Band 
Tome deuxième. D - H.
Seite
1308
JPEG-Download
 

1308 EFF

Lett. sur la chirurg. |j 2 Effiler les cheveux, lesdégarnir en les coupant en pointe. || 3® S effiler, i>.réfl. Se défaire en fils. Cetle toile sest effilée. || Flot-ter comme un effilé, comme une frange. Sa che-velure qui sépanche, Au gré du vent prend sonessor, Glisse en ondes jusquà sa hanche, Etseffile en franges dor, lamart. Ilartn. H, 10.

_étym . Ef pour es.... préfixe, et fil de lin ou

de chanvre; provenç. esfilar; ital. sfilare.

+ 2 . EFFILER ( è-fi-), u. a. Terme de chasse.Énerver, fatiguer. Effiler les chiens. .

HIST. xvi* s. Donne moy les faveurs de 1 atti-que oraison, Ou clos ma voix de tenebreux silence;Effile mon cerveau de subtile raison, Ou le sommeilsur ma paresse élancé, Poésies de loys le caron,p> 70 dans lacurne. Un jour quelle estoit au ser-mon! elle ouyt le prescheur qui seffiloit [se fatiguaità] dàlleguer lescriture, Moyen de parvenir, p.107,dans lacurne.

étym. Es.... préfixe, et fil, dans le sens detranchant; comme on ne donne le fil quen limant,diminuant, effiler a pris le sens duser, fatiguer.

t EFFILOCHE (è-fi-lo-ch) OU EFFILOQUE (è-fi-lo-k), s. f. Terme de passementerie. Soie légère derebut. || Bouts de soie qui se trouvent aux lisièresdune étoffe. || S. f. plur. Effiloques, nom quondonne à toutes les soies non torses, dites aussi soiesfolles.

ÉTYM . Voy. EFFILOQUER.

f EFFILOCHÉE (è-fi-lo-chée), s. f. Ce qui, pro-venant de chiffons ou de pailles, a été soumis àlaction dinstruments pour être converti en pâte depapier.

ÉTYM . Effiloche.

t EFFILOCHER ( è-fi-lo-ché ), ti. a. Synonymederfiloquer. || Opérer leffilochée. Après que les chif-fons ont été cachés dans les piles à effilocher....Dict. des arts et m. Amsterd. 1767, Papetier.

ÉTYM . Effiloche.

j EFFILOC1IEUR, EUSE (è-fi-Io-cheur, cheû-z),ou EFF1LOQUEUR, EUSE (è-fi-lo-keur, keû-z), s.m. et f. Ouvrier, ouvrière qui effiloche les chiffonsdestinés à faire le papier. || Adj. Cylindre effilocheur,ou, substantivement, leffilocheur, outil pour effi-locher. Les cylindres effilocheurs ne sont pas aussiprès de la platine que les affineurs, Dict. des artset m. Amsterd. t767, Papetier.

EFFILOQUÉ, ÉE (è-fi-lo-, kée), part, passé.

EFFILOQUER (è-fi-lo-), t'. a. Effiler une étoffequelconque, et, particulièrement, une étoffe desoie pour en faire de louate. || Seffiloquer, v. réfl.Sen aller en filoches.

ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et filoche.

t EFFILOQUES (è-fi-lo-k), s. f. plur. Voy. effi-loche.

f EFFILOQUEUR (è-fi-lo-keur), s. m. Voy. effi-lociieur.

j EFFILURE (è-fi-lu-r), s. f. Fil qui provient duntissu effilé.

étym. Effiler.

f EFFIOLER ( è-fi-o- ), v. a. Terme dagricul-ture. Enlever une partie de la verdure du blé, lors-que avant lhiver elle pousse trop fort. || Exprimerleau qui se trouve du côté de la chair dans la peauquemploie le parcheminier.

EFFLANQUÉ, ÉE (è-flan-, kée), part, passé.Amaigri, en parlant du cheval, par la fatigue oula mauvaise nourriture. Malheureux, laisse en paixton cheval vieillissant, De peur que tout à coup,efflanqué, sans haleine, 11 ne laisse en tombant sonmaître sur larène, boil. Ép. x. || Par extension.Cétait un grand garçon fort efflanqué, fort fluet,j. J. rouss. Conf. t. || Se dit aussi du cheval dontles flancs sont creui et très-retroussés. || Par exten-sion. La princesse de Babylone, après son accident[chute, dans un bal, dun oreiller quelle avait missous ses jupes pour arranger sa taille; elle était en-ceinte], était efflanquée du côté droit et toute bis-cornue de lautre, hamilt. Gramm. 10 . || Rage ef-flanquée, mal qui attaque les vieux chiens de chasse,et dans lequel leurs flancs se resserrent et leur bat-tent de faiblesse et dépuisement. || Fig. Sans vi-gueur et sans nerf. Style efflanqué. Prose efflanquée.Mais dans ce style efflanqué, sans vigueur, Jaime en-cor mieux linsipide langueur, j. b. rouss. Ép. h,2 , Brumoy.

EFFLANQUER (è-flan-), v. a. Rendre les flancscreux, amaigrir et affaiblir par un excès de fatigueou la privation de nourriture. Efflanquer un cheval.|| Terme dhorlogerie. Donner, avec une lime, laforme convenable aux ailes dun pignon.

HIST. xv* s. Rage eïïlanchée, qui rend les chienscousuz parmi les flanz, comme silz navoient men-

EFF

gié, gaston piiêrus , Chasse, ms. p. 97, dans la-curne.

ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et flanc.

t EFFLEURAGE ( è-fleu-ra-j ), s. m. Terme detanneur. Action deffleurer.

ÉTYM . Effleurer.

EFFLEURÉ, ÉE (è-fleu-, rée), part, passé.|| 1° Entamé légèrement. La peau effleurée par lapointe de lépée. || 2° Fig. Étudié, traité superficiel-lement. Matière à peine effleurée.

f EFFLEUREMENT (è-fleu-re-man), s. m. Actiondeffleurer; résultat de cette action. Effleurementde la peau par une balle. Tout effleurement dessens est un plaisir, et toute secousse forte, toutébranlement violent est une douleur, buff. Naturedes anim.

HIST. xvi* s. Efflorement [action dôter lesfleurs], monet, Dict.

étym. Effleurer.

EFFLEURER (è-fleu-), v. a. || 1 Terme dhor-ticulture. ôter les fleurs. Effleurer les rosiers.|| 2 Nentamer, ne toucher que la fleur, le duvet,la superficie. Le coup dépée lui a effleuré la poi-trine. Ne faire queffleurer la terre en labourant.La barque effleurait le rivage. Le dieu qui fait aimerprit son temps; il tira Deux traits de son carquois;de lun il entama Le soldat jusquau vif; lautre ef-fleura la dame, la font. Malr. La fortune en cela nevous a pas même effleuré la peau, costar, Lett. 149,dans richelet. H savait que la chaleur entre bienplus avant que la lumière ; celle-ci ne fait queffleu-rer et dorer légèrement la surface, boss. Panég. SaintFranc. deSales, 1* r point. Vers elle [Vénus] douce-ment il [Jupiter] incline la tête, Sur sa bouche derose effleure un doux baiser, delille, Én. i. Elledit : le nectar coule en lhonneur des dieux; Didon au même instant de ses lèvres leffleure, id. ib. Siquelque souffle harmonieux, Effleurant au hasard laharpe détendue, En tire seulement une note per-due, lamart. Ilarm. m, 4. |[ Fig. Jamais blessantleurs vers, il neffleura leurs mœurs, boil. Épit.x. Et jai mis votre choix à tel prix que je naipas osé en blesser,pas même en effleurer la liberté,

la bruy. Disc, d lAcad .Apprenez, je vous prie,

Que mortel quel quil fût, ne me dit, de ma vie,Un mot douteux qui pût effleurer mon honneur,regnard, Joueur, h, 4. || 3 Ne faire que toucherune question. Il na encore queffleuré une si grandematière, boss. Variât. s. Ces secrets que les pro-phètes navaient queffleurés, lD.Hist.li, 8. Quel-ques grands mathématiciens, et principalementMM. Pascal et Huyghens , ont déjà proposé ou résoludes problèmes sur cette matière [le calcul des pro-babilités] ; mais ils nont fait que leffleurer, etM. Bernoulli lembrassait dans une plus grandeétendue et lapprofondissait beaucoup davantage,fonten. Bernoulli. || 4 Terme de tanneur. Effleurerune peau, cest, après lavoir planée et lavée à larivière, en enlever la fleur ou superficie du cuir ducôté était le poil ou la laine. || Terme de menui-sier. Dresser le parement des planches qui sontjointes ensemble. On dit aussi affleurer. || S* Sef-fleurer, v. réfl. Être effleuré. De pareils sujets neseffleurent pas ; on les traite à fond.

HIST. xvt* s. Effleurer [ôter les fleurs], monet,Dict. De cent membres et visages qua chasquechose, jen prends un tantost à leicher seulement,tantost à efflorer, et parfois à pincer jusquà los,mont. I, 376.

ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et fteur.

EFFLEURI, IE (è-fleu-ri, rie), part, passé. Unsel effleuri.

EFFLEUIUR (S) (è-fleu-rir). || 1 F. réfl. Termede minéralogie. Tomber en efflorescence. Ce mi-néral seffleurit. || 2° F. n. Beaucoup de pierres ef-fleurissent à lair.

ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et fleurir.

f EFFLEUROIR (è-fleu-roir), s. m. Peau dagneauavec laquelle le parcheminier essuie le blanc quila répandu sur le parchemin.

ÉTYM . Effleurer.

f EFFLEURURE (è-fleu-ru-r), s. f. Terme de tan-neur. Rognure provenant de leffleurage dune peau.

ÉTYM . Effleurer.

EFFLORESCENCE ( èf- flo - - ssan - s ), s. f.|| 1° Terme de botanique. Lacte par lequel la flo-raison commence; le premier moment elle alieu. || Poussière fine et céracée qui se trouve surcertains fruits. || 2° Terme de chimie. Conversiondune substance solide en une matière pulvérulentepar son exposition à lair libre, ainsi dite parce quecette poussière sur la substance a lapparence deces fleurs qui se forment en groupe comme celles

EFF

du chou-fleur. Tous les sables des plaines à lest dela Nevade sont imprégnés dalcalis, certains coursdeau en sont saturés, et plusieurs lacs en tien-nent une proportion telle que leurs bords sontcouverts defflorescences salines, laur, Comptesrendus, Acad, des sc. t. lui, p. 1099. || Couchesaline produite sur les murs salpêtrés. || Oxydemétallique qui se présente à la surface de quelquesmines de cobalt, de manganèse ou autres. || 3 Termede médecine. Toute espèce dexanthème peu élevéau-dessus du niveau de la peau.

HIST. xvi* s.duquel [épiderme] la substance

est de lexcrement ou efflorescence reseichée duvray cuir, paré, i, s.

ÉTYM . Efflorescent.

EFFLORESCENT, ENTE (èf-flo--ssan, ssan-t),adj. || 1° Terme de botanique. Qui est en voie defloraison. Plantes efflorescentes. |] 2° Ternie dechimie. Qui tombe en efflorescence. Sels efflores-cents, sels qui à lair perdent tout ou partie de leureau de cristallisation, deviennent opaques et tom-bentquelquefois en poussière. || Qui est revêtu dunecouche saline, comme les murs salpêtrés. || Qui estcouvert dun oxyde métallique, comme quelquesmines de cobalt ou de manganèse.

ÉTYM . Lat. efflnrescens, de efflorcscere, de ex,et florescere, fleurir, de fins, fleur (voy. fleur).

EFFLUENCE (èf-flu-an-s), s. f. Ce qui Hue hors,coule hors, sexhale dune manière invisible. Deseffluences de marais. Effluences électriques.

ÉTYM . Effluent.

EFFLUENT, ENTE (èf-flu-an, an-t), adj. Termede physique. Fluant hors. Matière effluente. LabbéNollet expliquait les phénomènes électriques aumoyen de deux matières, lune affluente, lautreeffluente.

HIST. xv* s. Perfecte bonté effluant [produi-sant] tous biens, cïir. depisan, Charles V , ni, 67.

ÉTYM . Lat. efflucns, de effluere, couler hors;de ex, et fluere, couler (voy. flux).

f EFFLUVE (èf-flu-v) s. m. || 1° Terme de mé-decine. Nom de substances organiques altérées,tenues en suspension dans lair, principalement auxendroits marécageux, et donnant particulièrementlieu à des fièvres intermittentes, rémittentes et con-tinues. || 2° Effluves magnétiques, nom donné auxinfluences exercées par les magnétiseurs sur lesmagnétisés , et attribuées à un prétendu fluidemagnétique. || Fig. et dans le style néologique. J-.eseffluves de la passion. Effluves énervants, déli-cieux.

REM. On fait souvent ce mot féminin ; cest unefaute; il est masculin.

étym. Lat. effluvium, de ex, et fluere, couler(voy. flux); ital. effluvio. Ce mot a été introduitdans la science par Lancisi , médecin italien.

f EFFLUXION (èf-flu-ksion), s. f. Terme de mé-decine. Expulsion du produit de la conception dansles premiers jours de la grossesse.

HIST. xvi* s. Quand lhemorrhagie et soudaineeffluxion du sang survient aux ulcérés, paré, xi, 4.Il y a différence entre avortement et effluxion : ef-fluxion cest quand les semences, premièrement con-glutinées ensemble par quelques jours, soudaine-ment sescoulent, id. xviii, 37.

ÉTYM . Lat. cffluxionem, de effluere, coulerhors, de ex, et fluere, couler (voy. flux).

EFFONDRÉ, ÉE (è-fon-dré, drée), part, passé.Remué profondément. Un terrain effondré. || Dé-foncé. Un tonneau effondré.

EFFONDREMENT (è-fon - dre-man ), s. m.|| 1* Terme dagriculture. Action d'effondrer, defouiller la terre. || 2 Action deffondrer, de seffon-d rer, de s'écrouler. Dans cet effondrement des rochessiluriennes, elles se sont renversées sur elles-mêmes,ployées et refoulées du côté elles éprouvaient lomoins de résistance, marcou, Acad, des sciences,Comptes rendus, t. liii, p. 916.

ÉTYM . Effondrer.

EFFONDRER (è-fon-dré), v. a. || 1° Terme da-griculture. Remuer la terre à une certaine profon-deur en y mêlant des engrais. || 2° Briser en enfon-çant. Effondrer une futaille, un coffre, une armoire.Dans ces contrées, les neiges séjournent longtempssur les terres; elles filtrent au travers de leurs par-ties les moins solides, quelles pénètrent profon-dément, quelles délavent et effondrent, ségur, Ifist.de Napol. v, 1.1| Accabler par la surcharge. Effon-drer un plancher. || 3* Effondrer une volaille, la vi-der. || 4" Tirer à la rame, outre mesure, une étoffede laine, un drap. || 6° Seffondrer, v. réfl. Manquerpar le fond, sécrouler. La voûte de la paroisse deSaint-Ilarthélemy sest effondrée il y a deux jours,