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Tome deuxième. D - H.
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ché, chat représenté droit sur ses pattes de der-rière; se dit aussi du chat en action rampante.

Il Substantivement. les pauvres effarouchés Pen-sent sêtre bien retranchés, Perrault , Chasse,dans richelet. || 2° Mis en crainte, en défiance.Effarouché par une telle proposition. Je vous croyaiseffarouchés pour plus de huit jours, dancourt,Moul. Jav. so. 23. Les paysans effarouchés avaientfui; beaucoup de vivres étaient gaspillés, ségur,liist. de Nap. vin, fl.

t EFFAROUCHEMENT (è-fa-rou-che-man), s. m.Action de seffaroucher; état de celui qui est effa-rouché. Le père Tellier se répandit en discours dela difficulté de la chose, sur un premier effarouche-ment qui.... st-sim. 350, 107.

êtym. Effaroucher.

EFFAROUCHER (è-fa-rou-ché), v.a. || 1° Effrayer,faire fuir, en parlant des animaux. Effaroucher dufiibier. Les cris effrayants de larmée ennemie, jointsa une grêle de traits et de pierres lancées de diverseôtés par les archers et les frondeurs, les trou-blaient [les éléphants], les effarouchaient, les méf-iaient en fureur, et souvent les obligeaient de setourner contre leurs propres troupes, rollin, liist.anc - t. xi, t part. p.3flo, danspouGENS. || 2° Mettreen crainte et en défiance. Il faut, si vous mencroyez, n'effaroucher personne, mol. Avare, v, i.Phelippeaux acheva deffaroucher son père par tousjos détails quil lui rapporta, st-sim. 201,180. Cétait>a funeste régence de Brunehault qui avait surtouteffarouché la nation, montesq. Espr. xxxi, i. Tropdéclat leffarouche; il voit dun ceil sévère Dans lebien quon lui fait le mal quon peut lui faire, volt.Brutus , ii, 2. || Absolument. Unhommedetalent, silest austère, il effarouche, la bruy. xii. || Fig. Effa-roucher les pigeons, éloigner dune maison les per-sonnes qui y apportent profit. || 3" Fig. Rendre quel-qu'un moins traitable, le choquer. Et ceux que vosrigueurs ne font queffaroucher, corn. Cinna, iv, 4.b* 1 je nai plus un cœur que le crime effarouche,Aac. Théb. m, 6. Ils [les épicuriens] nont reconnudes dieux que par bienséance, pour ne pas effa-roucher la canaille dAthènes , volt. Dial, xxix, 4.Un front cicatrisé par la guerre et le temps Effarou-chait en vain mon cœur et mec beaux ans, id.Soph. i, 3. Elle ne fut ni surprise de sa conquêteni effarouchée dune prompte déclaration, M" degenlis, Mme de Maintenon, t. n, p. 3, dans pou-gens. || 4° Seffaroucher, u. ré/l. Être effarouché. Cecheval sest effarouché. || Fig. Mon cœur sen effa-rouche, et jen frémis dhorreur, corn. Ilor. ii, 3.Vous lui cachez, madame, un secret qui le touche;Je crains quen lapprenant son cœur ne seffarouche,io. A'icom. i, 6. Ne teffarouche pas dun feudont je fais gloire, id. Suréna, i, I. Cest unétrange fait quavec tant de lumières Vous vous ef-farouchiez toujours sur ces matières, mol. Éc. des f.iv, 8. Les hypocrites nont point entendu raillerie;ils se sont effarouchés dabord et ont trouvé étrangeque jeusse la hardiesse de jouer leurs grimaces,m. Tart. Préface. Je sais que vos attraits, encordans leur printemps, Pourraient seffaroucher delhiver de mes ans, voj.t. Mér. i, 3. Le lecteur sescandalise et seffarouche de tout, J. J. rouss. Êm.iv. || Il se dit aussi des sentiments. Que ton ambitionne seffarouche pas, corn. Perlhar. m, 4. Je con-nais sa vertu prompte à seffaroucher, rac. Bajas. i, 4 .

HIST. xvi* s. Seffaroucher de voir un hommemort, mont. I, 80 . Cette sotte humeur de seffa-roucher des formes contraires aux nôtres, id. iv,i 23. Sans raison quelconque, comme bestes effa-rouchées, ilz salloient eulx mêmes enferrer, amyot,P. Æmil. 33. Au lieu quil avoit trouvé lisle touteeffarouchée, sauvage et haïe par les naturels habi-tans mesme, id. Timol. 4e. Ce bœuf seffarouchalors contre le bouvier qui le menoit, id. Dion, 49.Seffaroucher ou soffenser des paroles, est preuvede grande foiblesse ou destre touché de la maladie,charron, Sagesse, i, 23.

ÊTYM . E pour es.... préfixe, et farouche; Berry,effourdcher.

f EFFARVATTE (è-far-va-t), s. f. Petite rous-serolle, espèce du genre fauvette.

f EFFAUCIIETTER (è--chè-), V. a. Termedagriculture. Ramasser les avoines avec un râteauappelé faucliet.

ÊTYM . Fauchet.

t EFFAUTAGE (è--ta-j), s. m. Merrain de rebut.EFFECTIF, 1VE (è--ktif, kti-v), adj. || 1° Termede théologie. Qui produit des effets. Lamour effectif,celui qui fait pratiquer la loi, par opposition àlamour affectif qui no produit que des sentiments.Il 2° Qui existe effectivement, réellement. Une ar-

D1CT. DK LA LANGUE FRANÇAISE.

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mée de trente mille hommes effectifs. Les plusgrands rois ont eu rarement trois cent mille com-battants effectifs, volt. Mœurs, Juifs. ||3 Réel,positif. Cest ce glorieux titre, à présent effectif,Que je viens ennoblir par celui de captif, corn.M. de Pomp. iv, 3. Jusquà ce quon nous craigneet que le temps arrive De remettre en ses mains lapuissance effective, id. Perthar. ni, 3. Ne semble-t-il pas que Dieu nait mis cette merveilleuse idée devertudanslespritdun philosophe [Socrate ] que pourrendre cette idée effective dans la personne de son fils ?boss. liist.ii, 6. Cherchez, imaginez parmi les hom-mes les différences les plus remarquables ; vousnen trouverez point de mieux marquée ni qui vousparaisse plus effective que oelle qui relève le victo-rieux au-dessus des vaincus quil voit étendus à sespieds, id. Duch. dOrl . Us lui représentèrent que,pour un secours aussi présent et aussi effectif quel'argent et la flotte, il ne lui en coûterait quun vainconsentement, vertot, Bévol. rom. xi, 437. || Unhomme effectif, homme qui ne promet rien quil nedonne. Effectif dans ses résolutions, fidèle dans sespromesses, fléch. M. de Mont. Maréchal [le chi-rurgien du roi], qui était effectif, et la probité, etla vérité, et la vertu même, était dailleurs gros-sier, st-sim. 326, 7. || Dans le même sens. Sa pa-role est effective. ||4 S. m. Nombre réel des sol-dats dune armée, dune troupe, par oppositionà celui quassignent les règlements ou à celui quonannonce publiquement. Leffectif nétait que de tant.

|| Terme de comptabilité militaire. Relevé des con-tréles annuels.

HIST. xvi* s. Moyennant que ce quil met enavant ait en soy quelque propriété effective enversle sujet à quoy on le veut appliquer, lanoue, 4 97.

ÊTYM . Provenç. effectiu; espagn. efeclivo; ital.effettivo ; du latin effectivus, de effeclus, effet.

f EFFECTION (è-ïô-ksion), s. f. Terme de géo-métrie. Construction géométrique des problèmes etdes équations. Il publia trois traités qui ont pourtitres : le premier.... le troisième, la construction oueffection des équations, fonten. Lahire. || Peu usité.

êtym. Lat. effectinnem (voy. effet).

EFFECTIVEMENT ( è - - kti - ve - man ) , adv.

|| 1° Avec effet. Agir effectivement. || 2° Réellement,en réalité. Effectivement il est arrivé; il est arrivéeffectivement; il est effectivement arrivé. Que dira-t-on de ceux qui se portent à des choses effective-ment mauvaises, parce qu'ils les croient effective-ment bonnes? pasc. Prov. 4. Ce qui effectivementest vrai, fonten. les Mondes, i" soir.

REM. Des auteurs de synonymes ont essayé dedistinguer effectivement et en effet. Mais effective-ment signifiant avec effet, et eneffet signifiant dansleffet, la nuance échappe tout à fait dans lusage.

HIST. xvi* s. 11 prédit à son maistre que cedessein ne reussiroit pas.... effectivement tout ceprojet ne réussit rien qui vaille, daub. Vie, xo.Il brigua luy mesme effectivement [de fait] en safaveur, amyot, Pomp. 31.

êtym. Effective, et le suffixe ment.

f EFFECTRICE (è--ktri-s), adj. f. Terme di-dactique. Cause effectrice, cause qui produit uneffet. On dit plus souvent cause efficiente.

ÊTYM . Lat. effectrix, celle qui fait (voy. effet).

EFFECTUÉ, ÉE (è--ktu-é, ktu -ée), part, passé.Mis à effet. Des desseins longtemps médités et fina-lement effectués.

EFFECTUER (è--ktu-é), u. a. || 1° Mettre à effet.Effectuer ses promesses. On effectua le passage dufleuve. Larmée effectuait lentement sa retraite. Ceque le fer ne peut la douleur leffectue. mair. Sophon.ni, 2 . Tant que tu te défends dy rien contribuer[aux mauvaises pensées], Tu leur défends aussi derien effectuer, corn. Imit. m, 8 . || Absolument.Ce nest pas tout de promettre, il faut effectuer.|| 2° Terme de mathématique. Faiiÿ un calcul quinest quindiqué. Effectuer une opération. || 3* S ef-fectuer, v. ré/l. Être effectué, être accompli. Sesprojets seffectuent. Je sais bien que la représenta-tion raccourcit la durée de laction, et quelle faitvoir en deux heures, sans sortir de la règle, ce quisouvent a besoin dun jour entier pour seffeetuer,corn. Ex. de Mélite. Pendant ce temps, le passagedu Boryslhène seffectua sur plusieurs points ,ségur. liist. de Map . vi, 7.

HIST. xvi* s. Cest la seule humilité et soub-mission qui peult effectuer un homme de bien, mont,ii, 208. Lesquels, se faschans davoir si peu effectuéau séjour quils avoyent fait devant Paris , délibé-rèrent de donner une camisade aux faux-bourgs,lanoue, 688 . Et ny eut que le quatrième poin.-t,de moindre importance que les autres, qui seffec-

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tua, id. 612.qui me fait vous prier do croire

mon conseil et de leffectuer, carloix, m, 6. Lar-tillerie a bien plus daction et effectue davantagecontre une muraille quelle ne fait contre un gabionrempli de terre, paré, ix, 12.

êtym. Lat. effectue, effet.

t EFFÉLURE (è--lu-r), s. f. Rognure de peaublanche qui sert à faire delà colle.

ÊTYM . Sans doute es.... préfixe, et fêlure; dumoins on trouve effelU, rompu : xm* s. Brisie fu eteffellée, liist. de Sie Leoc. ms. f° 32, dans lacurne.

f EFFEMELLER (è-ffe--), v. a. Retrancherdans une forêt le bois mort ou mauvais. Pour leshommes il faudrait faire comme les bûcherons fonttous les ans dans les grandes forêts; ils y entrentpour les visiter, pour reconnaître le mort bois oule bois vert, et effemeller la forêt, retranchant toutce * 5 ui est superflu ou dommageable, pour retenirseulement les bons arbres ou leo jeunes baliveauxdespérance, garasse, dans bayle, Dict. au motDéjotarus , note F. || Inusité aujourdhui.

êtym. Peut-être femelle : ôter ce qui rend lebois femelle, cest-à-dire moins fort.

f EFFÉMINATION (è--mi-na-sion), s. f. Actiondefféminer; état de celui qui est efféminé.

hist. xvi* s. Effémination, cotgrave.

ÊTYM . Efféminer.

EFFÉMINÉ, ÉE (è--mi-, née), part, passé.

|| 1° Rendu par les habitudes semblable à une femme.Va, cœur efféminé, va, lâche, sors dici, rotr.Antig. iv, 6. Des cœurs efféminés dont loisive mol-lesse Ne connaît dintérêts que ceux de leur ten-dresse, volt. Sophon. i, 2. || Substantivement. Unefféminé. Cest le propre de lefféminé de se levertard, de passer une partie du jour à sa toilette, dese voir au miroir, de se parfumer, de se mettre desmouches, de recevoir des billets et dy faire réponse,la bruy. 1 .1| 2° En parlant des choses. Pour la mu-sique, on sait que les anciens croyaient que riennétait plus pernicieux à une république bien poli-cée que dy laisser introduire une mélodie effémi-née, fê8. Educ. des filles, ch. 42. Quel est le ci-toyen parmi nous qui se priverait, comme Julien,Antonin et Marc-Aurèle , de toutes les délicatessesde notre vie molle et efféminée....? volt. Dict.phil.Philosophes, i. Essayant sur le luth des chants effé-minés, c. delavigne. Vêpres sic. u, 2 .

f EFFÉM1NÉMENT ( è-ffé-mi--man ) , adv.Dune manière efféminée.

EFFÉMINER (è--mi-), v. a. Rendre par les ha-bitudes une homme faible comme une femme. Toutce qui efféminé les hommes, j. j. rouss. Pologne , 3.Il II se dit aussi des choses. Efféminer les mœurs. Ilprétend que tout autre amour ne peut quaffadir etefféminer Melpomène , laharpe, Cours de lülér.t. vu,p. 190. || Sefféminer, v. réfl. Devenir efféminé.

SYN. efféminer, amollir, énerver. Amollir,cest rendra mou; énerver, cest ôter le nerf. Lesdélices de Capoue amollirent, énervèrent les Car-thaginois dAnnibal, mais ne les efféminèrent pas,efféminer signifiant toujours que lon prend nonprécisément des habitudes molles ou énervées, maisdes habitudes féminines; ce qui suppose en mêmetemps quelque chose de recherché et dapprochantde la femme.

HIST. xii* s. Trop te laisses tost abaissier, Feme-nins e effeminez, Qui nen es mais crienz [craint| nedotez, benoit, ii, 754 7 . Or si quident [ils pen-sent] quaion perdue La grant valor quavum eüe ;Quident effeminez seiom, Senz pris e senz defen-sion, id. n, 8584. || xv* s. Et safemina avec cesCypriennes, femmes du subtil art, qui lendormi-rent, g. chastel, Chr. des ducs de Bourg, m, 4 8 .|| xvi* s. Trop hanter les femmes effemine la personne,palsgr. p. 634 . Non les hermaphrodits, monstresefféminés, daub. Tragiques, liv. 11, Princes.

ÊTYM . Provenç. efemina/r, enfeminar; anc,espagn. efeminar; ital. effeminare; du latin effemi-nare, de ex, etfemina, femme.

EFFENDI (è-fan-di), s. m. Titre dhonneur et dedignité en Turquie . Seigneur, maître. || Le reis-effendi, le ministre des affaires étrangères,

êtym. Turc, efandi, maître, seigneur, cor-rompu du grec aùOsvTri; (il se prononce aflhendis,th anglais ), qui agit de sa propre autorité, seigneur(voy. authentique).

f EFFÉRENT, ENTE (è-ffé-ran ,ran-t), ad/.Termede physiologie. Qui emporte. Vaisseaux efférents,vaisseaux qui emportent les fluides sécrétés hors desglandes. Nerfs efférents, nerfs qui portent les ac-tions du centre à la périphérie.

êtym. Lat. efferens, de e (ferre, porter hors,| de e, et (erre, porter.

I. IGh