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couleurs, bérang. Nouv. Diog. Que de géants là-basje vois paraître! Vieux ou nouveaux, tous nobles àcordons ! id. Dix mille f. || Le grand cordon de la Lé-gion d’honneur. || Cordon rouge, ruban large etcouleur de feu, auquel est attachée une croix deSaint-Louis. Et aussi la personne qui porte ce cordon.j| Le cordon bleu était l’insigne des chevaliers del’ordre du Saint-Esprit . Un cordon bleu, un hommedécoré du cordon de cet ordre. 11 y avait plusieurscordons bleus. Un vieux Parabère, cordon bleu, luidemanda en parlant de la dernière bataille qu’il avaitperdue : Monsieur, pourquoi la donniez-vous? Mon-sieur, lui répondit le duc de Weimar , c’est que jecroyais la gagner ; et puis se tourna : Qui est ce sotcordon bleu-là? sév. 208. Dans le doigt d’une dameun marquis cordon bleu Vit un gros diamant bril-lant et plein de feu, boursault, dans richelex. Ils[les maréchaux] préfèrent au cordon bleu De l’hon-neur l’étoile sacrée, bérang. Deux cous. || Par ex-tension. Je n’ai pas trouvé dans le Ménagiana ceque j’avais dit à M. Ménage et dont il était convenu,que l’Académie française était le cordon bleu desbeaux esprits ; il le disait souvent comme venant demoi, segraxs, mémoires, anecdot , t.n,p. 6. [f Fa-milièrement et par plaisanterie. Un coraon bleu,une cuisinière très-habile. || Le cordon noir, rubanlarge, moiré et noir auquel était attachée la croixde l’ordre de Saint-Michel . || 7° Terme de blason.Marque qui accompagne l’écusson d’un dignitaire ec-clésiastique. Les cardinaux ont un cordon rouge, d’oùpendent, de chaque cflté, quinze houppes de mêmecouleur, en cinq rangs. Les archevêques ont le cor-don et dix houppes de sinople, en quatre rangs. Lesévêques l’ont aussi de sinople, mais n’ont que sixhouppes en troisrangs. || 8° Cordelette bénite que por-taient les membres de certaines confréries. Et l’or-dre du cordon des pères recollets, Régnier, Sat. xin.|| Cordon de Saint-François, ceinture dont les reli-gieux de Saint-François sont ceints. || Confrérie ducordon de Saint-François, confrérie instituée enmémoire des liens dont Jésus-Christ fut attaché. Êtreducordonde Saint-François. || 9°Termedebotanique.Cordon ombilical, filet plus ou moins développé,plus ou moins délié, qui est fixé d’une part au pla-centa, et de l’autre à l’ombilic de la graine. || Cor-don pistillaire, ensemble de vaisseaux qui vont dustigmate aux ovules. || Terme d’anatomie. Cordonombilical, et, absolument, cordon, le cordon quiunit le placenta au fœtus. Nouer, couper le cordon.|| Cordons nerveux, les principales divisions d’unnerf. || 10° Terme de jardinage. Cordon, forme don-née à certains arbres fruitiers, tels que le pommierouïe poirier, pour en faire des bordures. Us sont pla-cés à 4 mètre de distance, courbés à 25 centimètresde hauteur, palissés sur un fil de fer jusqu’à ce quechaque tige ait atteint 4 mètre de longueur; alorson les greffe les utis sur les autres, ils se soutien-nent d’eux-mêmes. || Forme donnée à la vigne entreille. || Cordon de gazon, étroite bande de gazonle long de certaines plates-bandes. || 11° Rangée d’ob-jets placés en file. Un cordon de lampions. Autourîle cet amas de viandes entassées, Régnait un longcordon d’alouettes pressées, boil. Sat. m. || Cordonde martres, plusieurs queues de ces animaux atta-chées ensemble. || Terme d’eaux et forêts. Lisière,bordure d’arbres. || 12° Terme de fortification. Cor-don de muraille, pierres en forme de cordon qui cei-gnent les murailles des places fortes. Aux ouvragesde terre, le cordon s’appelle fraise. || 13° Terme d’ar-chitecture. Ornement des murs, consistant dans unebande extérieure de pierre arrondie, qui règne danstoute leur longueur. || 14“ Terme de guerre. Suitede postes établis pour couper certaines communi-cations. La eommunication étant interdite par uncordon de troupes, volt. Roi de Pr. 4 59. || Cordonsanitaire, ligne de défense établie, soit aux fron-tières d’un État, soit aux limites d’une province,d’un département, et composée de troupes ayantpour consigne de s’opposer à l’introduction des hom-mes, des animaux et de tous autres objets suspectsprovenant des lieux où règne une maladie conta-gieuse. || 15“ Bord façonné qui règne autour d’unepièce de monnaie. || Sorte de lien de fer qui est àchaque moyeu de carrosse, ou près des rais de laroue. || Terme d’artillerie. Cercle de renfort, d’orne-ment ou de division dans une bouche à feu; on ditaussi astragale. || 16“ Veine de cailloux qui empêchede travailler le bloc d’ardoise. || 17“ Cordon noir, es-pèce du genre sylvie, oiseau. i
— hist. xiii” s. Chevalier en mon vivant, N’amaionc fors Marion, La cortoise, la vaillant, Qui m’adoirné riche don, Panetiere de cordon, ifs. de poé-sies franc, axant 4300, t. h, p. 550, dans lacurne.
En la corde s’encordent cordée à trois cordons, ru-teb. 4 81 . || xiv" s. U avoient tendu, par noble es-tablison. De soie un petit fil, menu fu le cordon,Guescl. 21533. || xvi" s. Car vous sçavez qu’à gorgeblanche et grasse Le cordon noir n’a point mauvaisegrâce, marot, ii, 4 4 9. Un grand chapeau à largerebras et doubles cordons, amyot, Démétr. 67. Ildemanda à son homme de chambre un cordon d’es-meraudes qu’il avoit porté le jour de devant sesnopces, d’aub. Hist. xi, 4 22. Tel larron, tel cordon,
COTGRAVE.
— ÉTYM . Corde; bourguig. codon; provenç. cordo;espagn. cordon; ital. cordone.
CORDONNÉ, ÉK (kor-do-né, née), part, passé.Le duc d’Anjou porta la toison d’or avec un rubannoir cordonné, en attendant d’en recevoir le collieren Espagne , st-sim. 83, sa. || Coquille cordonnée,coquille marquée de saillies en forme de cordons.
CORDONNER (kor-do-né), V. a. Tordre en formede cordon. Cordonner de la soie. Cordonner descheveux, les tresser.
— ÉTYM Cordon.
CORDONNERIE (kor-do-ne-rie), s. f. Le métierde cordonnier. Apprendre la cordonnerie. || Atelierde cordonniers. || Lieu où l’on vend des chaussures.f| Dans certains établissements, lieu où l’on déposeles chaussures.
— hist. xiii" s. Quiconques fet le mestier de cor-douanerie de soulers et de hueses, il doit chascunan douze deniers au roy, Liv. des met. 229.
CORDONNET (kor-do-nè; le t ne se lie pas dansle parler ordinaire; au pluriel, l’s se lie: des kor-do-nè-z élégants; cordonnets rime avec traits, ja-mais, succès), s. m. || 1“ Petit cordon pour attacher,nouer ou enfiler quelque chose. || 2“ Grosse soietorse pour coudre, faite avec la bourre de soie trai-tée par le peignage. || Ganse de soie ou de fil ferréepar un bout.||3“ Terme de monnaie. Marque em-preinte sur la tranche des pièces d’or ou d’argent.
— ÉTYM . Diminutif de cordon ; provenç. cor-donet.
CORDONNIER , 1ÈRE (kor-do-nié ,niè-r’), s.m. et f.|| 1“ Celui, celle qui fait les chaussures. Lisez monnom, vous le pouvez, messieurs; Mon cordonnierl’a mis autour de ma semelle, la font. Fabl . xii,4 7. En même temps ils mirent à leur tête un Kele-siski, maître cordonnier, qui leur fit un corps dedoctrine qu’on appela les formes de Kelesiski, boss.Variât, xi, § 473. Je suis cordonnier pour femmes,lesage, Les trois commères , acte:, sc. 9. Apollo-dore me dit: il est fils d’un cordonnier, et gendrede Cotys, roi de Thrace; il s’appelle Iphicrate [gé-néral athénien], baçthél. Anach. ch. 7. || 2“ Nomvulgaire donné à une espèce de goélands bruns etnoirs. || Poisson du golfe de Guinée. || Proverbes.Les cordonniers sont les plus mal chaussés, c’est-à-dire ceux qui ont les choses en main négligent des’en servir, d’en tirer parti. || Cordonnier , mêlez-vous de votre pantoufle, se dit quelquefois pouravertir quelqu’un de ne pas parler de ce qu’il neconnaît pas, de ce qui est au-dessus de sa portée,par allusion à ce qu’on raconte du peintre Apelle ,qui, acceptant la critique d’un cordonnier pour lachaussure d’un de ses personnages, le renvoya auxpantoufles quand il voulut critiquer d’autres partiesdu tableau. C’est une imitation du proverbe latin :Ne sutor supra crepidam (que le cordonnier n’aillepas au-dessus de la botftine).
— hist. xiii" s. Nuz cordouaniers ne puet ne nedoit métré bazane avecques cordouan en nule œuvrequ’il face, Liv. des met. 228 . Mais onques, ce nefet douter , Cordonniers n’ot bons solers ; N’aincdrapiers ne fu bien vestus, Hist. litt. t. xxiii, p. 594.|| xxv* s. Et mettroit le charpentier en l’angle a etle corduennier en h, oresme, Eth. 451. ||xv" s. Ilestoit fils d’un cordouanier d’une petite ville, comm.vu, 3. il devint amoureux de la femme d’un cor-douannier. — Il fit tant qu’il parla à la belle cordouan-niere, louis xi, Nouv. lxvii. || xvi” s. La pluspartn’est non plus propre à exercer cest office que se-roit un cordouannier à labourer les champs,calv. Instit. 504. Cordonnier , id. ib. 878. X quoyayde cette coustume que les mariages sont deffen-dus de l’un mestier à l’aultre; ne peult une de racecourdonniere espouser un charpentier, mont, m,324. Gain du cordouanier entre par l’huys et ist[sort] par le fumier, leroux de lincy, Prov. t. ii,p. 4 24.
— ÉTYM. Ane. franç. cordouan , cuir, ainsi ditde la ville de Cordoue , où on le préparait; provenç.cordoneir; ital. cordovaniere.
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f 2 . CORÉE (ko-rée), s. f. Variété de pommes àcidre du Calvados .
•f CORÉGENCE (ko-ré-jan-s’), s. f. Dignité, fonc-tions de corégent.
t CORÉGENT (ko-ré-jan), s. m. Prince quipartage avec un autre les fonctions de régent duroyaume.
CORELIGIONNAIRE (ko-re-li-jio-nê-r’) ,s. m. et f.Celui, celle qui professe la même religion qu’un au-tre. Il défendit les intérêts de ses coreligionnaires.
— REM. Pourquoi l’Académie, qui écrit corréla-tion, corrélatif, avec deux r, écrit-elle coreligion-naire avec une seule r?
— ÉTYM . Co, avec, et religion.
f CORESSK (ko-rè-s’), s. f. Terme de pêche. Ma-gasin où l’on prépare les harengs saurs à Dun-kerque et à Calais .
f CORET (ko-rè), s. m. Espèce de petite coquille(planorbe) très-abondante au Sénégal dans les eauxdouces.
j- COIIETTE (ko-rè-t’), s. f. Terme de botanique.Corette potagère ( corchorus olitorius, L.), planted’Égypte cultivée aussi en Asie et en Amérique pourses feuilles qui sont alimentaires; dite aussi gui-mauve potagère, mauve des Juifs. || On le trouveaussi dans les dictionnaires écrit corète.
f CORGE (kor-j’) ou COURGE (kour-j’) ,s. f. Termede commerce. Paquet de 20 pièces de toile de cotondes Indes .
— ÉTYM . Probablement courge 2.
CORIACE (ko-ri-a-s’), adj. Qui est dur comme ducuir. Chair, viande coriace. Les Orientaux ont tiréparti de la graine coriace et acerbe du café par latorréfaction, bkrn. de st-p. Ifarm. liv. i, Tabl.génér. || Fig. C’est un homme coriace, se dit d’unavare de qui on a peine à tirer quelque chose. 11faudrait être doué d’une patience bien coriace,hamilt. Gramm. 4 0 . La troisième [fille de Laroche-foucauld], plus coriace que les autres, voulut abso-lument un mari, st-sim. 337, 475. Parouba se mità genoux et dit: Les cieux annoncent Dieu ; toutl’équipage était autour du vénérable Freind, regar-dait et admirait; le coriace Birton avança sans rienregarder et parla ainsi.... volt. Jenni, 4 0.
— HIST. xv" s. Pour ce qu’ilz sedoubtoientd’estrecongneus, ilz entrèrent en la forest, si enveloppè-rent leurs escuz d’une herbe qui porte fueilles enmaniéré de vigne, et qui a les rinceaux longs et co-das, Perceforest , t. vi, f“94.
— ÉTYM . On le tire du latin corium, cuir. Fure-tière remarque que le peuple prononçait, de sontemps, corjace; ce qui est singulier
CORIACÉ, ÉE (ko-ri-a-sé, sée), adj. Qui a la ré-sistance, la ténacité du cuir. || Peu usité.
— ÉTYM . Lat. corium (voy. cuir).
I CORIAIRE (ko-ri-ê-r’), adj. Terme didactique.Qui sert au tannage des cuirs. || S. f. Terme de bo-tanique. La coriaire, autre nom de la corroyère àfeuille de myrte’ (coriaria myrlifolia).
CORIAMBE (ko-ri-an-b’), s. m. Voy. ciioriambe.
CORIANDRE (ko-ri-an-dr’), s. f. Plante aroma-tique de la famille des ombellifères ( eoriandrumsativum, L.), dont les graines vertes ont une odeurde punaise, et, sèches, un goût très-agréable. Dra-gées de coriandre. || Fig. Le roi lo paya [le premierprésident] de propos et de la commission de travail-ler à la diminution du blé dans la ville et banlieuede Paris ; il fit semblant d’ètre content des discourset de cette coriandre, et n’en vécut pas moins en-ragé, ST-SIM. 69, 4 33.
— hist. xvi"s. Dragée commune,ou anis, fenouil,coriande confits, paré, viii, 4 4. Anis, coriandre,noix demuguette, id. xv, 21. Au lieu du pain, ilsusent d’une certaine matière blanche comme ducoriandre confict, mont, i, 237.
— ÉTYM . Lat. eoriandrum , de xopiavov, coriandre ;génev. coriande. Le d a été appelé par la nasale n.
f CORIARINE (ko-ri-a-ri-n’), s. f. Terme de chi-mie. Alcaloïde trouvé dans la coriaire.
f CORINDE (ko-rin-d’), s. f. Terme de botanique.Genre de plantes de la famille des sapindées, dont lessemences serventà faire des colliers pour les femmes.
f CORINDON (ko-rin-don), s. m. Pierre précieuse ,la plus dure et la plus estimée après le diamant, etdont le caractère essentiel est d’être composée d’alu-mine'’ pure et d’avoir pour forme cristalline un rhom-boèdre aigu de 86,6 degrés. || Graine de l’Inde con-nue dans le commerce sous le nom de bois demerveille.
— ÉTYM. Korund , nom indien; du sanscrit kuru-vinda, rubis, sel noir, cinabre.