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Psautier , P 47. || xvi' s. Il n’en ont veu aulcun es-denté ou courbé de vieillesse, mont, i, 236. Lafigure [de ma bibliothèque] en est ronde; ellevient m’offrant, en se courbant, d’une veue toutsmes livres, id. iii, 289. En un endroit où la rivese courboit en forme de croissant, amyot, Publ.36. Leurs espées estoient forgées de fer fort mol,de sorte qu’elles se courboient et plioient inconti-nent, id. Cam. 70. On ne voyoit autre chose quegens courbez vers la terre qui fouilloient des pierres,id. Anton. 58.
— kty.m. Berry, corber, corbir; provenç. cor-bar , curvar ; anc. espagn. corvar; ital. curvare; dulatin curvare (voy. couhbe).
f COURBET (kour-bè), s. m. Grande serpe avecavec laquelle on coupe les taillis, on abat les bran-ches. || Nom des parties d’un bât de mulet qui sontun peu élevées en arc.
— BIST, xvi* s. Fagots taillés au Courbet, Nouv.coust. génér. t. il, p. 149.
— étym. Diminutif de courbe.
COURBETTE (kour-bè-t’), s. f. || 1“ Terme de ma-nège. Air relevé 4e manège consistant en un saut danslequel le cheval lève et fléchit les deux membresantérieurs, pendant que, tenant les hanches basses,il les avance sous le ventre. Faire aller le cheval àcourbettes. Déjà Pliébus, voisin de ses moites re-traites, Ne semble plus mener ses chevaux qu’àcourbettes, la font, llagolin, i, I. || Fig. Faire al-ler un homme à courbettes, avoir plein pouvoir surlui, le gourmander. || 2° S. f. plur. Fig. Politesses,prévenances trop humbles. X quoi servent, mon-sieur, les façons que vous faites? Parlez donc, jesuis las de toutes ces courbettes, hegnard, Foliesamour, ir, 3. Les princes du sang furent ceux quiparurent avoir le moins de part à tant de courbettes[du duc du Maine], st-sim. 362, 29. || Faire descourbettes, ramper devant quelqu’un. Tout en mefaisant de grandes courbettes, il travailla tellementà la sourdine, que, ne pouvant porter l’ambassa-deur à me donner mon congé, il me mit dans lanécessité de le prendre, J. J. rouss. Conf. vu. Cequi n’empêchera pas que, traité comme Sanclio, jene reçoive partout cent courbettes moqueuses, avecautant de compliments de respect et d’admiration,id. Corresp. Lettre à M. de St-Germain , t. vii, p.217, dans pougens. ’
— BIST, xvi' s. Un grand coursier syrien, quid’agiles bonds et courbettes faisait voler autour desoi une épaisse poussière, yveii, p. 634. Il montasur un cheval d’Espagne , le plus beau que j’aie veude longtemps, et se manioit très bien, et faisoit detrès belles courbettes, Brantôme, Dames gai. t. ii,p. 298, dans LACURNE.
— étym. Courber.
f COUUBETTER (kour-bè-té), t). n. Terme de ma-nège. Faire des courbettes.
— étym. Courbette.
t COURBINE (kour-bi-n’), s. f. voy. corbine.
j COURBOTTE (kour-bo-t’), s. f. Balancier auquelon attache les chaînes des soufflets de forge.
f COURBU (kour-bu), s. m. Variété de raisin.
COURBURE (kour-bu-r’j, s. f. État, forme d’unechose courbée. La courbure d’un arc. La courbure dela terre. Son lit [d’un lleuve] en longs courants, desvallons sinueux Suivra les doux contours et la mollecourbure, delille, Jardins, m. Songrand travailfutde donner à ces matériaux le degré de courburequ’exigeait la sorte d’ouvrage qu’elle voulait con-struire, bonnet, Observ. 28. Insectes, t. u, p. 295,dans pougens. || Terme de géométrie. Rayon decourbure, le rayon du cercle osculateur. Courbe àdouble courbure, celle dont les éléments ne sontpas situés dans un môme plan, comme l’hélice oula courbe d’une vis. || Terme d’horticulture. Actionde courber une branche trop vigoureuse. || Termed’architecture. Revers des feuilles de chapiteau.
f COURCAILLER (kour-ka-llé, Il mouillées), V. n.Se dit du cri de la caille.
COURCAILLET (kour-ka-llè, II mouillées; et nonkour-ka-yè), s. m. Nom qu’on donne au cri descailles. || Sifflet qui imite ce cri et qui sert d’appeaupour les attirer. Et des courcaillets pour les cailles,scarron, Virg. trav. iv. || On a porté autrefois deshabits, des chausses en courcaillet, parce qu’ellesétaient plissées de la même manière que cet appeau.
— BIST, xvi” s. Un gentilhomme qui avoit un deses bas de chausses bandé au haut de la cuisse etl’autre en courcaillet, d’aub. Fœn. n, 13. Les hom-mes ont inventé certains petits instruments de cuiret d’os, nommez courcaillets, qui peuvent exprimerla voix de la caille; la quelle, oyaut le courcaillet,
pensant que ce soit les femelles, et voulant les ve-nir trouver, tombe dans les filets, belon, Chap. dela caille.
| COURUE (kour-s’), s. m. Bois que laisse un vi-gneron en taillant la vigne.
j-COURCET (kour-si), s. m. Grande serpe pourtailler les arbres.
f COURCIIOT (kour-cho), s. m. Ver b soie ma-lade.
COURCIVE (kour-si-v’), s. f. Terme de marine.Voy. COURSIVE.
—BIST, xvi' s. Recommença sa salue aussi belleet furieuse que devant, des canons de courcie deseize galeres et des autres pièces d’arquebusades,tellement que tout estoiten feu, brant. Dames gai.t. ii, p. 290, dans lacurne.
f COURÇON (kour-son), s. m. Terme d’art mili-taire. Pieu caché dans l’eau. || Bois qui n’a pas lalongueur prescrite. || Pièce de fer pour serrer lesmoules d’une pièce de fonte. || Sorte de fer qui esten barres très-courtes.
— étym. Court.
f COUREAU (kou-rô), s. m. Terme de marine.Sinuosité entre des bas-fonds et des roches que l’eaurecouvre.
— BIST, xvi' s. Il arriva qu’un des bateaux quiavoient passé la troupe fut assablé et ne put estreramené de là le courau comme les autres, d’aub.Ilist. ni, 21 .
I. COURÉE (kou-rée), s. f. Terme de marine. Mé-lange de suif, de soufre et de résine, dont on en-duit la carène des bâtiments.
— étym. C’est la forme féminine de corroi (voy.ce mot).
f 2. COURÉE (kou-rée), s.f. Terme de boucherie.Se dit dans quelques provinces pour le poumon dela bête.
— ëtym. Bourguig. Corée ; du latin cor, cœur.
f COURESSE (kou-rè-s’), s. f. Espèce de cou-leuvre.
i COU1IET (kou-rè), s. m. Terme de marine. Voy.courée i.
COUREUR, EUSE (kou-reur, reû-z’), s. m. et f.|| 1“ S. m. Celui qui est exercé à la course. Unbon, un mauvais coureur. L’on voyait de sontemps certains coureurs parcourir dans le cirquel’espace de 160 000 pas, rollin, Ilist. anc. Œu-vres, t. v, p. 80, dans pougens. La plupart desvilles entretiennent des coureurs accoutumés àparcourir dans un jour des espaces immenses,BAIITHÉL. Anach. 34. Je suis charmé que vousayez eu le prix, et qu’il ait eu l’accessit; qui-conque vous suit de près est un très-bon coureur,volt. Lell. Gaillard, 23 janv. 1769. || 2» Valet quiaccompagne à pied la voiture. || Homme aux gagesd’une personne de qualité qui l’envoyait à une ouplusieurs personnes et qui lui donnait ordre d’enrapporter réponse. J’ai donné ordre à mon coureur,qui vous porte cette lettre, de vous chercher où quevous soyez et de ne point revenir sans votre réponse,j. i. iiouss. lle’l. m, 23. || Coureur de vin, officier quiportait, à la chasse et partout où allait le roi, unevalise contenant des serviettes, du pain, du vin, uncouteau, une fourchette et quelques pièces de four.|| 3“ Celui qui va et vient sans cesse d’un endroit àun autre. || C’est un grand coureur, on ne le trouvejamais à la maison. || Coureur de bague, de tête,celui qui court la bague,les têtes. || Coureur de bois,nom, en Canada , de ceux qui vont faire la traitedes castors et autres pelleteries. || Familièrement.Coureur de bals, de spectacles, celui qui est de tousles bals, qui suit tous les spectacles. || Coureur denuit, celui qui se retire tard, qui fait de la nuit lejour. || Coureur, celui qui court d’amourette enamourette. Hé, mon Dieu ! je connais mon don Juansur le bout du doigt, et connais votre cœur pour leplus grand coureur du monde, mol. Festin, i, 2.|| Coureur de filles, ou, simplement, coureur, hommede mauvaise vie. J’aurais défié tous les coureurs defilles de Paris d’écrire jamais une seule des lettresd’Héloïse, j. j. rouss. Dial. i. Un coureur de ta-verne et de mauvais lieux, id. Dial. n. || 4“ Au plur.Cavaliers détachés qui, en temps de guerre, bat-tent le pays et éclairent l’armée. Pendant ces évé-nements, Davoust, au sud de Vilna , avait entrevuquelques coureurs de Bagration , qui déjà cherchaitavec inquiétude une issue vers le nord, ségur, Ilist.de Nap. iv, 5. || 5' Cheval de selle propre pourla course et, particulièrement, pour la chasse.Il était monté sur un excellent coureur. || Termede zoologie. Les coureurs, nom donné à une fa-
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mille de l’ordre des rongeurs, à laquelle appar-tient le lièvre; à un ordre de la classe de» oi-seaux qui ne volent pas ou ne volent guère et quicourent très-vite; à un groupe d’orthoptères dontles pieds sont propres à la course, tels que les blat-tes; à une famille de crustacés dont les pieds sontuniquement propres à la course ou qui sont remar-quables par leur agilité. || 6“ Terme de mines. Filonde charbon de terre à découvert. || 7' S. f. Cou-reuse, jument légère. Une bonne coureuse. || Fig.Coureuse, fille ou femme de mauvaise conduite.Une coureuse de remparts. Une petite coureuse debonnes fortunes, hamilt. Gramm. 10. Avec lesfaveurs de toutes les coureuses de la ville, id. ib. 9.Ne voudrait-on point que je mariasse mon fils avecelle? une fille inconnue qui fait le métier de cou-reuse? mol. Fourb. iii, H. || 8° Adj. Qui est bon àla course. Chevaux coureurs, chevaux de relais quicourent lâchasse. || Terme d’entomologie. Araignéecoureuse, araignée vagabonde et qui ne file pasde toile. || Pieds coureurs, pieds qui ne peuvent ser-vir qu’à la marche, comme chez les carabes. || Termed’ornithologie. Oiseaux coureurs, oiseaux dont lesjambes sont demi-nues, et qui sont très-vites à lacourse ; telle est l’autruche.
— BIST, xii' s. Desor Paiens tant destrier coreor,llonc. p. 44. || xv' s. Les François et leur route che-vauchoient d’un costé, les coureurs allemans d’au-tre, froiss. I, i, 139. Lors envoyèrent les Angloisleurs coureurs par les villages, et ardirent en uneempainte [attaque] plus de soixante en la marchede Reims , id. ii, ii, 66. Il est de nécessité qu’il yait coureurs et les mettre voulentiers fors, affinqu’ilz reboutent les coureurs des ennemis, le Jou-vencel, f° 81, dans lacurne. || xvi' s. Ordonnentaus dits dismeurs de ce pays d’avoir un coureur dedisme juré, qui ayt presté le serment es mains del’officier de garder tant le droit des dits dismeursque des laboureurs, Nouv. Coust. génér. p. 311.
— ÉTYM . Provenç. et espagn. corredor; ital. cor-ridors; anc. franc, coreor ; d une forme latine curri-lorem, de currere, courir (voy. courir), formesupposée par l’ancien français coreor, d’où coureurdérive, comme tous nos substantifs de ce genre,en eur, dérivent d’une forme en cor de l’anciennelangue : doneor, donneur, etc.
f COURE-V1TE ( kou-re-vi-t’) ou COURT-VITE(kour-vi-t’), s. m. Nom d’un genre de l’ordre deséchassiers (oiseaux). j| Au plur. Des coure-vite oucourt-vite.
I. COURGE (kour-j’), s. f. Genre de la famille descucurbitacées, qui ne diffère de celui des concombresque par ses semences entourées d’un bourrelet très-marqué. || Fruit de ces plantes. De belles courges.|| Huile de courges ou de courge (puisque l’Acadé-mie écrit huile d’olive), huile qui se tire principa-lement des semences de la courge potiron, variétéde la courge monstrueuse.
— BIST, xiti' s. [Graines de pin] broies avoec se-mence de choourdes ostent l’arsure et Te [la] doleurde rains, alebrant, f' 56. Ungz homs qui portecouhourdes doit un denier, du cange, cucurbita.|| xvi's. La s’estendoit la friande laictue, Et là s’en-iloit la coucourde ventrue, dubell. vu, 4, verso.Ils disent qu’ils font coalescer une piece de cou-gourde desseichée au lieu de l’os amputé, paré,viii, 22. Avec jus de cougourde ou melon, id. xxi,22. Quant aux courges, de trois principales sortesen avons-nous, distinguées par ces mots, courges,cougourdes, citrouilles. Les courges et cougourdesne different qu’en figure, estans tle couleur blancheet de semblable goust. Les courges sont longues, yen aiant attaindre jusqu’à cinq ou six pieds. Lescougourdes sont rondes, commodes à estre asséchéespour en faire des bouteilles. Je ne doute pas qu’enplusieurs endroits, ces deux especes-ci ne se con-fondent en leurs appellations, o. de serres, 647.
— étym. Jura , courde; ital. cucusza; du latincucurbita. L’ancien français est de trois syllabes :coourde.
f 2. COURGE (kour-j’), s. f. Bâton un peu re-courbé à l’aide duquel on peut porter, sur l’épaule,deux seaux d’eau, l’un en avant, l’autre en arrière.|| Terme d’architecture. Corbeau de pierre, ou defer qui supporte le manteau d’une cheminée sanschambranle.
— BIST, xiv* s. Pour deux seaulx et une courgeferrez, pour porter l’aaue ès chambres de madameYsabelet madame Jehaune de France , delaborde,Émaux, p. 230. || xv's. Un certain baston appelécorge, du cange, corgo. || xvi' s. On prend un bastonassez plat, comme une courge (dont les chambrière