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Terme de botanique. Poils collecteurs, appendicescapillaires qui garnissent quelquefois le stigmate,et auxquels on attribue la fonction de recueillir lepollen.
— HIST. xvi* s. Il fit mourir leurs collecteurs quilevoient et exigeoient la taille, amyot, Pyrrh. 5t.
— ÉTYM . Provenç. collecter; espagn. colector; ital.collettore; du bas-latin eollectorem (voy. collecte).
COLLECTIF, IVE (ko-Iè-ktif, kti-v’; d’autres di-sent kol-lè-ktif), adj. || l“Qui contient un ensemblede personnes ou de choses, qui appartient à un en-semble de personnes ou de faits. Un tout collectif.L’homme à demi sauvage, dispersé, ne connaît passapuissance collective. Et la famille, enracinée Sur lecoteau qu’elle a planté, Refleurit d’année en année,Collective immortalité ! lamart. Joc. ix , 29). || D’unemanière collective, en considérant les objets commeformant un seul tout. || Substantivement et au mascu-lin. Transporter le raisonnement de l’individuel aucollectif, de l’homme au peuple, chateaub. Génie,l,i, 7, || 2°Terme de grammaire, qui, exprimant laréunion de plusieurs individus de la même espèce,présente à l’esprit l’idée d’une collection. Peuple, ar-mée, compagnie sont des noms collectifs. || Senscollectif, valeur collective, sens, valeur que prend unmot au singulier, qui, n’étant pas collectif de soi, ledevient par l’emploi. Dans cette phrase : le renardest rusé, renard a un sens, une valeur collective.|| Substantivement. Un collectif. Les collectifs.
— ÉTYM . Lat. collections (voy. collecte); pro-venc. collectiu; espagn. colectivo; ital. collettivo.
COLLECTION (ko-lè-ksion ; en poésie, de quatresyllabes; d’autres disent kol-lè-ksion), s. f. || l°Termede pharmacie. Collection des drogues, l’approvision-nement qu’on en doit faire. ]| 2° Terme de scolastique.Réunion de parties. Il [Dieu ] est l’être infini par in-tention, comme dit l’école, et non par collection,fén. Exist. 293. || 3° Assemblage d’objets d’art ou descience. Une collection d’insectes, de médailles,d’armes de prii. Une collection de tableaux. Les col-lections [ de Commerson ], qui existent encore auMuséum de Paris, figurent parmi les plus précieusesrichesses que possède cet établissement, cap , Phi-libert Commerson . || Par extension, se dit des per-sonnes et de toutes sortes d’objets dans le langagefamilier et plaisant. Une collection d’originaux, debeaux esprits. Vous avez là une belle collection d’ha-bits, c’est-à-dire un grand nombre, une grande va-riété. || 4" Recueil de plusieurs ouvrages ou desdivers numéros d’une publication ou de diversespièces ou morceaux. La collection du Journal dessavants . Le Spicilegium du P. d’Achéry est unecollection de plusieurs pièces curieuses de l’histoire.|| 5° Réunion d’extraits. Ce jeune homme a fait debonnes collections. Peu usité aujourd’hui dans cesens. || 6° Terme de médecine. Amas d’un liquidedans quelqu’une des cavités closes du corps. Collec-tion purulente, amas de pus.
— HIST. xiv* s. Entre la collection des fruis passéset le labeur pour les fruis avenir. — Les collectionsou commixtions de toutes les choses dessus dictes,oresme , Thèse de meunier. || xvi* s. Et pour ce qu’onne peut bien mondifier telles playes, se fait collec-tion de matière, dont en fin la mort s’ensuit, paré,viii, 34. Nombre est pris icy largement, non pastant seulement en tant qu’il est collection de plu-sieurs unités, est. de la roche, Arismetique , f*42.Nombre est agrégation ou collection d’une ou plu-sieurs unités, id. ib. f° I.
— ÉTYM . Provenç. collectio; espagn. coleccion;ital. collesione, du latin collectionem (voy. collecte).
j COLLECTIONNER (ko-lé-ksio-né). || 1“ V. n. Fairedes collections. || 2° V. a. Collectionner des pierresprécieuses, des insectes.
— êtym. Collection.
f COLLECTIONNEUR, EUSE (ko-lè-ksio-neur,neù-z’), s. m. et f. Celui, celle qui fait des collections.
COLLECTIVEMENT (ko-lè-kti-ve-man; d’autresdisent kol-lè-kti-ve-man), adv. Dans un sens collec-tif. Dans la phrase : le tigre est féroce, tigre estpris collectivement.
— ÉTYM . Collective, et le suffixe ment.
COLLEGE (ko-lè-j’ ; bien que l’Académie mette un
accent aigu, la prononciation est d’un accent grave),s. m. || 1° Corps de personnes revêtues de la mêmedignité. Il y avait à Rome un collège des augures,un collège des pontifes. || Collège d’artisans, nomdonné aux corporations d’ouvriers dans l’empire ro-main. || Le sacré collège, le corps des cardinaux,divisé en trois ordres, évêques, prêtres et diacres.|| Anciennement, le collège des secrétaires du roi,la compagnie dos secrétaires du roi. || 2° Collège
électoral, assemblée d’électeurs, à l’effet d’élire desdéputés. || Spécialement la réunion des électeursappelés à voter pour une même élection. Un collègede département, d’arrondissement. Un collège peutêtre divisé en plusieurs sections. || 8° Etablissementd’instruction publique et secondaire. Aller, étudierau collège. Les élèves d’un collège. Vous avez beauraisonner, monsieur est frais émoulu du collège, etil vous donnera toujours votre reste, mol. Mal. im.n, 7. Voyant l’autre jour écrit sur une grande porteCollegium, je devinai que cela voulait dire collège,id. G. Dandin, m, <. || Par extension, tous les élè-ves ou tous les pensionnaires d’un collège. Le col-lège est à la promenade. || Nom des diverses classesd’élèves distribués dans des cours différentes, selonleur âge. Le grand, le moyen, le petit collège.|| Amitié de collège, amitié contractée dès le collège.Il Amis de collège, vieux amis et qui se regardentcomme très-sûrs l’un de l’autre. || Sentir le collège,sentir son collège, avoir quelque chose de pédan-tesque. Certain enfant qui sentait son collège, Dou-blement sot et doublement fripon Par le jeune âgeet par le privilège Qu’ont les pédants de gâter la rai-son, la font. Fabl . ix, 5. || Collège se distingue delycée en ce que le premier est un établissement mu-nicipal dont la gestion appartient à la ville qui payele traitement des professeurs ; dans le second, toutrelève de l’Etat. L’enseignement est à peu près lemême dans ces deux ordres d’établissements, lescollèges se modelant autant que possible sur leslycées; mais, en général, dans les collèges, l’en-seignement est moins élevé, moins développé, etle personnel moins complet (et non pourvu du titred’agrégé). Collège de plein exercice, collège danslequel il y a un professeur pour chaque classe.Les noms de proviseur, censeur, professeurs ne sedisent que dans un lycée; dans un collège, il y aun principal et des régents. Avant 1848, il y avaitcollèges royaux et collèges communaui, termeschangés depuis en lycées et collèges. || Collège deFrance, établissement fondé à Paris par François I er ,où l’on enseigne publiquement les hautes connais-sances humaines, tant dans les lettres que dans lessciences et dans l’érudition.
— HIST. xiv* s. Pour ce [il] fist Dieu son hoir,si funda abaïes,Colleges, priortésqui or li font aies,Girart de Ross. v. 4285. Tuit y furent mandé et col-lege et chapitre, Et tuit cil du paiis qui orent croceet mitre, ib. 6059. || xv* s. Plus n’ont nulles électionsLes abbayes, les colleges, Abatu sont les privilèges,eust. desch. Poésies mss. P 624, dans lacurne.Nous chrestiens qui sommes du college de Jesus-Christ qui fut et est Dieu et homme, Bouciq. iv,ch. 3. || xvi* s. Les defaults que nous trouverons eace college là [réunion choisie], le monde les pourrahardiement bien advouerpour siens, mont, ii, 229.Un college de religieux de l’observanGe de St Domi-nique, jean d’auton, Annales de Louis XII , p. 107.dans lacurne.
— ÉTYM . Provenç. college; espagn. colegio; ital.collegio; du latin collegium, de colligere, réunir(voy. cueillir).
COLLÉGIAL, ALE (ko-lé-ji-al, a-1’), adj. || 1* Quia rapport au collège. Écartons la muse empeséeQui, se guindant sur de grands mots, Préside à laprose toisée Des poètes collégiaux, gresset, lesOmbres. || 2° Église collégiale, église qui n’est pascathédrale et qui a un collège de chanoines. || Sub-stantivement. Un de ses bâtards [à Bernard Van-Gal-len] trouva le moyen d’être chanoine d’une collé-giale, volt. Phil. n, 419. Plusieurs de ces églisesdes grecs sont des collégiales, id. Mœurs, 91.
— HIST. xv* s. Chantres, doyens, princes cha-noines, Cathedraulx et coilegiaulx, Registreurs etofficiaulx, e. desch. Poésies mss. f* 405, dans la-curne. || xvi* s. Ces escoliers furent en la ville deTholose appeliez collegiaux, comme enfans des col-leges, et, en l’université de Paris boursiers, commeestans nourris et alimentez de la bourse commune deleurs fondateurs, pasquier, Recherches, liv. viii,p. 791 , dans lacurne.
COLLÉGIEN (ko-lé-jiin), s. m. Élève d’un col-lège.
COLLÈGUE (kol-lè-gh’), s. m. Celui qui fait, avecd’autres, partie d’un même corps, et aussi quiexerce une fonction, une magistrature avec un au-tre, qui remplit la même fonction. Il est mon collè-gue au conseil d’Etat. Us sont collègues. Jurons-nousque des deux, qui que l’on puisse élire, Fera deson ami son collègue à l’empire, corn. Pulchérie,i, 4. Ma vertu souffre trop en ce funeste lieu, Dont
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je ne puis chasser mes collègues impies, voltaire,Triumv. i, 3.
— REM. L’Académie écrit collègue avec juste rai-son, puisque telle est la prononciation; mais elleécrit collège, où la position et la prononciation dsVe sont les mêmes. Cette anomalie complique inuti-lement l’orthographe.
— SYN. collègue, confrère. Collègue se dit doceux qui sont revêtus des mêmes fonctions ou quiont une même mission : on est collègue dans uncollège, au sénat, au corps législatif, dans un con-seil municipal, etc. Confrère se dit de ceux qui ap-partiennent à une même société, à un même corps,sans avoir rien à faire de particulier au nom de cettesociété. On est confrère à l’Académie et dans toutesles sociétés académiques. Les hommes revêtus desmêmes grades, comme les avocats entre eux, lesmédecins entre eux, les marchands qui vendent lesmêmes objets, par exemple, leslibraires entre eux,se traitent de confrères.
— étym. Le latin collega, de colligere (voy. cueil-lir).
t COLLÈME (kol-lê-m’), s. m. Terme de bota-nique. Genre de plantes lichênoïdes dont le thalleest gélatiniforme quand il est humide.
t COLLEMENT (ko-le-man), s. m. État de chosescollées l’une sur l’autre. Le collement des paupiè-res, dans une ophthalmie, par l’humeur qui est sé-crétée.
COLLER (ko-lê), v. a. || I* Joindre avec de la colle.Coller du papier. Coller une feuille d’acajou sur duchêne. Coller deux choses ensemble. || Enduire, im-prégner de colle, d’apprêt. Coller du papier, collerde la toile. || Par extension. Le sang avait collé sescheveui. || Coller du vin, y battre de la colle depoisson ou même du blanc d’œuf pour le clarifier.Je croyais savoir coller le vin, j. j. rouss. Conf. vi.|| 2° Appliquer une chose contre une autre. Il a colléson visage contre le mien. Cette attente d’une ba-taille en Flandre collait tout le monde aux fenêtrespour voir arriver les courriers, st-sim. 209 , 66.|| Fig. Au lieu de les coller surdes livres, 1 . 3 . rouss.Ém. 11 . || Terme de billard. Coller une bille, l’en-voyer tout près de la bande. On dit aussi : collerson adversaire, pour dire ; coller sa bille. || Popu-lairement. Coller quelqu’un, lui fermer la bouche,lui dire quelque chose qui le fait taire. || Collerun écolier et surtout un aspirant à une des écolesdu gouvernement, lui faire une question à laquelleil ne peut répondre. || 3° F. n. Tenir comme avecde la colle. Tout cela avait collé ensemble. || Cepantalon colle, il est juste, il dessine les formes.|| 4* Se coller, v. ré/l. S’attacher comme avec de lacolle. La tunique s’était collée sur sa peau, fénel.Tél. xv. || S’appliquer exactement sur une chose.Cette draperie se collait sur le corps. || S’attacherfortement. Il dit, baise mes pieds, les inonde delarmes, Se colle à nos genoux, deulle, Énéide,m, 830.Sur sa pâle main [de Laurence] ma lè-
vre qui se colle La retint à la vie avec une parole,lamart. Joc. iv, 160 . Il lui est arrivé plusieurs foisde se trouver tête pour tête à la rencontre d’unprince et sur son passage, et n’avoir que le loisirde se coller à un mur pour lui faire place, la bruy. xi.|| Fig. Tenir son esprit appliqué à une chose. L’im-mobile auditeur Se colle à la tribune où tonne l’ora-teur, segrais, Georg. m. Tillemont est le guide leplus sûr des faits et des dates pour l’histoire des em-pereurs ; Gibbon se colle à lui ; il se fourvoie et tombequand l’ouvrage de Tillemont finit, chateaub. dansle Dict. de dochez.
— HIST. xiii* s. Si collèrent [tendirent] les voileset s’en allèrent, villehard. p. 156, dans lacurne.|| xvi* s. Je voy plus de cent ruisseaux Collez dofange et de bourbe, du bellay, ii, 61, recto. BonsdieuxI qui voudrait louer Ceux qui, collez sur unlivre, N’ont jamais soucyde vivre V kons. 417.
t COLLERET (ko-le-rè), s. m. Terme de pêche.Espèce de seine ,
— ÉTYM . Diminutif de collier.
COLLERETTE (ko-le-rè-t’) , s.f. || 1 * Petit collet
en linge fin, dont les femmes s’entourent le cou.Collerette de batiste. Dieux ! il [le dard de la mou-che] perce la collerette [de Lisette] ; Le sang coule Iaccourez, Amours, b<îrang. Mouche. || Colleretted’homme, collerette à la Henri IV . || 2“ Terme debotanique. Involucre des ombellifères, composé dobractées verticillées sur un seul rang, qui le fontressembler à une collerette. || 3* Terme de pêcheCourtines volantes pour forrper un parc ou une