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|| Fig. Imitant noblement ces grâces mercertâires,Qui, par couples nombreux, surledéclindujour, Vontaux lieux fréquentés colporter leur amour, gilb. LeI8«s. || 2° Se colporter, v. réfl. Être colporté, êtredit çà. et là. Cette nouvelle se colporte depuis hier.
— hist. xiii's. Nus ne puet ne ne doit conporter nefaire conporter par la vile de Paris , Liv. des met. 88.
— ÉTYM . Sans doute de col et porter : porter surson cou. Cependant la forme ancienne est conporter,qu’on peut expliquer en disant qu’elle est pour eau-porteries syllabes on et ou se confondant facilementdans l’ancienne prononciation. Quoi qu’il en soit,conporter reste et rappelle le latin comportare. Ontrouve aussi au xvi" siècle contreporter.
COLPORTEUR (kol-por-teur), s. m. ||i“ Originai-rement, petit marchand ambulant qui colporte sesmarchandises sur son dos. || Marchand ambulant,qui porte ses marchandises dans les campagnes pourles vendre à des particuliers, et, particulièrement,marchand de livres. Mais dans les vers tous s’esti-ment docteurs, Bourgeois, pédants, écoliers, col-porteurs,!. b. rouss. Épit. iii, 1.1| Par extension.Les Hollandais ont été les colporteurs des autresnations. || 2° Celui qui crie et qui vend dans lesrues, avec permission de la police, les bulletins,les journaux, etc. || Fig. Un colporteur de nou-velles, celui qui va les débiter à droite et à gauche.
— HIST. xih" s. Nus chauciers de Paris ne puetconporter ne fere conporter par la ville de Paris chances neuves de soie ne de toile, pour les fraudesqui sont teles que li conporteur ne sont conneu, Liv.des mét. 139. ||xvt"s. La dite dame en fournissoit[de nouvelles] les contreporteurs, Sat. Mén. p. J 97.Les revendeurs de livres, qui les portent à leur colpar la ville, sont appeliez contreporteurs, d’un motcorrompu au lieu de colporteurs, pasquier, Rech.vin, p. 754 , dans lacurne.
| COLTIS (kol-ti), s m. Terme de marine. Couplequi correspond aux points où commence la sailliedes bossoirs.
t COLURRIN, INE (ko-Iu-brin,bri-n’), adj. Termede zoologie. Qui appartient à la couleuvre. || S. m.Nom d’une famille de reptiles établie sur le genrecouleuvre.
t COLUBRINE (ko-lu-bri-n’), s. f. || 1* Variétéd’argile à poterie grise et sans tache. || 2° Un desnoms de la bryone.
— ÉTYM . Colubra (voy. couleuvre).
f COLUMBAIRE ko-lon-bê-r) et COLÜSIBARIUM(ko-lon-ba-ri-om’),s. m. Terme d’antiquité. Bâtimentsépulcral, qui contenait plusieurs niches propres àrecevoir des urnes mortuaires.
— ÉTYM . Lat. columbarium, pigeonnier; les ni-ches des urnes ressemblant à des trous à pigeons.
| COLÜMELLAIRE (ko-lu-mèl-lê-r’), adj. Termedidactique. Qui a rapport à la columelle d’une co-quille.
t COLUMELLE (ko-lu-mè-T), s. f. || 1°Terme di-dactique. Petite colonne. || 2° Nom qu’on donne aufût, à la rampe, ou à l’axe intérieur d’une coquille,depuis le haut jusqu’en bas. || 3° Axe central de Turnedes mousses.
— ÉTYM . Lelatin columella, diminutif de columen(voy. colonne).
f COLÜMELLÉ, EE ( ko-lu-mèl-lé, lée), adj.Terme de bolanique. Qui est garni d’une columelle.
COLURE (ko-lu-r’) , s. m. Chacun des deux grandscercles géographiques, qui s’entre-coupent à anglesdroits aux pôles du monde et qui passent, l’un par lespoints solsticiaux, et l’autre par les points équi-noxiaux de l’écliptique. De là ils tirent les noms,l’un de colure des solstices, l’autre de colure deséquinoxes , parce qu’ils déterminent ces quatregrandes divisions et marquent par conséquent lesquatre saisons de l’année. Comme on sait que lesétoiles fixes ont un mouvement en longitude d’undegré en 72 ans, si on sait une fois qu’au temps deChiron le colure des équinoxes passait par certainesétoiles fixes, on saura, en prenant leur distance àcelles par où il passe aujourd’hui, combien detemps s’est écoulé depuis Chiron jusqu’à nous,FON-ten. Newton.
— ÉTYM . Kôkoupo;, sous-entendu Ypaggr), lignecolure, de xôXoopoç, qui a la queue mutilée, dev.oloi, mutilé, et oùpà, queue; ainsi nommés, ditProclus , parce que quelques-unes de leurs partiesne sont pas accessibles à la vue.
COLZA (kol-za), s. m. Nom donné à une variétéde chou champêtre (crucifères), dont les grainesfournissent une huile bonne à brûler.
du ffoll. koolsaad, mot à mot semence de chou, dekool, chou, et saad, semence. Ce mot est écrit,dans Richelet, collât, qui est plus conforme àl’étymologie.
COMA (kô-ma), s. m. Terme de médecine. Sorted’assoupissement dans lequel le malade retombe aus-sitôt qu’il cesse d’être excité.
— ÉTYM . K<ôp.a, assoupissement (comp. cime-tière).
f COMARCHIE (ko-mar-chie), s. f. Fonction decomarque.
j COMARQUE (ko-mar-k’), s. m. Terme d’anti-quité grecque. Gouverneur d’un village.
— ÉTYM . Kiupap^oi;, de xwp.p, village, etâpxeiv,commander.
COMATEUX, EUSE (kô-ma-teû , teû-z’), adj.Terme de médecine. Qui concerne le coma.
COMBAT (kon-ba; le t se lie; au pluriel l’s se lie :des combats opiniâtres, dites :deskon-ba-z opiniâ-tres; combats rime avec appas, mâts, etc.), s. m.|| 1° Action dans laquelle on attaque et l’on se dé-fend. Un ange contre qui il eut un combat, boss.I/ist. i, 3. Je dois aux yeux d’Alcmène un portraitmilitaire Du grand combat qui met nos ennemis àbas, mol. Amph. i, I. Si son esprit est haut, il leveut faire bas; S’il est propre à l’étude, il parle descombats, Théophile, Sat. i. Qu’il lui suffise que l’Es-pagne , Réduite par tant de combats À ne l’oservoir en campagne, A mis Tire et les armes bas, malh.iii, i. || Combat naval, combat sur mer. || Combatsingulier, duel. || Combat judiciaire, dans le moyenâge, combat, autorisé par le juge, de deux cham-pions; le vaincu perdait sa cause. || Terme de l’an-cienne chevalerie. Combat à outrance, celui qui sefaisait avec l’épée tranchante, à fer émoulu. Combatà plaisance, tournoi que Ton faisait pour divertirles dames et qui était suivi de danses. || Être hors decombat, être par ses blessures hors d’état de com-battre. || Mettre hors de combat, blesser ou désar-mer son adversaire, de manière qu’il ne puisse pluscombattre. Et fig. L’affaire du syndic m’avait misehors de combat, sév. 192. Vous étiez hors de combat,m. an ,|| En parlant des animaux. Combat de taureaux,de coqs. ||2° Au pluriel et dans le style soutenu, laguerre. Je chante les combats, boil. Art p. ni. Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats, rac. F.sth.i, 5. Nos défenseurs se pressaient sur vos pas ; Lesfleurs pleuvaient, et des vierges pudiques Mêlaientleurs chants à l’hymne des combats, bérang. Déesse.|| 3° On donne ce nom à certains exercices, à cer-tains jeux dans lesquels deux ou plusieurs championsdisputent un prix. Le combat du ceste. Les combatsdu cirque. || Fig. Combat littéraire, dispute d’unprix littéraire, ou lutte des écrivains qui se dispu-tent la faveur publique. Dans les combats d’espritfameux maître d’escrime, Enseigne-moi, Molière ,où tu trouves la rime, boil. Sat. n. || 4° Par exten-sion, lutte de forces contraires, physiques ou mo-rales. Le combat des éléments. La fortune en touslieux à l’homme est dangereuse; Quelque cheminqu’il tienne, il trouve des combats, malh. v, 2 . Cettevie est un combat perpétuel, et la philosophie estle seul emplâtre qu’on puisse mettre sur les blessu-res qu’on reçoit de tous côtés, volt. Lettr. ilme du
Deffant, 3 oct. 1764. Sans rendre combat, tu
veux qu’on te surmonte, corn. Cid, v, 3. Je n’avaiscontre Attale aucun combat à rendre, id. Nicom.
m, 4. Ce cœur si généreux rend si peu de combat,in. Cinna, iv, 5. Les combats qu’il a fallu rendre,boss. Anne. Quels assauts, quels combats j'ai tantôtsoutenus! rac. Mithr. il, I. Je n’ai pu soutenir teslarmes, tes combats, id. Phèd. i, 3. Où sont-ils cescombats que vous avez rendus? id. Iphig iv, 4 Sadouleur a si peu de combats [il se livre si facilementà sa douleur], malh. i, 4. ô rigoureux combat d’uncœur irrésolu! corn. Cinna, iv, 2. Mais en ce durcombat de colère et de flamme II déchire mon cœursans partager mon âme, id. Cid, iii, 3. Votre amouren tous deux fait ce combat d’esprits, id. Cinna,
n, i. Que je sens de rudes combats, id. Cid, i, 9.Je n’ai plus de combat à faire contre moi, id. D. San-che, v, i. Ce qu’on ne dit point qu’après de longscombats, mol. ilis. iv, 3. La vie chrétienne est tou-jours une vie de combat, mass. Panèg. mart. Quandle sort à ta mince étoffe Livrerait de nouveaux com-bats, bérang. Habit. Napoléon ne se décide encoreni à rester ni à partir; vaincu dans ce combatd’opiniâtreté, il remet de jour en jour à avouer sadéfaite, ségur, Hist. de Nap. vin, h. || 5° Louableémulation. Ce fut entre eux un combat de généro-sité. Qui de civilités avec tous font combat, mol. Mis.i, 1. 1| 6" Terme de féodalité. Combat de fief, con-
testation entre deux seigneurs qui réclamaient lamouvance d’un même fief.
— rem. L’Académie dit : donner un combat; desgrammairiens ont condamné cette expression, maissans fondement.
— hist. xvi" s. Assister au combat de taureaux,mont, i, 92. La douceur d’iceux vents et leur plai-sant combat, rab. Pant. v, 18 . Qu’il ne laisse deve-nir à ma court, l’asseurant, s’il demande la jouste,qu’elle ne luy sera refusée; si le combat, encoresmoins, D. Flores de Grece, f” cl, dans lacurne.
t COMBATIVITÉ (kon-ba-ti-vi-té), s. f.V oy. com-bativité.
f COMBATTABLE (kon-ba-ta-bT), adj. Qui peutêtre combattu.
— hist. xiii" s. Et Gauvain le bien combatable,la Rose, 19092. ||xv"s. Le mareschal et bon com-batable, eust. desch. Mir. du mar.
— ÉTYM. Combattre. Dans l’ancien français com-batable a le sens actif: qui combat.
COMBATTANT (kon-ba-tan) , s. m. || 1” Hommearmé pour la guerre. Thèbes pouvait faire sortir en-semble dix mille combattants par chacune de sesportes, boss. Hist. m, 3. Sous couleur de punir uninjuste attentat, Des meilleurs combattants il affai-blit l’État, corn. Cid, iv, 5. || Champion. Nommonsdes combattants pour la cause commune; Que cha-que peuple aux siens attache sa fortune, corn. Hor.1,3. Et croire que nous seuls armons ce combat-tant, corn. Pomp. v, 1.1| 2° Soldat qui prend partà un combat. Le nombre des combattants était égalde part et d’autre. La déroute fut entière, Quoi quepût faire Artarpax, Psicarpax, Meridarpax, Qui,tout couverts de poussière, Soutinrent assez long-temps Les efforts des combattants, la font. Fabl .
iv, 6. Et le combat finit faute de combattants, corn.Cid, iv, 3. Une nuée de traits obscurcit l’air etcouvrit tous les combattants, fén. Tél. xx. Allez, vilscombattants, inutiles soldats, Laissez là ces mous-quets trop pesants pour vos bras, boil. Ép. iv.|| Les combattants, ceux qui, dans une armée, pren-nent part aux combats, par opposition aux noncombattants, c’est-à-dire les officiers d’administra-tion, les musiciens, les chirurgiens, etc. Napoléon ,entré dans Moscou avec quatre-vingt-dix mille com-battants et vingt mille malades, en sortait avec plusde cent mille combattants, ségur, Hist. de Napol.îx, i. || Familièrement. Le bal, le jeu finit faute decombattants, faute de danseurs, de joueurs. |[ 3" Cha-cun des assistants et des tenants d’un tournoi. |j 4“ Parplaisanterie, combattant se dit de gens qui se bat-tent à coups de poing; en ce sens il a un fémi-nin, combattante. On fut d’avis de jeter deux outrois seaux d’eau sur les combattants.
— HIST. xii" s. Vingt mile combatant, Ronc.p. 27. Sire, dit Guenes, Ogier Ii combatanz [le guer-rier], ib. p. 31. Près [il] trovera le fort roi comba-tant, ib. p. 122 . Vingt mille sont, hardi et comba-tant, id. p. 132. || xvi" s. Chascun pouvoit assemblercent mille combattants, mont, i, 229.
— ÉTYM. Combattre. L’ancien français avait lesubstantif combatere, combateor, qui a subsisté jus-que dans le xvi" siècle. Irrépréhensible, de bonnedoctrine, non pas combateur ni avaricieux, calv.Instit. 870. Combattantne remplace pas exactementcombatteur : comme il n’est autre que le participe pré-sent de combattre, pris substantivement, il a le sensde celui qui combat actuellement, tandis que com-batteur, c’est celui qui a l’habitude ou qui fait lemétier de combattre.
f COMBATTIVITÉ (kon-ba-ti-vi-té), s. f. Termedu système phrénologique qui exprime le penchantque les animaux et l’homme paraissent avoir pourle combat.
COMBATTRE (kon-ba-tr’), je combats, nous com-battons; je combattis; je combattrai; que je com-batte; que je combattisse; combattant; combattu,
v. a. || 1” Se battre contre un ennemi, soit quon at-taque, soit qu’on se défende. Combattre un adver-saire. Combattre les bêtes féroces. On eut d’abord àcombattre les bêtes farouches; les premiers héros sesignalèrent dans ces guerres, boss. Hist. l, 4. || Fairela guerre. Combattre les ennemis de son pays. || Dansle langage élevé ou poétique. Mon père.... plein dugrand combat qu’il avait combattu, En racontant savie enseignait la vertu, lam. H arm. m, 2. Bien,aimez vos amours et combattez vos guerres, v. hugo,Odes , ii, 10 . Cet emploi se justifie par l’exemple cé-lèbre de Bossuet : Dormez votre sommeil, grandsde la terre, le Tellier. || 2° Fig. Combattre les préju-gés. Combattre l’hérésie. Un scruDula conüoael la