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desoziers de plusieurs corps, de grands, de molens,de petits : de ulusieurs couleurs, de noirs, blancs,jaunes, dorés,’ rouges, tannés, verts : de doux etflexibles, les uns plus que les autres : de francs etde bastars, id. 800 . Les oziers couppés de leurmere(le nom d’ozier estant commun à la plante et aureject) seront incontinent embottelés, in. 813. Com-bien leurs classes [des collégesj seroient plus dé-cemment jonchées de fleurs et de feuillêes, que detronçons d’osier sanglants I mont, i, i83.
— ÊTYM . Berry, oisi, oisil, oisis, ousier; wallon,woisir, s. f. ; bourguig. iseire. Les formes quedonne du Cange, oseria, oserius, oxilium, étantdu xm* siècle, sont non du bas-latin, mais du fran-çais latinisé. 11 n’en est pas de même de osarix,ausariæ, oseraies (voy. oseraie), qui sont duix* siècle; cela est de la vraie basse latinité. Osierse dit en grec oluoç; mais comment un mot grecserait-il entré dans le français sans passer par lelatin ou par l’italien ? 11 faut donc suspendre le juge-ment et dire que ou l’étymologie ou la voie d’intro-duction reste à trouver.
f OSMANLI (o-sman-li), s. m. Se dit des mem-bres de la dynastie turque qui règne encore aujour-d’hui. || On le dit, par ex tension, des Turcs en général.— ÊTYM . Turc, othmanli, descendant d’Oihman.OSMAZÔME (o-sma-zô-m’), s. m. Terme de chi-mie. Matière extractive qu’on retire de la chairmusculaire et du sang, et que Thénard croyait êtred’une nature particulière.
— ÉTYM . ’Ougn, odeur, et ïropè;, bouillon,f OSMIIDES (o-smi-i-d’), s. m. pi. Famille deminéraux qui comprend l’osmium et ses combinai-sons.
t OSMIQUE (o-smi-k’), adj. m. Terme de chimie.Se dit d’un des oxydes de l’osmium.
t OSMIUM (o-smi-om’), s. m. Corps simple d’unaspect métallique, ainsi nommé à cause de l’odeurqu’exhale un de ses oxydes (èapri, odeur), et dé-couvert en i803 dans la mine de platine.
f OSMIURE (o-smi-u-r’), s. m. Terme de chimie.Combinaison de l’osmium avec un corps métallique.
fOSMOLOGIE (o-smo-lo-jie), *. f. Traité desodeurs.
— ETYM . ’0<r[i9|, odeur, et kéyoç, traité.OSMONDE (o-smon-d’), s. f. Genre de plantes dela famille des fougères.
— hist. xvi* s. La charpentiers, l’osmonde royale,la toute-bonne, paré, xvi, 35.
— ÊTYM . Origine inconnue,t OSMOTIQUE (o-smo-ti-k’), adj. Terme de phy-sique. Qui a rapport à l’endosmose et à l’exosmose.Force osmotique.
■f OSPHRESIOLOGIE (o-sfré-zi-o-lo-jie), s. f. Traitédes odeurs et du sens de l’odorat.
— ÊTYM . ’0a®pr,<7is, odorat, et Aoyo;, traité,f OSPIIRONÈME (o-sfro-nè-m’), s. m. Genre d’a-canthoptérygiens (poissons), dans lequel on distin-gue l’osphronème gouramy, qui porte, à Maurice et à la Réunion, le nom vulgaire de gourami ougouramy, legoarant.
t OSQUE (o-sk’), s. m. Langue parlée dans laCampanie , et qui avait de très-grands rapportsavec le latin.
— ETYM . Lat. Ose», les Osques, peuple qui ha-bitait entre les Volsques et la Campanie .
f OSSATURE (o-ssa-tu-r 1 ), s. f. Terme didac-tique. L’ensemble des os, la charpente d’un hommeou d’un animal. Comparer l’ossature de deux racesde boeufs. || Ce qui lie entre elles les différentes par-ties d’un ensemble comparé au corps d’un animal.De l’amoncellement des carapaces calcaires des in-fusoires se composent les plus vastes assises de l’os-sature terrestre, ghimard, Rcv. des Deux-Mondes,*" avr. (867, p. ses. || Fig. L’ossature de notre lan-gue, mercier, dans le Dict. de bescherelle.
— êtym. Dérivé de os, à l’aide de formes qu’onpeut représenter par ossatus, puis ossatura.
f OSSIÎC (o-sèk) ou OSSET (o-sè), s. m. Termede marine. Endroit bas d’un bâtiment, où se rendl’eau et où est placé le pied des pompes.
— hist. tvi" s. Les trous [du navire] qui prennentl’eau au fond de l’ossec, pasquier, Lctt. t. h, p. 308.
— êtym. D’après Jal, du holland. haoxen, épui-ser, vider avec une écope.
OSSELET (ô-se-lè; le t ne se prononce pas et ne selie pas ; au pluriel, se lie : les 6-se-lè-z et...; osseletsrime avec traits, succès, paix, etc.), s.m. || l*Petitos.Les mains sont un tissu de nerfs et d’osselets enchâs-sés les uns dans les autres, fén. Exist. 37. || Osse-lets de l’ouïe, quatre petits os contenus dans l’oreillemoyenne et portant les noms suivants : marteau,
enclume, lenticulaire et étrier. Le périoste des os-selets de l’organe de l’ouïe qui paraissaient nus,fonten, Ruysch. || 2° Particulièrement, au pluriel,petits os tirés de la jointure du gigot, avec les-quels jouent les enfants. Tous les hommes lui dé-plaisaient [à Héraclite ], il fuyait leur compagnieet allait jouer aux osselets et à d’autres jeux inno-cents avec tous les petits enfants de la ville, fén.Philos. Iléracltte. Que voulez-vous? ce sont desHercules [certains philosophes et savants dans leurshypothèses] qui jouent aux osselets; ils n’en sontpas moins des Hercules, volt. Dialog. xxix, <2.L’après-midi ils [les Athéniens] prennent quelquesmoments de sommeil, ou bien iis jouent aux os-selets, aux dés et à des jeux do commerce, bar-thél. Ânach. ch. 20. Pour le premier do cesjeux, on se sert de quatre osselets présentant surchacune de leurs faces un de ces quatre nombres:un, trois, quatre, six, id. ib. || 3° Lettres en osselets,lettres capitales dont les jambages représentent desossements. || 4“ En botanique, nom donné aux no-yaux contenus dans la nuculaine. || 5° Terme devétérinaire. Nom donné aux exostoses du boulet ;elles gênent le jeu des tendons. || 6° Gonflementtrès-douloureux qui se forme dans la paume de lamain chez quelques personnes qui jouent beaucoupà la balle. || 7“ Terme d’archer du guet. Petit bâtonau travers duquel on passait une corde où il y avaitun nœud coulant qu’on mettait au doigt du prison-nier; c’était aussi un instrument de torture. Lospauvres comédiennes essayèrent souvent de se dé-prendre les mains; mais il tint toujours si fermequ’elles eussent autant aimé avoir les osselets,scarr. Rom. eom. i, (7. Soldats, qu’on leur donneles osselets, cyrano de berg. Pédant joué, iv, 2.
— hist. xii* s. Mais l’une de ses faces coraença àfestrir, Si que dedens la bûche très qu’as denz lipurri; Mult grant enfermeté lungement en sulïri;Dous [deux] oisselez l’en traist Willames, sil guari,Th. mart. 94. || xiv* s. Le cerf est la plus couardebeste ; et en ce pourveut Dieu et nature qui mirentemmi son cuer ung osset qui lui donne force et har-dement, Modus, f. xxv, verso. Par les osselez peutl’en apparcevoir le charnier, et par le charnier peutl’en trouver l’aire [d’un épervier], Ménagier ; m, a.|| xvi* s. Il mit parmi ces pois deux grandes poi-gnées de ces osselets ronds de moulue [morue |qu’on appelle patenostres, desper. Contes, lxxv.Ce bon compaignon de Grèce [Lysandre] disoit queles enfants s’amusent par les osselets, les hommespar les paroles, mont, iii, 79.
— ÊTYM . Diminutif de osset, ancien diminutifde os.
OSSEMENTS (ô-se-man), s. m. pl. Os des per-sonnes mortes, et, ordinairement, os décharnés.Oserais-je, dans celui-ci [discours] où la franchiseet la candeur font le sujet de nos éloges, employerla fiction et le mensonge? Ce tombeau s’ouvrirait,ces ossements se rejoindraient et se ranimeraientpour me dire : Pourquoi viens-tu mentir pour moi,qui ne mentis jamais pour personne ? flêch. Ducde Mont. M. Walpole révoque en doute ce doublecrime [le meurtre des enfants d’Édouard iV ] ; mais,sous le règne de Charles II, on retrouva les osse-ments de ces deux enfants précisément au mêmeendroit où l'on disait qu’ils avaient été enterrés,volt. Moeurs, H7. Et de nos bataillons Les osse-ments épars ont blanchi les sillons, delille, Én. xii.
|| Il se dit aussi, en parlant des animaux. On trouvedes défenses et des ossements d’éléphant non-seu-lement en Sibérie, en Russie et au Canada , maisencore en Pologne, en Allemagne, en France , enItalie , buff. Époq. nat. Œuv. t. xm, p. 224. Véri-fier l’assertion de M. Michaelis, que les ossementsfossiles des quadrupèdes, tels que l’éléphant, lerhinocéros, les boeufs, les cerfs, n’ont point uneexacte ressemblance avec ceux que l’on trouve ac-tuellement vivants, saussure, Voy. Alpes , t. vm,p. 295, dans pougens.
— hist. xii* s. Li reis David vint à Jabès Galaad,e prist là le ossement Saül et sun fiz Jonathan,Rois, p. 203. De saint Robiert enquist la vie. Si en àla tombe ravie L’oysemente qu’il y trouva, Robert leDiable, dans du cange, ossamenta. || xvt* s. Demeu-rans au rang dos noiaux les ossemens des autresfruits, comme des abricotiers, et pechers, o. deserres, 633.
— ÊTYM . Forme non latine ossamentum, dérivéede os, ossis, os.
f OSSERET (ô-se-rè), s. m. Espèce de couperetdont le boucher se sert pour trancher, sur le billot,les parties osseuses de la viande.
t OSSERIE (ê-se-rie), s. f. Travail d’objets en os.
t OSSEUSEMENT (o-sseû-ze-man), adj. Par lemoyen des os. Les cavités pharyngo-laryngiennesdeviennent, dans l’air comprimé, plus grandes etplus osseusement sonores.
OSSEUX, EUSE (o-sseû, sseû-z’), adj. Qui est dela nature des os. Le tissu osseux. La charpente os-seuse du corps. || Système osseux, l'ensemble desos qui entrent dans la composition du corps. || Termede zoologie. Poissons osseux, poissons dont le corpsest muni d'arêtes. Se dit aussi d’un poisson qui ades écailles lapidescentes.
— HIST. xiv* s. L’orbite c’est la concavité ossueusede l’ueil, lanfranc, f* 72, verso. ||xvi* s. Aux vieil 3il est osseux, pource que les cartilages deviennentos à raison do l’aage et tempérament plus sec, P* aa »
Ul, i.
— êtym. Provenç. ossos; espagn. ososo; portug-ossuoso ; ital. ossoso : du lat. ossuosus, de os, ossis, os.
] OSSIANIQUE (o-ssi-a-ni-k’), adj. Se dit de cequi se rapproche des poésies attribuées à Ossian »héros et barde écossais. Style ossianique.
— êtym. Ossian , barde des Celtes d’Ëcosse, nlsde Fingal, et vivant dans le m* siècle de l’ère chré-tienne. On sait maintenant que les poésies publiée?sous ce nom par Macpherson sont un pastiche du acet auteur, qui, s’inspirant do vieilles poésies etlégendes écossaises, composa une oeuvre ou unciel nébuleux, les brouillards et les nuages enca-drent les hauts faits des héros. Cette oeuvre pro-duisit une grande sensation qui s’est éteinte ; eu 0est l’objet de cette épigramme de Lebrun : VlV ®Homère! que Dieu nous garde Et des Fingals etdes Oscars, Et du sublime ennui d’un barde Q uchante au milieu des brouillards.
f OSSIANISME (o-ssi-a-ni-sm’), s. m. Imitationdes poésies attribuées à Ossian.
f OSSICULAIRE (o-ssi-ku-lê-r’), adj. Terme di-dactique. Qui a la forme, l’aspect ou la nature d unpetit os.
de
fois d’un petit noyau des fruits.
— êtym. Diminutif de os.
t OSSICULÉ , ÉE (o-ssi-ku-lé, lée), adj. Ternie
zoologie. Se dit des poissons qui ont de vérité®os. On dit aussi osseux.
f OSSIFÈRE (o-ssi-fè-ri), adj. Qui contient oos. Un terrain ossifère. Les cavernes ossifères.
— êtym. Lat. os, os, et (erre, porter. .
OSSIFICATION (o-ssi-fi-ka-sion), s. f. Il 1* Ter ®
d’anatomie. Génération des os, développement nmal du système osseux. A deux mois, le f* tll3 cstplus de deux pouces de longueur; l’ossificationsensible au milieu du bras, de l’avant-bras, “8cuisse, de la jambe, buff. Hist. anim. ch. xi. *à M. Hérissant que nous devons les connaissanles plus certaines sur la mécanique de l’ossificatj ’bonnet, Consid. corps organ. t. v, p. 3o2 \ “ j|pougens. Dans les expériences sur l’ossification' ^suivit les progrès de l’accroissement et de lasohdes os dans les animaux que renferment les. ® U ( |Jensuite il examina les progrès de la formationcalus dans les os des animaux adultes, condor® >Haller. L’ossification ou l’entretien de la forffl* sdes os est la fonction qui a reçu le plus de ] unalL eSdes connaissances et des découvertes chimifl ’fourcroy, Connaiss. chim. t. x, p. 402 , dans tgens. || Point d’ossification, celui où ooniDicl’ossification d’un os. || 2“ Terme de pathel°8 3Mode d’altération de tissu par lequel dessolides du corps acquièrent accidentellement l areté des os.
— êtym. Ossifier. ific r.
OSSIFIÉ, ÉE (o-ssi-fi-é, ée), part, passé d’ost“
M. Dupuytren m’ayant remis un assez grandbre de matières ossifiées, je me suis convainctoutes ces matières devaient principalemen ^dureté au phosphate de chaux, thenard, Tra*chim. t. m, p. 701, dans pougens. 'fiions»
OSSIFIER (o-ssi-fi-é), j’ossifiais, nous oss -2j 0 n9rvous ossifiiez ; que j’ossifie, que nous oss i„gos-que vous ossifiiez, v. a. || 1* Changer en os. Il * rq U isifier, t). réfl. Être converti en os. Cette 8 e ®® nS j9*sera l’os dans l’œuf de la poule] prend une ctance plus solide ; les vaisseaux deviennent ^ries; elle s’ossifie enfin par le dépôt d’une m ^terreuse qu’abandonne le sang des artères fltraversent, Condorcet, Haller.