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Tome premier. A - C.
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COD

COE

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après mariage] ? desper. Contes, v. Et tout ainsicomme Æsopus dit que les petits oyseaux respondi-rent au cocu [coucou], qui leur demandoit pourquelle raison ilz le fuyoient, amyot, Âralus, 38.Oui disoient que tels et tels s’estoyent faicts déclarercoquus par arrest de la cour de parlement, h. est.Apol. pour Hérod. ch. xn. Encore faut-il estimer cesdames qui elevent ainsy leurs maris en biens, et neles rendent coquins [gueux, pauvres] et cocus toutensemble, brant. Dames gai. t. i, p. 135, dans la-curne. Il fut dit qu’on appelloit un homme mariécocu, qui avoit une femme impudique, d’un bel oi-seau qu’on appelle le cocu, les autres l’appellentcouquon,ainsi nommé de son chant; et pour ce quece bel oiseau va pondre au nid des autres oiseaux,estant si sot qu’il n’en saurait faire un pour luy,par antithèse et contrariété on appelle celui-là. cocu,au nid duquel on vient pondre, c’est à dire fairedes petits, bouchet, Serées, liv. i, p. 276, dans la-cbrne. Non seulement ceux qui abusent des femmesd’autruy, mais aussi les maris abusez sont appelezcocus; de sorte que, ce nom estant actif et passif etcommun à tous les deux, nous pouvons dire cocucocuant et cocu cocué, du vf.rdier, Div. leçons,p. 600, danSLACURNE.

— ÉTYM . Provenç. cogot, coguos, coûts; anc. ca-tal. cugus. Le coucou est l’origine de ce mot, cocudans l’ancien français signifiant le coucou. Cogulen provençal signifie également coucou et cocu, ve-nant de cucülus, coucou, qui s’est dit à côté decu-cülus. Cous de l’ancien français répond à cucus quise trouve dans Isidore pour cuculus. Cocu en fran-çais et cogot en provençal supposent une forme cu-cutus, comme qui dirait traité en coucou.

COCUAGE (ko-ku-a-j’), s. m. Terme de dérisionet trop libre. État de celui qui est cocu. Je fus forcépar mon destin De reconnaître cocuage Pour un desdieux du mariage, la font. Joc.

— HIST. xvi" s. Ils digèrent les pilules du co-cuage facilement, desper. Contes, cxxvii.

— ÉTYM . Cocu.

f COCUFIER (ko-ku-fi-é), u. a. Terme de dérisionet trop libre. Faire cocu. Dont le coupable feu....Sans respect ni demi nous a cocufié, mol. Sgan.sc. 16 . S’il franchit la grande muraille, S’il cocufieun mandarin.... bérang. Jean de Paris .

— ÉTYM . Cocu, et le suffixe fier, latin ficare, faire.

f COCYTE (ko-si-t’), s. m. Terme de mythologie.Un des fleuves qui environnaient les enfers.

— ÉTYM . Latin Cocytus, KmxutJç, de xwxûsiv,pleurer, gémir.

| CODA (ko-da), s. f. Terme de musique. Périodefinale ajoutée à un morceau en place d’une autrequi serait moins brillante. Il a fait une brillantecoda à cette symphonie. || Reprise finale pour ter-miner un menuet, une figure de contredanse, unepolka. || Au plur. Des codas.

— ÉTYM . Ital. coda, queue (voy. ce mot).

CODE (ko-d’), s. m. || 1° Recueil des lois, des

constitutions, des rescrits des empereurs romains.

|| Code Théodosien , code promulgué par Théodosele Jeune en 438 et contenant les constitutions desempereurs chrétiens depuis l’an 312 de J. C. c’est-à-dire la 7 e année du règne de Constantin. | | Code Jus-tinien , ou, absolument, le code, recueil fait parordre de cet empereur, et partie du droit romain.

|| 2° Nom donné par les jurisconsultes à des ordon-nances ou à des recueils d’ordonnances des rois deFrance . CodeMichau, ordonnance de 1629, rédigéepar Michel Marillac . Code Louis, ensemble des or-donnances de Louis XIV . || Le code noir, édit de1686 , concernant le régime, la police et le commercedes nègres dans les colonies françaises . || 3 ° Dans lelangage moderne, l’ensemble des dispositions léga-les relatives à une matière spéciale ou réunies parle législateur. Code marchand, ordonnance de lamarine de 1681 . Code pénal, Paris , 1766. Code rural,par Boucher d’Argis, Paris , 1774. Code civil ou com-mentaire sur l’ordonnance d’avril 1667, par Serpil-lon, Paris, 1776. Code Frédéric. Code Napoléon .

|| 4 ° Fig. Ce qui règle dans la morale, dans les lettres,dans le goût, etc. Ces maximes, je l’avoue, doiventêtre le code du genre humain, volt. Dial, xv, 2' en-tretien. D’un canton qui l’adore il est souvent l’arbitre,Le bon sens est son code, et l’équité son titre, st-lambert , Saisons, hiver. Mes principes n’étonnerontpoint ceux qui ont étudié les titres des nations dansle code non écrit du droit universel, Mirabeau , Col-lection, t. i, p. 17.Genève .... Aura cru que le codeinspiré par Dieu même, Toujours cité dans Rome et si mal pratiqué, Peut-être aussi dans Rome étaitmal expliqué, m. j. chénier, Charles IX , m, 2.Ainsi que mes écrits, enfants de ma jeunesse, Soient

un code d’amour, de plaisir, de tendresse, a. ciién.146. [Leroi d’Ivetot] .... Modèle des potentats, Pritle plaisir pour code, bérang. Yvetot . || 5° Terme depharmacie. Voy. codex.

— hist. xvi® s. J’aime mieux y [au cabaret] per-dre un procez Que devant tant de gosiers secs Quine respirent que le code, J. lehoux, 14.

— ÉTYM . Codex, code, proprement tablette àécrire, de codex ou caudex, assemblage de plan-ches, des planchettes ayant servi à écrire.

CODÉBITEUR (ko-dé-bi-teur), s. m. Terme dedroit. Celui qui est tenu d’une dette conjointementavec un autre.

— ÉTYM . Co.... préfixe, etdébiteur.

CODÉCIMATEUR (co-dé-si-ma-teur), î. m. Celuiqui partageait des dîmes avec un autre.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et décimateur.

•j CODÉINE (ko-dé-i-n’), s. f. Ternie de chimie.Alcaloïde découvert dans l’opium.

— ÉTYM . KwSp, tête de pavot.

f CODEMANDEUR (ko-de-man-deur), s. m. Termede jurisprudence. Celui qui, conjointement avec unautre, forme une demande en justice.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et demandeur.

f CODÉPUTÉ (ko-dé-pu-té), s. m. Celui qui estdéputé conjointement avec d’autres.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et député.

CODÉTENTEUR (ko-dé-tan-teur), s. m. Terme dedroit. Celui qui, conjointement avec un autre, dé-tient une somme, une propriété.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et détenteur.

f CODÉTENU (ko-dé-te-nu), s. m. Terme de ju-risprudence criminelle. Celui qui est détenu con-jointement avec d’autres.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et détenu.

CODEX (ko-dèks’) , s. m. Terme de pharmacie.Recueil des formules adoptées par la faculté de Paris .

— ÉTYM . Voy. CODE.

CODICILLAIRE (ko-di-sil-lê-r’), adj. Qui est éta-bli par un codicille. Legs codicillaire.

— ÉTYM . Codicillaris, de codicillus, codicille.

f CODICILLANT (ko-di-sil-lan), s. m. Celui quifait un codicille.

CODICILLE (ko-di-sil-1’), s. m. Terme de droit.Disposition de dernière volonté qui a pour objet defaire une addition ou un changement à un testament.Je le lui donne par un codicille, révoquant à ceteffet tous les testaments antérieurs, volt. Lett.d’Argentai, I7janv. 1763.

— HIST. xvi* s. Ajouster par codicille [à un testa-ment] , mont. 1,17. Entre testament et codicile iln’y a point de différence, loysel, 300.

— ÉTYM . Codicillus, diminutif de codex (voy.code).

f CODIFICATEUR (co-di-fi-ka-teur), s. m. Auteurd’un code.

— ÉTYM . Codifier.

t CODIFICATION (ko-di-fi-ka-sion), s. f. Termedidactique. Travail à l’effet de réunir les lois épar-ses en un code ou corps de législation. || Système,théorie qui rédige et coordonne les éléments de lalégislation, par opposition au régime des coutumesou des lois spéciales.

— ÉTYM . Codifier.

f CODIFIER (ko-di-fi-é), v. a. Terme didactique.Réduire des lois en un seul code ou corps.

— ÉTYM . Code, et le suffixe fier, latin ficarepour facere.

CODILLE (ko-di-11’, Il mouillées), s. m. Terme dujeu de l’hombre. Faire codille, gagner sans avoirfait jouer.

f CODIRECTEUR (ko-di-rè-kteur), s. m. Celui qui,conjointement avec un autre, dirige une entreprise.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et directeur.

CODONATAIRE (ko-do-na-tê-r’), adj. Terme de

droit. A qui, conjointement avec un autre, une do-nation est faite.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et donataire.

COECUM, s. m. Fausse orthographe. Voy. cæcum.

COEFFICIENT (ko-è-fi-si-an), s. m. Terme d’al-gèbre. Le nombre qui, mis avant une quantité al-gébrique, en multiplie la valeur. Dans 3 x, 3 est lecoefficient de x.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et efficient, c’est-à-direqui fait avec.

f COÉGAL, ALE (ko-é-gal, ga-1’), adj. Terme dethéologie, qui s’applique aux trois personnes de laTrinité pour signifier qu’elles sont égales en durée,en perfection et en puissance.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et égal.

f COËGALITÉ (ko-é-ga-li-té), s. f. Qualité decoégal.

f COÉLECTEUR (ko-é-lè-kteur) , î. m. Celui qui

jouit d’un droit d’électeur conjointement avec uneautre personne.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et électeur.

COELIAQUE (se-li-a-k’), adj. Terme d’anatomie.Qui a rapport aux intestins. Artère cœliaque, tronccommun de trois artères qui vont à l’estomac, aufoie et à la rate.

— HIST. xvi* s. L’autre s’en va au mesentere etintestins ; à cause de quoy elle est appelée cœliaqueou (s’il faut ainsi parler) ventrale, paré, i, 22 ,

— ÉTYM . Koiktaxô;, de xoO.ia , ventre , de xoï-),oç, creux.

f COEMPEREUR (ko-an-pe-reur), s. m. Celui quiest empereur avec un autre, ce qui s’est vu dansl’empire romain.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et empereur.

COEMPTION (ko-an-psion), s. f. Terme de droitromain. Achat réciproque. || Une des trois sortes demariage usitées chez les Romains, dans laquelle l’é-poux et l’épouse semblaient s’acheter mutuellement.

— ÉTYM . Coemptio, de co.... préfixe, et emere,acheter.

f COENOGONE (sè-no-go-n’), adj. Terme de zoo-logie. Qui produit alternativement des œufs et despetits vivants.

— ÉTYM . Koivèç, commun, et yôvoç, génération.

f COENOLOGIE (sè-no-lo-jie), s. f. Terme didac-tique. Conférence entre plusieurs individus; consul-tation entre plusieurs médecins.

— ÉTYM . Koivô;, commun, et kôyo;, discours.

f COENOSCOPIQUE (sè-no-sko-pi-k’), adj. Termedidactique. Qui a pour objet les propriétés généralesdes êtres.

— ÉTYM . Kotvè;, commun, et oxoneïv, consi-dérer.

f COENURE (sè-nu-r’), s. m. Terme d’histoire na-turelle. Genre d’helminthes caractérisé par une vé-sicule commune à plusieurs corps, terminés chacunpar une tête munie de ventouses et de crochets. Laprésence du cœnure dans le crâne des moutons dé-termine la maladie appelée tournis.

— ÉTYM . Kotvoç, commun, et oùpà, queue.

f COÉQUATION (ko-é-koua-sion) , s. f. Réparti-tion réglant la part proportionnelle de chaque con-tribuable.

— HIST. xvi' s. Si le seigneur , censier ou leurreceveur nient avoir reçu ce qu’ils ont reçu des co-equez, et s’il se trouve après le contraire, ils seront"tenuz en tous les interets, pertes et dommages deceluy contre lequel ils auront fait la ditte négationde réception de la ditte coéquation, Coustum. génér.1. 11 , p. 399.

— ÉTYM . Co.... préfixe, et équation.

-f COERCIBILITÉ (ko-èr-si-bi-li-té) , s. f. Qualitéde ce qui est coercible. La coercibilité appartientaux gaz et aux vapeurs.

— ÉTYM . Coercible.

COERCIBLE (ko-èr-si-bl’), adj. Terme de physi-que. Qui peut être retenu entre des parois.

— ÉTYM . Le latin coercere, retenir, de co, et ar-eere, contraindre.

f COERCIF, IVE (ko-èr-sif, si-v’), adj. Se ditmoins souvent que coercitif.

— HIST. xvi* s. Discipline coercive, Hist. de laToison d’or, t. n, f° 164, dans lacurne.

— ÉTYM . Voy. COERCION.

f COERCION (ko-èr-sion), s. f. Se dit moins sou-vent que coercition.

— HIST. xm e s. Et quant à ce nous obligeons etsoubmettons à la jurisdiction et cohercion de nostresaint pere le pape , du cange , cohercio. || xv* s.Vérité ne puet nullement Avoir de fait cohercion, e.desch. Poésies mss. f“ 322, dansLACURNE. || xvi* s.L’estât necessaire pour la conservation des bons etcohertion des iniques, condé, Mémoires, p. 663.

— ÉTYM . Latin coercio, de coercere, retenir(voy. coercible).

COERCITIF , IVE (ko-èr-si-tif, ti-v’), adj. Capabled’exercer la coercition. Une puissance coercitive.

— ÉTYM . Voy. COERCIBLE.

COERCITION (ko-èr-si-sionj s. f. Terme de juris-prudence. Action, droit, pot voir de contraindre.La coercition est un des attributs de la justice.

— ÉTYM . Latin coercitio, de coercere (voy. coer-cible).

COÉTAT (ko-é-ta), s. m. État ou prince qui par-tage la souveraineté avec un autre. Nous réunir[nous nation provençale] à la nation française , nonpar districts, puisque nous ne sommes pas des dis-tricts dans cette nation, mais en coétat, mais enseul corps, parce que nous sommes un seul corps,Mirabeau , Collection, t. i,p.i37. Sommes-nous uneagrégation distincte comme nation provençale? le