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mes vrays amans, VAmant ressuscité, p. is7, dansi.acurne. À ce propoz je suis icy contente de vousfaire un petit conte, ib. p. 124. || xvi' s. Ô mon Dieuqu’elle était contente De sa personne ce jour-là!marot, i, 20 t. Mal content de l’estroitte espargnede son pere, amyot, Péricl. 08 . Il remontra, d’un\isage hardi et mal content.... mont, ii, 35. Cœurcontent et manteau sur l’espaule, cotgrave.
— ÉTYM . Provenç. content; espagn. etital. con-tcnto; du latin contentus, participe passé de con-finera (voy. contenir), retenu, qui se borne à, quia sa suffisance de, et, de là, satisfait.
CONTENTÉ, ÉE (kon-tan-té, tée), part, passé.Rendu content. Un père contenté par son fils. Sescréanciers ayant été contentés. Des passions con-tentées.
CONTENTEMENT (kon-tan-te-man ), s. m.|| 1° Action de contenter; résultat de cette action.Non, non, qu’elle s’en aille à son contentement,malh. v, 6. Pourvu que je la serve à son contente-ment, m. v, 23. || Ce n’est pas contentement, on nesaurait en être satisfait. Elle dit que ce n’est pas con-tentement pour elle que cinquante-six ans, et sur-tout elle est pour les nez qui portent des lunettes,mol. l’Ar. ii, 6. Mais vivre sans procès est-ce con-tentement? RAC. Plaid. I, 6. || Éclaircissement, réus-site. Il aurait contentement à la première occasion,hamilt. Gramm. 4. Vous avez contentement sur lesalut de la Brinvilliers , sP.v. 3oo. Je crois qu’il auraiteu contentement [qu’il aurait réussi] il y a quelquesannées, id. 204. || 2° Sentiment de plaisir intérieur.Ses enfants lui donnentdu contentement. Seulementau sommeil j’ai du contentement, régnier, Plainte.Souffrez, pour avancer votre contentement, Quemalgré votre amour je vous quitte un moment, corn.Médée, il, 6. Le vrai contentement n’est ni gai nifolâtre, j. j.rouss. Ém. iv. Le contentement se litdans les yeux, dans le maintien, dansl’accent, dansla démarche, et semble se communiquer à celuiqui l’aperçoit, id. Itérer, du prom. solit. Prom. 9 .Comme les joies des misérables ne durent guère, lelendemain que j’eus reçu votre lettre, ma coliqueme reprit, à laquelle je ne songeais plus, et je payaiavec dix-sept jours de douleurs un jour de conten-tement, voit. lett. 25. || Auplur. Vous ne devez paspourtant recevoir de petits contentements d’être au-jourd’hui loué de vos propres ennemis, balz. liv.i, lett. 3. Que tout se dispose à leurs contente-ments, corn. Cid, I, 2. Toujours quelques soucisen ces événements Troublent la pureté de noscontentements, m. ib. m, 5. Et d’être le témoin devos contentements, id. Nicom. 11,2. Et que dansmes efforts pour vos contentements, Je puis à monbrutal trouver des châtiments, mol. l’Étour. ii, e.Cherchez, prince, cherchez, pour vous trahir vous-même, Tout ce que, pour jouir de leurs contente-ments, L’amour fait inventer aux vulgaires amants,rac. Mithr.lt, 6 . || 3° Terme de jeux. Parfait con-tentement, se dit à l’hombre d’un coup qui con-siste à jouer sans prendre avec un jeu composéde 5 matadors. || 4" Terme d’eaux et forêts. Certificatque le receveur délivre pour attester qu’il est con-tent de la caution présentée par un adjudicataire.|| Proverbe. Contentement passe richesse.
— syn. contentement, satispaction. Le conten-tement est beaucoup plus étendu que la satisfaction,ün peut être satisfait sans être content. Ces deuxtermes désignent la tranquillité de Pâme par rapportà l’objet de ses désirs. Il nous arrive quelque choseque nous désirions, et nous sommes satisfaits ; mais,si cet événement nous laisse encore des causes detrouble, nous ne sommes pas contents. Le contente-ment est donc une satisfaction qui n’est pas bornée àune circonstance particulière, mais qui tient à unecondition générale de l’âme, condition produitepar l’ensemble des causes intérieures et extérieures.
— 1UST. xvi 8 s. C’est une belle chose et louableque le contentement de peu, amyot, Arist. et Cat. 9 .Chascun de nous a en soy-mesme les thresors decontentement et de mescontentement, id. De latranq. d’âme, 30.
CONTENTER (kon-tan-té), v. a. || 1° Rendre con-tent. Parbleu, dit le meunier, est bien fou du cer-veau Qui prétend contenter tout le monde et sonpère, la font. Fabl . m, t. Rien ne la contentait,rien n’était comme il faut : On se levait trop tard,on se levait trop tôt; Puis du blanc, puis du noir,puis encore autre chose, la font. Fabl. vu, 2. Us contentent le monde en permettant les actions, etUs satisfont à l’Évangile en purifiant les intentions,PASC. Prou. 7. || En parlant des choses. Contentantses désirs, punis son parricide, corn. Cinna, îv, 2.
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Pour contenter ses frivoles désirs, L’homme insensévainement se consume, rac. Esth. n, 9. Prince,dès ce moment contentez mes souhaits, id. llérén.iii, 3. Hé hier., régnez, cruel, contentez votregloire, id. ib. iv, 5. Hé bien, seigneur, allez, con-tentez votre envie, in. Alex, i, 3. Perfides, conten-tez votre soif sanguinaire , id. Iph. v, 4. Con-tentez mon désir et n’ayez point d’effroi, Je vousréponds de tout, et prends le mal sur moi, mol. Tart.îv, 5. Une reconnaissance ingénieuse et difficile àcontenter n’a pu rien imaginer de plus nouveau etde plus noble qu’un pareil monument, fonten. T»-'ufont. Il pouvait contenter tous ses désirs, fén. Tél.v. Il ne songeait qu’à contenter ses passions, id. ib.ii. Va contenter des dieux l’inhumaine justice ,volt. Se'miram. v, 4. || 2“ Apaiser quelqu’un en luiaccordant une chose. Cet homme ira se plaindrepartout si on ne le contente pas. Faites-vous con-tenter par ce couple céleste, la font. Fabl . i, 4 4.|| Payer. Vous serez pleinement contentés de vossoins, mol. Éc. des mar. m, 5. || 3° Plaire à. Cettemusique ne contente pas l’oreille. Pendant qu’ellecontentait le monde et se contentait elle-mcme, laprincesse Palatine n’était pas heureuse, et le vide deschoses humaines se faisait sentir à son cœur, boss.Anne de Go ni. || 4°Se contenter, u. réjl. Satisfaire sonenvie, ses désirs. Il y a longtemps que je désire ache-ter cela, il faut enfin que je me contente. Cherchez....Contentez-vous ; suivez votre humeur inquiète, lafont. Fabl . vu, 12 . La viduité est regardée, non pluscomme un état de désolation, mais comme unétat désirable où, affranchi de tout joug, on n’aplus à contenter que soi-même, boss. Anne de Gonz.Cependant, mes disciples, contentez-vous : si lesgrands travaux ne rebutent pas votre courage, ilpeut arriver que la gloire soit votre récompense, labruy. Disc, sur Théophr. Je me contenterai par direqu’il [le ducd’Uzeda] était.... st-sim. 108 , 464.|| S’ac-commoder de, se borner à. Se contenter de peu. Ilse contentait de sa condition. Je ne me contente pasde toutes ces raisons. Contentez-vous de la demandeque vous avez faite. Ainsi qui peut vous croire, ai-sément se contente, corn. Nicom. v, 7. Contentez-vous de savoir Qu’aussi bien que ma sœur j’écoutemon devoir, id. Agésil. i, 3. Du moins contente-toide l’avoir étonnée [ma vertu], id. //or. ii, 6. J’étaisheureuse sans amant; Mon cœur se contentait derégner sur lui-même , quinault , Proserp. iv, H ..... Mais du prix qu’on m’offre il faut me contenter,rac. Athal. v, 6. César, contentez-vous de la toute-puissance, volt. Triumv. v, 3. Il en est venu depuisqui ne se sont pas contentés de rire, balz. liv. vi,lett. 5 . || Se contenter que, avec le subj. Je me con-tente que vous ayez vu que.... boss. Hist. m, 6. Lespaysans nés esclaves se contentaient qu’une agricul-ture grossière leur rapportât précisément de quoi vi-vre , fonten. Czar Pierre. || Dans un sens plusétroit, en demeurer là, ne pas vouloir faire plus quece qu’on a fait. Je me contente de lui avoir prêté del’argent et ne veux pas le cautionner.
— hist. xv* s. Leur fit départir moult de florins,tant qu’ils s’en contentèrent, froiss. liv. iv, p. 328,dans lacurne. Chascun se contenta [fut content]de luy, comm. i, 12 . Ledit roy d’Angleterre et tousles seigneurs de son royaulme se malcontenterentmerveilleusement de quoy le duc de Bourgongne lefaisoit si long, id. iv, B. ||xvi* s. Les plus parfaictsse sont bien contentez d’y aspirer, mont, i, 70. Simes escripts contentent et toy et les aultres sages,publie-les, id. ii, 227 . En quoy, oultre le servicedu maistre et de vostre debvoir, faictes chose dontle très grand maistre se contente [est content],marg. L. J 5. Sy les Basques estaient aussy bonnesgens, je suis seure que vous vous en contenteriés[que vous en seriez content], id, ib. Il5. Quand ona planté un arbre, on est teusjours soigneux d’ymettre la main, jusques à ce qu’il ait produit dufruit, et alors on se contente, voyant qu’il n’est passtérile, langue, i H. Il alla présenter la bataille àLysander, lequel, se contentant de sa première vic-toire, ne luy sortit point à l’encontre, amyot, Aie.74. Il ne se contenta pas de la resjouir et honorerseulement, ains à son instance et priere il pritfemme, sans toutefois se despartir d’avec sa mere,id. Cor. B. Martius déclara qu’il estait très aise queson capitaine se contentast si amplement de luy,mais.... id. ib. 13. Encore que l’on présupposé queles dieux soient faciles à contenter, id. P. Æm. 6.
CONTENTIEUSEMENT ( kon-tan-si-eû-ze-man),adv. Par voie contentieuse.
— hist. xvi 8 s. Es tu icy venu pour disputer con-tentieusement de ces propositions que tu as mis,
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ou bien pour apprendre et en sçavoir la vérité? rabPant. 11 , 18 .
— ÉTYM . Contentieuse, et le suffixe ment.
CONTENTIEUX, EUSE (kon-tan-si-eù, eû-z’), adj.|| 1° Sur lequel on dispute. La divinité de votre es-prit n’est plus un article contentieux parmi les per-sonnes raisonnables, balz. liv. vii, lett. 23. Pour-quoi trouvez-vous mauvais que je lui conseille dese délasser dans un genre d’écrire moins conten-tieux? in. liv. vi, lett. B. Encore que je ne veuillepoint entrer dans les matières contentieuses, boss.Autor. eccl. Il délibéra entre la géométrie et la ju-risprudence ; la géométrie l’emporta ; il sortait d’unethéologie toute contentieuse; il serait tombé dansla jurisprudence, qui l’est encore davantage, fonten.Saurin. Il y avait une cour de boyards qui décidaiten dernier ressort des affaires contentieuses, volt.Russie , 11 , 13. Aussi a-t-il l’art d’abréger les affairesles plus contentieuses, vauven. la Profond. || 2° Quiaime à disputer. Cherchez hors de cette sainte unité,vous n’y trouverez guère que des cœurs hautains,contentieux et desséchés, fén. ii, 207 . Il faut en-core montrer à ces esprits contentieux quelle raisonon avait d'accuser les Manichéens d’arianisme, boss.Variât, xi, § 39. Si l’on observait les hommes, onverrait que presque tous mènent une vie ou timideou contentieuse, et que la plupart meurent de cha-grin, buff. Nature des anim. C’est à cet âge quenaissent les soucis et que la vie est la plus conten-tieuse, id. ib. || 3° Contentieux opposé à gracieux(voy. ce mot), en matière de pouvoir et d’auto-rité. Cet acte a un caractère contentieux. Lajuridiction contentieuse est celle qui s’exerce parles magistrats, fevret. De l’abus, 11 , i, dansriciielet. Il Terme de palais. Lieux contentieux, cequi fait la matière d’un procès. || Terme de droitcanonique. Juridiction contentieuse, celle qui in-flige les peines. || 4° S. m. Terme d’administration.L’ensemble des affaires contentieuses. Être chargédu contentieux. Bureau du contentieux. || Conten-tieux administratif, matières dont le jugement ap-partient aux tribunaux administratifs, par oppositionà ce qui est du ressort de l’autorité judiciaire. Unfonctionnaire administratif peut ainsi avoir des at-tributions contentieuses.
— HIST. xiv 8 s. Et avecques ce celui qui ne re-pute rien grant n’est pas contentieus, oresme, Eth.125 . En jugement contencieux, lejugecorrumpuquia jugié injustement un champ à la partie, il neprent pas le champ pour soy, mes il prent l’argent,id. ib. 461. Les autres qui sont mal pensis et con-voiteux et contencieus sont enclins à machinercontre les princes, id. Thèse de meunier. || xvi 8 s.Homme saige, duquel en divers et contentieux af-faires il avoyt esprouvé la vertu et bon adviz, rab.Gar. 1 , 30. Tant de tesmoignages peuvent fermer labouche, mesme aux plus contentieux, calv. Instit.371. Et ne faut qu’on m'estime trop contentieux, dece que j'insiste si fort sur ce peint, id. ib. 932.Quelle honte est-ce à eux, d’appeler une justicecontentieuse, la justice de l’Eglise? id. ib. 977. Ilestait homme doulx, et non ambitieux ny conten-tieux de sa nature, amyot, Fab. 6t. Il estait pluspropre à deviser et disputer en privé qu’à plaider etharanguer en matière contentieuse publiquement,id. Aie. 19. Le vice, de soy mesme, est opiniastreet contentieux à se deffendre, id. Comm. dise, leflatt. 65.
— ÉTYM . Lat. contentiosus (voy. contention).
CONTENTIF, IVE (kon-tan-tif, ti-v’), adj. Terme
de chirurgie. Qui contient. Appareil contentif, ap-pareil qui sert à maintenir rapprochés les lèvresd’une plaie, les fragments d’un os fracturé. Ban-dage contentif,bandage qui sert à maintenir en placeun appareil.
— ÉTYM . Contenir; provenç. contentiu.
I. CONTENTION (kon-tan-sion; en poésie, dequatre syllabes), s. f. || 1° Effort qu’on fait pour exé-cuter quelque chose, ou pour parvenir à quelquebut. Il faut toujours faire contention, boss. iv, Prof.3. Ne croyez pas qu’il faille se donner beaucoup decontention afin de prier Dieu , fén. xvii, 323. Cen’est point la gêne et la contention qui font le véri-table avancement, id. xviii, 223. Sa facilité à en-tendre et à retenir lui avait épargné ces efforts etcette pénible contention dont l’habitude produit lamélancolie, fonten. Malëzieu. Opposez à ce pen-chant la contention de l’habitude : Socrate 11 ’était pasné sage, et son naturel, en se redressant, ne s’étaitpas estropié, marmont. Élém. litt. OEurres, t. vii,p. 256, danspouGENS. || Contention d’esprit, et aussi,absolument, contention, application forte et conti-nue. S’agit-il des affaires du monde, il n’y a point