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Tome premier. A - C.
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médecine. Mutilation en général, et, en particulier,Tice de conformation de l’oeil, qui consiste en unefissure de la paupière supérieure et de l’iris.

— ÉTYM . Koàôdwpa, mutilation.

f COLOCASE (ko-lo-ka-z’) ou COLOCASIE (ko-lo-ka-zie), s. f. Terme de botanique. Nom vulgaireet spécifique de Varum colocasia, L.

— ÉTYM . Kokoxacla.

f COLOCYNTHINE ( ko-lo-sin-ti-n’) , s. f. Termede chimie. Principe très-amer, résinoïde, qui estdans la coloquinte.

— ÊTYM . Voy. COLOQUINTE.

COLOMBAGE (ko-lon-ba-j’), s. m. Mot qui s’em-ploie dans la charpente, au lieu de colonnade, poursignifier un rang de colonnes ou de solives, dansune cloison ou une muraille.

— HIST. xv* s. Partie chevrons à maison et partieà coulombage, nu cange, columba.

— étym. Colombe , qui s’est dit pour colonne

(voy. COLOMBE 2).

f l. COLOMBAIUE (ko-lon-bê-r’), adj. || 1° Termed’histoire naturelle. Qui appartient aux pigeons.|| 2° Terme de minéralogie. Epithète donnée auxgrains d’une roche grenue quand ils sont de la gros-seur d’un œuf de pigeon.

— étym. Colombe.

f 2 . COLOMBAIRE (ko-lon-bê-r’), s. m. Termed’antiquité. Voy. columbaire .

1. COLOMBE (ko-lon-b’), s. /i.|| 1" Pigeon, en styleélevé. Le Saint-Espritdescendsous la figure d’une co-lombe. Notre-Seigneuradit : Soyezprudents commeles serpents et simples comme les colombes. || Entermes d’histoire naturelle, nom moderne du genrepigeon. || Colombe du Groenland, nom vulgaire dugenre cephus, palmipèdes ne contenant qu’une es-pèce, laquelle est connue sous le nom de petit Guil-lemot. || 2° Fig. Jeune fille pure et candide. C’est lui[Louis XIV ] qui rassembla ces colombes timides,Éparses en cent lieux sans secours et sans guides,rac. Esth. Prol. L’Esprit-Saint, qui de Dieu fait en-tendre la voix, Parle-t-il à ton cœur, a-t-il dictéton choix? Et, t’appelant parmi ses colombes fidè-les, Pour voler jusqu’à lui t’a-t-il prêté ses ailes?st-ange, Épitre à une novice. Oui, reprend la saintecolombe [la sœur de charité] .... J descendre enpaix dans la tombe Ma voix préparait les mortels,bérang. Les deux sœurs de charité. || 3“ Vase de mé-tal où Ton enfermait l’eucharistie. || Terme d’astro-nomie. Petite constellation méridionale.

— HIST. x* s. In figure de colomb volât à ciel,Eulalie. || xm* s, S’ot [Franchise ] les chevous etblons et Ions , Et fu simple comme uns coulons, laRose, ) 204. Ensement com li faus [faucon] vole aprèsle coulon, Ch. d’Ant. n, 8)6. Les Sarrazins envoie-rent au soudanc par coulons messagiers par troisfoiz, que le roy estoit arrivé, joinv. 2 )B. || xv* s.Notre bonne bourgeoise abandonna son mari en cecolombier, et le laissa roucouler toute la nuit avecles coulons, louis xi, Nouv. lxxxviii. || xvi* s. Etest un mesme propos comme si quelcun disoit quetout coulomb fust le Saint-Esprit, pourtant qu’il estapparu en telle espece, Calvin, Instit. 1177 . On abeau dire, une colombe est noire, Un corbeaublanc.... mabot, n, 66. Mais au coussin plume très-blanche et pure D’un blanc coulomb le grand ou-vrier a mis, id.ii, 26 ). L’une plantoit herbes en unverger; L’autre paissoit coulombs et tourterelles,id. m, 296. L’herbe Robert, le pied de coulon, leplantain, paré, xvi, 35. Mon plaisir en ce mois c’estde voir les coloms S’emboucher bec à bec de bai-sers doux et longs, rons. 242. A colombes saoulescerises sont ameres, leroux belincy, Prov. t. i,p. 172 .

— étym. Saintonge, coulombe; provenç. columba,colombe, colomb, pigeon ; catal. coloma, colom; ital.Colomba, Colombo; du latin columba, columbus; grec,xôXouSo;, plongeur, par une confusion des oiseauxplongeurs et des pigeons. L’ancien français disaitcolomb, au masculin, pour pigeon.

t 2 - COLOMBE (ko-lon-b’), s. f. Grosse solive, poséeà plomb pour faire des édifices de charpente. || Sortede grande varlope renversée. || Billot de bois carré,sur lequel les tonneliers joignent et rabotent lesfonds.

— HIST. xm* s. Une eglise.... Sor bieles [belles]colombes de marbre, ph. mouskes, ms. p. 294,dans lacurne. || xiv* s. Jehan frapa tant à la porte,que il rompi la columbe d’icelle, et par force seouvri, du cange, columba. Emporter la coulombe oule maistre huis, id. ib. || xv* s. Hubert s’efforçad entrer ou dit hostel entre deux coulombes, id. ib.

— étym. Forme altérée de columna, colonne,par attraction de l’m pour b ou p ; provenç. colom-pna. un remarquera comment les noms de métiers

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conservent parfois des formes archaïques, partoutailleurs effacées.

f COLOMBEAU (ko-Ion-bô), s. m. Petit pigeon.

— HIST. xm* s. Ains les veïssiez entre aus [eux]deus Baisier comme deus columbiaus, la Rose, 1283.|| xvi* s. Les petits colombeaux s’apprennent à aller

par les nids pépiant, yver, p. 663.Voyez les

passereaux Qui demenent l’amour, voyez les colom-beaux, Regardez le ramier.... rons. 160 .

— étym. Diminutif de colomb, pigeon.

t I. COLOMBELLE (ko-lon-bè-T), s. f. Petite co-lombe, au propre et au figuré. Je vois paraître aubout de ma ruelle Non un pigeon, non une colom-belle, Mais vingt corbeaux de rapine affamés, volt.la Bastille.

— HIST. xvi* s.Un char Conduit par douze

colombelles, marot, i, i 74. Se baisotter comme fo-lastres colombelles, yver, p. 563. Mon doux plaisir,ma douce colombelie, Mon passereau, ma gentetourterelle, rons. 148. Icysur les ormeaux se plaintla tourterelle, Icy le colombeau baise sa colom-belle, id. 742.

— ÉTYM . Diminutif de colombe i.

f 2 . COLOMBELLE (ko-lon-bè-T), s. f. En typo-graphie, espèce de filet qui sépare deux colonnes.

— étym. Diminutif de colombe 2 , c’est-à-dire pe-tite colonne.

f COLOMBETTE (ko-lon-bè-t’), s. f. Champignonbon à manger.

— HIST. xvi* s. Cueillir vos salades, les herbes devos potages, et des champignons columelles et dia-blettes, que vous accommodiez vous mesme, met-tant d’ordinaire la main à la cuisine, sully, Mém.t. i, p. 266 , dans lacurne.

— étym. Diminutif de colombe ,ainsi dit par com-paraison avec une petite colonne (voy. colombe 2 ).

f COLOMBIDÉE (ko-lon-bi-dée), s. f. Terme d’or-nithologie. Famille de Tordre des passereaux ayantpour type le genre pigeon.

t COLOMBIENNE (ko-lon-biè-n’), s. f. Presse d’im-primerie en fonte. **

COLOMBIER (kolon-bié-, IV ne se lie jamais; aupluriel l’s se lie : les colombiers et les pigeons; di-tes : les ko-lon-bié-z et....), s. m. || 1“ Bâtiment oùTon élève des pigeons. || Colombier à pied, colom-bier qui a des boulins ou trous depuis le sommet jus-qu’au rez-de-chaussée. ||Fig. Attirer, faire venir lespigeons au colombier, attirer la clientèle, procurerdes profits ; et dans le sens contraire, chasser les pi-geons du colombier. || Fig. Toute la bande des amoursRevient au colombier; les jeux, les ris, la danse,Ont aussi leur tour à la fin, la font. Fabl . vi, 21 .Après avoir en grand courrier Voyagé pour cher-cher un sage, J’ai regagné mon colombier, volt.Lettres en vers et en prose, 72. || 2“ Dans le lan-gage familier, les places les plus élevées dans unesalle de spectacle. Je n’ai trouvé place qu’au colom-bier. On dit aujourd’hui plus communément poulail-ler. || 3” Terme de papeterie. Papier d’un grandformat. || 4” Terme d’imprimerie. Trop grande dis-tance que le compositeur met entre les mots. || 5“Termede marine. Forte pièce de bois qui fait partie du berd’un bâtiment en construction.

— HIST. xm* s.Et vola tant [le pigeon] qu’il

vint au colombier où il avoit esté nouris, Chron. deBains, p. 96. En leu dechevaus atelés Ot es limonshuit colombiaus, Pris en son colombier moult biaus,la Rose, 16988. || xiv* s. Ne m’eschapperez pas ainsique le coulon Qui ist [sort] du columbier et va surle buisson, Guescl. 12256. Il est li colomiers de touzlesesgarez, Girart de Ross. v. 1621 . |J xv* s. Là ditune haute parole le comte de Devensiere : Et com-ment, seigneurs! en nostre nouvelle chevalerie noustiendra [arrêtera] meshui ce colombier [cette bico-que]? froiss. n, u, 65. || xvi* s. Nul ne peut bastircoulombier à pied, sans le congé de son seigneur,LOYSEL , 240.

— ÉTYM . Berry, coulombier; wallon, colèbîre;namurois, colèbi; provenç. colombier; anc. catal.colomer; ital. colombajo; du latin columbarium,de columba (voy. colombe i).

l.COLOMBIN, INE (ko-lon-bin, bi-n’), adj.|| 1* Qui est de la couleur de la gorge des pigeons,couleur variable, mais qui, déterminée précisémentet pour la teinture , est celle des fleurs de l’arbrede Judée (comme Ta reconnu M. Chevreul, d’aprèsun passage d’Olivier de Serres ). Taffetas colombin.|| 2° S. m. Un des minerais, d’où Ton tire le plomb.|j 3° S. f. Terme de peinture. Colombine, espècede laque. || 4° S. f. Terme d’agriculture. Colom-bine, engrais de fiente de volaille.

— HIST. xm* s. Et nos font chiere colombine,Fabl . et contes anc. t. i, p. 313. ||xvi* s. Les bai-

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sers colombins ne vous défaillent point, rons. 785.Que la simplicité colombine fust instruite par l’as-tuce serpentine, camus de bellf.y, Diversités, t. n,f* 422, dans raynouard. Ses fleurs colombines [del’arbre de Judée] augmentent la grâce de l’arbre,o. de serres, 6* lieu, ch. vi. Cent œillets colom-bins et mille fleurs vermeilles, amad. jamin, Poé-sies, p. 162 , dans lacurne. On te doit, colombin,louer de tous costez, Voyant comme tu plais à lafleur des princesses; Les colombes, qui sont d’amoursages maistresses, En ont la gorge peinte; et lesjardins plantez En ont, comme les champs, leu»honneurs augmentez, id. ib. p. 271.

— ÉTYM . Colombe 1 ; provenç. colombin; ital. co-lombino. Dans le xvi* siècle, colombin avait le sensgénéral de : qui appartient à la colombe, au pigeon.

f 2 . COLOMBIN (ko-lon-bin), s. m. Bassin danslequel se met la composition de la fritte du faïencier.

f 1. COLOMBINE ( ko-lon-bi-n’ ), s. f. Un desnoms de l’ancolie.

| 2. COLOMBINE (ko-lon-bi-n’), s. f. Personnagede la comédie italienne; la fille de Cassandre et laprétendue d’Arlequin. || Au masculin, colombin,jeune homme qui a un air de colombe; se dit" parplaisanterie. C’est un vrai colombin.

— ÉTYM . Ital. Colombina , nom propre, tiré lui-même de colombe, pour désigner la douceur de ca-ractère.

t COLOMBIUM (ko-Ion-bi-om’), s. m. Terme dechimie. Nom d’un métal plus généralement connusous celui de tantale.

f COLOMBO ou COLUMBO (ko-lon-bo), s. m.Terme rie pharmacie. Racine d’une plante sarmen-teuse ( menispermum palmatum, L.), qui est amèreet astringente.

— étym. Colombo, ville de l’île de Ceylan , d’oùcette racine est apportée.

f COLOMINE (ko-lo-mi-n’), s. f. Variété talqueused’argile à poterie.

f COLOMNAIRE (ko-lo-mnê-r’), adj. Terme di-dactique. Qui a la forme d’une colonne. Structurecolomnaire.

— ÉTYM. Le latin columna , colonne.

f COLOMNANTHÉRÉE, ÉE (ko-lo-mnan-té-ré,rée) ,adj. Terme de botanique. Dont les étamines sontréunies en colonne.

— étym. Columna , colonne, et anthère.

| C0L0MNIF1ÎRE (ko-lo-mni-fê-r’), adj. Termed’architecture. Qui porte une colonne.

— ÉTYM. Le latin columna , colonne, et ferre,porter.

1. COLON (ko-lon), s m. || 1* Cultivateur d’uneterre. || Colon partiaire, cultivateur qui partage avecle propriétaire les produits de la récolte. L’esclavequi cultive doit être le colon partiaire du maître,montesq. Esp. xm, 3. || Spécialement, celui qui af-ferme une terre moyennant une part des fruits,paropposition à celui qui paye en argent. || 2° Dans lesderniers temps de l’empire romain et au moyen âge,personne de condition non libre, dépendante d’unmaître et attachée au sol. 11 Du vm* aux* siècle, per-sonne non libre, de condition supérieure à celle duserf. Les colons d’un fisc, d’une abbaye. On dit au fé-minin, une colone. || 3° Celui qui fait partie d’une co-lonie, ou qui en exploite le sol. || Celui qui habite lescolonies, par opposition aux gens de la métropole.Un riche colon. Les colons se sont opposés autantqu’ils ont pu à l’affranchissement des nègres. || Cflui qui est né aux colonies d’une famille de colonfpar opposition aux personnes venues d’Europe .

— HIST. xiv* s. Et les coulons, c’est les habitan..de la ville, bercheure, f* 33, verso. ||xvi* s. Le»colons ou conducteurs d’aucun héritage ne peuventintervertir la possession du proprietaire, Coust.génér. t. i, p. 109.

— étym. Le latin colonus, de colere, cultiver (voy.culture).

f 2 . COLON (ko-lon), s. m. Terme de grammairegrecque. Membre d’une période, et, quelquefois aussi,incise. || Dans la métrique, colon signifie deux piedsau commencement"d’un vers finissant avec les motseux-mêmes, sans aucune syllabe de reste. || Pausemarquée par un point en haut, qui équivaut à deuxpoints ou au point et virgule.

— ÉTYM . Kiààov, membre d’une période (voy.côlon).

CÔLON (kô-lon), s. m. Terme d’anatomie. Celuides gros intestins qui fait suite au cæcum. Est-cela vessie ou le côlon qui vous tourmente? volt.Oreilles, m.

— hist. xvi* s. Ces humeurs le plus souvent s’a-massent au boyau nommé colon, paré, lnlrod. wlPartie transverse du colon, id. i, i.