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iy Des íuperbes Mortels le plus affreux lien,
N’en doutons point, Arnauld, c’est la Honte dubien.Des plus nobles vertus cette adroite ennemiePeint l’Honneur à nos yeux des traits de l’Infamie ;Asservit nos esprits fous un joug rigoureux,
Lo Et mous rend l’un de l’autre esclaves malheureux.
Par elle la Vertu devient lasche Sc timide.
-Vois-tu ce Libertin en public intrépide,
Qui prèsche contre un Dieu que dans son ame il crois •II iroit embrasser la Vérité qu’il voit;
2y Mais de ses faux amis il craint la raillerie,
Et ne brave ainsi Dieu que par poltronnerie.
C’est-là de tous nos maux le fatal fondement.
Des jugemens d’autruy nous tremblons follement ;
Et chacun f un de f autre adorant les caprices,
30 Nous cherchons hors de nous nos vertus A nos vices»Misérables jouets de nostre vanité,
Faisons au moins f aveu de nostre infirmité.
A quoy bon, quand la fievre en nos artères bruste,Faire de nostre mal un secret ridicule ?
REMARQUES.
Vers i<í. —— C est la honte da bien.]Horace 3 Livre I. Ep. 1 S. vers 24.
Staltorum incurata pudor matas ulcéracelât.
Vers 3 3. A quoy bon , quand la fièvreen nos artères bruste , Lcc. 1 Horace Livre
I.Ep. 16.
N eufi te populus Janum reElèqtie vaU n 'tem
Diclitct, occultant febrem , fiub ter> t P ,iiedendi,
Distlmules , donec manibus tremor incidttunclis.