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enceinte. || 4° Dans les bateaux à vapeur, couronnedu grand piston.
— ÉTYM . Diminutif de collier.
COLLET (ko-lè ;. le t ne se lie pas dans le parlerordinaire; l’s se lie : des collets en velours, dites:des ko-lè-z en ....; collets rime avec traits, jamais,succès), s. m. || 1“ Partie d’un vêtement qui entourele cou. Collet d’habit. || Sauter au collet, sauter aucou. Il y en eut une [harengère] qui sauta au colletde Monseigneur et qui l’embrassa des deux côtés ,st-sim. »t , 496. || Fig. et familièrement. C’est unprofit,c’est une aubaine qui lui saute au collet, c’estun avantage qui lui arrive inopinément. || Prendrequelqu’un au collet, le prendre par le haut de sonhabit, avec force ou avec violence. Entrer chez lui,le tenant au collet, la font. Gag. L’homme élevédans la crainte des gendarmes, qui craint que sonombre ne le prenne au collet, p. l. cour, n, 268.|| Par extension. Prendre quelqu’un au collet, leforcer d’écouter. || Fig. Et quand la servitude a prisl’homme au collet, Régnier, Sot. ui. Mais que plu-tôt son jeu mille fois te ruine, Que si la faméliqueet honteuse lésine, Venant mal à propos la saisirau collet, Elle te réduisait à vivre sans valet, boil.Sat. x. || Mettre la main sur le collet à quelqu’un,l’arrêter, le faire prisonnier. Moi qui dehors, sansplus, ai vu le Châtelet, Et que jamais sergent nesaisit au collet, Régnier, Sat. v. || Fig. Prêter lecollet à quelqu’un, lutter contre quelqu’un, sebattre avec lui. Je vous prêterai le collet en toutgenre d’érudition , mol. Am. méd. n , 4. Villarsmanqua plus d’une occasion de prêter le collet auprince Eugène, st-sim. 332, 90. Jamais Malboroug,sans sa jonction [avec le prince Eugène], n’eût oséprêter le collet à nos trois armées, m. 4 36, 266.|| 2° Morceau d’étoffe arrondi qui se place sur lesépaules et couvre une partie du corps. || Collet demanteau, morceau d’étoffe rond qui est attaché au-dessus du corps du manteau et qui couvre lesépaules. || 3° Ornement de linge qu’on mettait au-trefois sur le collet du pourpoint, pour la propreté,et qu’on nommait aussi rabat. Les gens du mondele portaient ample et souvent fort orné. || Un hommeh petit collet, ou, simplement, un petit collet, unhomme d’église, ainsi dit à cause de ce collet queles ecclésiastiques portaient plus petit. || En mau-vaise part, celui qui affectait de porter un petit col-let et de se donner des manières dévotes. || Le petitcollet, la profession ecclésiastique. Un génie qui àcet âge méprisait le petit collet, hamilt. Gramm.in. 11 [le prince Eugène ] prit ensuite le petit collet,volt. Louis XIV , 4 7. || 4° Collet monté, collet queportaient les femmes; il était soutenu par des car-tes, de l’empois et du fil de fer. Mignard auraitpeint les courtisans du dernier siècle avec des frai-ses ou des collets montés, fén. xxi, 283. || Fig. C’estun collet monté, c’est une personne affectée, pé-dante. Cela est collet monté, bien collet monté,cela est contraint, guindé.... Oh! sollicitude à monoreille est rude ; 11 pue étrangement son ancien-neté. — Il est vrai que le mot est bien collet monté,mol. Femmes sav. n, 7. Tes bons mots .... Sont descollets montés et des vertugadins, boil. Sat. xii. Lacritique qu’il fait en collet monté, sév. 387. || 6* Col-let de buffie, sorte de pourpoint fait de peau debuffle, qui était à grandes basques et sans manches.|| 6° Terme de boucherie. Collet de mouton, de veau,la partie entre les épaules et la tête. || 7° Terme d’a-natomie. Collet des dents, ligne dont le contourmarque la séparation de la racine et de la couronned’une dent. || Terme de botanique. Point idéal d’oùs’élève la tige et d’où part la racine, et qui a reçuaussi le nom de nœud vital. || 8° Petit filet de cordetendu dans des haies ou passages étroits avec unnœud coulant, dans lequel se prennent les lièvreset les lapins. Chasserau collet. Prendre le gibier aucollet. On tend les collets dans les passages quele gibier fréquente. || Terme de pêche. Espècede nœud coulant , employé pour la pêche de lacarpe et du brochet. || 9" Terme de métier. Bourre-let qui termine le goulot d’une bouteille. || Collet dechandelier, la partie du chandelier qui s’élève surle pied. || Collet de hotte, la partie la plus haute dudos de la hotte. || Collet d’une bougie, d'un cierge,le bout de la mèche de fil blanc qu’on aperçoit auhaut. Collet d’une chandelle, le coton qui sort horsdu suif. || Partie du clou voisine de la tête. || Rebordde la chaudière du distillateur. || Partie ronde etconcave au-dessus ou au-dessous d’une pièce d’or-fèvrerie. || Bois d’une raquette à l’endroit ficelé.Il Collet de violon, la partie qui est au bout dumanche et qui est faite en crosse. || Bout du manched’une pioche. || 10“ Terme de construction. La par-
tie la plus étroite d’une marche tournante.|| ll“Termede marine. Arrêt angulaire aux quatre faces du hautd’un mât. || Collet d’un étai, son grand anneau.
— HIST. xm* s. Colletés de cotes [sorte de robe],Liv. des mét. 372. || xiv“ s. Avant que vous partiezde vostre chambre, aiez paravant avisé que le coletde vostre chemise, de vostre blanchet ou de vostrecote ne saillent l’un sur l’autre, Ménagier , i, 4. Dela poictrine d’un beuf, la première piece qui partd’emprès le colet est appellée le grumel, et est lameilleur, ib. n, 4. ||xv“ s. Ne souffrist que hommede sa court, tant fust noble ou poissent, portast tropoultrageuses poulaines, ne femmes cousues en leursrobes trop estraintes, ne trop grans collez, christ,de pisan, Charles V , i, ch. 29. || xvi“ s. Prestant lecollet à tous ceux qui vouloient mesurer leurs forcesavec luy.... Mém. s. du G. ch. I. Un corps, aveclequel j’oseroye bien prester le collet à un autre ré-giment tel qu’il fust des nations qui ne nous aimentpas, lanoue, 284. Elle cherchoit de l’œil un capi-taine des gardes pour lui faire mettre la main surle collet, d’aub. Vie, xxix. Qu’il avoit veu d’Aubignéfaire rentrer la moitié de son pistolet entre la cui-rasse et le colet de buffle du capitaine Metar, avantque de tirer, id. ib. xlviii. Torigni et Mongommeri,avec leurs compagnies entières, présentèrent le co-let aux premiers poursuivans, id. Ilist. m, 263. Leroy luy faisant prendre un livre dans un coffre,duquel le grand Prieur et Carmille luy passèrent lecouvercle sur les reins, et cela s’appeloit parmi euxprendre le lievre au collet, id. Conf. 1 , 7, Beauxlutteurs, qui n’en eussent orainct homme collet àcollet, desper. Contes, v. Ui. qu’on menoit au gi-bet disoit que ce ne feust pas par telle rue, car il yavoit dangier qu’un marchand lui feist mettre lamain sur le collet à cause d’un vieux debte, mont,i, 296. L’elephant luy mettoit quelquesfois la trompedans te sein par dessoubz son collet, id. ii, 4 85.
— ÉTYM. Diminutif de col; wallon , golé; espagn.coleto ; ital. colletto.
COLLETÉ, ÉE (ko-le-té, tée), part, passé. Col-leté par un homme plus fort que lui. || Terme deblason. Animal colleté, animal qui a un collier d’unémail différent de celui du corps.
COLLETER (ko-le-té ; l’e muet de le se change en èquand la syllabe suivante est muette : je collète, jecollèterai). || 1* V. a. Saisir quelqu’un au collet encherchant à le terrasser. Il l’a colleté. || En parlantdes animaux. Le dogue colleta le loup. || Terme demétier. Colleter une chandelle, descendre une chan-delle dans le suif jusqu’au collet. || 2“ F. n. Tendredes collets pour prendre du gibier Ce braconniercollète sans cesse. || 3° Se colleter, v. réfl. Se pren-dre au collet en luttant. Il [le comte d’Harcourt] eûteu tout l’avantage, si son épée ne lui fût tombée dela main en nous colletant, retz, i, 3.
— HIST. xvi* s. Saisissant Granson par le corpset le colletant avec tant de force qu’il le jetta sousluy, Mém. s. du G. ch. 3t. Tout blessé qu’il estoit,il ne laissa pas de se relever, de se jetter sur l’autreet de le colleter, d’aub. Vie, xx»; Afin que le seulCaton pust fournir à tout exemple de vertu, il sem-ble que son bon destin lui feist avoir mal en la mainde quoy il se donna le coup, à ce qu’il eust loisird’affronter la mort et de la colleter, mont, u, 388.
| COLLETEUR (ko-le-teur), î. m. Terme de chasse.Celui qui tend des collets.
f COLLETIN (ko-le-tin), s. m. Synonyme de col-let de buffle.
t COLLÉTIQUE (kol-lé-ti-k’), adj. Terme de mé-decine. Médicaments collétiques, médicaments quiservent à rejoindre les parties séparées d’une plaieou d’un ulcère.
— HIST. xvi* s. Médicament colletique, c’est à direagglutinatif, paré, xxv, 47.
— ÉTYM . Colleticus, de de xoklav, col-
ler (voy. colle).
COLLEUR (ko-leur), s. m. || 1“ Ouvrier qui colleou qui fait le collage. || Anciennement, faiseur decarton. || Colleur d’affiches, ou, simplement,colleur,afficheur. || 2” Populairement, celui qui conte descolles, des bourdes. || 3“ Dans l’argot des collèges,maître qui vient non pour faire des cours, maispour interroger les élèves qui vont passer des exa-mens et se destinent aux écoles spéciales, et pourles préparer en leur posant des questions difficiles.
COLLIER (ko-lié; l’r ne se lie jamais; au pluriell’s se lie: des colliers enrichis de pierreries, dites :des ko-lié-z enrichis....), s. m. |] 1* Ornement de
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cou en forme de chaîne ou de chapelet. Collier deperles, de pierreries. || Chaîne d’or que portent lachevaliers de certains ordres. Le collier de l’ordredu Saint-Esprit . Vous serez obligés de venir pren-dre le collier, sév. 493. || 2“ Sorte de collier à l’u-sage des esclaves, des animaux. Il mit un collier aucou de son esclave. Le collier d’un chien. Des chiensdont le pavé se couvre, Distinguez-nous à nos col-liers, bérang. Requête .Le collier dont je suis at-
taché, De ce que vous voyez [le cou pelé] est peut-être la cause, la font. Fabl . i, 6. || Chien au grandcollier, chien d’attache qui conduit les autres. || Fig.C’est un des grands colliers, des gros colliers de la com-pagnie, c’est-à-dire il a beaucoup d’autorité, de créditdans sa compagnie. De ces auteurs au grand collierQui pensent aller à la gloire Et ne vont que chez l’é-picier, scarron, dans richelst. || Collier de force,collier garni de pointes en dedans, et dont on usepour dresser certains chiens d’arrêt. [[ Courroie em-brassant le cou des animaux et servant à les attacherà l’écurie. || 3” Pièce principale du harnais des ani-maux de trait, et qui est composée des coussins etdes attelles. || Collier de cheval, partie du harnaisqu’on passe au cou du cheval, et à laquelle les traitssont attachés. || Cheval de collier, cheval de trait, etpar abréviation, un collier. Il y a tant de collierspour le service de cette ferme. Le Normand fermiergénéral fournit de bons chevaux à Crecy, son ami,et ne donna que des colliers et des charrettes à l’au-tre, st-sim. 47, 44. || Cheval franc de collier, se ditdes chevaui de la bonté desquels on juge par lafranchise ou par la lâcheté dont ils tirent au collier.|| Fig. et familièrement. Être frano du collier, sedit d’un homme sur'qui l’on peut compter pour toutce qui est action... tu n’es pas comme moiFranc du collier, la font. Lun. Il faut voir sur-le-champ si les vice-baillifs Sont si francs du collierque vous l’avez promis, regnard, le Joueur, m, 9. Leduc d’Orléans se passait difficilement de pincer ceuxqu’il ne trouvait pas ce qu’il appelait francs du collier,st-sim. 390, 4. || Donner un coup de collier, faire uneffort, une tentative, dans un moment de nécessité;aider à quelqu’un. || Donner à plein collier, tirervigoureusement ; et, figurément, même sens. Un fa-natique qui a donné à plein collier dans les billet lde confession, volt. Lett. d’Argental, 7 juill. 4769.|| Collier de misère, travail rude et assujettissant;existence pénible. || 4“ Terme de boucherie. La par-tie du cou dans le bœuf la plus rapprochée de latête. || Maniement pair ou double, communaux deuxsexes, répondant aux trois quarts supérieurs envi-ron de la longueur du bord antérieur de l’épaule.|| 6* Marque naturelle autour du cou d’un animal.Un chien noir qui a un oollier blanc. || Petit cha-pelet de plumes, d’écailles, de plis ou de callositésqui entoure quelquefois le cou des oiseaux. || Parti#du corps des mollusques (hélices) qui déborde lepied, sous laquelle celui-ci se retire et qui remplitl’ouverture de la coquille. || En pathologie, éruptiondartreuse qui fait le tour du cou comme un collier.|| 6“ Terme d’architecture. Astragale taillé en perles,en olives ou en patenôtres. || 7“ Terme de pêche.Corde qui, tenant au bout du verveux, l’attache àquelque objet solide. || 8* Terme de marine. Cerclede fer servant à contenir les mâts de hune, de per-roquet, les bouts dehors, etc. || 9° Terme de pontset chaussées. Cercle de fer ou de cuivre, qui main-tient par le haut les poteaux tourillons des portesdes écluses. || 10’ Arc de l’éperon qui embrasse lotalon.
— HIST. xm*g. Li liemiers s’en vient devant, Sonlien el col bel et grant, Dont li colers ert de lin or,Partonopex, v. 4 84 9. Bien savent mes réglés gamder, Etsunt si très bon escolier Qu’il traient tuit àmon colier, la Rose, 4 94 94. Tout plainement droitescolier Ont plus de paine que colier [porte-faix],Quant ils sont en estrangeté, ruteb. 229. Et se feri[le roy] entre lesTurs si avant, que il li empristrentla coliere de son cheval de feu grejois, joinv. 230.Nus bourelier ne puet faire colier de mouton ou debazane, Liv. des met. 224. || xiv* s. Un oollier d’or,à dix neuf turterelles blanches, esmaillées,et sur laplus grant a un rubis, pesant sept onces six ester-lins, de laborde, Émaux, p. 220. Un autre collier d’ar-gent, à sonnettes, pour un petit chien, id. ib. Lecol-lier [du cerf] c’est une chair qui est entre la hampeet les espaules, et vient tout autour par dessus l’os,du long de la hampe, sur le jargel, hlodus, f“ xxii,verso. || xv* s. Le frain aux dents, franc au collier,villon , Petit testam. || xvi* s. Une chasse qui seconduict plus par subtilité que par force, commecelle des colliers [collets], de nos lignes et de l’ha-messon, mont, ii, 470. 11 ne doute les loups, tant