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Tome premier.
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_ i 5 tf HISTOIRE DU VICOMTE

An. i 647. Mein , Darmstadt, Gernsheim fur le Rhin , & quelquesautres Places qui pouvoient assurer ses conquêtes ôc luiouvrir divers passages dans le cœur de l’Empire. Il rasa lesfortifications des unes, ôc mit de petites garnisons dans lesautres.

Le Général Cependant les troupes Weymariennes qui étoient danspêche les larmee du Vicomte, témoignèrent ouvertement la repu-!troupes gnance qu’elles avoient d’aller en Flandre : Rofen le plus

Weymanen- o i T

nés c!'aller accrédité de leurs Officiers, qui ayant été fait prisonnier a

Mariendal, venoit feulement d’être échangé, après la trêve

des Bavarois, étoit bien aise de trouver une occasion de fe

soustraire à l’obéissance du Vicomte, dont la présence lui

reprochoit fans cesse fes fautes de Mariendal : il jugea de

Turenne par lui-même, ôc crut qu’il ne lui pardonneroit

point d'avoir été la premiere cause du seul échec qu’il eût

reçu. Excité par ces motifs, il fongeoit à fe rendre maître

de ce Corps d’Allemans , ôc profita de la disposition ou

il trouva les îeymariens, pour les détacher de la France

ôc les retenir en Allemagne. Tout favorisent son projet :

ces troupes , comme auxiliaires , étoient libres ; elles

aimoient leur pays, ôc craignoient de plus en allant en

Flandre, d’etre incorporées avec d’autres, de perdre leurs

privilèges, ôc de n’avoir plus la même solde : l’Empereur ôc

les Suédois leur en offroient une plus forte encore, ôc la

France leur devoir celle de cinq ou six mois. Le Cardinal

Ministre, dans l’épuifement où étoient les finances, n’avoit

pû leur promettre que le payement d’un mois, Ôc venoit de

leur manquer de parole.