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Lett. sur la chirurg. |j 2“ Effiler les cheveux, lesdégarnir en les coupant en pointe. || 3® S effiler, i>.réfl. Se défaire en fils. Cetle toile s’est effilée. || Flot-ter comme un effilé, comme une frange. Sa che-velure qui s’épanche, Au gré du vent prend sonessor, Glisse en ondes jusqu’à sa hanche, Et làs’effile en franges d’or, lamart. Ilartn. H, 10.
_étym . Ef pour es.... préfixe, et fil de lin ou
de chanvre; provenç. esfilar; ital. sfilare.
+ 2 . EFFILER ( è-fi-lé), u. a. Terme de chasse.Énerver, fatiguer. Effiler les chiens. .
— HIST. xvi* s. Donne moy les faveurs de 1 atti-que oraison, Ou clos ma voix de tenebreux silence;Effile mon cerveau de subtile raison, Ou le sommeilsur ma paresse élancé, Poésies de loys le caron,p> 70 dans lacurne. Un jour qu’elle estoit au ser-mon! elle ouyt le prescheur qui s’effiloit [se fatiguaità] d’àlleguer l’escriture, Moyen de parvenir, p.107,dans lacurne.
— étym. Es.... préfixe, et fil, dans le sens detranchant; comme on ne donne le fil qu’en limant,diminuant, effiler a pris le sens d’user, fatiguer.
t EFFILOCHE (è-fi-lo-ch’) OU EFFILOQUE (è-fi-lo-k’), s. f. Terme de passementerie. Soie légère derebut. || Bouts de soie qui se trouvent aux lisièresd’une étoffe. || S. f. plur. Effiloques, nom qu’ondonne à toutes les soies non torses, dites aussi soiesfolles.
f EFFILOCHÉE (è-fi-lo-chée), s. f. Ce qui, pro-venant de chiffons ou de pailles, a été soumis àl’action d’instruments pour être converti en pâte depapier.
t EFFILOCHER ( è-fi-lo-ché ), ti. a. Synonymed’erfiloquer. || Opérer l’effilochée. Après que les chif-fons ont été cachés dans les piles à effilocher....Dict. des arts et m. Amsterd. 1767, Papetier.
■j EFFILOC1IEUR, EUSE (è-fi-Io-cheur, cheû-z’),ou EFF1LOQUEUR, EUSE (è-fi-lo-keur, keû-z’), s.m. et f. Ouvrier, ouvrière qui effiloche les chiffonsdestinés à faire le papier. || Adj. Cylindre effilocheur,ou, substantivement, l’effilocheur, outil pour effi-locher. Les cylindres effilocheurs ne sont pas aussiprès de la platine que les affineurs, Dict. des artset m. Amsterd. t767, Papetier.
EFFILOQUÉ, ÉE (è-fi-lo-ké, kée), part, passé.
EFFILOQUER (è-fi-lo-ké), t'. a. Effiler une étoffequelconque, et, particulièrement, une étoffe desoie pour en faire de l’ouate. || S’effiloquer, v. réfl.S’en aller en filoches.
— ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et filoche.
t EFFILOQUES (è-fi-lo-k’), s. f. plur. Voy. effi-loche.
f EFFILOQUEUR (è-fi-lo-keur), s. m. Voy. effi-lociieur.
■j EFFILURE (è-fi-lu-r’), s. f. Fil qui provient d’untissu effilé.
— étym. Effiler.
f EFFIOLER ( è-fi-o-lé ), v. a. Terme d’agricul-ture. Enlever une partie de la verdure du blé, lors-que avant lhiver elle pousse trop fort. || Exprimerl’eau qui se trouve du côté de la chair dans la peauqu’emploie le parcheminier.
EFFLANQUÉ, ÉE (è-flan-ké, kée), part, passé.Amaigri, en parlant du cheval, par la fatigue oula mauvaise nourriture. Malheureux, laisse en paixton cheval vieillissant, De peur que tout à coup,efflanqué, sans haleine, 11 ne laisse en tombant sonmaître sur l’arène, boil. Ép. x. || Par extension.C’était un grand garçon fort efflanqué, fort fluet,j. J. rouss. Conf. t. || Se dit aussi du cheval dontles flancs sont creui et très-retroussés. || Par exten-sion. La princesse de Babylone, après son accident[chute, dans un bal, d’un oreiller qu’elle avait missous ses jupes pour arranger sa taille; elle était en-ceinte], était efflanquée du côté droit et toute bis-cornue de l’autre, hamilt. Gramm. 10 . || Rage ef-flanquée, mal qui attaque les vieux chiens de chasse,et dans lequel leurs flancs se resserrent et leur bat-tent de faiblesse et d’épuisement. || Fig. Sans vi-gueur et sans nerf. Style efflanqué. Prose efflanquée.Mais dans ce style efflanqué, sans vigueur, J’aime en-cor mieux l’insipide langueur, j. b. rouss. Ép. h,2 , Brumoy.
EFFLANQUER (è-flan-ké), v. a. Rendre les flancscreux, amaigrir et affaiblir par un excès de fatigueou la privation de nourriture. Efflanquer un cheval.|| Terme d’horlogerie. Donner, avec une lime, laforme convenable aux ailes d’un pignon.
— HIST. xv* s. Rage eïïlanchée, qui rend les chienscousuz parmi les flanz, comme s’ilz n’avoient men-
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gié, gaston piiêrus , Chasse, ms. p. 97, dans la-curne.
— ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et flanc.
t EFFLEURAGE ( è-fleu-ra-j’ ), s. m. Terme detanneur. Action d’effleurer.
EFFLEURÉ, ÉE (è-fleu-ré, rée), part, passé.|| 1° Entamé légèrement. La peau effleurée par lapointe de l’épée. || 2° Fig. Étudié, traité superficiel-lement. Matière à peine effleurée.
f EFFLEUREMENT (è-fleu-re-man), s. m. Actiond’effleurer; résultat de cette action. Effleurementde la peau par une balle. Tout effleurement dessens est un plaisir, et toute secousse forte, toutébranlement violent est une douleur, buff. Naturedes anim.
— HIST. xvi* s. Efflorement [action d’ôter lesfleurs], monet, Dict.
— étym. Effleurer.
EFFLEURER (è-fleu-ré), v. a. || 1“ Terme d’hor-ticulture. ôter les fleurs. Effleurer les rosiers.|| 2“ N’entamer, ne toucher que la fleur, le duvet,la superficie. Le coup d’épée lui a effleuré la poi-trine. Ne faire qu’effleurer la terre en labourant.La barque effleurait le rivage. Le dieu qui fait aimerprit son temps; il tira Deux traits de son carquois;de l’un il entama Le soldat jusqu’au vif; l’autre ef-fleura la dame, la font. Malr. La fortune en cela nevous a pas même effleuré la peau, costar, Lett. 149,dans richelet. H savait que la chaleur entre bienplus avant que la lumière ; celle-ci ne fait qu’effleu-rer et dorer légèrement la surface, boss. Panég. SaintFranc. deSales, 1* r point. Vers elle [Vénus] douce-ment il [Jupiter] incline la tête, Sur sa bouche derose effleure un doux baiser, delille, Én. i. Elledit : le nectar coule en l’honneur des dieux; Didon au même instant de ses lèvres l’effleure, id. ib. Siquelque souffle harmonieux, Effleurant au hasard laharpe détendue, En tire seulement une note per-due, lamart. Ilarm. m, 4. |[ Fig. Jamais blessantleurs vers, il n’effleura leurs mœurs, boil. Épit.x. Et j’ai mis votre choix à tel prix que je n’aipas osé en blesser,pas même en effleurer la liberté,
la bruy. Disc, d l’Acad .Apprenez, je vous prie,
Que mortel quel qu’il fût, ne me dit, de ma vie,Un mot douteux qui pût effleurer mon honneur,regnard, Joueur, h, 4. || 3“ Ne faire que toucherune question. Il n’a encore qu’effleuré une si grandematière, boss. Variât. s. Ces secrets que les pro-phètes n’avaient qu’effleurés, lD.Hist.li, 8. Quel-ques grands mathématiciens, et principalementMM. Pascal et Huyghens , ont déjà proposé ou résoludes problèmes sur cette matière [le calcul des pro-babilités] ; mais ils n’ont fait que l’effleurer, etM. Bernoulli l’embrassait dans une plus grandeétendue et l’approfondissait beaucoup davantage,fonten. Bernoulli. || 4” Terme de tanneur. Effleurerune peau, c’est, après l’avoir planée et lavée à larivière, en enlever la fleur ou superficie du cuir ducôté où était le poil ou la laine. || Terme de menui-sier. Dresser le parement des planches qui sontjointes ensemble. On dit aussi affleurer. || S* S’ef-fleurer, v. réfl. Être effleuré. De pareils sujets nes’effleurent pas ; on les traite à fond.
— HIST. xvt* s. Effleurer [ôter les fleurs], monet,Dict. De cent membres et visages qu’a chasquechose, j’en prends un tantost à leicher seulement,tantost à efflorer, et parfois à pincer jusqu’à l’os,mont. I, 376.
— ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et fteur.
EFFLEURI, IE (è-fleu-ri, rie), part, passé. Unsel effleuri.
EFFLEUIUR (S’) (è-fleu-rir). || 1“ F. réfl. Termede minéralogie. Tomber en efflorescence. Ce mi-néral s’effleurit. || 2° F. n. Beaucoup de pierres ef-fleurissent à l’air.
— ÉTYM . Ef pour es.... préfixe, et fleurir.
f EFFLEUROIR (è-fleu-roir), s. m. Peau d’agneauavec laquelle le parcheminier essuie le blanc qu’ila répandu sur le parchemin.
f EFFLEURURE (è-fleu-ru-r’), s. f. Terme de tan-neur. Rognure provenant de l’effleurage d’une peau.
EFFLORESCENCE ( èf- flo - rè - ssan - s’ ), s. f.|| 1° Terme de botanique. L’acte par lequel la flo-raison commence; le premier moment où elle alieu. || Poussière fine et céracée qui se trouve surcertains fruits. || 2° Terme de chimie. Conversiond’une substance solide en une matière pulvérulentepar son exposition à l’air libre, ainsi dite parce quecette poussière sur la substance a l’apparence deces fleurs qui se forment en groupe comme celles
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du chou-fleur. Tous les sables des plaines à l’est dela Nevade sont imprégnés d’alcalis, certains coursd’eau en sont saturés, et plusieurs lacs en tien-nent une proportion telle que leurs bords sontcouverts d’efflorescences salines, laur, Comptesrendus, Acad, des sc. t. lui, p. 1099. || Couchesaline produite sur les murs salpêtrés. || Oxydemétallique qui se présente à la surface de quelquesmines de cobalt, de manganèse ou autres. || 3” Termede médecine. Toute espèce d’exanthème peu élevéau-dessus du niveau de la peau.
— HIST. xvi* s.duquel [épiderme] la substance
est de l’excrement ou efflorescence reseichée duvray cuir, paré, i, s.
EFFLORESCENT, ENTE (èf-flo-rè-ssan, ssan-t’),adj. || 1° Terme de botanique. Qui est en voie defloraison. Plantes efflorescentes. |] 2° Ternie dechimie. Qui tombe en efflorescence. Sels efflores-cents, sels qui à l’air perdent tout ou partie de leureau de cristallisation, deviennent opaques et tom-bentquelquefois en poussière. || Qui est revêtu d’unecouche saline, comme les murs salpêtrés. || Qui estcouvert d’un oxyde métallique, comme quelquesmines de cobalt ou de manganèse.
— ÉTYM . Lat. efflnrescens, de efflorcscere, de ex,et florescere, fleurir, de fins, fleur (voy. fleur).
EFFLUENCE (èf-flu-an-s’), s. f. Ce qui Hue hors,coule hors, s’exhale d’une manière invisible. Deseffluences de marais. Effluences électriques.
EFFLUENT, ENTE (èf-flu-an, an-t’), adj. Termede physique. Fluant hors. Matière effluente. L’abbéNollet expliquait les phénomènes électriques aumoyen de deux matières, l’une affluente, l’autreeffluente.
— HIST. xv* s. Perfecte bonté effluant [produi-sant] tous biens, cïir. depisan, Charles V , ni, 67.
— ÉTYM . Lat. efflucns, de effluere, couler hors;de ex, et fluere, couler (voy. flux).
f EFFLUVE (èf-flu-v’) s. m. || 1° Terme de mé-decine. Nom de substances organiques altérées,tenues en suspension dans l’air, principalement auxendroits marécageux, et donnant particulièrementlieu à des fièvres intermittentes, rémittentes et con-tinues. || 2° Effluves magnétiques, nom donné auxinfluences exercées par les magnétiseurs sur lesmagnétisés , et attribuées à un prétendu fluidemagnétique. || Fig. et dans le style néologique. J-.eseffluves de la passion. Effluves énervants, déli-cieux.
— REM. On fait souvent ce mot féminin ; c’est unefaute; il est masculin.
— étym. Lat. effluvium, de ex, et fluere, couler(voy. flux); ital. effluvio. Ce mot a été introduitdans la science par Lancisi , médecin italien.
f EFFLUXION (èf-flu-ksion), s. f. Terme de mé-decine. Expulsion du produit de la conception dansles premiers jours de la grossesse.
— HIST. xvi* s. Quand l’hemorrhagie et soudaineeffluxion du sang survient aux ulcérés, paré, xi, 4.Il y a différence entre avortement et effluxion : ef-fluxion c’est quand les semences, premièrement con-glutinées ensemble par quelques jours, soudaine-ment s’escoulent, id. xviii, 37.
— ÉTYM . Lat. cffluxionem, de effluere, coulerhors, de ex, et fluere, couler (voy. flux).
EFFONDRÉ, ÉE (è-fon-dré, drée), part, passé.Remué profondément. Un terrain effondré. || Dé-foncé. Un tonneau effondré.
EFFONDREMENT (è-fon - dre-man ), s. m.|| 1* Terme d’agriculture. Action d'effondrer, defouiller la terre. || 2” Action d’effondrer, de s’effon-d rer, de s'écrouler. Dans cet effondrement des rochessiluriennes, elles se sont renversées sur elles-mêmes,ployées et refoulées du côté où elles éprouvaient lomoins de résistance, marcou, Acad, des sciences,Comptes rendus, t. liii, p. 916.
EFFONDRER (è-fon-dré), v. a. || 1° Terme d’a-griculture. Remuer la terre à une certaine profon-deur en y mêlant des engrais. || 2° Briser en enfon-çant. Effondrer une futaille, un coffre, une armoire.Dans ces contrées, les neiges séjournent longtempssur les terres; elles filtrent au travers de leurs par-ties les moins solides, qu’elles pénètrent profon-dément, qu’elles délavent et effondrent, ségur, Ifist.de Napol. v, 1.1| Accabler par la surcharge. Effon-drer un plancher. || 3* Effondrer une volaille, la vi-der. || 4" Tirer à la rame, outre mesure, une étoffede laine, un drap. || 6° S’effondrer, v. réfl. Manquerpar le fond, s’écrouler. La voûte de la paroisse deSaint-Ilarthélemy s’est effondrée il y a deux jours,