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habitant, Le crocodile sort de l’arène féconde, Etbalance indécis entre la terre et l’onde, dklille,farad, perdu, vii. || Fig. C’était s’attendre à la pitiéd’un crocodile, uamilt. Gramm. 8. Crocodile trom-peur, De qui le cœur félon est pire que.... mol. Dép.amour, i, 6. Ahl crocodile qui flatte les gens pourles étrangler, mol. G. Dand. m, 8. || Larmes decrocodile, larmes d’hypocrite, douleur feinte par lemoyen de laquelle on s’efforce de surprendre ; locu-tion tirée de la fable d’après laquelle le crocodilepleurait pour attirer les passants. Le crocodile ainsitue en versant des pleurs, La sirène en chantant,et l’aspic sous les fleurs, rotrou , Bélis. v, B.Larmes de crocodile, yeux lascifs, doux langage,Soupirs, souris flatteurs, tout est mis en usage,Quand il s’agit d’attraper un amant, la font, dansle Dict. de cochez.
— HIST. xvi* s. On fait un médicament du croco-dile, nommé crocodilée, contre les suffusions etcataractes des yeux, paré, Monstres, app. 4 . || xvi° s.Quant à la force, il n’est animal au monde en butte detant d’offenses que l’homme; il ne nous fault pointune baleine, un éléphant et un crocodile ny telsautres animaulx, desquels un seul est capable dedesfaire un grand nombre d’hommes, mont, ii, (7t.
— ÉTYM . Lat. erocodilus, de xpoxôosi),oç; pro-venç. cocodrilh, cocodrilhe, et aussi calcatrics, s.f.; anc. franç. cocatrix; espagn. cocodrilo; itui. coc-codrillo.
f CROCONIQUE (kro-ko-ni-k’) adj. Terme dechimie. Voy. crocique.
t CROCYD1SME (kro-si-di-sm’), s. m. Terme demédecine. Synonyme de carphologie.
— REM. On écrit k tort crocidisme, par un i, leverbe grec étant xpoxuSiCtiv.
— ÉTYM . Kpoxv8urp.è{, action de ramasser de pe-tits flocons, de xpoxùc, petit flocon.
t CROIE (crol), s. f. Terme de fauconnerie. Sortede gravelle des oiseaux de proie.
f CROILER (kroi-lé) ou CROLEll (kro-lé), ». n.Terme de fauconnerie. Se vider par le bas.
CROIRE (kroi-r’; en 1703, la prononciation in-diquée est erere, sur le théâtre on disait je croa etnon pas je cres; plusieurs prononcent erere, dit Chif-flet, Gramm. p. 204 ; je crais, dit Vaugelas; la pro-nonciation longtemps incertaine, comme on voit, estmaintenant fixée), je crois, nous croyons, vouscroyez, ils croient; je croyais, nous croyions; jecrus, nous crûmes; je croirai; je croirais; crois,croyons, croyez; que je croie, que nous croyions,que vous croyiez, qu’ils croient; que je crusse;croyant;cru, crue, ». a. 4° Être persuadé qu’unechose est vraie, réelle; 3* ajouter foi à, obéir à,siuvre l’avis; s* en croire; *• penser, présumer,s’imaginer; B* s’en rapporter à, compter sur; «• ».n. ajouter foi; 7* avoir la toi; 8* croire à, avoirconfiance en; »• croire à, être persuadé de l’exis-tence de....; 10 * croire en, être persuadé de l’exis-tence de....; 11° se croire, avoir certaine opinion desoi j être cru. || 1° V. a. Etre persuadé qu'une choseest vraie, est réelle. Un Turc, un hérétique quine croit ni ciel, ni saint, ni Dieu , ni loup-garou,mol. D. Juan, i, l. Mais encore faut-il croirequelque chose dans le monde; qu’est-ce que vouscroyez? id. t'b. m, l. La promptitude à croire lemal sans l’avoir assez examiné est un effet de l’or-gueil et de la paresse, larochef. Max. 367. In-crédules les plus crédules, ils croient les miraclesde Vespasien pour ne pas croire ceux de Moïse ,pasc. Pens. Part, n, art. 17. Vous ne pouviez plusmal choisir que d’accuser le Port-Royal de ne pascroire l’Eucharistie , id. Proc. 16 . Il ne croit doncpas le sacrifice de la messe, id. ib. Le pape en-treprend donc sur nos libertés dans cette bulle oùil veut nous obliger de croire ses décisions, in. ib.
1 8. Quand les pères ont condamné Eutychès , parcequ’il ne croyait qu’une nature en Jésus-Christ, a-t-ildit que non et qu’il en croyait deux? id. Lett. deNicole au P. Ânnat. En montrant la vérité, onla fait croire, id. dans cousin. C’est un aveugle-ment de vivre mal en croyant Dieu , id. ib. Quedirai-je de ceux qui croyaient la transmigrationdes âmes? boss. Hist. u, 6. Tels sont les prodi-ges qu’il faut croire quand on ne veut pas croireles miracles du Tout-puissant? id. ib. n, 13. Autroisième jour il ressuscite, il paraît aux siens quil’avaient abandonné et qui s’obstinaient à ne pascroire sa résurrection, id. ib. u, 6. Ces hommesdélicats qui ne croient pas la vérité ie Jésus-Christet de la parole, fléch. Serm. i, 69. Les uns croientla Providence, les autres la nient, fén. Pyrrh.Ce qu'il croyait il le voyait, au lieu que les autrescroient ce qu’ils voient, fonten. Carri. Le gou-
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verneur ne savait que croire des dieux, il étaitobsédé d’Epicuriens , id. Oracles, ch. 4 4. Il a re-cours au Dieu de ses pères; il redoute ses jugementsqu’il faisait semblant de ne pas croire, mass. Car.Doutes sur la relig. Nous nous laissons mollemententraîner au cours fatal qui nous emporte sur lepréjugé général que nous ne croyons rien, id. fi.Vous tremblez sur un avenir que vous vous étiezvanté de ne pas croire, id. ib. Vérit. de la relig.Ceux de Formose croient une espèce d’enfer, mon-tesq. Espr. xxiv, tt. Ces auteurs, me repartit-il,n’ont pas cherché dans l’Écriture ce qu’il faut croire,mais ce qu’ils croient eux-mêmes, id. Lett. pers.1 34. Si quelque chose justifie ceux qui croient unefatalité à laquelle rien ne peut se soustraire.... volt.Louis XIV , 2 B. Vous croyez tous les maux que vo-tre âme redoute, id. Mérope, i, 2. Si ces philoso-phes croient l’existence de Dieu et l’immortalité del’âme, J. J. rouss. Hél. m, 48. || Croire une chosecomme l’Évangile, comme un article de foi, la croirefermement. || Croire tout comme article de foi, êtreextrêmement crédule. || Familièrement. J’aimemieui le croire que d’y aller voir, se dit de chosesqu’on dédaigne de vérifier, ou qu’on n’a pas le tempsou le moyeu de vérifier. || Si vous ne le croyezpas, allez-y voir, se dit à une personne qui doute.|| Terme de pratique. Croire un titre, le recevoirpour preuve. || Faire croire une chose, la persua-der. Nous serions coupables de faire croire une faus-seté. Je fis croire et je crus ma victoire certaine,rac. Andr. i, 4. || Se faire croire, obtenir créance.Ce voyageur raconte de telles choses, qu’il a beau-coup de peine à se faire croire. Ô bienheureux sou-pirs, favorables moments, Où l’un et l’autre cœur,plein de doux sentiments, Aime et le dit et se faitcroire 1 la font. Daphné, m, 4 . Il Se faire croireune chose, se la persuader à soi-même. L’hommeest ainsi fait qu’à force de lui dire qu’il est un sot,il le croit; et, à force de se le dire à soi-même, onse le fait croire, pasc. Pensées, art. xxiv, 38, éd.Lahure, 4 860 . || 2° Ajouter foi à, obéir à, suivrel’avis. Croyez-vous cet homme-là? Il ne croit pasles médecins. Je vous crois. Croyez-moi, ne faitespoint cela. Il croit cette âme basse et se montresans foi; Mais, s’il croyait la sienne, il agirait enroi, corn. Pomp. n, 4. Ah! ahl qui des deuxcroire ? Ce discours au premier est fort contradic-toire, mol. l’Étour. i, 4. Les sages le prévirent;mais les sages sont-ils crus en ces temps d’emporte-ment, et ne se rit-on pas de leurs prophéties? Ross.Reine d’Anglet . Un honnête homme qui dit oui etnon mérite d’être cru; son caractère jure pour lui,donne créance à ses paroles et lui attire toute sortede confiance, la brut. v. Non, ou vous me croi-rez, ou bien de ce malheur Ma mort m’épargnerala vue et la douleur, rac. Brit. iv, 3. Oui, monsieur,je vous crois, comme mon propre père, id. Plaid.i, 7. Qui l’aurait crue [la maréchale de Cléram-hault], on eût fait son repas sans quitter les car-tes, st-sim. 4 04, 4 4 6. Souffle sur ton amour, ami,si tu me crois, a. chén. 4 69. || Par extension. J’aifailli, je l’avoue, et mon cœur imprudent A tropcru les transports d’un désir trop ardent, corn.Nie. Ii,’ 2 . Et croire la pitié qui me pourraitsurprendre, rotrou, Bélü. iv, 8. Et de mille re-mords son esprit combattu Croit tantôt son amouret tantôt sa vertu, rac. Andr. v, 2 . || S. m. Lecroire, l’action d’ajouter foi. Jamais on ne touchamieux le naturel de la croyance en matières de cho-ses humaines que quand on a dit que le croire estune courtoisie; car, comme c’est une courtoisie decroire à un homme d’honneur, aussi est-ce une in-civilité bien rustique de démentir de braves et fidèlesécrivains, garasse, Rech. des recherches, p. 806 ,dans lacurne. || 3“ En croire, locution dans laquelleen, signifiant proprement sur cela, est devenu ex-plétif. Ne vous alarmez pas, elle ne m’en croitpas, corn. Perthar. i, 4. Je n’en serai point cru àmon serment, et l’on dira que je rêve, mol. Georg.Dand. u, 8. Les enfants n’en veulent plus croireleurs grands-pères, boss. Hist. n, 2 , De cette sorte,saint Jean-Baptiste, qu’on jugea digne d’être leChrist, n’en fut pas cru quand il montra le Christvéritable, id. ib. u, 40. On aimera mieux qu’unfaussaire soit prophète qu’Isaïe, ou que Jérémie , ouque Daniel ; ou bien chaque siècle aura porté unfaussaire heureux que tout le peuple en aura cru,id. ib. n, 43. M’en croirez-vous? Lassé de ses trom-peurs attraits, Au lieu de l’enlever, fuyez-la pourjamais, rac. Andr. m, 4. Ah! fallait-il en croireune amante insensée ? Ne devais-tu pas lire au fondde ma pensée? id. ib. v, 3. Quelle faiblesse à moid’en croire un furieux? id. Mithr. ni, 4. Je m’en fie
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à Burrhus; j’en crois même son maître, id. Br ilv, 4. Là, si vous m’en croyez, d’un amour éternelNous irons confirmer le serment solennel, m. Phèd.v, 4. Ah ! si vous m’en croyez, ne m’interrogez pas,volt. Œdipe, m, 4 . J’obéis sans rien craindre etj’en crois les oracles, id. Sémiram. v, 4. || A l’encroire, s’il faut l’en croire, locutions qui exprimentle doute. X l’en croire, tout est perdu. || Par exten-sion. En croirez-vous cette lettre? S’il en croitvotreardeur, je suis sûr du trépas; Mais peut-être, ma-dame, il ne l’en croira pas, corn. Sertor. v, 4. Etvous n’en croirez pas toute cette colère, id. Toi-son, iv, 3. En crois-tu mes soupirs? en croiras-tumes larmes ? id. Uéracl. v, 3. J’en ai cru le hasard,rotrou, Bélis. u, 40. Si j’en crois leurs alarmes,rac. Andr. i, 4. Que n’en croyais-je alors ma ten-dresse alarmée? id. Iphig. i, 4. Que si j’en croisma gloire, il y faut renoncer, id. ib. u, 7. En croi-rez-vous toujours un farouche scrupule? id. Phèd.i, 4. Je connais mal peut-être une loi si nouvelle,Mais j’en crois ma vertu qui parle aussi haut qu’elle,volt. Ali. m. 6. Et j’en croyais trop tôt un déplaisirmortel, id. Zaïre , iv, 7. Ciel! que vois-jeI en croi-rai-je ma vue? id. Triumv. u, 4. N’en croyez pas,madame, un orgueil téméraire, id. Mérope, i, 3.|| En faire croire, dire des mensonges, tromper lacrédulité. À qui vous veut ouïr, vous en faites biencroire, corn. Ment, i, 6. Il en ferait bien croire àdes esprits mal faits, quinault, la Comédie sanscomédie, il. 5. || 4° Penser, présumer, s’imaginer.Que va-t-on croire de moi? Vous ne sauriez croirecombien cela me contrarie. 11 a cru bien faire. Jevous pardonne d’avoir cru sur la foi du P. Baunyqu’Aristote ait été de ce sentiment, pasc. Pro». 4 .Si on leur fait entendre que vous croyez pouvoirfaire votre salut en calomniant vos ennemis, pasc.Prou. 4 5. Je ne crois pas que j’en plisse sortir, sion y recevait de vos nouvelles, sév. 4 64. Mais c’estun jeune fou qui se croit tout permis Et qui pourun bon mot va perdre vingt amis, boil. Sat. ix. Unhomme ne veut point croire qu’il soit orgueilleux,ni lâche, ni paresseux, il veut croire qu’il a raison,boss. Connais, i, 46. Elle croyait servir l’État, ellecroyait assurer au roi des serviteurs en conservantà Dieu des fidèles, id. Reine d’Anglet . Assiége-t-il quelque place, il invente tous les jours de nou-veaux moyens d’en avancer la conquête ; on croitqu’il expose les troupes ; il les ménage en abrégeantle temps des périls par la vigueur des attaques, id.Louis de Bourbon. Augustin crut que la pénitencen’avait rien qui déshonorât le sacerdoce, fléch.Panég. i, p. 260 . Vous croyez qu’un amant viennevous insulter? Il vous rapporte un cœur qu’il n’a puvous ôter, rac. Andr. u , 4. Mais cependant, sei-gneur, que faut-il que je croie D’un bruit qui mesurprend et me comble de joie? id. Iphig. i, 2.Que croira-t-on de vous, à voir ce que vous faites?id. Andr. iii , 4. Les grands ne comptent le restedes hommes pour rien et ne croient être nés quepour eux-mêmes, mass. Pet. carême, Obstacl.Jésus-Christ souffre à notre place et les grandscroient que tout doit souffrir pour eux, id. ib.X voir le climat affreux de la Moscovie, on necroirait jamais que ce fût une peine d’en être exilé,montesq. Lett. pers. 60. Il en est de l’esprit et dugoût comme de la philosophie ; rien n’est plus rareque d’en avoir, plus impossible que d’en acquérir,et plus commun que de s’en croire beaucoup,d’alemb. Essai sur la société des gens de lettres,Œuvres, t. ni, p. 44, dans Pougens. || Trop croirede, avoir une trop haute opinion de. Rome a tropcru de moi, corn. Hor. u, 4 . Et j’y pouvais un jour,sans trop croire de moi, Prétendre, en les servant,un honorable emploi, mol. l’Étour. v, 3. || Je crois,à ce que je crois, employés comme incise, c’esèà-dire d’après mon opinion, selon mon sentiment.Vous ferez bien, je crois, de ne plus fréquenter cdhomme-là. Il avait, à ce que je crois, étudié laquestion la matinée. || Je crois bien, signifie en cer-taines circonstances déterminées par le contexte :cela n’est pas étonnant. 11 n’aime plus cette per-sonne, je crois bien, elle n’est plus la même, pasc.P. div. 38. || Regarder comme. On le crut fou. bne faut presque rien pour être cru fier, incivil,méprisant, désobligeant ; il faut encore moins pourêtre estimé tout le contraire, la brut. v. || Croiraquelque chose à quelqu’un, croire qu’il possède cett'Jchose. Je lui crois beaucoup d’habileté. Je croyaisà cet homme plus de droiture qu’il n’en a. || 6° S’enrapporter à, compter sur. Je croirais ses conseils etje verrais Pyrrhus , rac. Andr. m, 6. J’ai prononcésa grâce et je crois sa promesse, m. Baj. ux, B. Jefus sourde à la brigue et crus la renommée,m. Brit.