no histoire du vicomte
Àn. i 645. endroits reconnoître ce que faisoient les ennemis. Tous cespartis lui rapportèrent que les Bavarois étoient séparés, ôcqu’ils se sortiíìoient dans les diverses Places où ils étoient enquartier : malgré tous ces rapports, il appréhenda toujoursquelque accident fâcheux, retint autour de lui le canon ôcPlnfanterie, fit revenir de Rottembourg Rosen avec sestroupes, ôc ne voulut pas que la Cavalerie s’éloignât à plusde trois lieues de Mariendal, dont il avoit fait le quartiergénéral. Il envoya seulement deux Régimens de Cavaleriefort loin, l’un vers la Bavière pour observer les mouvemensde l’armée de Merci ; ôc ì’autre dans la Franconie , pour re-marquer ceux que pourroient faire les garnisons de ceCercle.
Le Général A peine son armée sut-elle ainfidivisée, qu’il s’en fit desprend ì e vi" reproches: il se condamna d'avoir eu trop de complaisancecomte. pour ses Officiers ; ôc crut devoir douter des rapports qu’onlui avoit faits. Pour s'éclaircir par lui-même , il prit dès lelendemain la grande garde de son quartier, ôc s’avança âtrois lieues de Mariendal fur le chemin par où l’on pouvoitz. de Mai. venir l’attaquer. Etant revenu fort tard, il apprit le deuxiè-me de Mai â deux heures après minuit par un parti qu’ilavoit envoyé vers JFcuchtwang, que Merci s’avançoit âgrands pas avec toute son armée. Le Vicomte mande sur lechamp â tous les quartiers de se rendre â Herbsthausen ,village où étoit la grande garde, â une lieue ôc demie deMariendal, ôc le centre dont tous les quartiers étoient le
moins éloignés ; il ordonne au Général Rosen de s’y trou-ver