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mouvoir, si leur sire le comte ne le consentoit,froiss. ii, h, 62 . l,e comte a consentu, et sontissus de son hostel ceux ou aucuns qui ont fait sigrand outrage, id. n, 11, 6t. 11 chargeoit ces gensd’avoir fait consentir au duc Philippe ceste restitu-tion, com. i, 2. Â quoy pour riens ceulx de la villene sa fussent consentis, id. v, 14. Le dit duc Phe-lipe consentit estre misses [qu’on levât] de ses gens,id. i, 2. Dieu ne luy vouloit consentir ceste grâceque de recevoir ce saige conseil, id. v, 8. ||xvi*s.SI menterie en mes propos je mets, Je me consensqu’il face que jamais Je ne le voye, marot, iv, 64.Les assemblées d’iceux sont conventicules profanes,avec lesquelles il ne seroit non plus licite de con-sentir, que de renoncer Dieu , Calvin, Instit. 843.Elle qui se consentoit d’estre trompée, marg. Nouv.vil. Eumenes n’y consentit, qu’Antigonus ne luyeust.... mont, i, 26. Ce seroit faire tort à la bontédivine, si l’univers ne consentoit à nostre creance ,id. n, 1 48. Homere a esté contrainct de consentirque Venus feust blecée au combat de Troye, id. iii,7. Ilz aimèrent mieux luy consentir de bonne vou-lunté ce qu’il leur demandoit que d’attendre qu’ilz y fussent contraintz par force, àmyot, Thés . 28.Sagement il faut poiser ces choses et embrasser cequi consent [est d’accord] à la parole de Dieu ,sleidan, f° 2. Plusieurs bestes et plantes estrangeresconsentent de vivre parmi nous avec soin requis,0. DE SERRES, 468.
— ÉTYM . Provenç. consentir, cossentir; espagn.consentir; ital. consentire; du latin consentire, decum, et sentire, sentir, penser.
CONSÉQUEMMENT ( kon - sé - ka - man ), adv.|| 1” D’une manière conséquente, qui se suit, s’en-chaîne. Bien définir ses mots pour parler conséquem-ment, boss. liéponse. On ne peut parler conséquem-ment avec nous, îv.Avert. u. Qui doute que les enfantsne conçoivent, qu’ils ne jugent, qu’ils ne raisonnentconséquemment? la buuy. xi. Aussi ne parle-t-ilguère conséquemment et avec suite, id. ib. Ceuxqui disent que, si la matière pouvait recevoir le donde la pensée, l’âme ne serait pas immortelle, rai-sonnent-ils bien conséquemment? volt. Newt. i, 7.11 y a des hommes qui conçoivent très-distincte-ment et qui ne raisonnent pas conséquemment,vauven. Justesse. Personne ne parlait plus juste,plus nettement, plus conséquemment [que le duc doChevreuse ], st-sim. 192, 66. || Agir, parler consé-quemment, agir, parler conformément à ses vues.[Celui-là] va seul à son but, et vit conséquemment,j. j. rouss. Ém. 1 .1| 2° En conséquence. Ainsi con-séquemment [il en est de même] de tout dont jet’offense, Régnier, Sat. xv. Ils décident en leur fa-veur et agissent conséquemment, la bruy. xi. Sil’Inde est la contrée la plus anciennement policée,elle doit conséquemment avoir eu la plus ancienneforme de religion, volt. Mœurs, 4. C’est dans cesacrifice où le religieux se donne lui-même, qu’ildonne conséquemment et qu’il sacrifie toutes cesprétentions [du monde], bourd. Pensées, t. n, p.424. || Conséquemment à, en conséquence de. Con-séquemment à cette doctrine. Les hommes, dira-t-on, conséquemment à la prédestination de Dieu ,ne sont plus maîtres de leur volonté, bourd. Carême,i, Prédestinât . 378. Voyez si le monde n’agit pasconséquemment à cette persuasion, mass. Carême,Pardon.
— HIST. xv" s. Consequemment au mois de marsmourut dame de Bar, comtesse de St-Pol, G. chas-telain , dans le Dict. de dochez. || xvi* s. La roynes’assit on premier lieu , consequemment les aultresselon leur degré et dignité, rab. Pant. v, 33. Din-denault en print ung grant et fort par la toyson,cuydant ainsy le retenir, et saulver le reste aussiconsequemment, id. ib. iv, 8. 11 feit jurer premiè-rement aux rois et aux sénateurs, puis consequem-ment à tout le peuple, qu’ilz garderoient ses statuts,amyot, Lyc. 60. Qui se tiendrait de passer puisaprès en Afrique et à Carthage , qui seront conse-quemment en si belle prise? id. Pyrrhus, 30. Il nese donna garde qu’il se trouva en estroitte disettede tous vivres, et consequemment en grand danger,id. Artax. 34. Desquelles toutes sera parlé cy aprèsconsequemment l’une après l’aultre, est. de laroche, Arismetique, f° 60, verso.
— étym. Conséquent, et le suffixe ment.
CONSÉQUENCE (kon-sé-kan-s’), s. f. Terme de
logique. || 1° Conclusion déduite d’une proposition,d’un principe, d’un fait. Les prémisses et la consé-quence d’un syllogisme. D’où l’on peut tirer uneconséquence infaillible, corn. Ex. de Pompée . Dupremier principe il tire cette conséquence, boss.Déf. Le marquis de Villeroy a eu ordre de se re-
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tirer de la cour pour sa mauvaise conduite ; voilàtout ce qu’a dit Sa Majesté; on tire plusieurs con-séquences; on s’en prend à des gens.... sév. tl8.Vous verrez les conséquences qu’il en tire, pasc.Prov. 9. Ils tirent de leur conduite des conséquen-ces pour l’innocence de M. Arnaud, id. t b. 3.Pour en tirer des conséquences qui la déshonorent,id. ib. 1 3. Tirant une conséquence de ce qu’ilsvoyaient à ce qu’ils ne voyaient pas, id. Pesant,de l’air, Conclusion. Ce principe: qu’il ne faut pasimputer les conséquences à qui les nie, boss. 3* aver-tissement aux protestants. C’est une maxime cer-taine que les conséquences de l’être sont aussi con-séquences de la cause de l’être, boullainvilliers,Réfut. de Spinosa, p. 474. Les superstitieux et leshypocrites qui l’entouraient l’ont amené de consé-quence en conséquence à rejeter les propositionsavantageuses des religionnaires du nouveau monde,raynal, llist. phil. des Indes , xvi, 9. || Tirer unechose à conséquence, lui faire produire une consé-quence. L’exemple de St-Mathias ne doit pas êtretiré à conséquence, boss. Var . xv. ||Fig. Tirer àconséquence, avoir des suites, être de quelque im-portance (ici tirer est pris d’une façon neutre). Sansque cela pût tirer à la moindre conséquence, ha-milt. Gramm. 9. Je ne sais si un besoin extrêmeou une violente passion ou un premier mouvementtirent à conséquence, la bruy. xii. Combien de sortesde ridicules répandus parmi les hommes, mais qui,par leur singularité, ne tirent point à conséquenceet ne sont d’aucune ressource pour l’instruction etla morale ! id. xi. Rien n’est plus vrai; cet aveu netire pas à conséquence, fonten. Ilélène, Fulvie .Cet accord n’est pas assez sûr pour tirer à consé-quence, J. j. rouss. Ilél.v i, <0. On dit que, si j’avaisde l’argent, cela tirerait à conséquence, bern. de st-p.Paul et firg. || En conséquence, loc. adv. Consé-quemment, conformément à. J’ai reçu votre lettreet j’agirai en conséquence. || En conséquence de.J’agirai en conséquence de vos ordres, de vos avis.Agir en conséquence de cette loi, boss. Hist. il, 13.|| En termes d’astronomie, le mouvement d’une pla-nète est en conséquence, quand elle se meut ou pa-raît se mouvoir d’occident en orient. || 2° Suitesqu’une chose entraîne. Ne m’en faites point crain-dre les conséquences, rotr. Vencesl. ni, 2 .Tout ris-quer, sans avoir égard aux conséquences, hamilt.Gramm. 6. Ses moindres fautes sont d’une consé-quence infinie, fén. Tél. xix. Les moindres chosesont de grandes conséquences, id. ib. xii. L’er-reur d’un seul homme a des conséquences affreu-ses, id. ib. xxiii. Les fautes qu’on y peut fairesont, selon notre maître Hippocrate, d’une dange-reuse conséquence, mol. Am. méd. n, 5. Voilà undoute d’une terrible conséquence, pasc. Préf. Var.Un simple récit qui n’aurait aucune conséquence,id. Prov. <3. Quoique cette matière n’ait peut-êtrepas d’abord de quoi frapper vos esprits, vous encomprendrez néanmoins bientôt toute la consé-quence, bourd. Car. n, Observât, de la loi, <76.|| Faire des conséquences, avoir des suites. Néan-moins, le prince n’eut point d’imitateurs, et son ac-tion ne fit point de conséquence, balz. 4 r * histoire.Un homme mort n’est qu’un homme mort, et nefait point de conséquence, mol. Amour méd. n, 3.|| De conséquence, en parlant des choses, qui a dessuites, de l’importance. H sera difficile d’en propo-ser aucunes qui soient de conséquence, desc. Préf.Ces faits et les autres sont de la dernière consé-quence, boss. R elat. Des choses de peu de consé-quence, id. Exp. avert. Ce sera de très-grande con-séquence pour les Huguenots de ce pays, id. Lett.4 4 2. Si vous chargiez l’un de vos gens d’une affairede conséquence, sév. 329. Je sais bien qu’un bien-fait de cette conséquence Ne saurait demander tropde reconnaissance, mol. D. Gare, v, 6. Un service,seigneur, de cette conséquence, Aura bien le pou-voir d’effacer votre offense, id. ib. iv, 44. Il s’agitd’une chose de conséquence que l’on m’a proposée,id. Mar. f. 2 . Des affaires de la dernière consé-quence vous ont obligé à partir, id. Festin de P.i, 3. Ce procès m’est d’une conséquence tout à faitgrande, id. l’Av. n, 6 . Je viens de me souvenir quej’ai une affaire de conséquence, qui ne me permetpas d’attendre, dancourt, le Cheval, à la mode, n,i 0 . Je laisserai beaucoup de petites choses où il fitparaître la vivacité de son esprit; elles sont de troppeu de conséquence pour en informer la posté-rité, la font. Vie d’Ésope . J’ai pensé que le su-jet des disputes de la Sorbonne était d’une extrêmeconséquence pour la religion, pasc. Prov. t. Uneaffaire qui n’est d’aucune conséquence pour l’Église,id. ib. 18 . En voici une que, par avance, je vais
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vous écrire, parce qu’elle me parait plus de consé-quence que les autres, boil. Lett. d M. deMaucroix.En des choses graves et de conséquence, la bruy. iv.Comme les rois de Macédoine ne pouvaient pas en-tretenir un grand nombre de troupes, le moindroéchec était de conséquence, montesq. Rom. ch. 6.Cette lie était d’une conséquence extrême pourCharles, volt. Charles XII , liv. vm. || De consé-quence, en parlant des personnes. C’est un prélatde conséquence, prêchant avec dignité, sév. 419.C’est un ami de conséquence, id. 602. C’est un amide grande conséquence, id. 288. Il s’était trouvédans une compagnie de grande conséquence, id. 142.Prépare-toi désormais à vivre dans un grand respectavec un homme de ma conséquence, mol. Méd. m.lui, m, 4). Comment aurais-je pu, après cela, nepas me croire un homme de conséquence? lesage,Gil Blas, viii, 6. Il ne faut pas s’imaginer qu’Aris-tophane fût un homme de peu de conséquence danssa république, comme le sont ici les poètes quifournissent des pièces comiques au théâtre, rqllin ,llist. anc. Œuvres, t. xi, p. 689, dans pougens.|| Sans conséquence, sans qu’on doive faire atten-tion à.... Ils se voyaient tant qu’ils voulaient, sansconséquence, hamilt. Gramm. 7. En disant tout cequ’on pouvait dire sans conséquence, il [Télémaque ]savait s’arrêter aux choses qui pouvaient donnerquelque soupçon, fén. Tél. xvi. On peut, sans con-séquence et sans honte, ignorer beaucoup de choseshors de son état,DiDER. Correspond. || C’est un hommesans conséquence, c’est un homme auquel on nedoit pas faire attention, soit parce qu’il est étourdi,sans gravité, soit parce qu’il a pris certaines habi-tudes de sans-gêne, soit parce que son âge ou soncaractère écartent tout soupçon. Il vous est utilequ’un homme sans intérêt et sans conséquencevous parle en secret un langage dur, fén. Tél. xii.Rire des gens d’esprit, c’est le privilège des sots;ils sont dans le monde ce que les fous sont à la cour,je veux dire sans conséquence, la bruy. v. Person-nes commodes, agréables, riches, qui prêtent etqui sont sans conséquence, id. viii. || 3° Suite dansles idées, dans la conduite. Il faut que la vie d’unhomme ait de la conséquence, et pour cela chacundoit toujours considérer son passé.
— REM. Des grammairiens ont affirmé que con-séquence ne peut jamais se dire pour importance ;qu’autrement important pourrait se dire pour con-séquent; ce qui est, comme on sait, une grossefaute. Ils ont raison. Conséquence ne veut jamaisdire que suite plus ou moins grave. Mais, de là, lesanciens ont tiré la locution de conséquence qui, si-gnifiant proprement ayant des suites, a pris facile-ment le sens de l’importance et s’est appliqué non-seulement aux choses, mais aux personnes.
— SYN. CONSÉQUENCE, CONSÉQUENT. Ces deuxmots se prennent indifféremment pour la conclusiond’un raisonnement. Cependant les logiciens font unedistinction fondée. Le conséquent est la propositionmême qui découle des prémisses; la conséquenceest la liaison qui s’y rattache. Si le principe est faux,le conséquent sera nécessairement faux, sans que laconséquence le soit. Exemple : Toutes les cartes sontnoires ou vertes; or l’as de cœur n’est pas noir;donc il est vert. La conséquence est très-exacte. Leconséquent est faux, puisque l’as de cœur est rouge.Cela vient de ce que la majeure est fausse. Lescartes sont noires ou rouges, et non pas noires ouvertes.
— HIST. xiu* s. Escheete [héritage] qui vient depere au fiz, c’est li premiers, et est li plus près àavoir le que nus de lalignie; et emprès, li fiz dofiz, c’est li nevoz ; et emprès fi soz-nevoz, et emprèsli fiz au soz-nevoz, et issint en coinsiguance jus-ques à sept degrés, Liv. de just. 231. || xv*s. [Lecorps ressuscitera] I’our recevoir la conséquence Deses maulx et de ses mérités, E. desch. Poésies mis.f° 433, dans lacurne. || xvi* s. Un faict de grandeconséquence, qui estoit tel, mont, i, 38. C’est unehardiesse dangereuse et de conséquence, id. i, 204.En toutes entreprinses de conséquence, id. iii,i 70.Ce sont actions particulières, qui ne doyvent estretirées en conséquences [qu’on ne doit pas suivre],lanoue, 68. Grâce [le Havre ] et quelque bicoque demoindre conséquence. — Tant à cause de son assietteque de sa conséquence, d’aub. llist. ni, 403. Chosesde très grande conséquence, amyot, Thém. 49. Lachose tire une telle conséquence après soy, quela fin n’en peut estre que déplorable, condé, M ém.p. 650.
— ÉTYM. Provenç. consequencia , consequenssa;espagn. consecuencia; ital. consequema; du latinconsequentia, de consequens, conséquent.