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ital. combustion t; du latin combustionem (voy. com-burant ).
f COME (ko-m’), *. m. Synonyme de comité.
— étym. Voy. comité, dont corne est une formeplus régulière.
f COMÉDIATEUR (ko-mé-di-a-teur), s. m. Celuiqui est médiateur dans une affaire de concert avecune ou plusieurs personnes.
— Étym. Co, et médiateur.
COMÉDIE (ko-mé-die), i. f. || 1° Pièce de théâtrequi est la représentation, en action, des caractèreset des moeurs des hommes, et d’incidents ridicules,plaisants ou intéressants. Voici une comédie donton a fait beaucoup de bruit, qui a été longtempspersécutée ; et les gens qu’elle joue ont bien fait voirqu’ils étaient plus puissants en France que tous ceuxque j’ai joués jusqu’ici, mol. Tart. Préf. Je dis quele grand art est de plaire et que, cette comédie ayantplu à ceux pour qui elle est faite, je trouve que c’estassez pour elle, et qu’elle doit peu se soucier du reste,mol. Critique, 7. Moquons-nous de cette chicane oùils veulent assujettir le goût du public, et ne con-sultons dans une comédie que l’effet qu’elle fait surnous, id. ib. 7. 11 est très-assuré, sire, qu’il ne fautplus que je songe à faire des comédies, si les tar-tuffes ont l’avantage; qu’ils prendront droit parlà de me persécuter plus que jamais, et voudronttrouver à redire aux choses les plus innocentes quipourront sortir de ma plume, mol. Tart. 2 * placet.|| Personnage de comédie, personnage qui n’a quel’apparence de l’autorité, du crédit. Je doutais qu’ilpût être une àme assez hardie Pour ériger Carlos enroi de comédie, corn. D. San. iy, 2 . || 2° Chez lesGrecs, la comédie ancienne, celle où l’on mettaitsur la scène les citoyens mêmes d’Athènes avec leursnoms; la comédie moyenne, celle où on les y met-tait sans les nommer; la comédie nouvelle, celle oùl’on ne mit plus que des personnages d’imagination.Des succès fortunés du spectacle tragique DansAthènes naquit la comédie antique, boil. Art p. m.Le théâtre perdit son antique fureur; La comédieapprit à rire sans aigreur, id. ib. || Comédie latine,celle que les Romains imitèrent de la comédie grec-que, et surtout de la comédie nouvelle. Ils distin-guaient la comédie p alliata, où les personnagesétaient grecs, ou revêtus du pallium; la comédietogata , où ils étaient revêtus de la toge, c’est-à-direromains ; la comédie prætextata, où les personnagesétaient romains, mais des hautes familles; et la co-médie tabernaria, où l’on faisait agir et parler les ha-bitués des tavernes. || Comédie française, la comédieillustrée par Molière , Regnard et leurs successeurs,produit d’un art beaucoup plus développé. || Comédiehistorique, celle où un trait d’histoire, un événementhistorique est représenté. || Comédie héroïque, celleoù les personnages appartiennent à un ordre supé-rieur , rois, princes, etc. Tel est le Don Sanche D'A-ragon de Corneille . || Comédie pastorale, celle dontl’action se passe entre des bergers. || Comédie deballet, comédie mêlée de ballets. || Comédie degenre, comédie comparée aux tableaux de genre etoù l’on représente quelque scène d’intérieur. || Co-médie féerie, celle où l’on fait intervenir des fées,des génies, des enchanteurs et autres personnagesde ce genre, et qui permet, au moyen de machines,d’exécuter des changements à vue de décors ou decostumes. On l’appelait autrefois comédie à machi-nes. || Comédie à couplets ou à ariettes, ou mêléede couplets, c’est ce qu’on appelle plus souventcomédie-vaudeville, ou, par abréviation, vaudeville;c’est une comédie dans laquelle on intercale descouplets, uniquement à cause de l’agrément duchant. || Comédie italienne ; c’est au fond la mêmechose que nos anciennes soties : c’est la représenta-tion d’une action qui se passe entre des personna-ges de convention qui représentent par une sorted’assimilation comprise de tout le monde les mem-bres de la société réelle. Ces personnages sont sur-tout le père Cassandre, vieux bourgeois ou maîtrede maison ridicule et trompé; Colombine ou Isa-belle, sa fille; Arlequin, l’amoureux de Colombine ;Paillasse, le valet fainéant et gourmand; Gilles, lebeau Léandre, le fat ou le petit-maître ridicule, etc.|| Comédie de caractère, celle qui a pour objet le dé-veloppement d’un caractère. Comédie de mœurs,celle qui offre la peinture des mœurs. Comédie d’in-trigue, celle qui, par la multiplicité des incidents,a pour but d’intéresser et d’amuser. Comédie anec-dotique , celle dont le fond est une anecdote. Comédieépisodique, plus souvent nommée comédie à tiroirs,^elle dont les scènes ont peu de liaison entre elles.|| Comédie larmoyante, celle où, pour intéresser lespectateur, on cherche les situations touchantes et
tristes, comme dans Mélanide de La Chaussée . Lacomédie larmoyante était fort estimée dans le siècledernier. La comédie larmoyante qui, à la honte dela nation, a succédé au seul vrai genre comique,porté à sa perfection par l’inimitable Molière , volt.Lett. Somarokof, 26 février (769. || La haute comé-die, celle qui se propose particulièrement la peinturedes mœurs et des caractères et qui n’emploie quedes personnages delà meilleure compagnie, commele Misanthrope. || Figurément. Ceci est de la hautecomédie, se dit de quelque tromperie, de quelquedissimulation bien menée ou très-effrontée. || 3° Re-présentation d’une pièce. Il joue très-bien la comédie.Et j’ai maudit cent fois cette innocente envie, Quim’a pris, à dîner, de voir la comédie, mol. Fdch. i,(.Ainsi, quand Richelieu revenait de Mahon, Par-tout sur son passage il eut la comédie, volt. Lestrois manières. || 4° Théâtre, lieu où jouent les co-médiens. Il est allé à la comédie voir le Cinna deCorneille , le Tartuffe de Molière. La duchesse étaità la comédie avec sa sœur, hamilt. Gramm. (0.|| Comédie-Française, le Théâtre-Français à Paris .Je ne connais pas Mlle Dubois ; je ne savais pas mêmequelle sorte d’emploi elle avait à la Comédie, volt.Lett. Richelieu, (6mars, (707. || Portier de comédie,s’est dit autrefois de celui qui se tenait à la portedu théâtre pour recevoir l’argent. || Fig. Celui quin’ouvre pas la porte sans se faire payer. J’étais unfranc portier de comédie, rac. Plaid, i, (. || 5° Latroupe des comédiens d’un même théâtre. Toute lacomédie parait dans la cérémonie du Malade ima-ginaire. || 6° L’art de composer des comédies. La co-médie a été portée par Molière à une très-grandeperfection. Que la comédie était, comme beaucoupd’autres choses, fort en décadence, volt. Lett. d’Ar-gentai, 4 janvier (767. Aussi, madame, n’ai-je riendit qui aille à vous; et mes paroles, comme les satiresde la comédie, demeurent dans la thèse générale,mol. Critique, 7. La tragédie, sans doute, est quelquechose de beau quand elle est bien touchée; mais lacomédie a ses charmes, et je tiens que l’une n’estpas moins difficile que l’autre, id. ib. 7. Le de-voir de la comédie étant de corriger les hommesen les divertissant, mol. Tart. t" placet au roi. Jene puis pas nier qu’il n’y ait eu des Pères de l’Églisequi ont condamné la comédie ; mais on ne peut pasme nier aussi qu’il n’y en ait eu quelques-uns quil’ont traitée un peu plus doucement, id. Tart. Préf.Si l’emploi de la comédie est de corriger les vices,je ne vois pas par quelle raison il y en aura de pri-vilégiés, id. Tart. Préface. Il ne serait pas difficilede leur faire voir que la comédie, chez les anciens,a pris son origine de la religion et faisait partie deleurs mystères; que les Espagnols nos voisins ne cé-lèbrent guère de fête où la comédie ne soit mêlée;et que, même parmi nous, elle doit sa naissanceaux soins d’une confrérie à qui appartient encoreaujourd’hui l’hôtel de Bourgogne, id. ib. L’aimablecomédie, avec lui [à la mort de Molière ] terras-sée, En vain d’un coup si rude espéra revenir, Etsur ses brodequins ne put plus se tenir, boil. Ép.vu. || 7° Fait qui excite le rire. C’était une vraiecomédie de voir la dispute de ces deux hommes.|| Donner la comédie, faire ou dire des choses quisont comme une comédie pour ceux qui les voient oules entendent. Je vous dirai tout franc que cette ma-ladie, Partout où vous allez, donne la comédie, mol.Mis.i, (.Il disait au parterre: ris donc, parterre; cefut une seconde comédie que le chagrin de notreami, il la donna en galant homme à toute l’assem-blée, mol. Critique, 6. || Donner la comédie au pu-blic, tenir une conduite scandaleuse qui attire l’at-tention. || 8° Feinte. Se donner dans l’église la co-médie de son propre enterrement, volt. Iloeurs, ( 26 .Le cœur se donne la comédie en lui-même, boss.Parole de Dieu, 3. Oh! que, pour la punir de cettecomédie, Ne lui vois-je une vraie et longue mala-die! boil. Sat. x. || Jouer la comédie, affecter dessentiments qu’on n’a pas. Je ne crois point qu’ilspuissent jouer longtemps la comédie, sëv. 683. Celanous fit voir qu’on joue longtemps la comédie, id.(4». || 9° La Divine-Comédie , titre du poème danslequel Dante a décrit l’enfer, le purgatoire et le pa-radis. || Proverbes. C’est le secret de la comédie,c’est-à-dire cela est su de tout le monde, comme lessecrets des personnes de la comédie qui sont sus dupublic. Cela [les réunions chez Monseigneur] ne durapas longtemps sans devenir le secret de la comédie,ST-S1M. (73, 62.
— hist. xiv* s. Et ce peut assez apparoir par lescomédies des anciens et par celles que l’en fait à pré-sent, oresme, Eth. (39. || xvi* s. En ces comédies,il y a plusieurs paroles dites de luy, les unes à bon
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escient, les autres en jeu et avec risée, amyot,l’éricl. (3.
— étym. Provenç et espagn. comedia; ital. com-media; du latin cumœdia; de xop.(p5ia, de xchgo;(voy. comique), etwô^i, chant (voy. ode).
COMÉDIEN, IENNE (ko-mé-diin, diè-n’) ,s. m. et f.|| l°Celui, celledont la profession est de jouer la co-médie sur un théâtre. Un misérable libraire de Paris a imprimé mes pièces de la façon détestable dont lescomédiens les jouent, volt. Lett. d’Argentai, (9 déc.1766. Je conclus donc qu’il faut faire imprimer sadrogue ; ensuite les comédiens donnent notre orvié-tan sur leur échafaud, s’ils le veulent, id. Lett. Cha-banon, 22 déc. (766. C’est en quoi vous faites mieuxvoir que vous êtes une excellente comédienne, de bienreprésenter un personnage qui est si contraire à votrehumeur, mol. Impromptu, (. J’avais songé unecomédie où il y aurait eu un poète qui serait venupour offrir une pièce à une troupe de comédiensnouvellement arrivés de campagne, id. ib. (. Si j’é-tais à la place de vous autres comédiens, j’aimeraismieux tirer la langue d’un pied de long que de re-présenter de pareilles sottises, regnard, Crit. duLég. 2 . || Les comédiens français , les comédiensdu Théâtre-Français. || Les comédiens ordinaires deS. M., les comédiens du théâtre-Français. || Comé-diens de campagne, ou ambulants, comédiens quivont de ville en ville donner des représentations.|| 2° Fig. Celui, celle qui feint des sentiments qu’il,qu’elle n’a pas. Quelque grand comédien qu’il fût [leduc de Gesvres], il ne put cacher sa rage, st-sim.36, ( 66. Quand la meurtrière de Marie Stuart parlaitde la crainte de Dieu , cette reine faisait la comé-dienne, volt. Mœufs, (74. Avec son ton radouci, saface minaudière, je le crois un grand comédien,lesage, Turcar. i, (. || 3° Ad}. Feint, affecté. Il fautempêcher les enfants de contrefaire les gens ridi-cules; car ces manières moqueuses et comédiennesont quelque chose de bas et de contraire aux senti-ments honnêtes, fén. xvii, (8.
— ÉTYM . Comédie; espagn. comediante; ital.commediante.
f COMÉDON (ko-mé-don), s. m. Terme de mé-decine. Nom de petits cylindres vermiformes qu’onfait sortir de la peau du nez, de celle des joues et dufront, et qui proviennent des follicules pileux.
— ÉTYM . Lat. comedo, mangeur, parce qu’oncroyait qu’il y avait érosion.
f COME PRIMA (ko-mé pri-ma), COME SOPRA(ko-mé so-pra), loc. ado. Termes de musique. Comme,ci-dessus; ce qui indique qu’on doit répéter un pas-sage qu’on a déjà vu.
— ÉTYM . Ital. corne, comme, et prima, première(voy. premier), sous-entendu roïfa, fois, ou corne,comme, sopra, ci-dessus (voy. sur, prép.).
t COSIESTIBILITÉ (ko-mè-sti-bi-li-té), s. f. Qua-lité de ce qui est comestible.
COMESTIBLE (ko-mè-sti-bl’), adj. || l”Qui peutêtre mangé ; qu i est bon à manger. Les champignons etles mousses, dontquelques espèces sont comestibles,bern. de st-p. Harm. i. Tabl. génér. Je rencontraistoujours quelque plante comestible qui avait survécuà la ruine des cultivateurs, id. Ch. Ind. || 2'S. m.Un bon comestible. Une boutique de comestibles.
— HiST. xvi* s. Comestible, nicot.
— Étym. Espagn. comestible; ital. commeslibile,du latin comestibilis, de cum, avec, et es, radicaldu verbe edere. esse, manger.
f COMÉTAIRE (ko-mé-tê-r’), adj. Qui a rapportaux comètes. Les hypothèses cométaires. Densitécométaire, densité des comètes. La matière amenéeà l’état de densité cométaire. Quelques astronomesprétendent que les noyaux cométaires, ceux-là mêmequi, par la vivacité de leur lumière, ressemblentle plus aux planètes, jouissent d’une complète dia-phanéité; que les comètes, en un mot, sont de sim-ples amas de vapeurs, arago, Annuaire, (832, descomètes, p. 220 .
— étym. Comète.
COMÈTE (ko-mè-t’), s. f. Terme d’astronomie.|| 1° Astre qui porte une chevelure lumineuse, quiest constitué par une matière excessivement rareet qui décrit autour du soleil des orbes extrême-ment allongés. Les comètes, que l’on a regardéespendant longtemps comme des météores, sont desastres semblables aux planètes : leurs mouvements,leurs retours sont réglés suivant les mêmes lois queles mouvements planétaires, lapl. Exp. n, 6. Lesentiment de ceux qui croient les comètes des corpséternels, aussi bien que les planètes, avait été atta-qué par M. Montanari, sur ce fondement que cettedernière comète, qui avait disparu à la fin de