i7- EPISTRE I.
t$$ Dont la triste Indigence ose encore approcher,Etqu’en foule Tes dons d’abord n’aillent chercher?C’est par Toy qu’on va voir les Muses enrichies,
De leur longue disette à jamais affranchies.
Grand Roy , pourfui tousjours, asteûre leur repos.
X 60 Sans Elles un Héros n’est pas long-temps Héros.
Bien-tost, quoi qu’il ait fait, la Mort d’une ombre noir 0Enveloppe avec luy son nom & son histoire.
Envain, pour s’exempter de l'oubli du cercueil,Achille mit vingt fois tout Ilion en deuil.
1 6$ Envain,malgré les vents, aux bords de l’HeíperieEnée enfin porta ses Dieux & fa Patrie.
Sans le secours des Vers, leurs noms tant publiezS croient depuis mille ans avec eux oubliez.
Non , à quelques hauts faits que Ton destin T'appelleÌ170 Sans le secours soigneux d’une Muse fidelle,
Pour T’immortaliser Tu fais de vains efforts.
Apollon Te la doit: ouvre-luy Tes thresors.
En Poètes fameux rends nos climats fertiles.
Un Auguste aisément peut faire des Virgiles.j75 Que d’illustres témoins de Ta vaste bontéVont pour Toy déposer à la Postérité í
R E M J R Q_U E S.
Vers 156°. Et qu'en foule tes dons, &c. ]Les Pensions accordées en 16^3. aux gensde Lettres en France , & dans les païsEtrangers.
Vers 174. Vn Auguste aisément sentfaire de s Virgile s.\
Sint Mecanates , non deerunt , VU cct *Jldarones.
Martial. L. VIII.Epigr. jí.
Le Poète récita au Roi les quarante dcíniers vers. » Voilà qui est très-beau ,çe Prince erj se levant de son fauteuil av e •