’un coquet au vent, froiss.dans de laborde, Émaux, t. n, p. 217 . Et la creste dedeux cochés, eust. desch. Poésies mss. f” 440, danslacurne. Vieille poule à jeune cochet, id. ib. f” 4. Quisonconvent [convention, promesse] Ne tient, mais letourne souvent, Ainsi que le coichet au vent, al.chart. Le livre des quatre dames. || xvi* s. Que lesjeunes cochets, sans estre chastrés, avoient la chairaussi tendre et plus naturelle que les chapons, des-per. Contes, lxxxviii. Les cochets ou jeunes coqs,paré, xxi, 6.
COCHEVIS (ko-che-vi), s. m. Un des noms vul-gaires de l’alouette crêtée, dite aussi alouette deBrie, alouette des chemins, alouette cornue, grossealouette huppée.
— HIST. xv* s. Mauvis, mules, chardonneraulx,Cochevis, estournaux, lynettes, eust. desch. Poé-sies mss. f» 616, dans lacurne. ||xvi*s. Les linottes,cochevis, pies, corneilles , chucas.... parlent etchantent, sifflent et imitent la voix humaine, paré,Animaux, 20 . Je dirai avec Simonide que, commetout cochevy a la houppe sur la teste, ainsy il fautque tout vray amour aye un peu de la jalousie, Ma-ladie d’amour, p. 143, dans lacurne.
— ÉTYM. Wallon, coklivi; namurois , coklouvi.Belon et après lui Ménage font venir ce mot decoq, et vis, visage : figure de coq; étymologie très-peu probable. D’après Grandgagnage, la premièrepartie est en effet coq, et la seconde est germani-que: anglo-saxon, lawerk; hollandais , leeuwerik,alouette; la forme primitive étant le wallon coklivi,ou namurois coklouvi, desquels le français seraitune altération. Enfin Mahn, réunissant le portugaiscolovia, alouette, altéré dans l’espagnol en totovia,et le français cochevis, en voit l’origine dans le cel-tique : bas-breton, kodioch, alouette. Il est difficilede prendre un parti entre ces opinions ; cependantcelle de Grandgagnage paraît la plus plausible.
f COCHLÉAIRE (ko-klé-ê-r’), adj. Terme d’histoirenaturelle. Qui a la forme d’un limaçon, d’une