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Tome premier. A - C.
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Mis. ni, B. Combien de désordres a-t-elle arrêtésmoins par la force de ses corrections que par la per-suasion de son exemple! fléch. Marie-Thêr. La dé-lation la plus infâme, la superstition l’appelle cor-rection fraternelle, volt. Phil. il, 128 . || 5° Punition,châtiment. Cela mérite correction. Il a subi la cor-rection. || Maison de correction, lieu destiné à en-fermer par autorité publique les personnes dontla conduite est déréglée, et, aujourd’hui, les enfantsacquittés pour défaut de discernement. || 6° Autorité,pouvoir de réprimander, de corriger. Les enfantssont sous la correction du père. || 7° Forme exacteet pure. La correction du style, du dessin. [Un peud’écume] objet informe, qui ne demande qu’un peude couleur blanchâtre, sans aucune ligure précise,ni aucune correction de dessin, fén. Exist. 8.|| 8“ Autrefois, bureau où travaillaient les correc-teurs des comptes.

— hist. xv* s. Et n’osoit nul homme de la nationd’Audenarde aller sur les murs de la ville; autre-ment, qui y fust trouvé, il estoit de correction aupoint de perdre la teste, froiss. h, il, 165. Je dis,cher sire, sauve la correction de votre noble con-seil, que.... id. il, ii, 194. Sire, ce dit le Moine deBasele, je parlerai puisqu’il vous plaist, sous lacorrection de mes compagnons [ils avaient exécutéensemble l’ordre d’aller examiner les dispositionsdes ennemis], id. i, i, 286 . Comment voyons-nousles jeunes gens adouler et entrister, quant correc-tion leur est présentée, christ, depisan, Hist. deCharles V , i, lo. Sire, dist Estonné, je vous diraysoubs la correction de vous et de Dagon.... Perce-forest, 1. 1 , f° 98. || xvi' s. Cela, sauf votre correc-tion, se doit entendre des jeux de repos, yver,p. 698. Il voulut aussi avoir l’iliade d’Homere de lacorrection d’Aristote , amyot, Ale ». 10 . Il escrivitbien aigrement et en grande cholere aux Macédo-niens qui avoient accepté la correction [modifica-tion] du serment, id. Eumènes, 24. Pour sa mes-chanceté il avoit la mesme correction [ostracisme]que l’on donnoit aux plus gens de bien pour leurgrandeur, id. Nicias , 21 ,

— ÉTYM . Provenç. correclio; espagn. cor r eccion;ital. correzione; du latin correctionem, de correc-tus, part, passé de corrigere (voy. corriger).

t CORRECTIONNALISER (ko-rrè-ksio-na-li-zé),v. a. Terme de pratique. Donner à une affaire le ca-ractère correctionnel. Correctionnaliser un crime.

— ETYM . Correctionnel.

f CORRECTIONNALITÉ ( ko-rrè-ksio-na-li-té ),s. f. Terme de pratique. Qualité d’une affaire cor-rectionnelle.

— étym. Correctionnel.

CORRECTIONNEL, ELLE (ko-rrè-ksio-nèl, nè-1’),adj. Terme de jurisprudence criminelle. Qui appar-tient aux actes qualifiés de délits par la loi, par op-position aux crimes et aux contraventions. Tribunalde police correctionnelle. Peine correctionnelle.Toutes les peines qui sont de la juridiction correc-tionnelle, montesq. Espr. xii, 4. || Populairement,la correctionnelle, s. f. Le tribunal de police cor-rectionnelle.

— ÉTYM . Correction.

f CORRECTIONNELLEMENT ( ko-rrè-ksio-nè-le-man), adv. D’une manière correctionnelle; devantun tribunal correctionnel. Poursuivre correctionnel-lement. Si un castor est surpris en maraude sur leterritoire d’une tribu qui n’est pas la sienne, il estconduit devant le chef de cette tribu et puni correc-tionnellement, chateaub. Amer. 7.

— ÉTYM . Correctionnelle , et le suffixe ment.

f CORRECTIVEMENT (ko-rrè-kli-ve-man), adv.De manière à corriger; comme correctif.

— ÉTYM . Corrective, et le suffixe ment.

f CORRECTRICE (ko-rrè-ktri-s’), s. f. La supé-rieure d'un couvent de religieuses minimes, et celledu tiers ordre de St-François de Paule .

— ÉTYM . Correcteur.

CORRÉGIDOR (ko-rrè-ji-dor), s. m. En Espagne ,le premier officier de justice d’une ville, d’une pro-vince. Un cacique, un corrégidor formaient le corpsmilitaire et civil des réductions, chateaub. Génie,iv, 4, 6. Onze corrégidors, répandus dans la pro-vince, sont chargés, sous ses ordres, des détailsde l’administration, raynal, Hist. phil. vhi, 4.

— ÉTYM . Espagn. corrégidor, de corregir, corri-ger (voy. corriger).

CORRÉLATIF, IVE (ko-rré-la-tif, ti-v’) , adj.

Il 1° Qui est dans une relation telle avec un autreobjet que l'un suppose l’autre. Termes corrélatifs,par exemple, père et fils, puisqu’on ne peut pasêtre père sans avoir un fils (ou une fille), ni filssans avoir un père. I| Terme de droit. Obligation |

corrélative, obligation relative à une autre obliga-tion. || Quelquefois corrélatif ne signifie pas plusque relatif. Il y a dans le cerveau de l’animal uneorganisation corrélative aux mouvements que telou tel organe doit exécuter, bonnet, Œuvres mê-lées, t. xvih , p. 189, dans pougens. || Z" S. m.Le corrélatif d’un terme, d’une proposition. Ondoit toujours rapprocher les mots de leurs corré-latifs, et exprimer ceux qui sont sous-entendus,lorsque l’on veut pénétrer le sens de l’auteur, dumarsais, Œuvres, t. m, p. 400. || S. f. Une cor-rélative, une proposition corrélative. Quand le sensd’une proposition met l’esprit dans la situationd’exiger ou de supposer le sens d’une autre pro-position , nous disons que ces propositions sont rela-tives, et que l’une est la corrélative de l’autre, id.ib. t. v, p. 48.

— HIST. xvi' s. Corrélatif, oudin, Dict.

— ÉTYM . Co, avec, et relatif.

CORRÉLATION (ko-rré-la-sion), s. f. Qualité dece qui est corrélatif. Les termes de père et de filsemportent corrélation. Une étroite corrélation unitces deux principes. Les mots de sujet et de souve-rain sont des corrélations identiques dont l’idée seréunit sous le seul mot de citoyen, J. J. rouss.Contr. soc. m, 13.

— ÉTYM . Co, avec, et relation.

f CORRÉLATIVEMENT ( ko-rré-Ia-ti-ve-man ),adv. D’une manière corrélative.

— HIST. xvi* s. Corrélativement, oudin, Dict.

— ÉTYM . Corrélative, et le suffixe ment.

t CORREPTION (ko-rrè-psion), s. f. Terme demétrique ancienne. Abrégement d’une voyelle lon-gue.

— étym. Latin correptio, abrégement, propre-ment action d’entraîner, de corripere, entraîner,de cum, avec, et rapere, ravir (voy. ravir).

CORRESPONDANCE (ko-rè-spon-dan-s’), s. f.|| 1° Échange de lettres. Avoir une correspondanceavec quelqu’un. Toutes les personnes de Rome quiont ici correspondance écrivent en conformité, boss.Lelt. quiét. 149. || Ces lettres mêmes. La correspon-dance de Voltaire. || 2° Relations avec des personneséloignées. Avoir des correspondances suspectes.Nous avons entretenu des correspondances avecles ennemis, boss. Paix, 2. Il est agréable d’avoirdes correspondances dans les pays éloignés, J. J.rouss. Ém. v. || En termes de journal, on dit ; Cejournal a d’excellentes correspondances. Dans cejournal, la correspondance est peu intéressante.|| 3° Terme de commerce. Rapport d’affaires entrenégociants de pays différents. Ce négociant a descorrespondances dans toutes les villes de l’Europe .On dit dans une maison de commerce qu’un tel estchargé de la correspondance, est à la correspon-dance, fait la correspondance. || 4° Moyen de com-munication d’un lieu à un autre. La correspondanceentre ces deux villes a lieu par mer. || Voiture de cor-respondance , celle qui prend les voyageurs amenéspar les voitures faisant le service des grandeslignes. Les correspondances des chemins de fer des-servent les localités qui ne sont pas sur la ligne.|| Services de correspondance, postes desservant leslieux où la malle-poste n’arrive pas. || Se dit aussides omnibus. Demander, prendre la correspon-dance, une correspondance. Et en-parlant du billetmême qui donne droit à l’autre voiture ; Qui est-cequi a une correspondance ? Donnez-moi votre cor-respondance. || 6° Conformité d’une chose à une au-tre. On trouvera une correspondance parfaite entreces choses, pasc. Géom. Le corps est, à le regardercomme organique, un par la proportion et la corres-pondance de ses parties, boss. Conn. de Dieu , m, i.Deux horloges qui vont un certain temps dans unecorrespondance parfaite, volt. Newt. iv, 7. || Termede peinture et de sculpture. Rapport naturel entreles diverses parties d’une figure. Pécher contre lacorrespondance. || Correspondance a aussi le sensde corrélation. || 6° En parlant des personnes, réci-procité de sentiments. Se séquestrer et laisser fairel’époux [Jésus, en langage mystique], c’est là toutela correspondance de l’épouse, boss. Lett. Corn. 87.Il faut exciter l’un par la protection qu’on lui don-nera, l’accroître et l’augmenter, et interdire l’autreautant que la bonne correspondance avec les voisinsle pourra permettre, vaub. Dîmes, p. 85. Quoi!écouter impudemment l’amour d’un damoiseau et ypromettre en même temps de la correspondance!mol. G. Dand. i, 3 . Ce n’est qu’une harmonie et unecorrespondance parfaite entre un père et un précep-teur qui peut assurer le succès d’une bonne édu-cation, j. j. rouss. Projet d’éducation.

— hist. xiv' s. Ne scez tu bien qu’au mouvement

Des cieulx est ung entendement, Qui ha ça bas cor-respondance, Et qui faict, par son influence, Atoutes choses avoir estre? Nat. à l’alch. err. 727.|| xvi's. La correspondance et relation qui engendreles vrayes amitiez, mont, i, 208. Pour suyvre en-cores un peu plus loing cette egualité et correspon-dance de nous aux bestes, id. ii, i 98. Ils estimoyentla servitude de leurs compatriotes comme la leurpropre, tant ils avoyent bonne correspondance en-tr’eux, lanoue, 48.

— ÉTYM . Correspondant; espagn. corresponden-cia; ital. corrispondenza.

'.CORRESPONDANT, ANTE (ko-rè-spon-dan,dan-t’), adj. Qui se correspond. Angles correspon-dants. || Membre correspondant de l’Institut. Voy.correspondant 2. || Qui est en rapport. Une civili-sation correspondante aux conditions de temps etde pays.

— HIST. xiv' s. Et ainsi appert il que la mise estgrande et l’œuvre est avenant et correspondant, parquoy il s’ensuit que l’euvre soit digne de telle des-pence, oresme, Éth. H3. Encor y sont plusieursmotz grecs qui n’ont pas mots qui leurs soient cor-respondans en latin, id. Prol.

— ÉTYM . Espagn. correspondiente; ital. corris-pondente (voy. correspondre).

2. CORRESPONDANT (ko-rè-spon-dan), s. m.|| 1° Personne avec qui on entretient un commercede lettres. 11 a des correspondants dans toutes lesvilles de commerce. || 2° Celui qu’on a chargé dequelque affaire dans un lieu où l’on n’est pas, et dequi l’on reçoit des informations régulières. Poursubvenir aux frais de l’entreprise, On lui donnamainte et mainte remise, Toutes à vue, et qu’enlieux différents 11 pût toucher par des correspon-dants, la font. Belph. || Se dit aussi de ceux quisont chargés de la correspondance d’un journal.|| 3° Celui qui est chargé de pourvoir aux besoinsd’un jeune homme éloigné de sa famille. Il ne sortqu’avec son correspondant. || 4” Celui qui est en re-lation avec un corps savant. Un correspondant del’Académie . || Membre de l’Institut qui ne réside pasà Paris .

— étym. Correspondant, t.

CORRESPONDRE (ko-rè-spon-dr’), je corresponds,tu corresponds, il correspond, nous correspondons,ils correspondent; je correspondais ; je correspondis;je correspondrai; je correspondrais; correspons,correspondons; que je corresponde, que nous cor-respondions; que je correspondisse; correspondant;correspondu, v. n. || 1' Entretenir une correspon-dance, un commerce de lettres. Nous avons cesséde correspondre. || 2° Avoir des communicationsd’un lieu à un autre. L’inondation empêche cetteville de correspondre avec la capitale. || 3° Commu-niquer avec, en parlant des ohoses. Cette chambrecorrespond à telle autre. || Se correspondre, com-muniquer l’un avec l’autre. Ces pièces se corres-pondent. Ces pièces se sont correspondu autrefois.|| 4° Fig. Rendre sentiment pour sentiment, actionpour action, etc. La fille correspond-elle à votreamour? mol. l'Av. IV, 3. La fidélité qu’on apporte àcorrespondre à la grâce, boss. Lett. abb. 103. L’at-tention à son salut pour correspondre aux desseinsde Dieu , bourd. Carême, i, Prédest. 377. Le pau-vre, pour peu qu’il corresponde à la grâce de sonétat, conserve aisément l’innocence de son cœur,id. ib. ii, Richesses, 34. || 5“ Être en rapport, ensymétrie avec. L’aile gauche de cet édifice ne cor-respond pas avec l’aile droite. Ces objets se sontlongtemps correspondu, mais on les a dérangés.|| 6°Par extension, se rapporter à, être en confor-mité avec. Cet article correspond à tel autre.

— HIST. xv' s. Et correspondaient toutes ses mœursà la tournure de sa face, G. chastelain, dans leDict. de dochez. ]| xvi' s. Quand ce vint à la bataille,il s’en fouit très laschement sans y faire aucun actede vertu, ne qui correspondist aux belles harenguesdont il avoit presché le peuple, amyot, Démosth. 27.

— ÉTYM . Co, avec, et respondre (pour répondre),où l’s latine a été gardée, parce que le mot est venutard dans le français . Espagn. corresponder; ital.corrispondere.

CORRIDOR (ko-ri-dor), s. m. Allée le long deschambres ou des appartements d’une maison. Cetteporte donne sur le corridor. Ici s’offre un perron,là règne un corridor, boil. Art p. i. || Galerieétroite qui tourne autour d’un bâtiment. || Ancienterme de fortification. Le corridor du bastion, lechemin couvert. || Terme de marine. Se dit quelque-fois de la galerie de l’entre-pont.

— hist. xvi* s. Il met en divers endroits senti-nelles perdues, fournit le courridour de rondes, et