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tOSSIFLUENT, ENTE (o-ssi-flu-an, an-t’), adj.ienne de médecine. Abcès ossilluent, abcès qui,®;6geant aux articulations, s’alimente par l'altéra-tion des os.
Etym . Lat. os, os, et fluere, couler.tOSSIVOUE (o-ssi-vo-r’), adj. || 1“ Qui mange des8s - Il 2" Terme de pathologie. Qui détruit les os, qui®ttaque la substance des os. Tumeurs ossivores.
~~ Etym . Lat. os, os, et vorare, manger.
T OSSU, UE (o-ssu, ssue), adj. S'est dit d’unePersonne qui a de gros os. De voir l’autre tout®Paulu, Ossu, membru, fessu, velu, scarr. Virg. v.
~~ MIST. xm* s. I.ors s’assembleront pour eslire :Un grand vilain entr’eus eslurent, Le plus ossu deQuanqu’il furent, Le plus corsu et le groignor [lePlus grand]; Si le firent prince et seignor, la Rose,j' 646 - || xiv* s. Le cliief [la tète] est en trois parties :a Première partie, charnue; la seconde ossue; la‘feisieme c’est cervelle, lanfranc, P" 21 .
— etym. Os.
OSSUAIRE (o-ssu-ê-r’), X. m. Amas d’ossements.
H Lieu couvert où l’on met les ossements des morts.
■ ossuaire de Morat . Puis [SeigneurJ vous avez en-î n complété l’ossuaire ; Dix ans vous ont suffi poui]!, er le suaire Du père et de l’enfant, v. iiugo,tr dp. 5. || Terme d’antiquité romaine. Se dit desPetites urnes dans lesquelles on mettait les os quee bûcher n’avait pas consumés.
— Etym. Lat. ossuarium , de ossu a , qui s’est ditPour ossa, os.
. t OST (ost’; la tradition de ce mot s’est perdue;63 grammairiens disent do prononcer toutes les let-res ; mais l’ancienne prononciation était 6), s. m.erino vieilli qui signifie armée. Apollon, irrité con-[c le fier Atride, Joncha son camp de morts ; on' ll Tresque détruit L’ost des. Grecs ; et ce fut l’ou-" a go d’une nuit, la font. Fabl . xi, 3. L’ost duPeuple bêlant crut voir cinquante loups ; Chien, ber-«er et troupeau, tout fuit vers le village, m. il).
8 - La mor fit rempart aux Hébreux, Noyant lesPeuples ténébreux De l’ost aux têtes sacrilèges, id.•efo'es mêlées, lxxiv. Voilà la guerre: on n’essaye,11 n ’ose jamais assez; l’ost ignore ce que fait l’ost;83 avant-postes sont les dehors de ces deux grands80r i' a ennemis ; c’est par là qu’ils s’en imposent, s6-Gui b "ist. de Napol. .x, fi.
— Hist. xi* s. En Saragoce menez vostre ost lia-v 1 ? [garnie de banières|, Ch. de llol. xiv. || xn* s.
teest mot toute l’os s’arouta, Iioncisr. p. 98- Car°us lui faudrons tuit, s’en irons de cest host, Sax.J"-Il xm* s. Moult fu li os bel et de bones gens,h-lEH. 33 . Et aussi s'il sont semons por l’ost leQuitte ou por l’ost le roi, es quix os [dans lesquelles’ lor segnenr les poent mener, bf.aum. il, t».p - Il se logea une nuit, et toute son ost,ve k! S ‘ *> <6Î - Il xvl * s - 0n dit en commun p>ro-dptr < [ U8 ’ s ‘ bhost sçavoit ce que fait l’host, l’hostVf» ''host, m. nu bellay, 81. Ayant descou-e 8rt ‘e hot de M. d’Anghicn, carl. i, 42. Il fut défiait44 ''t! 3 ' llr un F ros ' 10 ' cava ' er ' e italienne, in. I,ont * Y eus ^ eu enc ore sept gros hocs et bastillonstou° nn ^ S en û uarr ^ et cn triangle, pour combattre* ens emble accompagnés chacun d’un princer leur donner hardiesse, paré, t. ni, p. 7 og.hn~ï ficard, ost, prononcé 0 , troupeau; prov.ital’ ° st; ano - es P- hoste; esp. moderne, huestetave ° Ste ’ * at - bosfis, ennemi, et qui se trouve
K 8 le sens d’armée déjà dans les lois barbares• hostile).
S’JO^GRE (o-sta-gr’), *. f. Terme de chirurgie,•ûer instruments servant à enlever, dépri-
_ 8U fa ire mouvoir les os ou leurs fragments.
—Etym . ’Outéov, os, et âypa, action de saisir,donna STAR,p,,yte (o-sta-ri-fi-f), s. m. Nomoui . P ar Nccker à toute plante pourvue d’un fruit' lu ^nf erm e un noyau.
+ nsTL? 1 ' *® <rr ®P lo v, petit os, et çuvèv, plante.h'i[i m !,TE (°-st’), s. f. Terme de marine. X bord desd a „ e | ents gréés à antennes, c’est la manoeuvre [cor-bras « ^ U | Sert ^ brasser les vergues; on la nomme1 .’ 8r ’ es bâtiments à voiles carrées, willaumez.Htie n TE1,)e (o-sté-i-d’), s. m. || 1” Terme d’anato-He so t° m < * onn ^ fittelquefois aux dents, lesquelles'‘rodiii - ^** < * e vra is os. || 2° Terme do médecine,hrodu 8 , • on osseuse accidentelle, ou, plus souvent,Caire h morbide qui est une incrustation cal-II 3" t @ ” 3SUS normaux ou de tumeurs fibreuses,i’ann, erme ,le minéralogie. Concrétion qui oITre“Pparence, la forme d’un os.
i ’Dexéov, os, ettlSoç, apparence.
s ubsta (‘t'tttb'i-n’), s. f. Terme de chimie,
tance organique propre du tissu osseux.
ÊT *M. ’Ooxéov, os.
froupes] 1
Il Xr
f OSTÉITE (o-sté-i-t’), x. f. Terme de médecine.Inflammation du tissu osseux.
— ETYM . ’Ootéov, os, et la finale médicale fie in-diquant inflammation.
OSTENSIBLE! (o-stan-si-bT), adj. Qui peut êtremontré. Kaites-moi, je vous prie, un mot de ré-ponse ostensible, soit pour accepter ce que je vouspropose, soit pour le refuser honnêtement, d’alemb.Lelt. à Voltaire , 6 avr. 4 Tes. [Pichegruj au boutde huit jours seulement, répondit d’une si singu-lière manière, que cet écrit ne fut pas ostensible,Corrcsp. Klinglin, 1 , 481.
OSTENSIBLEMENT (o-stan-si-ble-man), adv.
D’une manière ostensible. Faisant insolemment pa-rade des paquets de cartouches qu’on lui avait très-ostensiblement distribués, rabceuf, Pièces, 1 , 32.
— Etym . Ostensible, et le suffixe ment.
t OSTENSIF, 1VE (o-stan-sif, si-v’), adj. || 1° Quipeut être montré. Pièces ostensives (on dit aujour-d’hui ostensible). Je me fâchai, et j’écrivis unelettre oslensive à l’abbé Chartier, retz, iv, 86.
|| 2“ Qui se montre, se fait voir. En souffrant lacontinuation des vaines et ostensives visites deMme .... J. J. rouss. Prom. 2 .
f OSTENSION (o-stan-sion), s. f. Exposition desreliques à la dévotion des fidèles.
— BIST, xm* s. Là nous feront nos yex [yeux]aperte ostension De la divinité, de l’incarnation,1 . de meung, Test. 4863. j| xv* s. Comme le chariotvint en un carrefour, et qu’on faisoit ostension[montre] des denrées de done Marguerite, louis xi,Aouv. XLV.
— Etym . Lat. ostensionem, do ostensum, supindo ostendere, montrer, de ob, devant, et tenderc,tendre.
OSTENSOIR (o-stan-soir) ou OSTENSOIRS (o-stan-soi-r’), s. m. Pièce d’orfèvrerie où l’on exposela sainte hostie.
— ltEM. Duboille, qui était chanoine régulierd’Kaucourt, ne donne que ostensoire, s. f. et con-firme ce genre par cette phrase : « Anciennementles ostensoires étaient faites en forme de croix. » le-goarant. Ostensoire est aujourd’hui masculin.
f OSTENTATEUR, TltlCE (o-stan-ta-teur, tri-s’),s. m. et [. Celui, celle qui fait parade do.... On aura,au lieu d’un homme soumis, un ostentateur, boss.Lett. quiét. 376. Une philosophie ostentatrico qui neveut que des œuvres d’éclat et n’apprend rien tantà ses sectateurs qu’à beaucoup se montrer, J. j. rouss.2 * dialogue.
— hist. xvi* s. Voilà le conseil de la vraye etnaïfve philosophie, non d’une philosophie ostentatriceet parliere, mont, i, 287. Ostentateur, cotgravb.
— ETYM . Lat. ostentatorem, de oslentare, fré-quentatif de ostendere (voy. ostension).
OSTENTATION (o-stan-ta-sion ; eu vers, de cinqsyllabes), s. f. Excès dans la manière de faire valoirquelque titre, quelque possession, quelque action ouquoique qualité. Elle enseigne à ranger tes senssous ta puissance, X bannir de tes actions L’orgueildes ostentations, Et le fard de la complaisance,corn. Imit. m, 64. Quant au général [Annibal], ilfut admiré de Scipion, qui, au milieu de la gloire,semblait porter envie à la capacité du vaincu; et levaincu, dont l’humeur était assez éloignée des vainesostentations, crut toujours avoir quelque supérioritédans la science de la guerre, st-êvrem. lléft. surles div. génies du peuple romain, vu. Ces sortes deparures sont justement faites pour des gens de lanaissance et de la dignité de M. de Grignan ; etvous dites une vraie sentence, en disant que l’os-tentation des personnes modestes n’olfense pointl’orgueil des autres, sêv. 22 juin 1689. Il faut éviterl’ostentation comme la perte des bonnes œuvres,boss. Médit, sur les Étang. Sermon sur la mon-tagne , 28 * jour. Nous ne voyions en Madame [mou-rante] ni cette ostentation par laquelle on veuttromper les autres, ni ces émotions par lesquelleson se trompe soi-même, id. Duch. d'Orl . QuandTertullien dit aux gentils que les chrétiens pou-vaient se faire craindre à l’empire autant du moinsque les Parthes et les Marcomans si leur religionleur permettait de se faire craindre à leurs souve-rains et à leur patrie, si c’était une expression forteet vigoureuse, ce n’était pas une vaine ostentation,boss. 6* avert. 46. J’oserai vous dire, nos chersfrères, qu’il y a plus d’ostentation,que de véritédans la fréquente allégation do l’Écriture où vosministres vous portent, id. 4" inslr. pastor. 43. Jen’estime pas que l’on puisse donner une idée plus
juste de l’ostentation, qu’en disant que c’est dansl’homme une passion de faire montre d’un bien oudes avantages qu’il n’a pas, la brut. Théophr. xxm.L’on peut s’enrichir dans quelque art, ou dans quel-que commerce que ce soit, par l’ostentation d’unecertaine probité, id. vi. Où est ici la bonne foi,cette équité dont vous faites tant d’ostentation dansvos démarches envers les hommes T mass. Carême,Mol. de conv. Jamais de ces ostentations si indé-centes au sexe surtout, de ces étalages vulgairesd’incrédulité.... id. Or. (un. Madame. Tous ces dis-cours d’ostentation qui ne sont plus regardés quecomme une partie des cérémonies qui passent enun jour, volt. Éloge (un. Louis IV . Il fit cela delui à moi, sans ostentation, sans prétention, sansbruit, et, si je n’en avais parlé le premier à tout lemonde, personne n’en aurait rien su, 1 . j. nouss.Conf. xi. Si le pouvoir exécutif n’est qu’un meubled’ostentation, il est trop cher; si ce pouvoir est né-cessaire au maintien de l’ordre, craignons de l’éner-ver, MIRABEAU, Collection, t. Il, p. 261.
— IllST. xvi* s. 11 leur delfendit expressémentde n’en rien faire, et que telles ostentations [pom-pes] ne luy estoient nullement agréables, carl. x,47. Je supplie très humblement ceux auxquels lesMuses ont inspiré leurs faveurs, de n’estre plus la-tineurs ny grecaniseurs, comme ils sont plus par os-tentation que par devoir, bons. 69t. J’estudiai jeunepour l’ostentation ; depuis, un peu pour m’assagir,MONT. III, 290.
— Etym . Lat. ostentationem (voy. ostentateur).
f OSTÉO .... élément de composition qui signifie
os, et qui vient du grec iaxéov.
OSTÉOCOLLE (o-slé-o-ko-1’), s. f. Carbonate dechaux qui se dépose sur les corps étrangers plongésdans les fontaines dont l’eau est chargée de ce sel;on lui supposait la propriété de favoriser la forma-tion du cal dans les fractures. Après la destructionet la pourriture de ces matières végétales, la con-crétion pierreuse se présentera sous celte mêmeforme; nous en avons la preuve démonstrative danscertains morceaux qui sont encore roseau en partie,et du reste ostéocolle, buff. Min. t. 1 , p. 426.
— ETYM .’OovtéxoXXa, de baiéov, os, etxoXJ.a, colle.
OSTÉOCOPE (o-sté-o-ko-p’), adj. Terme de mé-decine. Douleurs ostéocopes, douleurs aiguës quiont leur siège dans les os et qui souvent sont sy-philitiques.
— rem. Le Dictionnaire de l’Académie en fait unsubstantif féminin qu’il définit : maladie des os,douleur semblable à celle qu’éprouverait celui donton briserait les os. Les médecins n’emploient pasostéocope en ce sens.
— ETYM . ’Oureoxônoç, de iuréov, os, et xôitveiv,couper, briser.
f OSTÉOGÈNE (o-sté-o-jè-n’), adj. Qui produitl’os. Les cellules ostéogènes, sédillot, Acad, dessc. t. lx, p. 97.-
— Etym . Ostéo..., et le suffixe gène.
| OSTÉOGÉNIE (o-sté-o-jé-nie), s. f. Etude de lagénération et du développement de la substance desxis, de leur tissu et de leur système. La composi-tion des os une fois bien déterminée, il n’a plus étédifficile de concevoir le mécanisme de leur forma-tion, qu’on nomme ostéogénie, fourcroy, Connais,chim. t. x, p. 403, dans poucens.
— ETYM . Ostéo..., et le suffixe génie.
t OSTÉOELCOSE (o-sté-o-èl-kô-z’), s. f. Termede médecine. Ulcération des os.
— Etym . Ostéo..., et ÏXxuxnç, ulcération.
+ OSTÉOGRAI’HE (o-sté-o-gra-f), i. m. Auteurd’une ostéographie.
OSTÉOGRAl’IIIE (o-sté-o-gra-fie), *. f. Descrip-tion, traité des os.
— Etym . Ostéo..., et ypàçtiv, décrire.
t OSTÉOGRAPHIQUE (o-sté-o-gra-fi-k’), adj. Quiappartient à l’ostéographie.
f OSTÉOÏDE (o-sté-o-i-d’), adj. Terme de méde-cine. Productions ostéoldes, et, substantivement,au masculin, les ostéoïdes, productions osseuses quise développent autour désarticulations des vieillards,des articulations malades, des tumeur» (le mêmeque ostéide n" 2 ).
— Etym . Ostéo..., et cîôo;, forme.
OSTÉOUTIIE (o-stè-o-li-t’), s. m. Os pétrifié.|| Roche renfermant des os fossiles.
— Etym . Ostéo..., et ).i8oç, pierre.
OSTÉOLOGIE (o-sté-o-lo-jie), t. f. Partie de l’a-natomie qui traite des os. L’ostéologie est comme labase de la construction des corps vivants, quatre-mêre, Lettres écrites de Londres à Canota, p. 4 46,éd. 4 836.