86 SATIRE IX.
Répondez, mon Eíprit,* ce n’est plus raillerie:
Dites... Nais - direz-vous, pourquoi cette furie ?Quoi? pour un maigre Auteur, que je glôze en p allant-Est-ce un crime, aprés tout, & íìnoir Sc íigrand?
Et qui voyant un Fat s’applaudir d’un ouvrage,
Où la droite Raison trébuche à chaque page »
Ne s écrie austi-tost: L!impertinent Auteur !
U ennuyeux Escrivain ! le maudit Traducteur t$3$ A quoi bon mettre aujour tous ces discours frivoles 3Et ces Riens enfermer dans de grandes paroles .
Eít-ce donc là médire, ou parler franchement ìNon,non, la Médisance y va plus doucement.
Si Ion vient à chercher, pour quel secret mystèrel6o Alidor à ses frais bâtit un monastère :
Alidor , dit un Fourbe, il ejl de mes Amis,
Je T ai connu Laquais , avant qu il fujì Commis .
Cefl un Homme d’honneur , depiete profonde »
Et qui veut rendre à Dieu ce qu il a pris au monde*
2 6j Voilà jouer d’adreste, Sc médire avec art jEt c’est avec respect enfoncer le poignard.
Un Eíprit né fans fard, fans basse complaisance.
Fuit ce ton radouci que prend la Médisance.
REMARQUES.
Vers ifp. St l'm vient d chercher fourquel secret mystère. ] Horace , Livre I. Satire
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—-— Mentio fi cjud
De Capitohm surf is i„j e £i a p etl MDe corarn fuerit , défendus ut tuus ejl wos :
■Me Capttoltnits conviclore ufus amicoqti^■A puer o est.
Vers 17<í. Et le clinquant du Ta]fe> &c. JSur ce Jugement de l’Auteur,, on peut con-sulter l’Histoire de l’Académie , tomepage 277. par M. l’Abbé d’Olivet , & te