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Tome troisième. I - P.
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t OSTÉOLOGIQUE (o-sté-o-lo-ji-k’), adj. Oui ap-partient à l’ostéologie. Telle est la puissance du prin-cipe ostéologique empreint sur cette tête [d’un che-val d’un des frontons du Parthénon ], que la véritéqui en est l’effet va presque jusqu’à faire peur,quatremêre, Lettres écrites de Londres à Canova,

p. <to.

f OSTÉOLYSE (o-sté-o-li-z’), *. f. Terme de mé-decine. Altération particulière du tissu osseux d’oùrésulte l’usure de la substance de ce tissu, sans qu’ily ait de résidu, comme on le voit dans le cas d’a-névrysmes de l’aorte usant les vertèbres.

— ÊTYM . Ostéo..., et XOoi;, dissolution.

-f- OSTÉOMALACIE (o-sté-o-ma-la-sie), t. f. Ra-mollissement des os.

— ETYM . Ostéo..., et paXaxla, mollesse,f OSTÉOMYÉLITE [o-sté-o-mi-é-li-t’), s. f. Termede médecine. Inflammation de la moelle des os.

— Etym . Ostéo..., et puiEXèç, moelle,t OSTÉONAURE (o-sté-o-nô-r’), s. m. Appareildentaire ayant pour base première l’hippopotame,recouvert d’une feuille d’or ou de platine.

— ÊTYM. ’Oittéov, os, et le lat. aurum , or.f OSTÉOPHYTE (o-sté-o-fi-t’), s. m. Terme demédecine. Production osseuse qui naît quelquefoisdes lames profondes du périoste dans le voisinagedes portions d’os cariées.

— êtym. Ostéo..., et <puiàv, végétation.

•j OSTÉOPLASTE (o-sté-o-pla-st’), s. m. Termed’anatomie. Nom donné, dans les os, à de petitescavités, de la périphérie desquelles partent des ca-nalicules ramifiés.

— ÊTYM . Ostéo..., et irXderoeiv, former,t OSTÉOPLASTIE (o-sté-o-pla-stie), s. f. Terme dechirurgie. Opération par laquelle on remédie à laperte totale ou partielle d’un os. Ostéoplastie pé-riostique.

— ÊTYM . Ostéo..., et itXéuaeiv, former.

+ OSTÉOPLASTIQUE (o-sté-o-pla-sti-k’), adj.Terme de chirurgie. Qui a rapport à l’ostéoplastie.Méthode ostéoplastique. Résection ostéoplastique.

t OSTÉOPOROSE (o-sté-o-po-rô-z’), s. f. Termede médecine. Augmentation de la porosité des os.—ÊTYM . Ostéo..., et pore,t OSTÉOPSATHYROSE (o-sté-o-psa-ti-rê-z’), s. f.Terme de médecine. Friabilité des os.

— ETYM . Ostéo..., et ipaéupi;, friable.

■(■ OSTÉOSARCOME (o-sté-o-sar-kô-m’), s. m.Terme de chirurgie. Tumeur de consistance char-nue qui se développe dans les os.

— ÊTYM . Ostéo..., et sarcome.

f OSTÉOSCLÉROSË (o-sté-o-sklé-rô-z’), s. f. Termede médecine. Synonyme d’éburnation des os.

— ÊTYM . Ostéo..., et oxXnpuxjiç, endurcisse-ment.

1 OSTÉOSE (o-sté-fl-z’), s. f. Synonyme d’ostéo-génie ou d’ossification.

t OSTÉOSPONGIOSE (o-sté-o-spon-ji-ô-z’), s. f.Terme de médecine. Le spina-ventosa.

— ÊTYM . Ostéo..., et spongieux.

f OSTÉOSTÉATOME (o-sté-o-sté-a-tô-m’), s. m.Terme de médecine. Dégénération du tissu osseux,qui est remplacé par une matière jaune analogueau tissu graisseux.

— ÊTYM . Ostéo..., et stéatome.

■f OSTÉOTOME (o-sté-o-to-m’), *. m. Terme d’a-natomie et de chirurgie. Scie à os qui a la formed’une chaîne.

— ÊTYM . Ostéo..., et Toji^, section.

OSTÉOTOMIE (o-sté-o-to-mie), s. f. || 1° Partie de

anatomie qui a pour objet la dissection des os.2“ Terme d’obstétrique. Section des os du fœtusl’aide de l’ostéotomiste.

— hist. xvi* s. Et pour garder longtemps tonostéotomie seiche, ne la faut pas mettre en lieuremulge ny humide, paré, iv, ch. compl.

t OSTÉOTOMISTE (o-sté-o-to-mi-sf), s. m. Nomdonné à de fortes pinces dont les extrémités supé-rieures sont constituées par un anneau ovale ettranchant à l’effet de couper les os du foetus dansla matrice.

t OSTÉOTYLE (o-sté-o-ti-1’), s. m. Terme demédecine. Exostose.

— êtym. Ostéo..., et tùXoc, durillon, calus.

t OSTÉOTYLOSE (o-sté-o-ti-lô-z’), s. f. Terme demédecine. Formation du cal.

_ÊTYM . Ostéotyle.

f OSTÉOZOAIRES ( o-sté-o-zo-ê-r 1 ), s. m. pl.Synonyme d'animal vertébré.

— ÊTYM . Ostéo..., et Çuwpiov, diminutif de ÇtSov,

animal. . „ _

t 0ST1ÈRE (6-tiè-r ), *. f. Terme vieilli. Gueuxde l’ostièw, mendiant qui allait de porte en porte.

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OTA

— HTST. xvi* s. Plusieurs sont gueux de l’hos-tiere, souffreteux et misérables, lesquelz sont des-cendus de sang et ligne de grandz roys et empe-reurs, rab. i, <.

— êtym. Lat. ostium, porte (voy. huis).

f OSTIOLE (o-sti-o-1’), s. m. Terme d’histoirenaturelle. Petite ouverture. L’un de ces systèmes[de trachées chez les insectes] reçoit l’air directe-ment de l’atmosphère par les ostioles respiratoiresde l’abdomen, dufour, Acad, des sc. Comptes rendus,t. liv, p. 260 . || Petit orifice recouvert par l’operculedans les mousses.

— ÊTYM . Lat. osliolum, diminutif de ostium, ou-verture, porte (voy. huis).

t OSTIOLÉ, ÉE (o-sti-o-lé, lée), adj. Qui estmuni d’ostioles.

t OSTRACAIRE (o-stra-kê-r’), s. m. Se dit desanimaux qui vivent dans les coquilles des genreshuître et peigne.

— ÊTYM . 'Oovpaxov, huître.

OSTRACÉ, ÉE (o-stra-sé, sée). adj. Termed’histoire naturelle. Qui a la forme d’une coquille.|| Qui est de la nature de l’huître. || S. m. Les os-tracés.

— ÊTYM . 'Oarpaxov, huître.

f OSTRACIN, INE (o-stra-sin, si-n’), adj. Termede zoologie. Qui vit sur les coquilles d’hultre.|| Dont le corps est en forme de coquille.

— ÊTYM . 'Oarpaxov, huître.

OSTRACISME (os-tra-si-sm’),s. m. Jugement parlequel, à Athènes , on bannissait pour dix ans uncitoyen que sa puissance ou son mérite rendaitsuspect. Thémistocle banni par l’ostracisme, l’an47< avant J. C. L’ostracisme était à Athènes cequ’était le pétalisme à Syracuse . La vertu n’étaitpoint sujette à l’ostracisme, boil. Sat. xi. La loi del’ostracisme fut établie à Athènes , à ArgosetàSyra-cuse, montesq. xxix, 7. L’ostracisme est le droit quese réserve une société politique de prononcer lebannissement de ceux de ses membres qui, quoiqueirréprochables, lui causent de l’ombrage, baudin,Instit. Mém. scienc. mor. et pot. t. ni, p. 6t. || Fig.Attaché avec superstition aux anciennes maximes,il s’élevait par une espèce d’ostracisme contre touleinnovation littéraire, soit dans les principes, soitdans les ouvrages, d’alemb. Éloges, d’Olivet.

— HIST. xvi* s. Ceste maniéré de bannissement àtemps, qui s’appelle ostracisme, n’estoit point pu-nition d’aucune forfaicture, ains estoit comme uncontentement et une allégeance de l’envie de lacommune, laquelle prenoit plaisir à rabattre et ra-baisser ceulx qui luy sembloient trop exceder engrandeur, amyot, Thémist.

— ÊTYM . ’0<rrpxxiu|iir, de Jcrrpaxov, tesson, surlequel les Athéniens écrivaient leur suffrage.

OSTRACITK (o-stra-si-f), s. f. Coquille d’hultrepétrifiée.

— ÊTYM . ’Oorpaxlnir, de éoTpaxov, huître.

t OSTRACODE (o-stra-ko-d’), adj. Terme de zoo-logie. Qui est en forme de coquille.

— ÊTYM . ’OdTpaxuîric, de éorpaxov,coquille, ettI5o«, forme.

f OSTRACODERME (o-stra-ko-dèr-m’), adj . Termede zoologie. Qui a la peau couverte de pièces tes-tacées.

— ÊTYM . 'Oorpaxov, coquille, et 8éppia, peau.

t OSTRACOLOGIE (o-stra-ko-lo-jie), s. f. His-toire ou description des coquilles.

— ÊTYM . 'Oorpaxov, coquille, et Xéyoç, traité.

f OSTRALÉGE (o-stra-lè-j’) ou OSTRALÈGÜE(o-stra-lè-gh’), s. f. Nom moderne du genre d’oi-seaux de l’ordre des échassiers, anciennement appeléhuîtrier, et dans lequel on distingue : l’ostralègueeuropéenne, dite vulgairement huîtrier, pie demer, et pipeline; ce genre ostralègue est appeléhématope par Linné , qui donnait le nom d’héma-tope ostralègue à l’ostralègue européenne de Lesson,

LEGOARANT.

— êtym. Lat. ostrea, huître, et legere, ramasser.

f OSTRËE (o-strée), adj. f. Terme de médecine.

Diète ostrée, régime dans lequel pour tout alimenton donne des huîtres.

f OSTRÉICULTURE (o-stré-i-kul-tu-r 1 ), t. f. Pro-cédés à l’aide desquels on augmente, on provoquela multiplication des huîtres.

— ÊTYM . Lat. ostrea, huître, et culture.

■j OSTRÉIFORME (o-stré-i-for-m’), adj. Termede zoologie. Qui a la forme d’une coquille d’huître.

— ÊTYM . Lat. ostrea, huître, et forme.

,f OSTRÉINE (o-stré-i-n’), s. f. Terme de chimie.Nom donné à une matière animale particulière,trouvée dans les huîtres.

— ÊTYM . Lat. ostrea, huître.

t OSTRÉITE (o-stré-i-t’), s. f. Huître fossile.

— êtym. Lat. ostrea, huître.

OSTROGOT, OTE (o-stro-go, go-t’), s. m. et f-|| 1° Habitant de la Gothie orientale. Les Ostrogots ontoccupé l’Italie . || 2” Fig. et familièrement. Homme,femme qui ignore les usages, les bienséances, lapolitesse, la correction (avec une minuscule). Uneostrogote faite en dépit de nature, th. corn. Baron d'Albikrac, t, 3. Tant mieux qu’elle ait refusé lesostrogots dont tu viens de me parler, hamilt.Gramm. 7. Le roi de Prusse trouve les Pélopidesune très-bonne pièce très-bien écrite; il dit expres-sément que celle de Crébillon est d’un ostrogot, volt.Lett. d’Argent . 9 mai <772. || Adj. Jeme mis d’abordà la méthode latine de Port-Royal, mais sans fruit,"ces vers ostrogots me faisaient mal au cœur, et nepouvaient entrer dans mon oreille, i. J. Rouss-Conf. vi.

— REM. On écrit gothique avec un h, et l’on n’enmet pas à ostrogot; pourquoi? pautex.

— êtym. Germanique,.osf, l’orient, et goÉ r Gotnde l’orient.

| OSYRIDE (o-si-ri-d’), s. f. Nom d’un genre de san-talacées, dans lequel on distingue l’osyride blanche,dite rouvet, rouvet blanc, bois pliant. || On emploi®plus généralement osyris, s. m., pour terme géné-rique, LEGOARANT.

— ÊTYM . 'Ocrupiç, nom grec d’un arbuste.

t OTACOUSTIQUE (o-ta-kou-sti-k’), adj. || 1° Q ulest propre à aider ou à perfectionner le sens del’ouïe. Instruments otacoustiques. || 2* S. f. Science

qui concerne le sens de l’ouïe.

— ÊTYM . OJ;, (iièç, oreille, et àxoüetv, entendre-

OTAGE (o-ta-j’), s. m. || 1* Sûreté qu’on donne ades ennemis ou à des alliés, pour l’exécution dequelque promesse, en remettant entre leurs main*une ou plusieurs personnes. Je veux qu’au lj eUd’Attale il lui serve d’otage, corn. Nicom. iv, *.D’onhomme tel que vous la foi vaut sans otages, m-Sertor. i, 2 . Rien ne peut de leur temple empêchéle ravage, Si je n’ai de leur foi cet enfant p oUfotage, rac. Athal. iii, 3. Vous auriez pu leur don-ner des otages et en prendre d’eux, pén. Tél. x-me rends prisonnier et demeure en otage, volt.Zaïre, i, 4. Lorsqu’ils [les Romains] accordaient

paix à quelque prince, ils prenaient quelqu unses frères ou de ses enfants en otage ; ce qui

de

leur

donnait le moyen de troubler son royaume à le u jfantaisie, montesq. Itom. 6. || Loi des otages, 1®*rendue sous le Directoire et en vertu de laqueli®les parents des émigrés étaient responsables de «Jfuite et des complots de ceux-ci. || Fig. Pour otagen ses mains ce tigre a votre vie, corn. Hérad-}’6. Quatre mille Autrichiens, dans les prisons ®Gênes , étaient encore des otages qui les rassuraientvolt. Louis XV , 2i. || 2“ Places qu’on donne à ceud’un parti ennemi pour garantie d’un traité ®paix, d’un armistice: Les ennemis se firent donnedes villes pour otages.

— hist. xi* s. S’en [s’il en] velt ostages, e vonl’en enveiez, Ch. de Roi. iii. || xn* s. Li emperer®en demanda ostages, Ronc. p. <82. Lorsque [J e lla vi, lui laissai en hostage Mon cuer qui P]i‘ sl .fait long estage, Coud, xix. || xm* s. Li rois li

le respit, et en prist ostage le fil le cievetain [le ”du chef], Chr. deRains, p. 67. Et convint P arV1 I(force que >i cors le roi demourast en ostaiges,que Damiette fust rendue, ib. p. <33. Ne vos sont ^pas bien cis gages? En volés vous meillors hostage®la Rose, (6682. || xv* s. Les Gantois avoient..-^Bruges pris bons ostages, froiss. h, h, 67. || 3tvl ' l ‘Et fut baillé audit roy d’Angleterre huit g entl .hommes pour tenir hostages, jusques au payem e ^de ladite somme.... aussi fut accordé quejusqu esce que lesdis hostagiers seroient rendus à Calai z —’m. nu BELL. 26.

— ÊTYM . Provenç. ostatge; anc. catal. hostatD*’anc. espagn. hostage; ital. o staggio; bas-lat. ostticum, hostaticum, contraction de obsidaticum, “ ,rivé de obsidatus, gage. Obsidalus est une f° rB)e .rivée, après les temps classiques, de obses, obs,a jgotage, qui vient de obsidere, occuper, posséder,ob, et sidéré, être assis (voy. seoir).

OTALGIE (o-tal-jie), s. f. Terme de médecin 6 ’Douleur nerveuse de l’oreille.

— êtym. OJç, ü>toî, oreille, et dXyoç, douleur..

t OTALGIQUE (o-tal-ji-k’), adj. Terme de mdecine. Qui a rapport à l’otalgie. Accidents ota ^ques. || Médicaments otalgiques, médicaments <1emploie pour calmer l’otalgie et en général lesleurs d’oreille. j e s

t OTARIE (o-ta-rie), s. f. Groupe du genre ^phoques, mammifères, dont un des principaux