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d'étude, point de contention d’esprit qu’on ne fassepour les examiner à fond, bourd. Pensées, t. i, p.3 ( 9 . Il faut trop de contention d’esprit pour démê-lerces preuves, volt. Lett. Richelieu, 25 mars 1775.Aussi cet ouvrage demande-t-il encore de la conten-tion d’esprit, dider. Disc. prél. || 2° Débat, dispute.U aime la souveraineté; mais il aime encore plusla contention, balz. le Barbon. La douleur queme font mes yeux me rend incapable de cette agréa-ble contention, id. liv. vu, lett. 42. Laissons auxdeux Amphitryons Faire éclater des jalousies, Etparmi leurs contentions Faisons en bonne paix vivreles deux Sosies, mol. Amph. ni, 7. Ils font de lavérité un sujet de contention et de vaine philosophie,mass. Av. Épiph. Ce n’est pas ici une chaire de con-tention, c’est le lieu de la vérité, m. Car. Parole.D’autres guerriers avaient de vives contentions auxjeux de pailles et des osselets, chateaub. Natch. i,74. || Chaleur, véhémence dans la dispute. Cettequestion fut agitée avec beaucoup de chaleur et decontention, perhot, Tac. 92.
— HIST. xi* s. Puis si chevauchent par moût grantcuntençun, Ch. de Roi. lxvi. || xii* s. Le destrierbroche [il pique] par fiere contenzon, Ronc. p. 69.Mainte bataille [ils] en firent et mainte occision, Etsi murent ensemble meslée et contançon, Sax. xm.|| xm* s. La bataille est par contençon; De son dosvolent li flocon, Ren. 8177. Delès une rivière che-vauchent à bandon Li dus de Normandie, o lui sicompaignon ; Et li vesques del Pui chevauche à con-tençon, Ch. d’Ant. îv, 761. || xiv* s. Leur ame esten contencion et comme en bataille contre soymeisme, oresme, Eth. 2C8. Contencion qui est enne-mie et adversaire à concorde, id. Thèse de meunier.|| xv’ s. Et non-pour-quant les contençons, Lesassaus et les souspeçons En sont si gaies à souffrirQu’on se doit liement offrir, froiss. Espinette amour.|| xvi* s. Nous contemplions les temples et palayzmagnifiques, et entrions en contention qui plusaptement les extolleroyt par louanges condignes,rab. Pant. îv, 4 1. Cest esprit ne favorise point àhomicides, paillardises, yvrongneries, orgueil, con-tention, avarice et fraude, calv. Instit. 470. Afinque les parties n’entrassent en contention de procez,in. ib. 980. De sorte que, pour quelque bonne cherequ’elle lui fist, ne pour quelque contension qu’ileust, ne voulut fausser son serment, marg. Nouv.xvui. 11 fault fuyr toutes contentions et argumen-tations dialectiques, mont, i, 399. Ces oyseaux sedesbattent à l’envy d’une contention si courageuseque parfois le vaincu y demeure mort, l’haleine luifaillant plus tost que la voix, id. ii, 4 74. On offraità un excellent archer condamné à la mort, de luysauver la vie s’il vouloit faire voir quelque notablepreuve de son art; il refusa de s’en essayer, crai-gnant que la trop grande contention de sa volontélui feist fourvoyer la main, et qu’au lieu de sauversa vie, il perdist encores la réputation, id. iii, 66.Il se meit adoncun débat et une contention merveil-leuse entre les chefs des bendes, amyot, Timol. 42.Il fuira contention, courroux et les passions del’ame, paré, vu, 5.
— ÉTYM . Provenç. contenso ; catal. contenciô ;espagn. contencion ; ital. contenzione ; du latin con-lenlionem (voy. contendant).
2. CONTENTION (kon-tan-sion), s. f. Terme dechirurgie. Action de maintenir en place des partiesdésunies et fracturées.
4. CONTENU, UE (kon-te-nu, nue), part, passéde contenir. || l“Le vin contenudansla barrique. Lesmenaces contenues dans cette lettre. || En termes demathématiques, qui est une partie d’une quantité.Par exemple 3 est contenu exactement 6 fois dans 18 .Lorsque deux nombres ne se mesurent pas récipro-quement, on les peut comparer à un troisième, qui,étant contenu un certain nombre de fois dans l’unet dans l’autre, est la mesure commune des deux,condill. Langue du calcul, i, 6. || 2° Réprimé. Lafoule contenue par la présence des soldats. Les pas-sions contenues par le sentiment du devoir. |{ 3° Quise maîtrise, se retient, s’observe. L’air hautain etcontenu, qu’il est si facile à tout le monde de sedonner, staël, Allem. part, i, ch. 2 . || Style con-tenu, style dans lequel l’auteur s’observe pour ne passe laisser aller à ses émotions.
2. CONTENU (kon-te-nu), s. m. || 1* Ce qui estrenfermé dans quelque chose. Le contenant et lecontenu. || 2* La teneur. Le contenu d’une lettre.Le contenu de l’arrêt.
— HIST. xv* s. Princesse, las! selon ce contenu,Mourir m’en vois [je m’en vais], A. chartier, Bal-lade. Et signifier audit duc de Bretaigno le contenu
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de la paix, comm. iii, 9. || xvi* s. Mais encore quel !est le contenu des vœus? calv. Instit. 4 022. [Uncylindre contenant une sphère] avec une inscrip-tion de la proportion dont le contenant excede lecontenu, amyot, Marcel. 27. Pyrrhus, ayant leuceste lettre, et adveré le contenu en icelle, chastia lemédecin ainsi qu’il avoit mérité, id. Pyrrh. 45. En-cores que l’eau soit abondante, si elle est en lieu fortpendant, estroit canal suffira pour sa contenue,o. DE SERRES, 755.
CONTER (kon-té), v. a. || 1” Faire un récit. SiPeau d’âne m’était conté, J’y prendrais un plaisirextrême, la font. Fabl . vm, 5. Tu me contais alorsl’histoire de mon père, rac. Phèd. i, 4. Heureuxdans mes malheurs d’en avoir pu sans crime Contertoute l’histoire aux yeux qui les ont faits, id. Bé-rén. i, 4. Trop heureux d’avoir pu par un récit fi-dèle, De leur paix en passant vous conter la nou-velle, id. Baj. iii, 2 . Nos lévites.... Ont conté sonenfance au glaive dérobée, Et la fille d’Achab dansle piège tombée, m. Alhal. v, 6. Si vous me pro-mettiez de tenir votre langue, je vous conterais....mais non, car vous iriez tout dire, p. L. cour.2 * lettre particulière. || Poétiquement. Ariane aux ro-chers contant ses injustices, rac. Phèd. i, 4 . Au pieddu saule assise, et douce, et sans murmure,Elle con-tait aux vents sa peine et son injure, ducis, Othello,v, 2 . Conte aux vents, conte au bois ses déplaisirssecrets, la font. Filles de Minée. || Absolument.Les vieillards aiment à conter, c’est-à-dire , ilsaiment à faire le récit de ce qu’ils ont fait ou vudans leur jeunesse. Contons, mais contons bien,c’est le point principal, la font. Oies. L’une desmarques de la médiocrité de l’esprit est de toujoursconter, la bruy. xii. Milord Maréchal aimait à con-ter, mais ne contait jamais qu’à propos, avec sim-plicité, quoique avec finesse, et surtout avec ce bongoût qui écarte les détails inutiles, d’alemb. Éloges,Milord Maréchal. Il aimait à conter et contait bien,paraissant moins songer à l’effet qu’il pouvait pro-duire sur ses auditeurs que se livrer au plaisir dese rappeler ce qui l’avait occupé ou amusé autrefois,Condorcet, Maurepas. || 2° Dire, relater. Ëvandre a tout conté pour excuser son maître, corn. Cinna,iv, 6. Votre cœur me contait son audace nouvelle,rac. Bèrén. ni, 2 . Contez-nous donc maintenant,vous qui les savez, toutes les grandes qualités dela princesse Palatine, boss. Anne de Gonz. Elle menomma tous ceux qui l’avaient aimée, elle me contatout ce qu’ils avaient fait pour lui plaire, la Fayette,Zaîde, Œuvres, t. i, p. 207, dans pougens. || Fa-milièrement. Conter ses raisons, ses petites raisonsà quelqu’un, entrer dans un détail familier. || Iro-niquement. Que venez-vous me conter là? c’est-à-dire quelles sornettes venez-vous me débiter? || Con-ter des fagots, conter des choses sans vraisemblance.
|| En conter de belles, conter des sornettes, conterdes choses vaines, frivoles. j| Dans le même sens,en conter. 11 nous en conte. J’ai beau vous en con-ter et faire le mauvais, je m’assure que vous vousmoquez de moi, balz. liv. m, lett. 49. Dorante quitantôt nous en a tant conté, corn, le Ment , iii, 2.
|| En conter de belles se dit aussi quand on apprenddes choses inattendues. On vient de m’en conter debelles sur votre compte. || En conter à une femme, lacourtiser. Et qui veut vivre aimé n’a qu’à vous en con-ter, id. Perthar. i, 2 . Elle en aimait fort une [jeunefille] à qui Ton en contait, la font. Fianc. Et ques’il en contait avec attention, Le penchant seraitgrand à la tentation, mol. Sgan. 6. Si quelqu’unvous en contait, id. Sicilien, 7. La curiosité qu’onfait lors éclater Marque un secret plaisir de s’enouïr conter, id.Éc. des mar. n,6. Mme de Valentinoisaccusa son beau-père, non-seulement de lui en avoirconté, mais de l'avoir voulu forcer, sr-siM. 44, 2.
|| S’en faire conter, écouter, en parlant d’une femme,des propos galants. Eve aima mieux, pour s’en faireconter, Prêter l’oreille aux sornettes du diable Qued’être femme et ne pas caqueter, sarazin, dans Le-roux, Dict. com. On dit dans le même sens, s’enlaisser conter. || En avoir long à conter, avoir beau-coup de choses à dire, à rapporter. || Conter fleu-rettes, conter des fleurettes, tenir à une femme despropos de galanterie, lis [le6 Français ] ont cela demauvais qu’ils s’émancipent un peu trop et s’atta-chent en étourdis à conter des fleurettes à toutescelles qu’ils rencontrent, mol. Sicil - 14.
— HIST. xi* s. Et Blancardin pour la raison cun-ter.... Ch. de Bol. v. || xn*s. Vint as Franzois, devanttoz Ta conté, Ronc. p. 45. [La raison] Que l’arci-vesque lui a dite et contée, ib. p. 83. Moût grantdolors en ert [sera] au roi contée, ib. p. 9i. Au roiMarsile la nouvelle [elle] a contée, ib. p. 4 40. [Etant]
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preus et sage, je ne vous os conter La grant do-ior.... Coud, x. Et de Troie r’ai-je oï conter Qu’elefutjàde moult grant seigneurie, quesnes, Roman-cero, p. 4 08 . Ensi est del felun cum il fu del sen-gler, Dunt vus avez oï en Avien cunter, Qui soleitles furmenz al riche humme gaster, Th. le mari.31. Li reis cunctad tut à Jezabel la reine que Helyesout fait, e cume il out mort tuz les prophètes Baal ,Il ois, 31 9 . || xm* s. Toutes leur aventures, sans men-songe conter, Berte, m. Des journées [marches]qu’il firent, trop ne vous conterai, ib. vu. Laissezm’entrer leens, tout vous sera conté, ib. xlv. Conté[elle] m’a son afaire et tout son errement, ib. xlvii.Belle, fait-il, s’il est si com m’avez conté.... ib. cxiv.Qui amer vuet or i entende, Que li romans dès oramende: Dès or le fait bon escouter, S’il est qui lesache conter, la Rose, 2074. Cil dist moult bien quisait conter Qu’une fois doit li poz [le pot] verser, Ren.7443. Iîtavantqueje vous conte de ses granz faiz etde sa chevalerie, vous conterai que je vi et oy de sessaintes paroles, joinv. 4 93. || xv* s. Venez vers inoy,bonne nouvelle, Pour mon las cueur reconforter;Contez moi comment fait la belle; L’avez vous pointoy parler De moy, et amy me nommer? ch. d’orl.Bal. 31. Je n’y estoye pas, mais le roy m’en acompté, comm. il, 8. || xvi* s. Vrayement Protago-ras nous en contoit de belles.... mont, ii, 34 4 . Clide-mus conte ces choses d’une autre et toute differentesorte, amyot, Thésée , 23. On compte encore beau-coup d’autres choses sur ce propos, id. ib. 24.
— ÉTYM . Provenç. contar, comtar; catal. espagn.etportug. contar; ital. contan; du latin computare(voy. compter); compter ayant pris, par une déri-vation facile à saisir, le sens de conter. On trouvesouvent dans des textes anciens conter et compterconfondus.
f C0NTER1E (kon-te-rie), s. f. Terme de com-merce. Grosse verroterie de Venise , dont on se sertsurtout pour commercer avec les nègres.
f CONTESTABILITÉ (kon-tè-sta-bi-li-té), s. f.Qualité de ce qui est contestable.
CONTESTABLE (kon-tè-sta-bT), adj. Qui peut êtrecontesté. Maxime contestable. Cela n’est pas con-testable.
f CONTESTABLEMENT (kon-tè-sta-ble-man),adv. D’une manière contestable.
— HIST. xvi* s. Contestablement, cotgraye.
— ÉTYM . Contestable, et le suffixe ment.
CONTESTANT, ANTE (kon-tè-stan, stan-t’), adj.
|| i* Qui conteste en justice. Les parties contestantes.|| En général, qui dispute. J’entends de ces espritsque Montaigne déteste, Misanthropes, chagrins,lâches, présomptueux, Contestants, aheurtés, four-bes, malicieux, scarron, Poésies , Ép. chagrine àMlle de Scudery. || 2° Substantivement. Aussitôt qu’àportée il vit les contestants.... Grippeminaud.... Mitles plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre, lafont. Fabl . vu, 46. || Contestant se dit de celui quiattaque un règlement entre des créanciers. || Celuiqui refuse de reconnaître. J’apprends que vous êtesdu nombre des contestants ou de ceux qui don-nent la découverte à l’observateur piémontais ,bonnet, Lett. div. Œuvres, t. xn, p. 487, dans
POUGENS.
CONTESTATION (kon-tè-sta-sion : en poésie, decinq syllabes), s. /".H 1“ Action de contester, de refu-ser d’accéder.Soldats, remettez-la chez elle; Sa
contestation deviendrait éternelle, corn. Médée, il, 2 .La contestation est ici superflue, Et de tout pointchez moi l’affaire est résolue, mol. F. sav. n, 8.Vous entrez en contestation lorsqu’on veut vous in-terdire les pompes du monde, mass. Car. Pécher.|| Opposition. Obtenir sans contestation. || 2* Débatde parole entre deux ou plusieurs personnes surquelque affaire. Des contestations et des disputesqu’il avait eues, il était sorti je ne sais quellesclartés passagères qui avaient laissé quelque tracede lumière dans son esprit, fléch. M. de Montau-sier. || Mettre en contestation, contester, révoqueren doute. Ce qui ne devrait pas être mis en con-testation, BOSS. Avert. 6 . || 3° Débat entre des parti-culiers ou débat politique entre des puissances. Con-testation judiciaire. Former une contestation à quel-qu’un, patru, Plaid. 6, dans richelet. Nous avonsdit dans les éloges de MM. Viviani, Guglielmi etCassini, quels sont les embarras et les contestationsque les rivières causent dans toute la Lombardie ,fonten. Manfredi. De vives contestations s’élèventaussitôt entre les deux puissances, raynal, llist.philos, ix, 4 2.
— HIST. xvi* s. Polemon, Alcelas et Docimus