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février <88<, n’était point alors assez éloignée de laterre pour disparaître par son éloignement seul etqu’il devait y avoir eu, par conséquent, quelquedissolution physique, fonten. Guglielmini. Il con-clut que les comètes sont des corps éternels et queleurs retours peuvent être prédits, ce qui est aussila pensée de M. Cassini, id. Bernoulli. Je suis très-persuadé qu’aucune comète ne peut prendre aucuneplanète en flanc, volt. LeU . Dionis du Séjour,18 janv. 1775. Tout Paris , en dernier lieu, était enalarmes; il s’était persuadé qu’une comète viendraitdissoudre notre globe le 20 ou 21 de mai, volt.Lett. Hamillon, 17 juin 1773. Dès qu’une comète aété observée trois fois avec exactitude, on calculeses éléments paraboliques, et l’on s’empresse de re-chercher si, dans le catalogue où de tout temps ceséléments sont inscrits et qui s’appelle le cataloguedes comètes, il en est d'à peu près semblables àceux qu’on vient de trouver, àràgo, Annuaire,1832, des comètes, p. 172. || Vin de la comète,vin recueilli dans l’année 1811, célèbre par l’appa-rition d’une très-belle comète, par la chaleur de l’étéet de l’automne, et par l’excellence de ses vins.|| 2° Terme d’artifice. Fusée à queue lumineuse.|j 3° Sorte de ruban étroit qui a beaucoup d’apprêt.|| 4°Termede blason. Etoile à huit rayons, qu’onpeint avec une queue flamboyante. || 5“ Jeu de cartes,qui se joue avec deux jeux de cartes, dont on ôteles as; l’un des deux jeux est de couleur noire,l’autre de couleur rouge; il y avait une des cartessur laquelle était représentée la figure d’une comète ;ou bien on faisait servir de comète le neuf de carreaudans le jeu noir, et le neuf de trèfle dans le jeurouge. 11 est vrai qu’elle a fait plus de progrès dansla comète et le trictrac que dans l’orthographe, etqu’elle met la comète pour neuf plus aisément qu’ellen’écrit une lettre, volt. Lett. d’Argentai, 23 janv. <763.
— ItEM. Comète fut d’abord du féminin; auxvi‘s.on fit ce mot du masculin pour se conformer à l’éty-mologie; plus tard on hésitait entre l’ancien genreet le nouveau : Ces affreux comètes, Merc. de Fr.oct. <779, p. ?3 ; aujourd’hui comète est du féminin.
— HtST. xhi' s. Mes les cometes plus n’aguetent[regardent], Ne plus espressement ne gietent Lor in-fluances ne lor rois [rayons] Ne sor rois que sorpovres hommes, la Rose, <8745. Les cometes font-il [les cieux] paroir, Qui ne sunt pas es ciex posées,Ains sont parmi l’air embrasées, Et poi durent, puisque sont faites, ib. <8738. || xiv* s. Aussi fu l’estoilecornée [comata, à chevelure], En semblance de feucouée, Qui de feu et d’occision Faisoit pronostication,macbaclt, p. 68. || xvt* s. Et là notoieut les cometes,si aulcuns estoyent, rab. Car g. i, 23.
— étym. Provenç. espagn. et ital. cometa ; dulatin cometa , de xo|aütïi;, de chevelure : astrechevelu.
fCOMÉTÉ, ÉE (ko-mé-té, tée), adj. Terme de bla-son. Se dit de pièces qui ont des rayons ondoyants etmouvants du chef; au lieu que les rayons flamboyantssont mouvants de la pointe de l’écu.
t COMÉTOGR APHE (ko-mé-to- gra-f’), s. m. Ce-lui qui étudie les comètes, qui traite des comètes.
t COMÉTOGRAPHIE (ko-mé-to-gra-fie) ou COMÉ-TOLOGIE (ko-mé-to-lo-jie), s. f. Terme d’astronomie.Histoire des comètes.
— ÉTYM . Comète, etypàçEiv, décrire, ou Aéyoç,traité.
COMICES (ko-mi-s’), s. m. plur. Terme d’anti-quité. Nom que les Romains donnaient à leurs as-semblées pour l’élection des magistrats, et pourd’autres affaires publiques. Et quel est aujourd’huil’ordre de vos comices? volt. Catil. îv, 2. Demainau point du jour j’assemble les comices, m. j. ckén.Gracques, I, 2. || De nos jours, nom que l’on adonnéaux assemblées primaires appelées à voter sur desplébiscites. || Comice agricole, société libre forméepar des cultivateurs, des éleveurs, etc. à l’effet dediscuter en commun les meilleurs procédés enagriculture, et de perfectionner la culture des terreset l’élève des bestiaux par des encouragementsdivers. Ce nom a été donné, par assimilation avecles comices romains, à ces réunions agricoles, vers lafin du siècle dernier, peu avant la Révolution (< 788).
— hist. xiv* s. Quant aucun lieu estoit dédié auxchoses publiques, comme estoit le cirque, le comice,bf,rcheure , f*i, verso. Sachez que le lieu où l’elec-cion des nouveaux magistraz et officiers se fesoitchascun an estoit apellé comice au singulier, et lefait et l’estât des dites eleccions estoit apellé les co-mices au plurier, m. ib.
— Étym. Le latin comitium , decum, avec, et ire,aller (voy. j’irai}.
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t COMIFÈRE (ko-mi-fè-r’), adj. Terme didactique.Qui porte une chevelure.
— ÉTYM . Lat. coma, chevelure (voy. comète), etferre, porter.
COMINGE (ko-min-j 1 ), x. f. Sorte de grosse bombe.Vieux.
— ÉTYM . Le comte de Cominges, aide de campde Louis XIV au siège de Mons , à la taille duquelle roi avait comparé ces bombes en badinant.
COMIQUE (ko-mi-k’) , adj. || 1“ Qui appartient àla comédie. Le genre, le style comique. Troupe co-mique. l’oête, pièce comique. Il n’avait point derépugnance à suivre l’avis que lui donnait le pèrede sa femme, sachant mieux qu’elle que la vie co-mique n’est pas si heureuse qu’elle le parait, scarr.Rom. com. n, ch. 3. Théodote, avec un habit aus-tère, a un visage comique et d’un homme qui entresur la scène, la bruy. viii. || Avoir le masque co-mique, avoir, en parlant d’un acteur, un visagehabile à exprimer toutes les nuances d’un rôle plai-sant. || 2° Par extension, plaisant, qui fait rire. Pro-pos, aventure comique. J’aime mieux Arioste et sesfables comiques, boil. Art poét. m. Il est comiqueque le bien d’un Parisien soit en Souabe ; mais lachose est ainsi, volt. Lett. Florian, << avril <767. Oh 1tu prends au tragique Un débat qui pour moi ne seraque comique, gresset, Méchant , n, <.||3°S. m.Le comique, le genre comique, la comédie. Comiquede situation, de caractère, larmoyant. Que la naturedonc soit votre étude unique, Auteurs qui préten-dez aux honneurs du comique, boil. Art p. m. Lecomique, ennemi des soupirs et des pleurs, m. ib. Lepaysan ou l’ivrogne fournit quelques scènes à unfarceur ; il n’entre qu’à peine dans le vrai comique ;comment pourrait-il faire le fonds ou l’action prin-cipale d’une comédie? la bruy. i. || Le haut comi-que, la comédie de caractère ou de mœurs, quandles personnages sont de bonne compagnie dansleurs actions et leurs paroles. Il y a deux acteursexcellents, mais rien pour le tragique ni pour lehaut comique, volt. Lett. d’Argentai, <Dsept. <766.|| Le bas comique, les pièces qui se rapprochent dela farce par les actions, les idées, les plaisanteries.|| Avoir du comique dans la figure, dans l’esprit,avoir une figure qui fait rire, un esprit qui plai-sante. || Par extension, ce qu’il y a de comique. Lecomique de l’affaire, c’est que.... || 4” Auteur comi-que. Molière est notre premier comique. Quel hommeon aurait pu faire de ces deux comiques [Térence et Molière ] ! la bruy. i. || Le comédien chargé de re-présenter les personnages comiques. La troupe a untrès-bon comique. Jouer les comiques, tenir l’em-ploi de comique. || Fig. C’est le comique de latroupe, se dit d’une personne qui, dans une société,amuse d’ordinaire les autres par ses plaisanteries ouses bouffonneries. 11 Aujourd’hui chanteur comique etquelquefois comique tout court, chanteur de salonqui chante des chansonnettes, des romances bouf-fonnes.
— HIST. xvi* s. Dit l’ancien comique grec....mont, i, <04.
— ÉTYM . Le latin comicus, de ywu'.y.ô;, de xù-p.oç, gala, le dieu Cornus.
COMIQUEMENT (ko-mi-ke-man), ado. D’une ma-nière comique. Il a traité ce sujet comiqu ment. Onreprésente comiquement ce qui se passe de ridiculeen divers lieux, st-évrem. Discours sur la comédieanglaise, dans richelet.
— ÉTYM . Comique, et le suffixe ment.
f COMITAT (ko-mi-ta), s. m. Nom donné aux di-visions civiles et administratives de la Hongrie .
— étym. Latin comitatus (voy. comté).
COMITE (co-mi-t’), s. m. Officier préposé à la
chiourme d’une galère. Pontchartrain était envieuxet jaloux de tout, et, dans sa marine, comme uncomité sur ses galériens, st-sim. 305, 234. Ces for-çats qui gémissent sous l’inhumanité d’un comité,fléch. Aig. La révocation de l’édit de Nantes mitnobles, riches, vieillards, gens aisés, faibles, dé-licats, à la rame et sous le nerf très-effectif du co-mité, st-sim. 4< 3, <81.
— HIST. xiii* s. Et fu comité et chevetaine Ray-mont, Hist. occid. des crois, t. u, p. <70. Raimont,qui estoit comistre des galies, ib. p. 2U7. || xvi* s.Et fault en chasque galere ung comité, qui doibtavoir par moys dix livres, Stolonomie, dans jal.
— étym. Espagn. comitre ; ital. comito ; bas-lat.comitus, forme dérivée de cornes, comte (voy.comte). Le bas-latin cornes, le bas-grec xôprK sesont dits pour chef de navire, et, à l’origine, il yeut des comtes de toutes sortes d’offices.
COMITÉ (ko-mi-té), s. m.|| 1° Réunion d’un nom-bre relativement restreint de personnes, ou, plus
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spécialement, de membres d’un corps plus nom-breux, d’une assemblée, laquelle réunion est char-gée de s’occuper d’affaires déterminées, de donnerun avis, de préparer une délibération. || Assemblée decommissaires choisis par autorité, et chargés de ladiscussion particulière de quelque affaire. Les mem-bres, le bureau, le président du comité. Comitéconsultatif. Comité exécutif. Comité de surveillance.Le régent me dit qu’il formerait un comité (car onne parlait plus qu’à l’anglaise ) de quelques-uns duconseil de régence, st-sim. 466, < < 6 . || Nom dessections du conseil d’Êtat. || 2° Comité secret, déli-bération d’une assemblée à laquelle le public n’estpas admis. || Familièrement. Petit comité, réunioncomposée seulement d’un petit nombre de per-sonnes intimes. Nous serons ce soir en petit co-mité. || 3“ Au théâtre, le comité de lecture, ou,simplement, le comité, réunion d’acteurs ou d’hom-mes de lettres, qui, écoutant la lecture des piècessoumises à leur appréciation, les admettent ou lesrejettent.
— étym. Angl . commiltee, participe féminin an-glo-français de commettre.
f COMITIAL, ALE (ko-mi-si-al, a-1’), adj. Quia rapport aux comices. || Maladie comitiale, l’épi-lepsie, à cause que les comices se séparaient quandquelqu’un y tombait du haut mal.
— hist. xiv* s. Jours comicialz estoient ceux quiestoient establiz à eslire les magistraz et à publierles loys, bercheure, f° 54, verso.
— étym. Le latin comitialis, de comitia, co-mices.
COMMA (ko-mma), s. m. || l°Terme de gram-maire grecque. Une partie du membre ou colon,c’est-à-dire une incise. || Pour les métriciens, unedes parties du vers hexamètre séparées par la césure.|| Nom de la virgule. || 2° Terme de musique. Très-petit intervalle. Les Anciens reconnaissaient plu-sieurs comma. Le comma moyen est l’excès du rotcalculé comme quatrième quinte de l’ut, sur le micalculé comme sa tierce. La différence est de 8< à 80,ce qui fait à peu près un neuvième de ton. Le commaest la différence du demi-ton majeur au demi-toumineur, comme d’ut dièze à ré bémol. Quelques-unsmême s’imaginent que le ton majeur n’est point dif-férent du ton mineur, de sorte que le comma, quien est la différence, leur est insensible, maleb. Re-cherche, vi, 4. Dites-moi si vous divisez à Siam leton majeur en deux comma et deux semi-comma,volt. Dial. 22 . Les musiciens entendent par commala huitième ou la neuvième partie d’un ton, la moi-tié de ce qu’ils appellent un quart de ton ; mais onpeut assurer qu’ils ne savent ce qu’ils veulent dire, ens’exprimant ainsi, puisque pour des oreilles commeles nôtres un si petit intervalle n’est appréciable quepar le calcul, i. J. rouss. Dict. de musique, motcomma. || 3° Terme d’imprimerie. Ponctuation quise marque par deux points l’un au-dessus de l’au-tre. || Au plur. Des comma.
— ÉTYM . Koppa, ce qui est coupé, de xôtitsiv,couper.
COMMAND (ko-man), s. m. || 1* Terme de juris-prudence. Celui pour lequel on fait une acquisitionsans que son nom soit porté dans l’acte. || Celui pourlequel l’adjudicataire déclare avoir enchéri. || Dé-claration de command, acte par lequel un avouénomme la personne pour le compte de qui il s’estrendu adjudicataire. || 2° Autrefois, lieutenant. Lepère de Villars est donné pour avoir été mis com-mand dans Condrieux par le duc de Nemours , st-sim.<43, 83.
hist. xi* s. Et cil respondent : sire, à vostrecommant, Ch. de Roi. lxxiv. Jà prist il Noples sansle vostre commant, ib. cxxxu. || xii*s. Si me mettraidu tout à son commant, quesnes, Romancero, p. 90.|| xiii* s. Par le commant le roi est Symons retour-nés, Berte, cxxi. || xvi* s. Un acheteur d’aucunshéritages vendus par decret de la justice, peut re-tenir pour luy les dits héritages ou faire et dénom-mer son command recevable et luy transporter etdélaisser iceux héritages, Nouv. coust. génér. t. I,p. 4< <.
— ÉTYM . Voy. commander; provenç. coman ;espagn. comando; ital. commando. Command, dansl’ancien français , signifie commandement.
COMMANDANT, ANTE (ko-man-dan, dan-t’).
|| 1 °Adj. Qui commande. Une parole commandante.Un ton commandant. || Fig. et dans le langage re-cherché du temps. Un vin à sève veloutée, arméd’un vert qui n’est point trop commandant, mol.le Bourg, iv, <. || 2° Qui a un commandement mili-taire. Officier commandant. Capitaine commandant.113*5. m. Chef. Tout parti demande un commandant,