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qu'en leurs corps deffendant., Satyre Mén. p. 70.Un corps [corset] de fer, un pourpoint contrepointé,afin de tenir le corps droit et menu, paré, Introd.h. Une once de suc de laictue et de morelle, avecun peu de cire pour luy donner corps, id. xxi, 2 .Corps vuide, ame desolée ; Et bien repeu, ame con-solée, le roux de lincy, Prov. t. i, p. 2 t 2 . Ce quen’entre au corps Entre aux manches ou aux bords, id.ib. Et est entendu le corps de la chastellenie la prin-cipale ville ou le principal bourg d’icelle, et lesbranches sont les autres lieux, Coust. gêner, t. n,p. 123. Ce feu estoit au corps d’hostel de devant,Y Amant ressuscité , p. 624, dans lacuhne. Bon chas-teau garde qui sçait son corps garder, cotgrave,Homme endormi, corps enseveli , id. Quand lesbiens viennent, les corps faillent, id. Dans les li-vres de la discipline militaire de Langey vous netrouverez ny corps de garde ny sentinelle, ains aulieu du premier il l’appelle guet, et le second estreaux escoutes, pasquier, Recherches, p. 662 , dans
I.ACURNE.
— étym. Provenç. cors; espagn. cuerpo; ital.corpo ; du latin corpus; comparez le celtique : gaél.corp; irland . cuirp; cornw. coref ; kymri, corf, cwrf;bas-bret. corf; d’après Burnouf, Yaçna, p. cxix etp. 137,1e même que le zend kfhrpa, corps, sanscritkripita, ventre. Dans l'ancien français , le nominatifest U cors, et le régime, par une faute devenuehabituelle, le cors, aussi avec Ys; cependant quel-ques textes ont la forme régulière le cor.
CORPULENCE (kor-pu-lan-s’), s. f. La grandeuret la grosseur de l’homme considérées ensemble.Cet homme est d’une grosse, d'une petite corpu-lence. Quelque garçon d’honnête corpulence, lafont. Mandr. Être jeune, bien fait, de large corpu-lence, hauteroche, ,4pp. trompeuses, m, 4. Il en estmême [des oiseaux de proie] qui, malgré leur grossecorpulence, chassent encore avec assez de légèretéet d'adresse, et c’est ce qu’on remarque en particu-lier dans le gros oiseau de nuit nommé le grand-duc, bonnet, Contempl. nat. 12 * part. ch. 28 .
— hist. xv* s. Il n’est mie moult haut de corpu-lence, ni aussi des moindres, Bouciq. IV, ch. I.|| xvi' s. De la sorte elles rendoient leurs enfansplus delivres de leurs membres, mieulx formez et deplus belle et gentille corpulence, amyot, Lyc. 32.Le soudard de seiche corpulence, id. Comm. il fautnourrir les enfants, 23. S’il est délicat et de petitecorpulence et rare, ou robuste et charnu et dense,paré, Introd. 22 .
— ÉTYM . Provenç. et espagn. corpulencia ; ital.corpulenia; du latin corpulentia, de corpulentus,cor ,ulent. Le génevois dit corporance, usité aussidans le xvi' siècle : Car on dict, veu sa corporance,Que c’eust esté un maistre boeuf, marot, Épit. deJehan le Veau.
CORPULENT, ENTE (kor-pu-lan, lan-t’), ad.j.Qui a beaucoup de corpulence. Un homme gros etcorpulent. Une femme corpulente.
— HIST. xv* s. Mais estoit corpulent, bien croiséet bien formé, fors de bras et d’eschine, chastel.Éloge de Charles le Hardi. || xvi's. Telle semencen’est point espaisse et corpulente, ains liquide et denature d’eau, paré, xviii, 45.
— ÉTYM . Provenç. corpulent ; espagn. et ital.corpulento; du latin corpulentus, de corpus (voy.corps).
f CORPUS (kor-pus’), s. m. Terme latin employépour signifier la collection du droit romain. Lecorpus juris, ou, simplement, le corpus.
CORPUSCULAIRE (kor-pu-sku-lê-r’), adj. Qui estrelatif aux corpuscules ou atomes. || Philosophie cor-pusculaire, système de physique, où l’on expliqueles phénomènes par le mouvement, le repos, la po-sition, l’arrangement, etc. des corpuscules. Ce n’estpas qu’il ne regardât la philosophie corpusculaireou mécanique comme la seule légitime, mais onn’est pas cartésien pour cela, fonten. Leibnitz . Quoiqu’il en soit, on ne peut abandonner la philosophiecorpusculaire sans tomber dans des pensées quiseront, si l’on veut, spécieuses, nobles, brillantes,mais à qui il manquera de la clarté, fonten. Poli.Ce qu’on appelait il y a quelques années la philoso-phie corpusculaire, volt. Dial, xxix, 10 .
CORPUSCULE (kor-pu-sku-T), s. m. Terme dephysique. Corps d'une extrême ténuité. Pour reve-nir à notre chien, cet être infini ne peut-il pas avoirfait des ressorts si délicats, que les corpuscules quisortent de ce lièvre, touchant ces ressorts, les fas-sent agir en sorte que cela les tire vers le lièvre?fén. xix, 410. L’intérieur de mon corps ne peut
être pénétré que par des corpuscules très-déliés,volt. Dial, vu, 2 . On découvre, dans différentessortes d’infusoires, des corpuscules vivants que leursmouvements et leurs diverses apparences ne per-mettent guère de ne pas regarder comme de vraisanimaux, bonnet, Palinyén. phil. 5 e part. ch. 2 .C’est surtout dans la mer qu’on observe un nombreinfini de corpuscules phosphoriques, bern. de st-p.Ilarm. liv. v, Ilarm. anim. || Corpuscules aériens,poussière très-fine tenue en suspension dans l’at-mosphère et devenant visible quand un rayon desoleil pénètre, par une ouverture étroite, dans unlieu obscur.
— étym. Lat. corpusculum, diminutif de corpus(voy. corps).
| CORPUSCULISTE (kor-pu-sku-li-st’), s. m. Termedidactique. Partisan de la physique et de la philoso-phie corpusculaires.
fCORRADOUX (ko-rra-dou) ou COURRADOUX(kou-rra-dou), s. m. Terme de marine. Espacecompris entre les deux ponts d’un vaisseau.
— ÉTYM . Ancienne forme pour corridor.
f CORRE (ko-r’) ou CORRET (co-rè), s. m. Termede pêche. Sorte de filet.
— ÉTYM. Provenç. corre (dans Du Cange ), quiparait dériver de currere, courir, parce que, le filetayant été jeté selon le courant de l’eau, on le ramènepar un long circuit au lieu où il avait été jeté.
f CORREAU (ko-rô), s. m. Ancien terme de ma-rine. Bateau qui servait à décharger les navires.
CORRECT, ECTE (ko-rrèkt, rrè-kt’; le et se pro-nonce; Chifflet, Gramm. p. 208 , l’indique dans lexvii' s. ; le pluriel se prononce comme au singulier:des auteurs corrects et élégants, dites : des auteursko-rrè-kt et élégants; mais comment faudrait-il pro-noncer: ô vous corrects auteurs...? ko-rrè-kt-z auteursserait bien dur; ko-rrè-kt auteur serait le plus con-forme aux anciennes habitudes ; mais la prononcia-tion la meilleure serait de prononcer corrects commerespects, c’est-à-dire co-rrè, comme rè-spè), adj.|| 1“ Qui a de la correction, c’est-à-dire une formeexacte et pure. Copie, écriture correcte. Dessin cor-rect. Un peintre correct. Boileau , correct auteur dequelques bons écrits, volt. Ép. xcv. Il est aisé d’êtreplus correct que Fénelon , mais il est difficile de pen-ser mieux que lui, condillac , Art d’écrire, iii, 2 .Quinault , méprisé par Despréaux si injustement, estnon-seulement le plus naturel et le plus tendre denos poètes, mais le plus pur et le plus correct detous, d’alemb. Dial, poésie et philos, t. iv, p. 168 ,dans pougens. Il 2” Conforme aux règles. Phrase,locution correcte. || 3° Adverbialement. Il faut parlercorrect, sév. 660 . Cette phrase de Mme de Sévigné paraît une imitation de Rabelais .
— HIST. xvi" s. Vous parlez à ceste heure correct,ainsy parlans, jamais ne serez hereticques, rab.Pont, v, 8. Il voulut aussi avoir l’Iliade d’Homere de la correction d’Aristote , que Ton appelle la cor-recte, comme ayant passé soubs la verge, amyot,Alex. io
— étym. Latin c orrectus, part, passé de corri-gere; ital. corretto (voy. corriger).
CORRECTEMENT (ko-rrè-kte-man), adv. D’unemanière correcte. Parler, écrire, dessiner correcte-ment. La Sophonisbe de Mairet est plus correctementécrite [que celle de Corneille ], quoique antérieure deprès de quarante ans, volt. Lett. Richelieu , 5 juil.1773. Parlez toujours correctement devant eux [lesenfants], faites qu’ils ne se plaisent avec personneautant qu’avec vous, et soyez sûrs qu’insensible-ment leur langage s’épurera sur le vôtre, sans quevous les ayez jamais repris, J. J. rouss. Ém. i.
— hist. xvi's. Vivre correctement, amyot, Comm.dise, le flatt. 53.
— étym. Correcte, et le suffixe ment.
CORRECTEUR (ko-rrè-kteur), s. m. || 1° Celui qui
corrige. Sévère correcteur. || Titre du supérieur dansquelques ordres religieux, tels que les minimes.|| 2° Correcteur d’imprimerie, celui qui lit les pre-mières épreuves pour corriger les fautes d’impression.Le roi et Mme deMaintenon trouvèrent mauvais queM. de Chevreuse eût fait le personnage de correc-teur d’imprimerie, st-sim. 45, 15. || 3°Correcteurdes classes, c’était, dans les collèges, un garçon quifouettait les écoliers. || 4'Anciennement, nom decertains officiers de la chambre des comptes.
— HIST. xv* s. Doivent les corrigeurs et maistresou parens des jueunes faire comme le bon médecin,christ, de pisan, Hist. de Charles V , part, i, ch. 11.|| xvi' s. Si ceste modération n’est diligemmentgardée, il y a danger que de correcteurs nous ne de-venions bourreaux, Calvin , Instit. 993. Ce censeur
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et correcteur des aultres, Caton, a esté reproché debien boire, mont, h, 14.
— étym. Provenç. et espagn. corrector; ital.correttore; du latin correctorem, de correclum, supinde corrigere (voy. corriger).
| I. CORRECTIF, IVE (ko-rrè-ktif, kti-v’), adj.Qui a la vertu de corriger. Saint Clément d’Alexan-drie proposait en ce lieu les châtiments qui sont dedeux sortes: châtiments correctifs ou, par consé-quent , temporels, et châtiments de vengeance,boss. dansle/Kcf. de dochez.
— hist. xvi's. Un si ancien et long usage [deTannée avant la correction faite par ordre du papeGrégoire] me vendique et rappelle à soy; je suiscontrainct d’estre un peu heretique par là; incapablede nouvelleté, mesme correctifve, mont, iv, 157.
— étym. Voy. correction.
2. CORRECTIF (ko-rrè-ktif), s. m. || i" Ce qui cor-rige, tempère. Le sucre est le correctif des acides.|| Terme de pharmacie. Ce que Ton ajoute à un mé-dicament pour en adoucir ou en modifier l’action.|| 2°Fig. Ce par quoi Ton corrige; termes par les-quels on adoucit ce qu’il y a de trop dur ou d’exces-sif dans l’expression. Ce dernier mot de ma lettreservira, s’il vous plaît, de correctif au premier,balz. liv. vu, lett. 13. Il ne faut point s’arrêter Acertains petits correctifs qu’ils sèment deçà et delàdans leurs écrits, boss. Or. I. Ces passages ont leurscorrectifs, id. Lett. abb. 113. Les correctifs qu’ilsapportaient aux excès des autres, id. For. n. Lafermeté, c’est le correctif d’une lâche et molle con-descendance, bourd. Pensées, t. il, p. 472. Le car-dinal de Noailtes et sept évêques ne voulurent ni dela bulle ni de ses correctifs, volt. Louis XIV , 37.On ajoute qu’il est d’une âme noire de ne louerpersonne sans un petit correctif, et que, dans cetouvrage dangereux, nous n’avons jamais manquéde faire quelque égratignure à ceux que nous avonscaressés, volt. Temple du goût, lett. d Cidecillc.
— HIST. xvi° s. On le mistionne avec certains cor-rectifs, comme moyeux d’œufs, vin, etc. paré,xxiv, ch. compl.
— étym. Correctif i.
CORRECTION (ko-rrè-ksion; en poésie, de qua-tre syllabes), s. f. || 1“ Action de corriger ou dechanger en mieux. Faire des corrections à un de-voir de grammaire, à une pièce de théâtre. Lacorrection des défauts, des abus, des erreurs. Cecritique a fait une très-bonne correction dans unpassage corrompu de Cicéron . Le théâtre a unegrande vertu pour la correction, mol. Préf. du Tart.Dieu l’avait élevé comme un signal à tous ceux quiaiment la correction des mœurs, fléch. Panég.n, p. 297 . Ôtons l’impiété, et la joie sera sans mé-lange; ne nous en prenons donc pas à la dévotion,mais à nous-mêmes, et n’y cherchons du soulage-ment que par notre correction , pasc. Pensées,,part, n, art. 17. On sent les abus anciens, on euvoit la correction ; mais on voit encore les ajius dela correction même, montesq. Espr. Préface. || Leschangements mêmes qu’on fait à un ouvrage d’es-prit ou d’art. Les marges de ses manuscrits sontchargées de corrections. Rien n’est plus propre à for-mer le goût que de démêler, dans les correctionsd’un grand écrivain, le motif des arrêts qu’il a pro-noncés contre lui-même, d’alemb. Éloges, Des-préaux. || Recevoir une pièce de théâtre à correc-tion, la recevoir à la condition que l’auteur y ferades corrections. || Terme d’imprimerie. La correc-tion des épreuves, action d’indiquer les fautes decomposition ou les changements à faire au texteavant le tirage. Cette épreuve a très-peu de correc-tions. Correction se dit aussi, en parlant de celui quicorrige, de l’action de faire disparaître ces fautes.|| Terme d’astronomie et de physique. Quantitéqu’il faut ajouter à une observation, à une me-sure, etc. ou en retrancher, pour obtenir le vrairésultat. || Terme de marine. Corrections des routes,corrections qu’on applique à la route et au rumb dovent, pour avoir une détermination plus précise dupoint d’arrivée. || 2° Terme de rhétorique. Figurepar laquelle l’orateur semble se reprendre pourrétracter plus ou moins ce qu’il a dit. || Saufcorrection, sous correction, locution dont on sesert pour modifier ce qu’on vient de dire. Il mesemble, sauf correction, que ceci ne vous regardepas, p. l. cour. Lett. i, 61 . Je pense, sauf cor-rection, qu’il a le diable au corps, mol. TAo. i, 3.|| 3' Terme de pharmacie. Opération où Ton faitusage d’un correctif pour tempérer la force de cer-taines substances. || 4° Réprimande, admonition.Qu’il faut mettre le poids d’une vie exemplaire Àces corrections qu’aux autres on veut faire, mol.