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Tome premier. A - C.
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elaierium, L .), plante qui ne ressemble au con-combre commun que par son feuillage, et dontle fruit n’a guère que l’épaisseur d’une noix et donneun extrait fort employé autrefois sous le nom d’ela-terium et violemment purgatif. || 3“ Concombre demer, plusieurs échinodermes et quelques holothuries.

— hist. xm* s. Cocombres sont froides et moistesu [au] secont degré, alebrant, f* 57. || xvi* s. Plineprend le plus souvent le concombre pour le me-lon, confondant ces deux fruits sous mesme appel-lation , o. de serres , 638. Des concombres com-muns y a il, blancs, verts, grisâtres, grands,moiens, petits, discernés par telles qualités, id. 546.

— ÉTYM . Génev. et Berry, cocombre; bourguig.côcombre; Saintonge, concombre, queucornbre ; pro-venç. cogombre ; ital. cocomero; de l’accusatif latineucumerem, où l’accent est sur la même syllabe quedans les langues romanes. Marg. Buffet, Observ.p. 82 , remarque, en 4 668, que beaucoup disentdes encombres, et d’autres concombres, mais que co-combre est le meilleur. Maintenant cocombre est unprovincialisme.

CONCOMITANCE (kon-ko-mi-tan-s’), *. f. Exis-* tence simultanée de deux ou de plusieurs choses.Les formalités plus ou moins anciennes ou variéesqui accompagnent la réception n’en sont que lesconcomitances, st-sim. 300, 436. Il est arrivé quepar la concomitance d’un collier.... enfin je ne mesouviens pas bien de tout cela, regnard, Sérénade,sc. 46. || En termes de théologie, par concomitance.Le sang de J. C. dans l’eucharistie est sous l’espècedu pain par concomitance.

— HIST. xvi* s. Si le corps y est, aussi par con-séquent et l’ame et la divinité y sont ensemble avecle corps; si on leur nie ceste déduction qu’ils appel-lent concomitance, que feront-ils? calv. lnstit. 4 4 33.

— ÉTYM . Concomitant.

CONCOMITANT, ANTE (kon-ko-mi-tan, tan-t’),adj. Qui se produit en même temps, qui accom-pagne. Les événements concomitants font compren-dre cette disposition des esprits. || Terme de méde-cine. Symptômes ou signes concomitants, ceux quiaccompagnent les phénomènes essentiels et carac-téristiques d’une maladie et ne sont qu’accessoires.|| Terme d’acoustique. Sons concomitants, sonsharmoniques, ainsi nommés, parce qu’ils se pro-duisent spontanément et accompagnent ainsi tou-jours le son fondamental. Il faut remarquer queM. Rameau fait dériver toute l’harmonie de la ré-sonnance du corps sonore; et il est certain que toutson est accompagné de trois autres sons harmoni-ques concomitants ou accessoires qui forment aveclui un accord parfait, tierce majeure, i. J. rouss.Examen de deux principes sur la mus. || Terme dethéologie. La grâce concomitante, celle que Dieu donne dans le cours des actions pour les rendre mé-ritoires.

— ÉTYM . Le latin concomitari, de cum, avec, etcomitari, accompagner, de cornes, compagnon(voy. comte).

f CONCORDAMMENT ( kon-kor-da-man ), adv.D’une manière concordante. Tous les témoins ontdéposé concordamment.

— hist. xv* s. Avons esté empesohé de concour-damment vacquer et entendre aux faiz et besoingnes,Preuves sur le meurtre du duc de Bourg, p. 265,dans laccrne.

-- ÉTYM . Concordant, et le suffixe ment.

CONCORDANCE ( kon-kor-dan-s’), s. f. || 1“ Rap-port de conformité. La concordance des témoigna-ges. Je fus frappé de la concordance de leur songe,bern. de st-p. Paul et Virg. || 2" Nom donné à dif-férents livres où Ton s’est proposé d’accorder les pas-sages des Écritures qui paraissent opposés les unsaux autres. |; La concordance de la Bible , index con-tenant tous les mots de la Bible , et indiquant tousles endroits où ils se trouvent. || Concordance descalendriers, tableau servant à établir le rapport quiexiste entre le calendrier républicain et le calen-drier grégorien. || 3“ Terme de grammaire. Accorddes mots entre eux. La concordance du substantifavec l’adjectif. Syntaxe de concordance, celle parlaquelle deux ou plusieurs mots s’accordent entreeux; elle est opposée à la syntaxe de déterminationou de régime.

— HIST. xn* s. Sire, fait cil, la concordance Ot[il ouït] de tei e del rei de France , benoît, ii, 6225.[Quelques-uns] ki par une concordance soi conjoin-dent encontre nos, Job, 463. ||xiu* s. Il avoient oïtesmongnier k lor peres et à lor aieus, que ceste con-cordance fu fete entre le conte Raoul de Clermontet ses homes de le \la] conté de Clermont, beaum.nxu, 47. Procureres ne pot fere pes ne mise, ne

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acordance, ne concordance de le [la] querele sonsegneur, se li pooirs.... id. 86. Et furent faits ces es-tablissemens [de St-Louis] par grand conseil desages hommes et de bons clers, par les concor-dances des lois et des canons et des decretales, Ord.des rois de Fr . 1 .1 , p. 4 07.

— ÉTYM . Concordant; espagn. concordancia; ital.concordama.

f 4. CONCORDANT, ANTE (kon-kor-dan, dan-t’),adj. || l°Où règne la concorde. Le prince de Monacoy ramena sa femme [à Monaco ] ; le ménage n’enfut pas plus concordant, st-sim. 348, 72. Roseavait marié sa petite-fille à Portail; le mariage nefut point concordant, m. 85, 412. || 2° Qui est enrapport. Voici la doctrine catholique parfaitementconcordante dans toutes ses parties, boss. Projet.|| Terme de droit. Qui s’accorde. Les présomp-tions doivent être graves, précises et concordantes.|| Terme de minéralogie. Stratification concordante,stratification à couches parallèles.

— HIST. xvi* s. Et quoy que feu à l’eau contrairesoit, Humide chaut toutes choses conçoit; Et parainsi concorde discordante X geniture est apte etconcordante, marot, iv, 35.

2. CONCORDANT (kon-kor-dan), s. m. Nomqu’on donnait à une espèce de voix entre la taille etla basse-taille, et qui pouvait chanter l’un et l’autre.Un bon concordant. On dit aujourd’hui baryton.

t CONCORDANTIEL, ELLE (kon-kor-dan-si-èl,è-T), adj. Terme didactique. Qui établit la concor-dance entre des textes, des calendriers, etc. Tableconcordantielle. Lexique concordantiel.

— ÉTYM . Concordance.

CONCORDAT (kon-kor-da ; le t ne se lie pas dansle parler ordinaire; au pluriel 1’* se lie : leskon-kor-da-z et.... Concordats rime avec fracas, mâts, etc.),s. m. || 1° Accord, traité fait entre le pape et unsouverain concernant les affaires religieuses de l’É-tat. || Traité entre le pape Léon X et le roi Fran-çois I " qui convinrent que, les églises cathédraleset les métropolitaines ainsi que les abbayes venantà vaquer, les chapitres ni les monastères n’auraientplus droit d’élire leurs pasteurs, à moins que d’enavoir un privilège particulier du saint-siège, maisque le roi, comme patron de toutes les églises de sonroyaume, nommerait ces pasteurs; et que le papeleur donnerait les provisions sur le brevet du roi. Lechancelier Duprat fit ce fameux concordat, volt.Moeurs, 138. || Traité fait en 1801 entre Napoléon premier consul et le pape pour lo rétablissement desrapports entre le gouvernement français et le pape, otle règlement des affaires ecclésiastiques. |] 2° Terme docommerce. Arrangement suivant lequel un failli ob-tient de ses créanciers facilité de payement tant parla remise d’une partie des créances que par les délaisaccordés. || 3° Convention entre les officiers d’un ré-giment de l’ancienne armée pour indemniser ceuxqui prenaient leur retraite.

— HIST. xvi* s. N’oubliant le concordat qui jadisfut faict contre les empereurs, que nul empereur neserait jamais roy des Deux Siciles , brant. Pescayre.

— ÉTYM . Bas-latin concordatum, de concordare.

f CONCORDATAIRE (kon-kor-da-tê-r’), CONCOR-

DATISTE (kon-kor-da-ti-st’), adj. Se dit des ecclé-siastiques qui approuvèrent le concordat de 4 80).|| Terme de commerce. Failli concordataire, failliqui a obtenu un concordat.

— ÉTYM . Concordat.

CONCORDE (kon-kor-d’), s. f. Union des cœur»ou des esprits. Si c’est pour nous unir d’une étroiteconcorde.... rotrou, Bélisaire , m, 2 .Leur con-

corde impie, affreuse, inexorable, corn. Cinna, i, 3.Par lui seul d’entre nous la concorde est bannie,volt. Catil. iv, 2 . || Formulaire de concorde, écritajouté par les Luthériens à la Confession d’Augs-bourg, pour condamner les Zuingliens.

—HIST. xn" s. E si cuncorde et pais li tiens, E quete faces crestiens, [il veut] Qu’amor ferme seit es-tablie Entre vous dous sans tricherie, benoit, ii,634 7. E dit qu’en la cuncorde, quant um lesfist amis,Aveit l’uns d’els à l’autre otrié e promis.... Th. lemart. 63. || xm* s. Qui moult amoit mieux les des-cordes Qu’il ne fit les gentis concordes, Bat. des7 arts. Si r’avions et pais et concorde, la Rose,4 474 6. Quel concorde que li banisdeLx livres fâcheà nous, il remaint banis as hommes de la chité dus-que adont qu’il ara payet lx sols, tailliar, Recueil,p. 39. || xiv* s. Je, dist-il, qui suys aucteur de con-corde, bercheüre, f“ 38, verso. Contencion qui estennemie et adversaire à concorde, oresme, Eth. 229.Amisté appert estre une chose semblable à con-corde, oresme, Eth. 229. Nennil, ce dit Bertran,par le mien serrementI De concorde, de paix, n’ai

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ore nul talent, Guescl. 22308. || xvi* s. 11 est certainque l’esprit n’est point répugnant à soy : quelle seradonc la concorde [conciliation]? calv. lnstit. 642.

— ÉTYM . Provenç. espagn. et ital. concordia; dulatin concordia, de cum, avec, et cor, cordis ,cœur(voy. cœur).

CONCORDER (kon-kor-dé) , v. n. || 1° Vivre dan»la concorde, s’accorder. Ils ne peuvent concorder.|| 2“ Être en rapport, correspondre. Leurs témoi-gnages n’ont pas concordé. || Il se conjugue avecl’auxiliaire avoir.

— hist. xii* s. Ceo te prie chascun par sei : Con-corde nos à nostre rei [fais notre paix], benoit, ii,4636. Quand il soi doint [donne] concordeir az vr»s< •ment ploranz, Job, 446. Oreswarde cum proprementse concordent altres paroles encor de l’apostle à caztrois choses, st bern. 570. || xm* s. Et se il na sepueent concorder, li vallés puet aler en la place auchevet Saint-Gervais , devant la meson la converse,Lit), des mét. 4 32. Doubles est qui son fait ne con-corde à son dit, Et qui se met à euvre que sa langueescondit, j. de meung, Test. 763. Et s’il se puentambedoi concorder d’enclore à moitiet terre et à n J ■tiet coust, boinert [sera], tailliar, Recueil, p. s. >6.|| xiv* s. Semblablement convient-il que l’appetitconcupiscible se concorde, conferme et obéisse àraison, oresme, Eth. 400. || xv* s. Si estoient lorsgrands divisions entre les gens d’Eglise, par lemoyen des deuxeontendants, lesquels on ne pouvoitconcorder ni faire renoncer à l’Eglise universelle,monstrel. i, ch. 49.

— ÉTYM . Provenç. concordar, concordiar; espagn.concordar ; ital. concordare ; du latin concordare(voy. concorde).

f CONCOURANT, ANTE (kon-kou-ran, ran-t’),adj. Qui concourt. || En géométrie, lignes concou-rantes, lignes qui tendent à se rencontrer. || En mé-canique, forces concourantes, forces dont les direc-tions convergent vers un même point.

f CONCOURINE (kon-kou-ri-n’), s. f. Terme decommerce. Drogue qui sert à teindre en jaune.

CONCOURIR (kon-kou-rir), je concours, nousconcourons; je concourais; je concourus; je con-courrai; je concourrais; concours, concourons; queje concoure, que nous concourions; que je concou-russe; concourant; concouru, v. n. || 1° Se joindrepour une action commune, pour un effet commun,pour une opinion commune. La conduite de Dieu est admirable pour faire concourir toutes choses àla gloire de sa vérité, pasc. Prov. 18 . Le princeles faisait concourir au bien public, boss. Hist. m,

6. Toutes ces choses concourent à établir les livresdivins, id. Hist. n, 4 3. Tout semblait concourir à lesauver, id. Polit. L’idée de la perfection et celle delafélicité sont deux idées qui concourent, id. Culte,4. Si mon jugement ne me trompe pas, si, rappe-lant la mémoire des siècles passés, j’en fais un justerapporté l’état présent, j’ose croire, et je vois lessages concourir à ce sentiment, que les jours d’aveu-glement sont écoulés et qu’il est temps désormaisque la lumière revienne, id. Reine d’Anglet . Et side la valeur le succès doit dépendre, J’espère que lamienne y pourra concourir, volt. Triumv. ii , 6. Sonfait [d’une devineresse] consistait en adresse ; Quel-ques termes de l’art, beaucoup de hardiesse, Duhasard quelquefois, tout cela concourait; Tout celabien souvent faisait crier miracle, la font. Fabl .vu, 4 5. Au milieu de tant de gens concourant à leurplaire, j. j. rouss. Ëm. iv. |J Coïncider. Cette époqueconcourt avec le temps où.... boss. Hist. i, 40.|| 2° Terme de géométrie. Avoir, en parlant de li-gnes, une direction telle qu’elles doivent se ren-contrer. Deux lignes qui concourent en un point.||3° Avoir les mêmes droits, la même condition.Tous les officiers de l’armée concourent pour l’avan-cement. || Terme de droit. Se dit en parlant descréanciers quand leur hypothèque est de mêmedate. || On dit des provisions de la cour de Rome pourun bénéfice qu’elles concourent, quand elles sontdatées du même jour, cas où elles sont toutes deuxnulles. || 4° Être en concurrence. Concourir pourle prix d’éloquence, de peinture, pour une chairede droit, de médecine. Il [Philippe IV ] envoya lecomte de Fuentes déclarer au roi que les ministresespagnols ne concourraient plus dorénavant avecceux de France [pour la préséance], volt. Louis XI Y,

7. || Se dit aussi en parlant des ouvrages envoyés àun concours. Ce livre a concouru pour les prix del’Académie . || Subir les épreuves d’un concours. Ilconcourt en ce moment à l’école de droit.

— HIST. xvi*s. 11 estoit vulgaire, si d’aultres plusfortes qualitezn’y concurroient,de.... mont, ni, 6t.L’auctorité y conc quand et la raison, id. m, 57.