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Tome premier. A - C.
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de ces nations sauvages et mal cultivées, boss. llist.ni, s. || 3°Entretenu, conservé. D’honorables amitiéscultivées avec un soin digne de louange.

-)■ CULTIVEMENT (kul-ti-ve-man), s. m. L’actionde cultiver. Le cultivement des terres.

— HIST. xiv* s. Toutes choses appartenantes aucultivement [culte] des demones, oresme, Éth. m.Je regarderai l’onneur et le cultivement de Dieu etdes églises, Chr. de St-Vems, t. i, f* 180 , danslacurne. || xv* s. Une autre porcion de peuple fu parlui commise au labour et coultivement des terres,CHRIST. DE PISAN, Charles F,n, 2. || xvi* s. On laisseles pauvres ignares pour le cultivement de la terre,PALISST, 17.

— ÉTYM . Cultiver; provenç. coltivament; ital.coltivamento.

CULTIVER(kul-ti-vé), ». o. || l"Travailler la terrepour lui faire produire les végétaux utiles aux be-soins de l’homme et des animaux domestiques. Cul-tiver un jardin. Il cultive son champ de ses propresmains, fén. Tèl. vi. Un des premiers soins du princeétait de faire fleurir l’agriculture; et les satrapesdont le gouvernement était le mieux cultivé avaientla plus grande part aux grâces, boss. Jlist. ni, B. || Selivrer, s’adonner à la culture de certaines plantes.Cultiver la vigne. Je ne veux, je n’attends rien devous, et je mourrai en cultivant ma vigne, mar-mont. Contes moraux, Lauret. Je confie à vos soinsLes plantes que par choix cultivait ma tendresse,c. delà vigne, Paria, m, 1. || 2” Fig. Cultiver la poé-sie, la musique. M. Lieutaud [médecin à la cour] don-nait à l’étude tout le temps que ses devoirs lui lais-saient ; il cultiva les sciences dans son nouveau séjourcomme il les avait cultivées dans sa patrie; il de-meurait à Versailles , mais il ne vivait pas à la cour,Condorcet, Lieutaud. Il apprit à cultiver les ver-tus, fén. Tél. xxi. L’histoire naturelle peut passeraujourd’hui, par la manière dont elle est traitée,pour la plus intéressante de toutes les sciences queles hommes cultivent, et celle qui vous ramène leplus naturellement de l’admiration des ouvrages àl’amour de l’ouvrier, 3. J. rouss. Projet d'éduca-tion. Combien de citoyens aujourd’hui prévenus Pources arts séduisants que l’Arabe cultive I volt. Tancr.i, 1. Nos modestes aïeux Parlaient moins de vertuset les cultivaient mieux, Gilbert , XVIII e siècle.|| 3” Former, développer. Cultiver sa mémoire. LesGrecs, naturellement pleins d’esprit et de courage,avaient été cultivés de bonne heure par des rois etdes colonies venuesd'Égypte , boss. Hist.m, B.Leuresprit était vif et ferme ; mais ils prenaient peu desoin de le cultiver, mettant leur confiance dans leurscorps robustes et leurs bras nerveux, id. ib. m, s.Dans les douceurs qu’il goûtait avec ses enfants, il necessait de leur inspirer les sentiments de la véritablevertu; et ce jeune prince, son petit-fils, se sentiraéternellement d’avoir été cultivé par de telles mains,id. Louis de Bourbon. Il est temps de montrer cetteardeur et ce zèle Qu’au fond de votre cœur messoins ont cultivé, rac. Ath. iv, 2. Vous cultivez déjàleur haine et leur fureur, id. Athal. u, 7. Soumiseà mon époux et cachant mes ennuis, De son fatalhymen je cultivais les fruits, id. Phèd. I, ». Ce mal-heureux Brutus Dont Caton cultivait les farouchesvertus, volt. M. de Cés. i, i. Ces semences de haineQue mes soins en secret cultivaient avec peine, id.Sémir. il, 4. J’avais cultivé quelques talents agréa-bles, j. J. rouss. Hél. i, 1 .Avec quelle tendresse Cepère infortuné cultivama jeunesse, ducis, Hamlet ,il, B. Et ceux qui, de nos arts utiles inventeurs, Ontd éfriché la vie et culti vé les mœu rs, delille , Énéide ,vi, 893. || Faire prospérer. De ton trône agrandi por-tant seul tout le faix, Tu cultives les arts, tu répandsles bienfaits, boil. Ép. vin. || 4" Entretenir des re-lations amicales et bienveillantes avec quelqu’un.J’ai toujours eu beaucoup d’attache à le cultiver[Ménage], et je n’ai jamais voulu manquer de re-connaissance à tous -les bons offices qu’il m’a rendus,segrais, Mémoires, t. n, p. 10 ». Vous devez culti-ver avec soin Mgr Giori, boss. Lett. quiét. 268. Ilest doux de voir ses amis par goût et par estime; ilest pénible de les cultiver par intérêt, la brut. iv.Les respecter, les cultiver, leur plaire, mass. Car-Mélange. Ces soins et ces empressements à cultiverl’estime des hommes, id. Car. Tiédeur. 2 . On ouvre samaison à des serviteurs de Dieu ; on cultive leur ami-tié; on conserve avec eux des liaisons d’estime et deconfiance, id. ib. Véritable culte. Vous n’en cultivezpas moins des liaisons fatales à votre innocence, id.ib. Bech. Est-ce la prudence chrétienne qui cultive lesgrands pour en faire les protecteurs de la vérité?m. Confér. 1 , Cond des clercs dans le monde.j| G’est un homme qu’il faut cultiver, c’est une con-

naissance à cultiver, c’est un homme dont il fautentretenir la bienveillance. || B* Se cultiver, u.ré/l. Être cultivé. Ces terres se cultivent facilement.|| Fig. Le plaisir de la société entre amis se cul-tive par une ressemblance de goût sur ce qui regardeles mœurs, et par quelque différence d’opinionssur les sciences, la bruy. v. L’amitié qui se cul-tive aux dépens du devoir, n’a plus de charmes,j. i. rouss. Lettre à M. Moultou, t. v, p. 172, dansPOUGENS.

— HIST. xi* s. Cil qui custivent la terre, L. deGuill. 33. || xii* s. Sunt lur ententes totes mises X laterre de lung gastie, Povre, deserte et enermie,Cum coiltivée funt à dreit, benoIt, Chron. v. 7059.Elle [la terre] ert maleite soz ta main, Tu la cotive-ras en vain, Adam, Mystère, p. 35. || xm* s. Se laterre n’est bien semée Et cultivée et gaegniée, El nevautguere, Choses qui faillent en ménage. || xiv* s.Les champs qui n’avoient pas este coutivez, ber-cheure, f” 39, verso. || xv* s. Belle sœur, cy gardeprenon; Quand elle [la vigne] est fouie et fuenbrée[fumée] Et tailliée et bien cultivée.... Mir. de SleGenev. || xvi“ s. Terre portoit les fruicts tost et àpoinct Sans cultiver, marot, iv, 17. Pour la coulpede ceux qui l’ont eue en garde [nostre langue] et nel’ont cultivée à suffisance, dubell. i, 6, verso. 11destourna le peuple au labourage, à fin que, culti-vant la terre, il se cultivast et s’addoulcist aussi soymesme,AMYOT, Numa, 28. Laissant durant cetempslà les terres en repos, en les cultivant toutesfois; àce que les herbes y croissans, n’en succent la sub-stance, 0. DE SERRES, 90.

— ÉTYM . Saintong. coutiver; provenç. cullivar,coltivar; ital. collivare ; d’un adjectif cultif qu’onpeut supposer dérivé de cultus, participe passé decolere.

j-CULTORISTE (kul-to-ri-st’),s. m. Nom de poètesespagnols de l’école de Gongora , qui se livrèrent aucultisme.

— ÉTYM . Voy. cultisme.

t CULTRICOLLE (kul-tri-ko-1’), adj. Terme d’his-toire naturelle. Qui a le cou ou le corselet en formede couteau.

— ÉTYM . Lat. culter, couteau (voy. coutre), etcollum, col.

t CULTRIDENTË, ÉE (kul-tri-dan-té, tée), adj.Terme de zoologie. Qui a les dents en forme decouteau.

— ÉTYM . Lat. culter, couteau, et dent.

t CULTRIFOLIË, ÉE (kul-tri-fo-li-é, ée), adj.Terme de botanique. Qui a les feuilles en forme docouteau.

— ÉTYM . Lat. culter, couteau, et folium,, feuille.

f CULTRIFORME (kul-tri-for-m’), adj. Terme

d’histoire naturelle. Qui a la forme d’un couteau.

—ÉTYM . Lat. culter, couteau, et forme.

| CÜLTRIROSTRE (kul-tri-ro-str’), adj. Terme dezoologie. Qui a le bec en forme de couteau.

— ÉTYM . Lat. culter, couteau, et rostrum, bec.

f CULTURAL , ALE (kul-tu-ral, ra-1’), adj. Qui

est relatif à la culture. Les procédés culturaux. L’ad-ministration des forêts a été quelquefois conduite àsacrifier la question culturale à la question finan-cière.

— ÉTYM . Culture.

CULTURE (kul-tu-r’), s, f. || 1 * Travail de la terre,ensemble des opérations propres à obtenir du solles végétaux dont l’homme et les animaux domesti-ques ont besoin. La culture du blé, du„tabac, de lagarance, de la vigne. L’antiquité admira les richesmoissons d’un pays que la négligence de ses habi-tants laisse maintenant sans culture, boss. Uist. iii,4. Le choix que ces deux illustres poètes ont fait decette matière pour la traiter en vers, nous marqueen quel honneur étaient chez les anciens la culturedes terres et la nourriture des troupeaux, deux sour-ces innocentes de richesses et d’abondance pour unpays, rollin, llist. anc. Œuvres, t. n, p. 600 ,dans pougens. On peut juger de l’attention que l’ondonnait à la culture des terres par le soin que pritl’un des plus puissants rois de Syracuse [Hiéron II ]de composer un livre sur cette matière, oû il don-nait de sages avis et d’excellentes règles pour en-tretenir et augmenter la fertilité du pays, id. ib. t. x,p. 416. La culture des champs, la guerre sont nosarts, volt. Minos , n, i. Aussi ne voit-on les pro-diges de la culture et de l’abondance que dans lescampagnes divisées entre une foule de possesseurs,marmont. Pays. nord. Œuvres, t. xvn,p. 91. Ilsont pour maxime de tirer de la culture tout ce qu’ellepeut donner, non p„ur faire un plus grand gain,mais pour nourrir plus d’hommes, J. J. rouss. Bel.iv, io. StBoniface, avec les religieux de son ordre,

commença toutes les cultures dans les quatre êvêchésde Bavière , chateaub. Génie, iv, vi, 7.|| Grandeculture, exploitation d’un vaste terrain, d’une grandeferme, d’après les meilleurs procédés, et employantles machines soit pour labourer, soit pour moisson-ner, soit pour faucher, etc. Petite culture, celledes petites parcelles, qui se fait généralement àbras. Culture alterne, assolement où l’on cultivechaque année des plantes diverses, sans laisser re-poser la terre. || Mode d’exploitation du sol. Culturejardinière, maraichère . Culture à moitié fruits.|| Culture a aussi la signification générale d’agricul-ture; c’est en ce sens qu’on dit la culture pastorale,|| Bail à culture ou locatairie perpétuelle, conven-tion par laquelle on affermait un bien à perpétuité,à la condition de le cultiver et de payer une rede-vance. || 2” Terrain cultivé. L’étendue des cultures.On a constaté le bon état des cultures. || 3* Actionde cultiver un végétal, un produit de la terre. Cul-ture du blé, de la vigne, du chanvre, du mûrier.La culture des arbres isolés fait des progrès. || Lescultures, nom donné, dans certaines colonies, àla culture de plantes particulières, telles que lacanne à sucre, le café, le poivre, etc. Si les pre-miers Français qui parurent à St-Domingue avaientsongé à établir des cultures, ils auraient occupé,comme ils le pouvaient, la partie de l’île qui estsituée à l’est; elle a des plaines vastes et fertiles,raynal, llist. phil. XIII, 46. || 4° Fig. La culture deslettres, des sciences, des beaux-arts. Le peu deconnaissance que j’ai, je le dois à la culture desbonnes lettres, patru, Harangue de Cicéron pourArchias , dans richelet. Quoique livré presqueuniquement à des études et à des ouvrages ecclé-siastiques, il n’avait pas entièrement abandonné laculture des lettres, d’alemb. Éloges, Fleury. Si laculture des sciences est nuisible aux qualités guer-rières, elle l’est encore plus aux qualités morales,j. i. rouss. Disc, rétabl. des sciences. || Instruction,éducation. Un esprit sans culture. La culture ducœur, des sentiments. Des premiers ans du roi[Charles IX ] la funeste culture N’avait que tropen lui corrompu la nature, volt, llenr. m. Toutce qui flatte le plus notre vanité n’est fondé que surla culture que nous méprisons, vauven. Max. 687.

— HIST. xm* s. Si comme je voil demander à Je-han une couture de terre ou toz les héritages quifurent Pierre.... beaum. vi, 28. Li leus [le loup] s’enva grant aleüre Droit au jument par la costure, Ren.7636. vigne de noble fruit chargée Sans humainecultiveüre, Violete non violée, Cortilz touz enceinzà closture, ruteb. ii, 12. ||xvi*s. A esté baillé àJehan une aucquette ou couture, du cange, auca.Et les vivans contens de la pasture Produicte alorssans labeur ne culture, marot, iv, 17. Que si lesanciens Romains eussent esté aussi negligens à laculture de leur langue.... dubell. i, 6, recto. Que lejardinier se résolve de ne lui espargner la culture,ne l’arrouser au besoin, o. de serres, 630. Meslantnon seulement à la culture des terres et ornementdes villes les arts de deçà, mais aussi meslant lesvertus grecques et romaines aux originelles du pays,mont, iv, 19.

— ÉTYM . Berry, couture; picard, couture, grandchamp cultivé; provenç. et espagn. cultura; ital.coltura; du latin cultura, de cultum, supin de co-lere. Dans l’ancien français , couture nu culture si-gnifie une pièce de terre cultivée.

CUMIN (ku-min), s.m. Terme de botanique. Planteombellifère, dont les graines sont quelquefois em-ployées pour aromatiser le pain, le fromage ( cumi-num cyminum, L.). On nous présente d’abord plu-sieurs espèces de coquillages, les uns tels qu’ilssortaient de la mer; d’autres cuits sur la cendre oufrits dans la poêle; la plupart assaisonnés de poivreet de cumin, bak.hél. Anach. ch. 26 . || Cumin bâ-tard, nom vulgaire de la lagoécie cuminoïde (om-bellifères). || Cumin cornu, nom vulgaire de la ni-gelle cultivée (renonculacées) et particulièrement deses semences. On l’appelle encore faux cumin. || Cu-min des prés , nom vulgaire du carum carvi (om-bellifères), dit aussi carvi.

— HIST. xm* s. Sur poivre, sur coumin, sur es-pices, sur cire, Berte, lxiy. Il puet vendre poivre,cuumin, canele, regulisse et cire qui ne soit pasouvrée, Liv. des mét. 32. Je ne suis pas de ces po-vres pieescheurs, ne de ces povres herbiers quiportent boites et sachez, et si estendent un tapiz,car teiz veut poivre et coumin et autres espices,ruteb. 256. || xvi* s. Dragée faite d’anis, de fenouil,commin et carvi, o. de serres, 917.

— ÉTYM . KOpiivov, de l’hébreu kamon.

_ t CUMINÉE (ku-mi-née), s. f. Nom d’une tribu de