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Coupe claire, opération qui consiste à abattre unepartie des arbres précédemment conservés afind’habituer peu à peu le jeune recru à la lumière.Coupe définitive, opération qui consiste en l’extrac-tion des derniers arbres laissés sur pied, quand lanouvelle forêt est assez vigoureuse pour n’avoirplus rien à redouter des influences atmosphériques.Coupe de nettoiement, opération qui consiste à en-lever les pieds nuisibles, parasites, rachitiques.Coupe à tire et à aire, celle qui se fait sans rienlaisser [en tirant, ôtant ce qui est sur l’aire, surl’emplacement], || Fig. Coupe réglée, prélèvementqui se répète régulièrement. Sous le premier em-pire la population de la France était mise en couperéglée par la conscription. Mettre quelqu’un en couperéglée, imposer à quelqu’un, d’une façon régulière,des privations, des sacrifices d’argent. || 3" Endroitoù une chose a été coupée. Ce drap est beau à la coupe.La coupe d’un tronc d’arbre. || X la coupe, loc.adv. 1 la condition de couper pour essayer. Ache-ter un melon à la coupe. On n’a reconnu qu’àla coupe la fausseté de cette pièce de monnaie.|| 4° Terme d’architecture. Plan qu’on suppose cou-per l’intérieur d’une construction, pour en mon-trer les dimensions relatives et les détails intérieurs.Coupe perpendiculaire. || Fausse coupe, assemblagequi se trace avec la sauterelle, sans le secours del’équerre, ni de l’onglet. Fausse coupe, directiond’un joint de tête oblique à la douelle d’une voûte.|| 5” L’art de tailler les pierres. La coupe des pierresest un art particulier. M. Desargues , qui était dupetit nombre de mathématiciens de Paris , etM. Bosse, fameux graveur, avaient fait une pre-mière partie d’un traité de la coupe des pierres,matière alors toute neuve, fonten. Lahire. || Actionde couper le verre avec le diamant. || 6° Manièredont la coupe est pratiquée, disposition qui en ré-sulte. La coupe de ce cintre est élégante et hardie.La coupe d’un habit. || Par extension. Coupe decorps [du cygne] élégante, formes arrondies, gra-cieux contours, buff. Cygne. Dans sa coupe lé-gère, avec solidité, Il réunit la force à la rapidité,delille, Imagin. v. || On dit dans le môme sens :la coupe du visage; une coupe gracieuse du vi-sage. || Terme de marine. F'ausse coupe, coupemanquée d’une pièce de Dois ou d’une voile. || 7° Ma-nière de découper les étoffes, les cuirs. On vantecet ouvrier pour l’habileté de sa coupe. || Terme demarine. Maître de coupe, celui qui coupe les ma-nœuvres d’un bâtiment. Coupe des voiles, action,art de les tailler. || 8“ Fig. Division, distribution. Lacoupe d’un poème, d’un ouvrage. || Arrangementdes repos dans le vers, dans la phrase. La couped’un vers, d’une phrase. Les coupes du style. Unécrivain, qui a de l’oreille et assez d’art pour donnerà son style le mouvement de la pensée ou du senti-ment qu’il exprime , saura bien varier encore lacoupe et le rhythme du vers, marmont. Élém. litt.Œuvres, t. X, p. 472, dans pougens. || 9° Termede jeu de cartes. Séparation qu’on fait en deux par-ties du jeu de cartes qu’un joueur a mêlé. || Fairesauter la coupe, rétablir avec dextérité les deuxpaquets comme ils étaient avant d’avoir fait couper.
|| Fig. Cet homme est heureux à la coupe, manièreadoucie de dire qu’un homme triche au jeu. || Êtresous la coupe de quelqu’un, être le premier en carte,le premier après la coupe. Les joueurs ont souventcette superstitieuse croyance qu’il y a des gens quiont une coupe malheureuse, et ils ne veulent pointêtre sous leur coupe. || Fig. Être sous la coupe dequelqu’un, être dans sa dépendance, être exposé àson ressentiment. Chamillart et Tessé ne purent serésoudre à retomber une autre fois sous sa coupe[de Catinat ], quelque généreux et chrétien qu’il sefût montré alors, st-sim. 180 , 2 . Un étranger quin’a rien en France et peu sous une coupe étrangèreet souvent ennemie n’était pas un parti aisé à éta-blir, id. 76, 247. || Terme de gravure. Action et ma-nière d’entamer la planche avec le burin.|| 10°Termede verrier. Quantité de verre en fusion que l’onprend pour faire une glace soufflée. || 11” Terme demaçonnerie. Espèce de petit canal qui, placé sousles appuis de croisée, sert à l’écoulement des eaux.
|| 12° Manière de nager, qui, consistant à porter,alternativement et avec force, chaque bras en avantet à le ramener le long du corps, d’avant en ar-rière, coupe l’eau rapidement. Nager à la coupe.Faire la coupe.
— hist. xiv* s. Se les coustumiers abatent boiset ne font bien la coppe, Ordonnances des rois,t. vu, p. 776. || xv" s. De telle façon que la chemiseparoissoit, et estoient ces coupes [manches décou-Dées l touttes attachées avec un grand ruban, gode-
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froy, Observ. sur Charles VIII , p. 710, dans la-curne. || xvi" s. La garenne sera complantée deplusieurs especes d’arbres de coupe, o. deserres,4to. Vendre à la coupe, oudin, Dict. Le vers fran-çois lié et enchainé est contraint de se rendre enceste estroite prison de rithme sous la garde le plussouvent d’une couppe féminine, fâcheux et rudegeôlier et incogneu des autres vulgaires, dubellay,p. 3t, dans LACURNE.
2 . COUPE (kou-p’),s. f. || l°Vaseàboire, ordinai-rement plus large que profond. C’est de ma mainqu’il prend et l’encens et la coupe, corn. Cinna, i, 3.Recevez de ma main la coupe nuptiale, id. Ilodog.
v, 3. César prend le premier une coupe à la main,rac. Brit. v, 5. Hérodote parle de six coupes d’orqui pesaient trente talents, ce qui montait à prèsd’un million, rollin, Ilist. anc. t. il, p. 4to, danspougens. La céleste troupe Dans ce jus vanté Boit àà pleine coupe L’immortalité, J. b. rouss. Cantate 9.Après avoir distribué des coupes aux convives et faitdes libations, on apportait le premier service quicommençait ordinairement par des œufs frais, eton finissait le second par des fruits, d’où est venuel’expression ab ovo usque ad mala, pour dire ducommencement à la fin, condillac, Hist. anc. xi, 3.La coupe aux larges bords est vide en un moment,delille, Enéide , i. Tu peux jeter ta coupe, orgueil-leux Diogène, Et boire dans tes mains; moi je gardela mienne, delille, Imagin. vi. || 11 se dit surtouten poésie. || 2“ Fig. Et d’enfants à sa table une riantetroupe Semble boire avec lui la joie à pleine coupe,rac. Esth. il, 9. Vous versez sur nos villes et surnos provinces la coupe de vos fureurs, mass. Avent,Dispos, à lacomm. Il a versé sur nous la coupe desa fureur, id. Car. ilôt, de conv. La bouche du jeuneconvive [l’enfant qui n’a point encore de dents] n’estpoint armée, de peur de blesser la coupe du banquetmaternel [lesein, le mamelon], chateaub. Génie, i,
vi, 6. Tous les hôtes qui ont bu avec moi la coupede la joie,iD. Mart. n, 289. Chez l’étranger la mortl’atteint; Qu’il dut trouver sa coupe amère! bérang.Convoi de David. || Boire la coupe jusqu’à la lie,souffrir une humiliation, une infortune complète.H 3°Lapartiedela communion de l’Eucharistie qui sefait avec le vin qu’on met dans la coupe. Le concilede Constance a retranché la coupe aux laïques quien avaient autrefois l’usage. Le commandement pourtous les fidèles de participer à la coupe, boss. Comm.Quant au désir qu’il a du rétablissement de la coupe,id. Déclar. |! 4° Terme d’architecture. Coupe de fon-taine, petit bassin en marbre ou en pierre, recevantl’eau du jet. || Partie concave d’une voûte ronde, quise nomme autrement coupole, d’après les Italiens.|| Donner plus ou moins de coupe aux joints desvoussoirs d’un arc, en rendre l’inclinaison plus oumoins forte. || 5° Terme d’astronomie. Constellation de l’hémisphère austral. || 6° La fausse coupe, cer-taine partie d’un calice. Les calices seront marquéset contre-marqués au bouge, fausse coupe et cou-vercle, Règlem. orfévr. 30 déc. 1679.
—hist. xii" s. Lores pristrent la lance e la cupe kifud al chief Saül; si s’en alerent, Rois, 104. || xin" s.Libacin sont anilui d’or fin; Em pior [pire] coupemet on vin, Partonop. v. 975. Li coupiers ert cierset vaillans, D’escarboucles resplendissans, Fl. et Bl.91. Et li rois Uters avoit devant lui une moult belecoppe d’or, Merlin, 68, verso. || xiv" s. Lors lui alade vin si largement verser Que la coupe convintpar dessus suronder, Guescl. 163, 174. Une coupped’argent doré à porter le corps nostre Seigneur, ducange, coppa. Une coupe couverte, dorée et es-maillée, et au fonds de ladicte coupe aune ymage desaint Martin, delaborde, Émaux, p. 230. Une au-tre couppe où il a par dedans une fleur de lys enle-vée, et est le couvescle semé d’esmaulx à un clocherpardessus, id. ib. || xv" s. Le suppliant ala acheterune cope [sorte de mesure] de sel pour saler le po-tage, DU CANGE , copa.
— ÉTYM . Picard, cope; provenç. espagn. et por-tug. copa ; ital. coppa ; du latin cuppa ou cupa (voy.aussi cuve).
i. COUPÉ, ÉE (kou-pé, pée), part, passé. || l°Tran-ché. Rome a pour ma ruine une hydre trop fertile;Une tête coupée en fait renaître mille, corn. Cinna,iv, 3. Et n’y voyant qu’un tronc dont la tête estcoupée, id. Pomp. v, i. || Avoir le cou coupé, perdrela tête sur l’échafaud. Pomenars ne fait que sortirde ma chambre ; nous avons parlé assez sérieuse-ment de ses affaires, qui ne sont jamais de moinsque de sa tête; le comte de Créancé veut à touteforce qu’il ait le cou coupé; Pomenars ne veut pas;voilà le procès, sév. 70. || Barbe coupée. Cheveux
COU
coupés. Il Familièrement. Elle venait d’être cou-pée [d’avoir les cheveux coupés], sév. 44. || Cettelocution n’est plus usitée du tout. || 2° Terme d’archi-tecture. Pan coupé, surface qui remplace l’angleà la rencontre de deux pans de mur. || Termede peinture. Contour coupé, contour qui n’est pasbien tournant et qui, étant tranché trop net, pa-raît dur. || 3° Interrompu. Pays coupé de canaux.La route est fort coupée et le pays difficile, i. j. rouss."Ém. v. Le royaume de Siam , quoique coupé par unechaîne de montagnes qui va se réunir aux rochersde la Tartarie, est d’une fertilité prodigieuse, ray-nal, Hist . phil . iv, 12. || Terme militaire. Dont laretraite est interceptée. L’ennemi coupé par unemanœuvre audacieuse. Il annonce que la premièreligne de Murat a été surprise et culbutée, sa gauchetournée à la faveur des bois, son flanc attaqué, saretraite coupée, ségur, Ilist . de Nap. vm , n,|| 4° Terme de marine. Pont coupé, élévation d’unepartie du pont de certains bâtiments de commerce.|| 5° Châtré. L’Angleterre ne permet pas la sortie deses chevaux s’ils ne sont coupés, montesq. Fsp.xx, 12 . || 6“ Fig. Voix coupée par les sanglots. Leséchos assoupis ne livrent au zéphyre Que des sou-pirs mourants, de silence coupés, lamart. Méd .n, 2. || Terme de littérature. Style coupé, style àphrases courtes, et aussi celui où l’orateur, parais-sant entraîné par la passion, ne fait pas toujoursles phrases complètes, supprime quelque liaisonentre les propositions, n’achève pas toujours sa pen-sée et la laisse deviner en partie. Sa conversationétait légère, agréable et instructive par le grandnombre d’hommes et de peuples qu’il avait connus;elle était coupée comme son style, pleine de sel etde saillies, sans amertume et sans satire, d’alem-bert, Éloges , Montesquieu . || Phrase, strophe biencoupée, phrase, strophe où les repos sont bien mé-nagés. || 7" Point coupé, espèce de dentelle faiteavec des feuilles pointues. || 8° Terme de blason.Ecu coupé, écu divisé par le milieu, de droite àgauche, par une ligne horizontale ou dans le sens dela fasce. || Animaux coupés, têtes de loups, de san-gliers et autres animaux, ou pieds et autres mem-bres, quand ils paraissent nettement séparés ducorps. Coupé de l’un ou l’autre, se dit quand, surun écu ainsi coupé, il y a un animal ou autre pièceou meuble brochant sur le tout, qui est pareille-ment coupé, en sorte que l’émail du chef se trouveen la pointe, et, réciproquement, celui d’en bas setrouve en haut. || 9° Mélangé avec un autre liquidede force moindre. Du vin coupé d’eau. Les vins fortssont coupés avec des vins plus légers. || Absolument.Mélangé avec de l’eau. Lait coupé. Bouillon coupé.|| Proverbe. Pain coupé n’a point de maître.
2 . COUPÉ (kou-pé), s. m. || 1° Voiture bourgeoise,dont la caisse n’a qu’un fond. Un joli coupé. || Ad-jectivement. Carrosse coupé. || Compartiment anté-rieur d’une diligence. Prendre une place dans lecoupé. || Dans les chemins de fer, coupé-lit, wagondisposé pour le transport de malades ou de blessés.Coupé simple, compartiment où l’on n’a pas de vis-à-vis, exactement comme dans le coupé d’une di-ligence. || 2° Pas de danse autrefois fort en usage.On en distinguait plusieurs : le plus ordinaire com-prenait un demi-coupé, c’est-à-dire un plié relevéavec changement de pied, suivi d’un pas glissé.Vois-tu ce petit trait de feinte que voilà? Ce fleuret?ces coupés courant après la belle? Dos à dos, face-à face, en se pressant sur elle? mol. Fdch. î, 5.|| Demi-coupé, pas de danse qui commence le coupé.11 consiste à rapporter devant le pied qui est der-rière, ou réciproquement, en pliant les genoux etse relevant aussitôt. Le demi-coupé exige deuxtemps; il se fait en avant, en arrière ou de côté.|| 3° Terme d’escrime. Coupé sur pointe ou, sim-plement, coupé, mouvement de l’épée qui équivaut,quant au résultat, à un dégagement. || 4“ Terme demusique. Mot qui, écrit sur une note, marque quel’on doit la frapper, mais l’abandonner à l’instant,sans lui donner sa valeur de durée. || 5° Termede blason. Une des quatre partitions de l : écu.
|| 6° Terme de marine. Élévation de quelques centi-mètres faite à l’arrière sur le pont d’un bâtiment.
1. COUPEAU (kou-pô), s. m. Sommet d’un co-teau, d’une montagne.Pour grimper au coupeau
Du Parnasse français , Régnier, Sat. il Voyez-vousau-dessous de ce petit coupeau Le berger Alcidorqui mène son troupeau? racan, Berg, acten, sc. 4.
Il Vieux.
— HIST. xii" s. Quant ne porent le saint hors delmustier geter, Enz el chief de l’espée grant colp livait duner, Si que de la curune le cupel emporta,