coc
me
spirale. Ouverture cochléaire, l'ouverture delà caissedu tympan de l’oreille, plus connue sais le nom defenêtre ronde, qui fait communiquer cette caisseavec la rampe interne du limaçon.
_étym. Lat. cochlea , limaçon ; grec, y-o'/Xia;.
COCHLÉARIA ( ko-klé-a-ri-a ) , s. m. Nom d’ungenre de crucifères et entre autres du cochléaria ( co -chlearia ofjicinalis, Z.), dit vulgairement cranson,herbe aux cuillers, herbe au scorbut ou herbe auxscorbutiques; et du raifort (cochléaria rustica, L.),dit aussi cram ou cran, et raifort sauvage.
_ ÉTYM . Lat. cochléaria , herbe à la cuiller, decochlear, cuiller (voy. cuiller).
f COCHLÉARIFORME (ko-klé-a-ri-for-m’), adj.Terme d’histoire naturelle. Qui a la forme d’unecuiller.
— ÉTYM . Lat. cochlear, cuiller, et forme.
j COCHLÉE ( ko-klée ), s. f. Terme d’anatomie.Nom donné quelquefois au limaçon de l’oreille in-terne.
— ÉTYM. Lat. cochlea , limaçon; grec, xoyXiix;.
f COCHLÉIFORME (ko-klé-i-for-m’), adj. Termed’histoire naturelle. Qui a la forme d’un colimaçon.
f COCHOIR (ko-choir), s. m. Sorte de hache detonnelier. || Terme de marine. Morceau de boisd’orme qui sert pour le commettage des cordages.
f COCHOIS (ko-choi), s. m. Outil de buis dontles ciriers se servent pour équarrier leurs flambeaux.
COCHON (ko-chon), s. m. || 1° Mammifère de lafamille des pachydermes, qu’on engraisse pour l’a-limentation. || Brûler un cochon, faire passer à unfeu léger un cochon tué, pour débarrasser la peaudes poils. Rien n’échappa de leur colère, Ni moi-nillon ni béat père; Robes , manteaux et capuchons,Tout fut brûlé comme cochons, la font. Cord. || Co-chon de lait, cochon qui tette encore, ou qu’on nour-rit de lait. j| Cochon marron, le cochon redevenusauvage. || Avoir des yeux de cochon, avoir de très-petits yeux. || Camarades, amis comme cochons, gensqui sont entre eux dans un sans-gêne excessif. || Nousn’avons pas gardé les cochons ensemble, ou il sembleque nous ayons gardé les cochons ensemble, se dit,dans un langage très-vulgaire, pour repousser unefamiliarité déplacée. || Sale comme un cochon. Grascomme un cochon. || 2° Chair de cochon. Manger,faire cuire du cochon. Fromage de cochon se ditdans beaucoup d’endroits pour fromage d’Italie .|| 3“ Fig. et populairement, un cochon, un vilaincochon, un homme très-malpropre, ou qui fait deschoses sales. || Un homme qui ne fait que mangeret dormir. Mener une vie de cochon. Quel est cegros cochon qui me disait tant de mal de la pièce?volt. Cand. 22 . Toutes les gazettes disent que cegros cochon [Moustapha] va se mettre à la tête de300 mille hommes, in. Lett. à Cath. 37. || Adj. Dansle langage très-trivial, sale, dégoûtant. Vous n’a-vez jamais rien vu de si cochon. || 4° Cochon de mer,nom vulgaire du marsouin , et, en particulier, del’otarie cochon de mer. || Cochon d’Inde, nom ducabiai, mammifère de Tordre des rongeurs. || Co-chon de terre, nom sous lequel Buffon a décritToryctérope du Cap. || Cochon d’Amérique, cochondes bois, cochon noir, le pécari. || Cochon bas, co-chon de Siam. || Cochon des blés, le hamster. || Co-chon cerf ou de Chine , le barbiroussa. || Cochoncuirassé, le tatou. || 5° Petit insecte qu’on trouvesouvent dans les lentilles. || 6° Terme de pêche. Pois-son nommé aussi grondin, rouget. || 7° Mélange demétal et de scories qui obstrue quelquefois les four-neaux. || Terme d’affineur. Gonflement des cendresdans la coupelle. || Proverbe. Il faut mourir, petitcochon, il n’y a plus d’orge, se dit pour signifierque toutes les ressources sont épuisées.
— hist. xm* s. Il a tos les cochons mandés, Quion la vile sont et mainent, VEscoufle. || xiv* s. Unnaigre cochon pour la gelée, Ménagier , n, 4. Rost:cinq cochons.... ib. || xvi* s. Le petit-laict engendreflux de ventre aux couchons, dont ils se rendentlangoureux : pour laquelle cause , s’abstient-on deleur en bailler, ains est réservé pour les grandspourceaux, jeunes chiens, etc. o. de serres, 288 .Plus de cochons [jeunes porcs] porte et nourrit une«raye, plustost envieillit, id. 333. Quand on vousoffre le coychon, il fait bon ouvrir le sac, palsgr.p. 694. Grand rumeur, petite toison, Dit celui quitond les cochons, lerocx de lincy , Prov. 1. 1 ,P- 172. Il ne perd point son aumosne Qui à son co-chon la donne, id. ib. Manger le cochon ensemblepaire quelque machination], cotgrave.
— étym. Coche 3; bourguig. et Berry, couchon.
t COCHONNAILLE (ko-cho-nâ-lT, Il mouillées,
et non ko-cho-nâ-ye), s. f. Synonyme populaire desviandes de cochon préparées que vendent les char-cutiers.
COCHONNÉ, ÉE (ko-cho-né, née), part, passé.Fait mal et salement. Besogne cochonnée.
COCHONNÉE (ko-cho-née), s. f. La portée d’unetruie.
COCHONNER (ko-cho-né). || 1" V. n. Mettre bas,en parlant d’une truie. || Se conjugue avec l’auxi-liaire avoir. La truie a cochonné. || 2° V. a. Enlangage populaire, faire mal ou salement un ou-vrage.
— HIST. xvi" s. Une truye cochonna un cochonayant huict jambes, quatre oreilles.... paré, xix, 4.Les truyes pleines, et les layes qui ont cochonné,veulent chacune avoir son tect à part, o. de ser-res, 333.
COCHONNERIE (ko-cho-ne-rie), s.f. || 1“ Alimentde mauvaise qualité ou de mauvaise préparation. Onne nous servit que des cochonneries. || 2“ Grandemalpropreté. Cet homme est d’une cochonnerie dé-goûtante. || 3° Action, propos déshonnête.
COCHONNET (ko-cho-nè; le t ne se lie pas; aupluriel l’s se lie : les ko-cho-nè-z et la truie; co-chonnets rime avec traits, paix, succès, etc.),s. m.|| 1“ Petit cochon. || 2“ Sorte de dé à douze faces,marquées de un à douze. || 3° Petite boule servantde but aux joueurs de boule. Jouer au cochonnet,faire une partie de cochonnet.
— hist. xvu s. Coyschonet, palsgr. p. 187. Iljouoit à cochonnet va devant, rar. Garg. i, 22 .
f COCHOUAN (ko-chou-an) ou COCHUAN tko-chu-an), s. m. Un des noms vulgaires du petit râled’eau.
t. COCO (ko-ko), s. m. || 1" Le fruit du cocotier.Le coco fournit un lait et une amande fort agréablesau goût. Le soleil ne sait pas sur leurs arbres profa-nes Mûrir le doux coco, les meilleures bananes, a.chén. 228 . || Coco de mer, nom donné à deux fruitstrès-différents, dont l’un, très-gros, provient de lalodoïcée des Séchelles, et l’autre, le petit coco demer, vient d’un arbre dont on ignore le pays, le fruitseul en étant connu. || 2° Ouvrage fait de l’enveloppedu coco. Une tasse de coco.
f 2. COCO (ko-ko), s. m. || 1” Terme de caressequ’on adresse aux enfants et aux jeunes gens. Faiscela, mon coco. Quel grand coco! || 2° Terme familierde moquerie appliqué aux hommes et presque tou-jours ironiquement. C’est un fameux coco, un jolicoco, c’est-à-dire c’est un imbécile, c’est un hommetrès-laid. Voilà un drôle de coco, par exemple.|| 3“Terme enfantin. Un coco, un œuf, et aussi unsoulier d’enfant. Des cocos verts. Une paire de joliscocos. || 4° Terme d’encouragement qui se dit quel-quefois à un cheval. Hue, cocol
— ÉTYM. Ce qui parait le plus probable, c’est quecoco est pour cocot et un diminutif de coq.
3. COCO (koko), s.m. Boisson faite d’une infusionde bois de réglisse, et que Ton détaille en été dansles promenades publiques, surtout aux enfants.|| Autrefois, eau-de-vie, bran-de-vin. Boire du coco.Elle lui fit payer du coco, Cabinet satyrique, dansleroux, Dict. comique, qui dit que c’est un mot pa-risien.
— ÉTYM . Peut-être l’eau-de-vie a-t-elle été ainsidite par l’application du terme de caresse (voy.coco 2 ) qu’on emploie avec les petits enfants.
f COCOIN (ko-koin) ou COCOUAN (ko-kou-an),s. m. Voy. cochouan.
COCON (ko-kon), s. m. Enveloppe que se filentbeaucoup de larves et dans laquelle s’opère leur der-nière mue. || Tissu filamenteux produit par le ver àsoie, et dont il s’enveloppe comme d’une coque poursubir sa métamorphose. || Fig. S’enfermer dans soncocon, vivre dans la retraite, ne s’occuper que deses affaires. || Cocon percé, voy. percé.
— hist. xvi" s. Les magniaux [vers à soie] desSevenes de Languedoc, lesquels, tant pour leurpropre naturel, que pour estre nourris de fueille demeurier noir, produisent des coucons ou plotonsgrands et mois, par conséquent peu fournis de soie,o. de serres, 474. Deux ou trois jours mettent lesvers à parfaire leurs escailles, plotons ou coucons(diversement nommés, selon les lieux), id. 487. Lecoucon estant percé, les filets de la soie se trouventtronçonnés, par conséquent indevidahles, id. 490.
COC 653
On trouve dans Du Cange coconus, cochonus, bou-chon.
f COCONILLE (ko-ko-ni-11’, Il mouillées), s. fSoie que fournissent les cocons battus, bouillis, cui*dés et filés.
— étym. Cocon.
f COCONNAGE (ko-ko-na-j’), s. m. Formation deeocons.
— Étym. Coconner.
t COCONNER (ko-ko-né), v. n. Faire son cocon,en parlant d’une chenille.
— étym. Cocon.
t COCONNIÈRE (ko-ko-niè-r’), s. f. Synonyme demagnanerie.
— étym. Cocon.
f COCONTRACTANT, ANTE (ko-kon-tra-ktan,ktan-t’), s. m.et f. Celui, celle avec qui on contracte.
— hist. xvi" s. Co-contractant, Nouveau coustum.génér. t. i, p. 614.
— étym. Co, et contractant.
f t. COCOTE (ko-ko-t’), i. f. || 1“ Terme enfantinpour désigner une poule. La cocote a pondu. La co-cote appelle ses petits. || 2° Petit carré de papier pliéde manière à présenter une ressemblance éloignéeavec une poule. Faire des cocotes. Une compagnie,une file de cocotes. || 3° Fig. Terme d’amitié donné àune petite fille : ma cocote; et quelquefois à une grandefille, dans un sens un peu libre : c’est une bellecocote, une grande cocote. || 4” Dénomination po-pulaire d’une légère inflammation du bord des pau-pières.
— ÉTYM . Coq, par l’intermédiaire d’une formecocot; ce qui donne de l’appui à l’étymologie con-jecturée pour coco 2 .
f 2 . COCOTE (ko-ko-t’), s. f. Espèce de casse-role en fonte dont on se sert dans la cuisine.
— étym. Ce mot vient-il d’un diminutif de coque,au sens vague de récipient?
COCOTIER (ko-ko-tié; IVne se lie jamais; au plu-riel l’s se lie : des ko-ko-tié-z élevés), s. m. Arbre dela famille des palmiers. Les cocotiers croissent sou-vent sur des rochers, chateaub. Génie, i, v, t4.
— étym. Coco i.
t COCRÉANCIER (ko-kré-an-sié), s. m. Celui quiest créancier d’une personne conjointement avec unou plusieurs autres.
— Étym. Co.... préfixe, et créancier.j- COCRËTE (ko-krè-t’), s. f. Un des noms de laplante dite crête de coq.
COCTION (ko-ksion), s. f. || 1" Terme didactiqueéquivalant à cuisson du langage vulgaire . La coc-tion des aliments. || 2° Terme de physiologie. Diges-tion des aliments dans l’estomac. La coction, com-ment se ferait-elle dans l’estomac? desc. II et h. 6, 8.Les aliments, changés par une prompte coction, seconfondent tous en une liqueur douce, rén.Exist. 35.|| Terme de pathologie. La coction des humeurs,changement des humeurs qui les rend plus épais-ses, moins âcres, et propres à être expulsées. || 3“ Lacoction des minéraux, le dernier degré de leur for-mation dans la terre, selon l’ancienne physique.
— hist. xvi* s. La faculté retentrice sert gran-dement à la vertu coctrice : car la chaleur naturellene peut faire coction, si l’aliment n’est.... paré, In-trod. 8.
— étym. Le latin coctio, de coquere, cuire (voy.cuisson).
COCU (ko-ku), s. m. Terme de mépris et trop li-bre. Celui dont la femme est infidèle. Le mauditvieillard ne voulut être cocu, hamilt. Gramm. 8. Sin’être pas cocu vous semble un si grand bien, Nevous marier point en est le vrai moyen, mol. Ec.des f. v, 6. Quiconque a soixante ans vécu Et jeunefille épousera, S’il est galeux, se grattera Avec lesongles d’un cocu, Épigr. dans richelet. On croit,j’en suis convaincu, Que vous me faites cocu, bé-rang. Sénat. || Cocu en herbe, celui qui est menacéde l’être avant son mariage. Au sort d’être cocu sonascendant l’expose, Et ne l’être qu’en herbe est pourlui douce chose, id. Éc. des maris, iii, to. || Cocuen gerbe, celui qui l’est après son mariage.
— HIST. xiii* s. Par vous.... Sui-jemis en la con-frérie Saint-Ernol, le seignor des cous Dont nus nepuest estre rescous, Qui famé ait.... la Rose, 9167.Uns dist à un autre par grand maltalent : voz estescoz, et de moi meïsme, beaum. xxx, lui. || xv* s.Et vous pourrez ouir comment ung grant tas devieilles commères sçavent bien trouver les maniérésde faire leurs maris coqus, Villon , Repues franches.Sans que le pauvre coux de la ruelle s’osast onquesmontrer, louis xi , Nouv. iv. Le quel vous aimeriezmieux estre cous en herbe ou en gerbe [avant ou