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le poisson est cuit dès que le liquide a jeté un bouil-lon, et qu’ainsi le bouillon, le bouillonnement estcourt.
t COURT-BOUILLONNÉ, ÉE (kour-bou-llo-né, née,Il mouillées), adj. Terme de cuisine. Mis au court-bouillon.
— étym. Court-bouillon.
f COURT-BOUTON (kour-bou-ton), s. m. Piècede l’attelage des bœufs. \\Auplur. Des courts-boutons.
f CODRT-CÛTÉ (kour-kô-té), s. m. Partie duharnais placée, de chaque côté, au porte-mors etau-dessus de la tête. || Au plur. Des courts-côtés.
f COURT-CUREAU (kour-ku-rô), s. m. Partie del’équipage du gros marteau de forge. || Auplur. Descourts-cureaux.
COURTE-BOTTE (kour-te-bo-t’),s. m. Tout hommede petite taille. || Mot du langage populaire. || Auplur. Des courtes-bottes.
— REM. Des grammairiens ont dit qu’il fallaitécrire au pluriel des courte-botte, attendu que lapluralité tombe sur homme sous-entendu : deshommes à courte-botte. Mais une catachrèse permetaussi de considérer les courtes-bottes comme la per-sonne même et d’écrire au pluriel des courtes-bottes.
f COURTE-BOÜLE (kour-te-bou-1’), s. f. Voy.
COURT.
-f COTTRTE-ËPÉE (kour-té-pée), s. f. Ancienne-ment, nom de toutes les armes blanches qui avaientpeu de longueur, telles que dague, poignard, etc.|| Au plur. Des courtes-épées, qu’on prononcecomme au singulier.
t COURTE-ÉPINE (kour-té-pi-n’), s. f. Espèce depoisson, nom vulgaire du diodon atinga (plecto-gnathes) dit aussi atingua et épine croche.
t COURTE-GRAISSE (kour-te-grê-s’), s. f. Nomdonné en Flandre à l’engrais provenant des fossesd’aisance.
— étym. Courte, et graisse. Cela est dit ainsi pareuphémisme.
t COURTE-HALEINE (kour-ta-lè-n’), s. f. Voy.
COURT.
t COURTE-LETTRE (kour-te-lè-tr’), s. f. Termede fondeur. Lettre dont le corps doit être coupé,à l’extrémité de l’œil, pour le laisser isolé. || Auplur. Des courtes-lettres.
f COURTEMENT (kour-te-man), adv. D’une ma-nière brève. 11 racontait si bien les choses passéesqu’on croyait les voir, mais il les racontait cour-tement, fén. Tél. u. Le roi ajouta courtement lesmêmes choses qu’il venait de dire à M. le duc deChartres , st-sim. 2 , 46.
— HlST. xvi* s. Courtement, oudin, Dict.
— ÉTYM . Courte, et le suffixe ment.
t CODRTE-PAUME (kour-te-pô-m’), s. f. Voy.COURT.
COURTE-POINTE (kour-te-poin-t’), s. f. Couver-ture de lit pour la parade. On faisait son lit [de lamaréchale de NoaillesJ et il n’y avait plus que lacourte-pointe à y mettre, st-sih. 226 , 4 7. || Auplur. Des courtes-pointes.
— hist. xm" s. De floretes lor estendoient Lescouste pointes, qui rendoient Tel resplendor par cesherbaiges.... la Itose, 8462. Sor couches et sor drasde lis Ont mis tapis et kieutes pointes, l’Escoufle.Encore i faut-il coutepointes, Sarges, oreillers biauset cointes, Pour lit couvrir, Choses qui faillenten ménagé. || xiv* s. Jehanne Dupont, après cequ’elle ot une fois esté mise en la gehyne en lacouste pointe [sorte de torture] seulement.... ducange, coustepointarius. || xv" s. Entrementes quePhilippe [d’Artevellel dormoit sur une coutepointedelez le feu de charbon en son pavillon, froiss. ii,II, 192.
— ÉTYM . Génev. contre-pointe. 11 n’y a là dansce mot ni courte ni pointe. Courte-pointe est unefausse prononciation pour coulte-pointe ou coule-pointe, c’est-à-dire une coûte pointe, une coûtepiquée, du latin culcita puncta ( voy. couette etpoindre).
f COURTE-POINTIER (kour-te-poin-tié), s. m.Celui qui fait des courtes-pointes.
"t COURTE-QUEUE (kour-te-keue), t. f. || 1»Espècede tortue (cistude Caroline). || 2* Variété de cerise.|| Au plur. Des courtes-queues-f COURTER (kour-té). || I" V. n. Terme de com-merce. Faire le courtage; chercher à vendre unechose. || 2" V. a. Courter une marchandise.
f COURTEROLLE (kour-te-ro-1’), s. f. Larve duhanneton. || Courtilière.
] COURTI (kour-ti), s. m. Terme de blason. Têtede More, lorsqu’elle porte un collier d’argent.
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COURTIER (kour-tié; IV ne se lie jamais; au plu-riel, J’s se lie : des kour-tié-z actifs), s. m. || 1° Termede commerce. Agent qui s’entremet pour l’achatou la vente des marchandises, pour les placementsde fonds, les opérations de bourse, etc. Les Juifsallaient faire le métier de courtiers en Asie , volt.Mœurs, 68. Aussitôt un courtier juif prit la parole....bern. de s.-p. Café de Surate, f] Il y a cinq sortesde courtiers : 1° les courtiers de marchandises, ayantseuls le droit de faire le courtage des marchandises,d’en constater le cours et d’exercer, concurremmentavec les agents de change, le courtage des matièresmétalliques; 2 ° les courtiers d’assurances (mari-time et fluviale), rédigeant les contrats ou policesd’assurance, concurremment avec les notaires, enattestant par leur signature et certifiant le taux desprimes pour tous les voyages de mer ou de rivière ;3° les courtiers-interprètes et conducteurs de na-vires, faisant le courtage des affrètements; 4“ lescourtiers de transport par terre et par mer, seulsautorisés, dans les lieux où ils sont établis, à faireles transports par terre et par eau; 6° les courtiers-gourmets-piqueurs de vin, servant, dans l’entrepôt,d’intermédiaire, quand ils sont requis, entre lesvendeurs et les acheteurs de boissons, dégustant àcet effet ces boissons et en indiquant fidèlement lecru et la qualité. || Courtier marron, celui quiexerce sans titre. || 2° Fig. Je n’ai point vu de plusinsolent vieillard, s’écria un des courtiers de chairhumaine [négrier], chateaub. Natch. ii, 179. C’estune chose merveilleuse que la facilité avec laquelleil se forme une liaison entre les courtiers de galan-terie et les femmes qui ont besoin d’eux, lesage,Gil Blas, viii, - 10 . De tout Cythère Sois le courtier:On paira bien ton ministère, bërang. Ami llobin.|| Courtier électoral, personne qui s’entremet d’é-lections et qui agit auprès des électeurs au nom eten faveur de quelqu’un. || Au sens figuré, courtiera un féminin. Une courtière de mariage.
— HIST. xiii* s. On fait le ban qu’il ne soit nussi hardis couletiers ne autres qui accate warde [pro-vision pour autrui], se cieus [celui] n’est presenspour cui il l’acate, tailliar, Recueil, p. 431. El mes-tier devant dit ne puet ne ne doit avoir nul coura-tier, Liv. des mit. 149 . Et s’il n’i a coretier ne homequi fist le marchié, Ass. de J. i, 213. || xiv*s. Èop-pin et Jehan corretiers, Bibl. des Chartes, 2 * série,t. m, p. 423. || xv* s. Alors envoyèrent quérir desplus souffisans et feables coratiers de chevaulx, Jeh.de Saint , ch. 16 . Faulx laboureurs, faulx coura-tiers, Faulx marcheans, faulx regratiers, tlir. deSte Genev. On passe par hic ou par hoc, Sans cour-ratiers ou truchemens, On se rencontre bec à bec,coquill. Le blason des armes et des dames. || xvi* s.Il ne prend courtier qui ne veut, loysel, 416. Ce-lui qui a ravy ou pris à force femme de libre condi-tion, il ne 19 condemne qu’en l’amende de centdrachmes d’argent : et celuy qui en aura esté lecourratier, et qui l’aura menée, à vingt drachmesseulement, amyot, Solon , 44. Le même peuple sac-cagea ceulx que l’on appeloit prosagogides commequi diroit les courratiers, hommes meschans, quine faisoient autre mestier que se promener parmyla ville, et se mesler parmy les citoyens, s’enque-rans de ce que chacun alloit disant, faisant ou pen-sant, pour puis après l’aller rapporter au tyran, id.l)ion, 37. Il sera fidele courtier et ministre de quel-ques folles amourettes, id. Comm. discerner le flat-teur, 4t. X quoy M. le légat servoit de courratier,pour faire valoir la marchandise, Sat. Mén.p. 174.Aujourd’hui, ditLupolde, les parties ne parlent auxjuges que par courratiers et personnes interposées,noel du F ail , Contes d’Eutrapel, p. 168, dans la-
CURNE
— étym. Génev. couriatier, ière, couratier, ière,celui, celle qui perd son temps en course; Berry,picard et saintongeois, couratier, vagabond, cou-reur; wallon , coultl; rouchi, coultier; provenç.corratier; anc. catal. corrater; ital. curattiere. Mé-nage et, après lui, Raynouard le tirent de cursi-tarius; mais les formes s’y opposent absolument;il vient d’une forme curatarius, dérivée de curare,soigner (voy. cure); le courtier est celui qui prendsoin d’une affaire.
t COURTIÈRE (kour-tiê-r’), s. f. Espace dans le-quel tourne la roue du moulin à eau.
t COURTIL (kour-ti), s. m. Petit jardin attenant àune maison de paysan. Il est dans le courtil. || Vieux.
— HIST. xur s. Nus chapeliers de fleurs ne doitne ne puet cueillir ne fere cueillir au jour de die-menche en ses courtiuz nules herbes, nules fleurs àchapiaus fere.... Liv. des mêt. 247. Cest cortil futmoult très bien closDepiez de chesne aguz et gros,
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Ben. 1289. Prix de courtix etd’aunois et de gardinsdoit estre selonc les liex là ù il sieent, beaum.xxvii, 19. Et trouvâmes un hermitage ancien dedansles roches, et trouvâmes les courtilz que les hermi-tes qui i dormirent anciennement avoient fait, joinv.285. Une maison avec le courtil qui apend à la ditemaison, du cange, appendere. (| xv* s. Toutes foismoyet mon jardin, Nous différons en une chose: Jeme vueil abreuver de vin, Et d’eau nostre courtils’arroze, basselin, Vau de Vire, 17. || xvi* s. Lavieille sortit en ung courtil ou vergier prez sa mai-son, rab. Pant. iii, 17.
— étym. GéneY. courti, corti; wallon, corti;rouchi, courti; provenç. cortil; espagn. cortijo;ital. cortile; du bas-latin, curtile, dérivé de curtis,métairie (voy. cour).
COURTILIÈRE (kour-ti-liê-r’), s. f. Taupe-grillon,insecte qui vit sous terre.
— HIST. xvi* s. Le plus grand ennemi qu’aientles jardins est la courtilliere; elle est ainsi appelléeà Paris, et, en Languedoc , sterpi,ettaille-sebe, del’oignon qu’on y nomme sebe, que ceste meschantebeste aime par dessus toute autre viande, o. deser-res, 524.
f COURTILLAGE (kour-ti-lla-j’, Il mouillées), s.m. Production des courtils ou jardins. || Vieux.
— HIST. xm* s. Courtillage, c’est à savoir toutemaniéré de porées, pois noviauz, feves novelles encosse vert.... Liv. des mit. 276, || xv* s. Foin, avoine,sel, courtillage; Porrée, lart, oingnons , porreaulx,Chambres, tapis, carreaulx d’ouvraige, eust. desch.Poésies mss. f° 442, dans lacurne.
— étym. Courtil.
f C0URT1LLE (kour-ti-11’, Il mouillées, et nonkour-ti-ye), s. f. Partie des faubourgs du nord deParis où se trouvent beaucoup de cabarets. || Des-cente de la Courtille, rentrée dans Paris des mas-ques après la nuit du mardi gras passée à la Cour-tille.
— ÉTYM . Courtil, parce qu’il y avait là autrefoisbeaucoup de jardins et de vignes. La vigne de laCourtille, belle montre et peu de rapport, Cyranode Bergerac , le Pédant joué, p. 26.
COURTINE (kour-ti-n’), s. f. || 1° Rideau de lit.Vieux, ou du moins il ne se dit guère qu’en versou par archaïsme. Vous dormez dessous les cour-tines Des trois Grâces et des neuf sœurs, volt, dansle Dict. de dochez. Que me veux-tu, femme infi-dèle? ne m’as-tu pas contraint de te punir? Qu’elleest pâle et hideuse! Elle déroule son suaire et memontre sa blessure, elle arrose de sang mes cour-tines, dusillet, Yseult de Dôle, ch. 13. || Fig. Duhaut de la montagne pendaient des lianes qui for-maient sur les flancs des rochers de grandes cour-tines de verdure, bernard, de s.-p. Paul et Virg.|| S. f. plur. Terme de blason. Partie du pavillonqui forme le manteau. || 2° Terme de fortification.Front de la muraille d’une place, entre deux bas-tions. Bellone va réduire en cendres Les courtines dePhilipsbourg, volt. Ép. xxxv. || 3° Terme d’archi-tecture. Façade de bâtiment comprise entre deuxpavillons. || 4" Terme de pêche. Sorte de petit parcformé par des filets tendus sur des piquets.
— HIST. xii" s. Qui le tenroit [tiendrait] tôt nusorlacortine.... Raoul de C. 219. || xni's.Tant furentbonnement, bras à bras, souz courtine.... audefr.le bast. Romancero, p. 21 . [11] Amenoient une cha-rete Qui enclose ert d’une cortine, Ren. 9977. Cilarbre vert par ces gaudines Lor paveillons etlor cortines De lor rains [rameaux] sor eus es-tendoient , Qui du soleil les defi'endoient, laRose, 8474. Trais en sus ung poi la cortine, Qui lesreliques encortine, ib. 21865. || xv* s. Et avoientle duc et le roi leurs chambres tendues de draps, decourtines et de tapis, froiss. ii, iii, 41. [Diane sur-prise au bain par Actéon] Ne sot de quoi faire cour-tine, En la fontaine se retire, m. Poésies mss.p. 373, dans lacurne. Lors mist la main à la cour-tine pour la tirer arriéré, Perceforest , t. n, f° 42.Car je sçay qu’entre deux courtines Est tout le bien,toute la joie D’amours, de soûlas et la voie, eust.desch. Poésies mss. f° 663, dans lacurne. De grassessoupes jacobines Et flans leur faire oblation, Et puisaprès sous les courtines Parler de contemplation,villon, G. Testam. Legs aux frères mendians etbeguines. || xvi* s. Pour pavillon, qui d’un tel roysoit digne, Tu tends le ciel, ainsi qu’une courtine,marot, iv, 3H. Et, approchant de la courtine, luidemandèrent comme il avoit reposé celle nuit, des-per. Contes, cxxviii. La seconde chose que l’expe-rience a fait approuver à beaucoup de gens, c’estde destacher les bastions des courtines, mesmes