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E P I S T R E VIII.
Ton courage affamé de péril & de gloire,
C°urt d’exploits en exploits, de victoire en victoire.S°Uvent ee qu’un seul jour Te voit executer -^°us laisse pour un an «factions à conter.
Que fi quelquefois las de forcer des murailles,
Te foin de Tes Sujets Te rappelle à Versailles,
Tu viens m’embarrasser de mille autres Vertus.
Te voyant de plus prés, je t’admire encor plus.
Tans les nobles douceurs dun séjour plein de charmes,
Tu n es pas moins Héros quaumilieu des alarmes.
Te Ton Throfne agrandi portant seul tout le faix,
Tu cultives les Arts : Tu reípands les bienfaits ;
Tu fçais récompenser jufqu’aux Muses critiques.
! croy-moy, c’en est trop. Nous autres Satiriques ;
3$ Tropes à relever les sottises du temps,
^ous sommes un peu nez pour estre mefcontens.
■Rostre Muse, souvent paresseuse & stérileA. besoin, pour marcher, de colere Sc de bile.
Rostre stile languit dans un remerciment :
MaisjGRAND RoY,nous fçavons nous plaindre élégamment-O ! que fi je vivois fous les règnes sinistresTe ces Roys nez valets de leurs propres Ministres ,
Tt qui jamais en main ne prenant le timon,
•A-Ux exploits de leur temps ne presloient que leur nom ;
remarques.
à ces Roys nez. valets de leurs ( premiere Race lailToïent toute l’admini£
* ns Ministres*] Les derniers Rois de la j tration aux Maires du Palais.
Tome L * Ee